C'est un baiser qui risque de valoir cher. Deux adolescents croupissent, depuis jeudi 3 octobre, dans un centre de détention pour mineurs à Nador, dans le nord-est du Maroc. Leur faute ? Avoir posté sur Facebook une photo les montrant en train de s'embrasser. "Une atteinte à la pudeur" qui leur vaut d'encourir un mois à deux ans de prison.
Le jeune qui a pris la photo des deux tourtereaux, âgés de 14 et 15 ans, est également derrière les barreaux pour le même délit. La photo, qui a été prise devant le lycée où les trois ados étudient, illustre pourtant un moment de tendresse banale. Ironie, la police a convoqué les jeunes suite à une plainte déposée par une association locale qui dit défendre... les libertés publiques. Nouvel Obs
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lundi 7 octobre 2013
Ne vous embrassez pas en public au Maroc non plus...
Comme au Qatar, en Arabie Saoudite ....
vendredi 7 juin 2013
Hitler et ses fils idéologiques étaient à l'honneur au salon du livre de Casablanca
Le centre Simon Wiesenthal, repris par Jean Patrick Grumberg sur DREUZ en Avril et ce mois ci par Therese Zrihen Dvir, sur son blog, a dénoncé pour la quatrième année consécutive la presence de nombreux livres antisémites au Salon de l'Edition et du Livre de Casablanca, la plus importante manifestation de ce type du monde arabe. Je relaie l'info à mon tour. A ma connaissance les médias classiques n'en ont pas parlé...Quousque Tandem ?!?
Avant toute chose voici les Conditions de Participation publiées par le ministère de la Culture du Maroc:
Conditions de participation
ARTICLE 6 :
Pour l’étude des dossiers des exposants et des listes des livres, une
commission gouvernementale spécialisée est constituée de deux (2)
représentants de chacun des Ministères : de la Culture, des Habous et Affaires Islamiques, de la Communication, en plus de deux représentants des éditeurs et d’un distributeur éditeur, et ce, conformément aux procédures réglementaires en vigueur.
ARTICLE 9 :
Ne peuvent être exposés ou vendus que des livres figurant sur la liste visée par la commission de lecture et par le Ministère marocain de la Communication, et ce, selon les lois en vigueur dans le Royaume.
ARTICLE 13 : Les publications exposées ne doivent pas porter atteinte aux bonnes moeurs, ou être contraires à la souveraineté du Royaume du Maroc ou à ses préceptes religieux ou encore heurter la sensibilité publique.Article 34:
Sanctions :
Toute Infraction à ce règlement est passible d’une des sanctions suivantes:
A- Avertissement verbal,
B- Avertissement écrit,
C- Saisie des ouvrages :
2. qui sont objet de contrefaçon ou qui enfreignent le cadre de ce
règlement.
3. dont l’exposant ne possède pas pour le Salon 2013 une procuration
4. qui ne sont pas réexpédiés à destination de leur pays dans un délai de dix (10) jours après la clôture du salon.
D- Fermeture provisoire du stand
E-Fermeture définitive du stand
F-Rejet définitif de participation aux éditions futures du Salon
voici l'article du centre Simon Wiesenthal
Dans une lettre adressée à M. Mohamed Amine Sbihi, ministre de la Culture du Maroc, Shimon Samuels, directeur des Relations internationales du Centre Simon-Wiesenthal, a présenté les résultats de sa quatrième enquête annuelle sur l’incitation à l’antisémitisme sur les stands du SIEL (Salon international de l’édition et du livre). Ce salon, qui s’est tenu à Casablanca du 29 mars au 7 avril, est le salon du livre le plus important du monde arabe, avec 150 stands marocains, 30 libanais, 20 syriens, 10 égyptiens, 5 saoudiens, 2 palestiniens et 1 libyen.
M. Samuels a déclaré : « Il est effrayant de constater que, depuis 2010 jusqu’à l’édition 2013 de ce salon, qui s’est tenue du 29 mars au 7 avril dernier, et nonobstant le “printemps arabe”, la haine des Juifs demeure une constante implacable de la littérature arabe exposée, laissant des taches indélébiles sur les stands du SIEL. »
Le rapport attirait l’attention sur les stands les plus problématiques d’Egypte, de Libye, du Maroc et de Syrie (dont plusieurs éditeurs diffusent depuis le Liban) :
Voici des photos de ce Salon du Livre (Le site du Centre Wiesenthal Europe est en panne , le site en anglais est intact )
.1
. “Le début et la fin du peuple juif”, Ahmad Ahmad Ali al Saqa.
2.
“Qui crée les dictateurs?”, Majdi Kamel (Hitler, Staline, Mao, Franco, Idi Amin, Bokassa, Noriega, Saddam Hussein, George W. Bush comme créatures des Juifs).
3
. De droite à gauche sur l’étagère du bas : une série de complots judéo-maçonniques : - “Les secrets des francs-maçons”, - “Les secrets cachés de la franc-maçonnerie”, - “Les scandales de la franc-maçonnerie”, tous par Osama Hamed Mar’i, - “L’organisation secrète la plus ancienne”, Mansour Abdul Hakim.
4.
– A droite : “Mein Kampf - Adolf Hitler”, subrepticement placé à côté d’une biographie critique – à gauche : “L’autre visage de Hitler”.
5.
“Les assassinats du Mossad”, Adel Al Jawjiri (Cheikh Yassin, Arafat, Meshaal).
6.
“Le sionisme et le nazisme”, Abdul Karim al Aluji (les relations secrètes entre les nazis et les juifs dans la lutte pour un Etat juif).
7.
“Les protocoles des sages de Sion – Le complot pour dominer le monde”, Mansour Abdul Hakim (la couverture représente des Juifs, des nazis, des communistes, des francs-maçons et de l’argent, tous unis pour dominer le monde).
8.
“Iz-a-din Al Kassam : la victoire ou le martyre”, Abdul Karim Al Aluji.
9.
“La magie des Juifs”, Said Muhammad Sayd Al-Sanari.
10.
– A droite : “La page noire du Livre saint”, Muhammad Husni Yusuf. - à gauche : “Du mur al-Buraq à la barrière de la honte”, A.D. Zainab Abdul Aziz (le mur al-Buraq est l’islamisation du “Kotel” juif ou “Mur des lamentations”).
11.
“Les règles des rabbins de Lucifer”, Majdi Kamel.
12.
“La religion et la politique entre mensonges sionistes et lois divines”, Muhammad Yunes Hashem.
13.
“Le début de la fin” : un rabbin juif prophétise que la dernière captivité des Israélites sera sous domination “ismaélite” (musulmane), Yusef Rashad.
L’invité d’honneur cette année a été la Libye, représentée par le stand de son ministère de la Culture, sur lequel nous avons découvert : 14.
“Le sionisme et l’Occident impérialiste - qui sont leurs héritiers?”, Alaa-din Hasan Omar bin Dardaf, Al Fadil Press, Benghazi. La couverture représente des symboles ensanglantés de la croix gammée nazie et de l’étoile de David devant la statue de la Liberté. Le discours kadhafiste antisémite/anti-américain se poursuit sur le stand officiel de “la nouvelle Libye”.
15.
Même livre, page intérieure. Sur un des stands du pays hôte, le Maroc, Dar Afak a présenté :
16.
– A droite : “Le sionisme non juif”, Regina Sharif, Al Shuruq Press. – au centre : “L’extrémisme juif et les courants politico-religieux en Israël”, Huweda Abdul Hamid Mustafa. – à gauche : “Le messie juif et la fin du monde”, Rida Hilal.
17.
“Le terrorisme saint en Israël”, d’après Noam Chomsky, Laula Hafez.
Les stands syriens masquaient les massacres du régime en exploitant l’éternel bouc émissaire juif :
18.
Dar Al Awael Press, “L’Amérique, Israël et le 11-Septembre”, traduit de l’ancien chef du Ku Klux Klan, David Duke.
19.
Page intérieure du même livre.
20.
Dar Al Awael Press, “Comment le terrorisme israélien et la traîtrise américaine ont causé le 11-Septembre”, traduit de David Duke.
21.
Page intérieure du même livre.
22.
Dar Al Awael Press, “L’Iraq d’abord : la Blitzkrieg israélienne sur le pétrole du Moyen-Orient : l’opération Shekhina”, Joe Vialls, feu le théoricien australien du complot antisémite.
23.
Dar Al Awael Press, “Les secrets de la guerre sainte”, Tareq Mustafa Al-Jundi et Husam Hamad Badawi.
24.
Les éditions Khatawat, “Le grand complot”, Hasan Latsh. La couverture affiche une étoile de David sur une carte de l’Afghanistan.
25.
- Au centre : Madbuli Press, “Le Talmud”, Layla Ibrahim Abu al Mayd. – à droite : Madbuli Press, “Les judéo-francs-maçons dans les révolutions et les constitutions".
26.
Dar al Murshid al Thikafi, “Le lobby israélien et la politique étrangère américaine”, Meershesmer et Walt.
27.
Riyad al Rayyes, Liban, “L’Amérique et les génocides culturels - la malédiction anglaise de Canaan”. Les éditeurs syriens ci-dessus sont basés à Beyrouth. »
M. Samuels a laissé entendre que « ce qui est encore plus déconcertant, c’est que, apparemment, tous ces textes odieux ont été approuvés par le SIEL, d’après les Conditions de Participation figurant sur votre site Web
Suit l'énumeration des conditions citées en haut
La lettre affirmait : « Il semblerait que les livres antisémite découverts lors de notre visite non exhaustive ne soient que la partie émergée de l’iceberg.
Est-ce que cette liste de littérature haineuse a été approuvée par votre Commission?
Est-ce que l’antisémitisme “ne porte pas atteinte aux bonnes mœurs”, “ne heurte pas la sensibilité publique” ou n’est pas “contraire aux préceptes religieux du Maroc” ? »
Le Centre a signifié que « nous partageons avec le Salon du livre de Francfort cette liste d’éditeurs délinquants pour qu’ils soient bannis de son édition 2013.
De même, nous demandons instamment au Maroc de respecter l’article 34 des Conditions de Participation au SIEL et de refuser catégoriquement la présence de ces éditeurs délinquants à son édition 2014. »
La lettre soulignaitque « le thème du Salon de Casablanca cette année était : “La culture des images et l’image de la culture.” En réalité, l’image de ce salon fomentait une culture de la haine. »
M. Samuels a conclu sa lettre en ces termes : « Le Maroc et sa diaspora juive ont de tous temps tissé une relation d’affection et un modèle de tolérance. Nous vous prions de faire en sorte que le Salon de l’année prochaine reflète ces valeurs et que la littérature arabe sélectionnée sur les stands contribue à une culture de la paix. » Pour de plus amples informations, veuillez contacter Shimon Samuels au (00) 33 (0) 6 09 77 01 58.
Avant toute chose voici les Conditions de Participation publiées par le ministère de la Culture du Maroc:
Conditions de participation
ARTICLE 6 :
Pour l’étude des dossiers des exposants et des listes des livres, une
commission gouvernementale spécialisée est constituée de deux (2)
représentants de chacun des Ministères : de la Culture, des Habous et Affaires Islamiques, de la Communication, en plus de deux représentants des éditeurs et d’un distributeur éditeur, et ce, conformément aux procédures réglementaires en vigueur.
ARTICLE 9 :
Ne peuvent être exposés ou vendus que des livres figurant sur la liste visée par la commission de lecture et par le Ministère marocain de la Communication, et ce, selon les lois en vigueur dans le Royaume.
ARTICLE 13 : Les publications exposées ne doivent pas porter atteinte aux bonnes moeurs, ou être contraires à la souveraineté du Royaume du Maroc ou à ses préceptes religieux ou encore heurter la sensibilité publique.Article 34:
Sanctions :
Toute Infraction à ce règlement est passible d’une des sanctions suivantes:
A- Avertissement verbal,
B- Avertissement écrit,
C- Saisie des ouvrages :
2. qui sont objet de contrefaçon ou qui enfreignent le cadre de ce
règlement.
3. dont l’exposant ne possède pas pour le Salon 2013 une procuration
4. qui ne sont pas réexpédiés à destination de leur pays dans un délai de dix (10) jours après la clôture du salon.
D- Fermeture provisoire du stand
E-Fermeture définitive du stand
F-Rejet définitif de participation aux éditions futures du Salon
voici l'article du centre Simon Wiesenthal
MENT DU SALON
Salon du livre de Casablanca: l'antisémitisme à l'honneur Dans une lettre adressée à M. Mohamed Amine Sbihi, ministre de la Culture du Maroc, Shimon Samuels, directeur des Relations internationales du Centre Simon-Wiesenthal, a présenté les résultats de sa quatrième enquête annuelle sur l’incitation à l’antisémitisme sur les stands du SIEL (Salon international de l’édition et du livre). Ce salon, qui s’est tenu à Casablanca du 29 mars au 7 avril, est le salon du livre le plus important du monde arabe, avec 150 stands marocains, 30 libanais, 20 syriens, 10 égyptiens, 5 saoudiens, 2 palestiniens et 1 libyen.
M. Samuels a déclaré : « Il est effrayant de constater que, depuis 2010 jusqu’à l’édition 2013 de ce salon, qui s’est tenue du 29 mars au 7 avril dernier, et nonobstant le “printemps arabe”, la haine des Juifs demeure une constante implacable de la littérature arabe exposée, laissant des taches indélébiles sur les stands du SIEL. »
Le rapport attirait l’attention sur les stands les plus problématiques d’Egypte, de Libye, du Maroc et de Syrie (dont plusieurs éditeurs diffusent depuis le Liban) :
Voici des photos de ce Salon du Livre (Le site du Centre Wiesenthal Europe est en panne , le site en anglais est intact )
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“Le sionisme et le nazisme”, Abdul Karim al Aluji (les relations secrètes entre les nazis et les juifs dans la lutte pour un Etat juif).
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L’invité d’honneur cette année a été la Libye, représentée par le stand de son ministère de la Culture, sur lequel nous avons découvert : 14.
15.
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Les stands syriens masquaient les massacres du régime en exploitant l’éternel bouc émissaire juif :
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Page intérieure du même livre.
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M. Samuels a laissé entendre que « ce qui est encore plus déconcertant, c’est que, apparemment, tous ces textes odieux ont été approuvés par le SIEL, d’après les Conditions de Participation figurant sur votre site Web
Suit l'énumeration des conditions citées en haut
La lettre affirmait : « Il semblerait que les livres antisémite découverts lors de notre visite non exhaustive ne soient que la partie émergée de l’iceberg.
Est-ce que cette liste de littérature haineuse a été approuvée par votre Commission?
Est-ce que l’antisémitisme “ne porte pas atteinte aux bonnes mœurs”, “ne heurte pas la sensibilité publique” ou n’est pas “contraire aux préceptes religieux du Maroc” ? »
Le Centre a signifié que « nous partageons avec le Salon du livre de Francfort cette liste d’éditeurs délinquants pour qu’ils soient bannis de son édition 2013.
De même, nous demandons instamment au Maroc de respecter l’article 34 des Conditions de Participation au SIEL et de refuser catégoriquement la présence de ces éditeurs délinquants à son édition 2014. »
La lettre soulignaitque « le thème du Salon de Casablanca cette année était : “La culture des images et l’image de la culture.” En réalité, l’image de ce salon fomentait une culture de la haine. »
M. Samuels a conclu sa lettre en ces termes : « Le Maroc et sa diaspora juive ont de tous temps tissé une relation d’affection et un modèle de tolérance. Nous vous prions de faire en sorte que le Salon de l’année prochaine reflète ces valeurs et que la littérature arabe sélectionnée sur les stands contribue à une culture de la paix. » Pour de plus amples informations, veuillez contacter Shimon Samuels au (00) 33 (0) 6 09 77 01 58.
samedi 1 juin 2013
Maroc: deux homosexuels condamnés à 4 mois ferme
Deux jeunes Marocains ont été condamnés lundi à quatre mois de prison ferme pour homosexualité par un tribunal de Témara, près de Rabat.
Les deux gays, âgés de 28 et 20 ans, ont été arrêtés début mai à Témara (nord-ouest) par la police alors qu’ils se trouvaient ensemble dans une voiture. Ils ont ensuite été placés en détention à Salé, près de Rabat.
Lors de la troisième audience, lundi, les deux hommes ont réfuté les faits qui leur étaient reprochés dans le PV de police. « Nous étions dans la voiture en train de discuter, sans plus. On n’a rien fait d’illégal », a dit l’un d’eux au président du tribunal.
L’article 489 du code pénal marocain punit tout acte sexuel entre deux personnes de même sexe de six mois à trois ans de prison ferme.
« Nous avons déclaré au juge que le PV établi par la police, et signé par les deux accusés, comporte des faits inexacts », a pour sa part déclaré l’avocat. « Je vais discuter demain (mardi) avec leur famille pour qu’on fasse appel de ce verdict », a-t-il ajouté. Selon lui, « il n’y a pas de flagrant délit et il n’y a pas eu d’atteinte à la pudeur publique ». « Donc l’accusation ne repose sur rien. Ils étaient tout simplement installés dans la voiture », a affirmé cet avocat, qui a souhaité garder l’anonymat.
Vallaud-Belkacem, la Franco-marocaine provisoirement ministre a préféré ne rien voir et ne rien dire, et passer «un très bon moment» en allant assister à un mariage homosexuel à Montpellier.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info
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lundi 22 avril 2013
Maroc: la mort pour tout musulman qui change de religion ?
Désolé, j'ai écrit "Tunisie" dans le titre , les lecteurs auront corrigé d'eux mêmes:
Lakome, un journal tunisien : L'institution présidée par Mohammed VI, "Commandeur des croyants", vient d'émettre une fatwa affirmant que le musulman qui change de croyance (règle de l'apostasie) mérite la peine de mort, selon le quotidien «Akhbar Al Youm".
Selon le quotidien «Akhbar Al Youm" de ce mardi, le Conseil supérieur des Oulémas vient d'émettre une fatwa interdisant aux musulmans la liberté de croyance (déjà interdite par le code pénal marocain). Cette fatwa a été sollicitée par la délégation ministérielle des droits de l'Homme, dirigée par El Mahjoub El Haiba, dans le cadre de la préparation du rapport périodique relatif aux droits civiques et politiques.
Le journal ajoute que le Conseil des Oulémas a émis cet «avis juridique» comme réponse officielle à la délégation interministérielle, affirmant que le musulman qui change de croyance (règle de l'apostasie) mérite la peine de mort.
mercredi 29 août 2012
Maroc, il mange en public pendant le Ramadan : trois mois ferme
AFP Un jeune marocain a été condamné à trois mois de prison ferme pour avoir rompu publiquement le jeûne pendant le mois de ramadan à Rabat, a indiqué mardi une source judiciaire.
"Ce jeune a été arrêté par la police alors qu'il était en train de manger publiquement dans la médina de Rabat. Le verdict a été rendu vendredi", selon la même source.
L'article 222 du code pénal marocain punit la rupture publique du jeûne pendant le mois de ramadan d'une peine pouvant aller jusqu'à six mois ferme.
"Au cours de son interrogatoire, il a affirmé qu'il avait accompli cet acte par conviction et que cela faisait partie de sa liberté individuelle", a indiqué Abdelhamid Amine, vice-président de l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH), joint par téléphone.
Le condamné a la possibilité de faire appel de ce jugement.
Des jeunes marocains ont créé récemment sur Facebook un groupe appelé "Masayminch" ("nous ne jeûnons pas" en arabe dialectal) pour "défendre le droit de ne pas jeûner pour les non-croyants".
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samedi 14 juillet 2012
Des marocains mangeront en public pendant le Ramadan, chapeau !
La loi marocaine punit les musulmans qui rompent le jeûne du Ramadan et la pression sociale est énorme.
Des marocains s'organisent en vue du Ramadan 2012 pour manifester contre l'interdiction de manger en public. Ils vont donc le faire et se filmer. Tous mes voeux les accompagnent. Qu'ils s'en sortent libres, sains et saufs !
....L’article 222 du Code pénal marocain qui prévoit des sanctions contre les Marocains musulmans qui se déclarent non-jeûneurs.«Celui qui, notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane, rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du ramadan, sans motif admis par cette religion, est puni de l'emprisonnement d'un à six mois et à une amende.»
lundi 14 mai 2012
Maroc : 5000 pèlerins juifs prient pour la paix.
Juste un bémol à ce reportage touchant : le Maghreb n'est pas qu'une terre d'Islam, les juifs puis les chrétiens y étaient installés bien avant les musulmans.
bûcher de bougies votives - photo Dafina.net Atlasinfo : " Ils n'ont pas osé aller en pélerinage en Tunisie par crainte du printemps arabe. Mais au Maroc, où les islamistes sont pourtant aussi au pouvoir, des juifs d'Israël n'ont pas eu peur de venir cette semaine vénérer leurs saints en toute tranquilité.Comme chaque année, quelque 5.000 juifs --la plupart d'origine marocaine --sont venus de tous les coins du monde, et notamment d'Israël, pour rendre hommage aux 1.200 saints enterrés dans cette terre d'islam qu'ils "aiment", priant à l'unisson pour la "paix et la cohabitation entre les deux religions" au Moyen-Orient.Le plus important des sanctuaires juifs au Maroc est celui d'Amran Ben Diouane, un saint vénéré qui repose depuis 250 ans au-dessus des montagnes de Ouazzane (200 km au nord de Rabat)."Mille saints reposent au Maroc, l'un des lieux les plus importants au monde avec un pélerinage qui dépasse les cinq mille personnes", explique Jacob Tordjamn rabin de Tanger (nord).Le sanctuaire Amrane Ben Diouane, planté dans un cimetière juif, se dresse au milieu de plusieurs hectares d'oliviers.Sous surveillance policière, son accès est autorisé aux seuls Marocains dûmement munis d'une autorisation délivrée par la communauté juive du royaume.Sous une chaleur de 42 degrés cette semaine, un juif venu d'Israél sursaute quand on lui demande s'il prie aussi Dieu pour réconcilier Israéliens et Palestiniens."Mon frère que tu sois juif, arabe ou musulman nous voulons tous la paix, laisse moi prier", répond-il devant la tombe supposée être celle du saint Amran. "
Torah box : Qui est Rabbi Amram Ben Diwan ?
Rabbi Amram Ben Diwan naquit à Jérusalem. Plus tard, il s'installa à Hébron. En 5523 (1743), il fut choisi par les Rabbins de Hébron, comme émissaire au Maroc avec pour mission de collecter de l'argent pour les Yéchivot de la Terre Sainte. Il choisit de s'établir à Wazan, au Maroc. Il y fonda un Talmud-Torah, et une Yéchiva où de nombreux disciples venaient étancher leur soif d'étude en s'abreuvant à la source de ses paroles.
....Peu de temps après son arrivée à Fès, Rabbi Amram et son fils Rabbi 'Haïm firent une tournée dans toutes les villes du Maroc afin de propager l'enseignement de la Torah. Il arriva à Séfrou, et il fut hébergé par la famille Elbaz.
Cette famille n'avait pas d'enfant, et ils lui demandèrent une bénédiction pour avoir un fils. Rabbi Amram les bénit et leur promit que l'année suivante, à cette même période, la femme donnerait naissance à un fils qui serait un grand érudit dans la Torah. La bénédiction du Tsadik se réalisa. Le fils qui naquit chez la famille Elbaz fut nommé sur le nom du Tsadik [juste] : Amram.
Par la suite, le nom de Rabbi Amram de Séfrou fut célèbre comme Gaon [génie] et grand érudit dans la Torah. Alors que Rabbi Amram se trouvait chez la famille Elbaz de Séfrou, son fils Rabbi 'Haïm tomba gravement malade. Les médecins ne lui donnaient aucune chance de guérir. Rabbi Amram pria le Créateur du monde de prendre son âme à la place de celle de son fils. Son fils, Rabbi 'Haïm guérit de sa maladie. Ils continuèrent leur voyage dans toutes les villes du Maroc et lorsqu'ils arrivèrent à Wazan, Rabbi Amram tomba gravement malade.
Peu de temps après, il rendit son âme à son Créateur. La tombe de Rabbi Amram devint un lieu de pèlerinage pour tous les juifs du Maroc.
samedi 12 mai 2012
Maroc : laisser voir la peau d'une femme est interdit, arracher ses vêtements et la lapider est Halal...
Par Mohamed Saadouni pour Magharebia à Casablanca – 11/05/12 extrait :
Un débat intense concernant les libertés individuelles a récemment connu un regain au Maroc après qu'une jeune femme portant une robe courte moderne a été agressée sur un marché de Rabat par des gens décrits comme des salafistes.Des témoins ont expliqué à Magharebia que cette jeune femme avait été agressée par des jets de pierres et battue parce qu'elle portait des vêtements que ses agresseurs jugeaient trop démonstratifs.Les organisations de défense des droits de l'Homme et de défense des droits des Femmes ont publié des communiqués dénonçant cette agression contre cette jeune femme, qui a été entièrement dépouillée de ses vêtements. De jeunes Marocains, hommes et femmes, ont lancé sur Facebook et dans les forums en ligne des appels à la protection des libertés indivduelles au Maroc, notamment le groupe "Débardeur et je suis bien.""Bien que cet incident ait été rapporté par les médias et bénéficie d'une large attention, cela ne signifie pas que de telles attaques ne se répètent pas régulièrement ou quasi-quotidiennement dans les ruelles et les rues de nos villes. Toutes ne se terminent pas par le dépouillement de leur victime, mais le harcèlement verbal et physique que connaissent les femmes est parfois encore plus haineux et horrible", a déclaré Nora Al-Fuari, journaliste militante au quotidien Al-Sabah et membre de ce groupe sur Facebook.
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mercredi 18 avril 2012
Pogrome de Fez, 17 avril 1912 : échos d'une coexistence pacifique ?
Bien qu'au Moyen-Âge le sort des Juifs était meilleur dans les pays musulmans que dans la chrétienté, tout n'était pas rose pour autant. La symbiose idyllique n'a jamais existé malgré les clichés véhiculés par le politiquement correct. Les Juifs - comme les Chrétiens et les autres minorités religieuses- avaient un statut précaire qui pouvait basculer à tout moment dans l'horreur.
Les Juifs de Fez ont subi des pogromes en 1033, 1276 et 1465. En 1790, les pogromes ont eu lieu dans tout le pays et les Juifs ont été TOUS chassés de Fez.
Le site Dafina.net nous rappelle le pogrome de Fez du 17 avril 1912 :
"Du mercredi 17 avril jusqu’au vendredi 19 avril, le pillage se poursuit sans arrêt, la population musulmane des environs y prenant part également.
Les Juifs essaient de s’enfermer dans leurs maisons. Les portes sont rapidement enfoncées et les pillards emportent tout : bijoux, meubles, aliments, vaisselle et vêtements en tous genres. Parfois les habitants menacés doivent même donner les habits qu’ils portent. Ceux qui s’y opposent sont assassinés. Puis le feu est mis aux demeures.
Des femmes sont violées, d’autres enceintes accouchent prématurément ou perdent leurs bébés. Hommes, femmes, vieillards et enfants sont frappés, maltraités. Partout des cris, des lamentations, des pleurs, des regards hagards.
Les synagogues sont profanées, les rouleaux de la Torah sont brûlés ou déchirés en lambeaux et piétinés. Les bancs sont saccagés, les lampes à huile brisées." Bilan du pogrome : 45 morts et 27 blessés
Ils ont été secourus entre autres par le Sultan Moulay Hafid, les français et les anglais.
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jeudi 15 mars 2012
Le mariage (avec la victime) absout le violeur au Maroc
AFP Midi Libre
Une jeune Marocaine âgée de 16 ans s'est suicidée après avoir été contrainte à épouser son violeur pour que celui-ci échappe à la prison grâce à une interprétation du code pénal du Maroc, a déclaré mercredi une ONG marocaine.
"Amina Al Filali a été violée et s'est suicidée la semaine dernière à Larache, une localité proche de Tanger (nord) pour protester contre son mariage avec l'homme qui l'avait violée", a affirmé Mme Fouzia Assouli, présidente de la Fédération de la Ligue démocratique pour les droits de la femme, basée à Casablanca (sud de Rabat).
Elle a avalé de la mort-aux-rats.
La jeune fille s'est tuée en avalant un poison contre les rats, a-t-elle dit. L'homme a pu échapper ainsi à sa condamnation par la justice, en s'appuyant sur un article du code pénal. "En cas de mariage avec la victime, le violeur échappe à la prison" aux termes de cet article, a précisé Mme Assouli.
Selon elle, "l'article 475 du code pénal occulte clairement le mot viol en tant que crime et comporte des contradictions puisqu'il punit pourtant le kidnappeur".
Mariage prononcé par le "tribunal de la famille"
La présidente de l'ONG a déploré que le fait que l'article incriminé défende la "famille, les mœurs mais ne prend pas en compte le droit de la femme en tant que personne". Elle a annoncé un sit-in jeudi de son ONG devant le tribunal de 1ère instance de Larache où le jugement entérinant son mariage a été prononcé. Le mariage a été prononcé par le "tribunal de la famille" dans cette localité, suite à une réconciliation des deux familles il y a six mois, après le dépôt d'une plainte des parents de la victime, qui est mineure, et de ce fait, placée sous l'autorité de son père.
L'ONG a, par ailleurs, envoyé une lettre sur cette affaire au chef du gouvernement, l'islamiste Abdelillah Benkirane, a indiqué Mme Assouli. Selon l'avocat Khalil Idrissi du barreau de Rabat, cet article "doit être amendé en accordant plus de droits à la femme". Aux termes de la loi, le viol est puni de 5 à 10 ans de prison, et cette peine est de 10 à 20 ans en cas de viol sur des mineurs.
vendredi 2 mars 2012
Eric Laurent : le Roi du Maroc accapare le pays
Une interview intéressante sur un livre dénonçant l'affairisme et le népotisme du Roi
L'Express : Écrivain et grand reporter, auteur il y a quelques années d'un livre-interview avec Hassan II, Eric Laurent vient de publier aux éditions du Seuil, avec la journaliste Catherine Graciet, "Le roi prédateur". L'ouvrage dénonce l'affairisme de l'entourage du roi du Maroc et du souverain lui-même.
L'Express : S'il est vrai que le roi Mohammed VI est aujourd'hui le premier investisseur de son pays et qu'il contrôle à travers ses sociétés holding plusieurs secteurs clé de l'économie marocaine, peut-on pour autant, comme vous le faites, parler de "hold up" ?
Eric Laurent : Avant de vous répondre, je voudrais préciser qu'à l'origine notre propos n'était pas du tout d'écrire un livre sur la fortune du roi. Nous voulions faire une sorte d'état des lieux de la monarchie marocaine à l'heure des printemps arabes, essayer de comprendre comment elle s'adaptait, quelle était sa marge de manœuvre et dans quelle mesure elle parvenait à conserver sa légitimité. C'est au fil de notre enquête, à travers les témoignages recueillis, que nous nous sommes rendus compte que le roi était à la tête d'une énorme fortune et surtout que celle-ci avait considérablement augmenté en l'espace de quelques années, alors même que les ressources et les revenus du pays sont assez faibles. Cela nous a surpris.
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mercredi 4 janvier 2012
Le Maroc interdit la distribution de numéros spéciaux de l'Express et du Nouvel Observateur pour représentation du visage de Mahomet
Le Maroc a bloqué la distribution de l'hebdomadaire français "Le Nouvel Observateur", qui a publié un dossier sur le monde arabe, a-t-on appris mercredi 4 janvier auprès des autorités. Ce numéro comporte notamment une représentation du visage du prophète Mahomet, proscrite par la tradition musulmaneCette décision intervient quelques jours après l'interdiction de l'hebdomadaire français "l'Express", qui avait publié un dossier de 95 pages sur l'islam, dans lequel le visage du prophète Mohamet était également reproduit.
dimanche 27 novembre 2011
Législatives au Maroc : victoire des islamistes modérés. Le roi garde le pouvoir.
Nouvel Observateur
Les islamistes modérés sont en voie, dimanche 27 novembre, de remporter les législatives au Maroc pour la première fois de l'histoire du royaume chérifien et se sont dits prêts à former un gouvernement de coalition.
Selon les résultats officiels de plus des deux tiers des circonscriptions, le Parti justice et développement (PJD) est déjà crédité de 80 sièges pour le scrutin de vendredi et les résultats définitifs pour les 395 députés de la chambre seront connus dimanche.
Fort de ce score historique, le PJD - qui était jusqu'ici le premier parti d'opposition avec 47 sièges - a annoncé qu'il était prêt à ouvrir des tractations avec d'autres formations pour former un gouvernement.
"Nous sommes disposés à ouvrir des concertations avec les partis", a déclaré Abdelilah Benkirane, dirigeant du PJD, une formation qui se veut à "référence islamique" et "monarchiste".
Deux partis de l'actuel gouvernement se sont déclarés prêts à participer à ces concertations : l'Istiqlal, parti du Premier ministre actuel Abbas El Fassi, et l'Union socialiste des forces populaires (USFP).
jeudi 6 octobre 2011
Le Maroc est il modéré? Un apostat devenu chrétien survit aux poignards et obtient l'asile aux USA
American Thinker Andrew G. Bostom
Le noble American Center for Law and Justice (ACLJ), qui a aidé la défense pour Youcef Nadarkhani , a contribué à faire obtenir l'asile aux USA à un "apostat" marocain au christianisme (un jeune homme identifié comme "Z") .
Élevé dans une «manière purement islamique traditionnelle", « Z »a eu un désir brûlant depuis l'adolescence pour être un bon musulman aux les yeux d'Allah et de rendre sa famille fière de lui.
"Toutefois, en dépit d'être envoyé à un très jeune âge à une mosquée marocaine pour étudier le Coran pendant quatre ans, Z affirme que "plus j'ai essayé de connaître Allah, plus j'ai eu peur de lui."
Inspiré par une rencontre avec un jeune chrétien d'effectuer une étude comparative du Coran et la Bible, après analyse de ce dernier, Z est devenu convaincu,
En avril 2010 près de 7.000 chefs religieux musulmans ont réclamé l'expulsion des chrétiens étrangers en signant un document qualifiant leur travail au Maroc de «viol moral» et de «terrorisme religieux».
La déclaration est arrivée au milieu d'une campagne nationale visant à diffamer les chrétiens dans le mAROC prétendument «modéré» fondés sur le "crime" de la charia de prosélytisme . Compte tenu de cet environnement moral au Maroc - déjà hostile à la liberté de conscience - l'agression brutale sur un apostat musulman au christianisme, tel que Z, n'est guère surprenante.
Le noble American Center for Law and Justice (ACLJ), qui a aidé la défense pour Youcef Nadarkhani , a contribué à faire obtenir l'asile aux USA à un "apostat" marocain au christianisme (un jeune homme identifié comme "Z") .
Élevé dans une «manière purement islamique traditionnelle", « Z »a eu un désir brûlant depuis l'adolescence pour être un bon musulman aux les yeux d'Allah et de rendre sa famille fière de lui.
"Toutefois, en dépit d'être envoyé à un très jeune âge à une mosquée marocaine pour étudier le Coran pendant quatre ans, Z affirme que "plus j'ai essayé de connaître Allah, plus j'ai eu peur de lui."
Inspiré par une rencontre avec un jeune chrétien d'effectuer une étude comparative du Coran et la Bible, après analyse de ce dernier, Z est devenu convaincu,
"... Que personne ne pourra jamais être assez bon pour mériter la faveur de Dieu, pour gagner le ciel de Dieu, parce que dès la naissance nous sommes tous prédisposés à rejeter Dieu et vivre notre vie à notre façon. C'est pourquoi il était nécessaire pour Dieu lui-même à s'incarner dans un corps humain et de mourir sur la croix, mourant de la mort que nous méritons."Par la suite, Z a renié l'Islam et a commencé à vivre dans la clandestinité en tant que chrétien. L'ACLJ décrit les événements pénibles qui ont conduit à son exil au Maroc, et à l'asile éventuelle aux États-Unis.
En 2010, quand il assistait à une église dans une maison secrète au Maroc et allait dans un café internet pour remplir son besoin d'écouter des chansons religieuses et des sermons, il a été approché par quatre hommes alors qu'il quittait sa maison. Les hommes l'ont entouré et ont dit qu'ils savaient qu'il avait quitté l'islam et déshonoré sa famille et de l'islam en devenant un kafir (infidèle). Les hommes ont poignardés Z plusieurs fois et laissé pour mort. Un des voisins de Z l'a vu couché saignant sur le sol. Il a pris Z à l'hôpital où il a subi deux interventions chirurgicales. Il n'a récupéré la conscience qu'après trois jours et a remercié Dieu de lui avoir sauver la vie.
Z est venu aux États-Unis et a contacté le ACLJ. Notre équipe juridique a déposé le dossier d'asile et en seulement quatre mois, Z a été interviewé et obtenu l'asile. Z est actuellement dans une école biblique où il ne cesse de croître dans la foi chrétienne.
En avril 2010 près de 7.000 chefs religieux musulmans ont réclamé l'expulsion des chrétiens étrangers en signant un document qualifiant leur travail au Maroc de «viol moral» et de «terrorisme religieux».
La déclaration est arrivée au milieu d'une campagne nationale visant à diffamer les chrétiens dans le mAROC prétendument «modéré» fondés sur le "crime" de la charia de prosélytisme . Compte tenu de cet environnement moral au Maroc - déjà hostile à la liberté de conscience - l'agression brutale sur un apostat musulman au christianisme, tel que Z, n'est guère surprenante.
mardi 5 juillet 2011
Constitution "octroyée" au Maroc: nombreuses manifestations pour des vraies reformes au Maroc
Liberté Alger
Manifestations au Maroc pour dire non à la “constitution octroyée”
Doutes sur les résultats du référendum
Par : Merzak Tigrine
Les dizaines de milliers de manifestants dans une quinzaine de villes du royaume, dont environ 200 000 à Tanger dimanche, soulèvent des interrogations sur le déroulement du référendum dont les résultats, 98,50 de oui, demeurent une énigme.
Quarante-huit heures après le référendum sur la nouvelle Constitution, de nombreuses villes marocaines ont été submergées par des dizaines de milliers de manifestations, qui ont dit “Non à une Constitution octroyée” poursuivant ainsi le mouvement de revendications sociopolitiques, né dans le sillage des révoltes enregistrées dans certains pays arabes depuis la fin de l’année écoulée.
Les manifestations ont eu lieu dans une quinzaine de villes dont la plus importante aurait regroupé à Tanger environ 200 000 personnes, où les manifestants ont réclamé des changements politiques, une vie digne, la fin de la corruption et la chute du despotisme, selon des animateurs du Mouvement des jeunes du 20 février, qui sont à l’origine de cette journée de protestation. “Nous sommes là pour un meilleur avenir”, “Dignité, liberté et justice sociale” ou encore “Nous n’avons pas voté la nouvelle Constitution”, tels étaient les slogans scandés par les manifestants.
À Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech ou encore El-Jadida, les militants du Mouvement du 20 février ont indiqué clairement qu’ils comptent poursuivre leur mobilisation, en dépit de l’approbation à 98,50% de la nouvelle Constitution.
À Rabat, quelque 5000 personnes ont pris part à une marche pour scander notamment “Dignité, liberté, justice sociale” et réitérer le mot d’ordre du mouvement “Mamfakinch” (nous n’allons pas nous arrêter), selon les agences de presse ayant couvert les événements. Les défilés ont été encadrés par d'importants dispositifs policiers et ont dû changer d'itinéraire pour éviter la confrontation avec quelques dizaines de contre-manifestants.
“Je suis étudiant, je n'ai pas d'argent, je fais des études dans des conditions difficiles et je veux que ma vie change. C'est pour ça que je manifeste aujourd'hui”, a déclaré à l'AFP Bilal Chihab, 22 ans. “Je suis ici pour protester contre la nouvelle Constitution qui n'a rien changé et qui renforce encore plus les pouvoirs du roi”, dira de son côté Omar, un salarié du privé âgé d'une trentaine d'années.
Manifestations au Maroc pour dire non à la “constitution octroyée”
Doutes sur les résultats du référendum
Par : Merzak Tigrine
Les dizaines de milliers de manifestants dans une quinzaine de villes du royaume, dont environ 200 000 à Tanger dimanche, soulèvent des interrogations sur le déroulement du référendum dont les résultats, 98,50 de oui, demeurent une énigme.
Quarante-huit heures après le référendum sur la nouvelle Constitution, de nombreuses villes marocaines ont été submergées par des dizaines de milliers de manifestations, qui ont dit “Non à une Constitution octroyée” poursuivant ainsi le mouvement de revendications sociopolitiques, né dans le sillage des révoltes enregistrées dans certains pays arabes depuis la fin de l’année écoulée.
Les manifestations ont eu lieu dans une quinzaine de villes dont la plus importante aurait regroupé à Tanger environ 200 000 personnes, où les manifestants ont réclamé des changements politiques, une vie digne, la fin de la corruption et la chute du despotisme, selon des animateurs du Mouvement des jeunes du 20 février, qui sont à l’origine de cette journée de protestation. “Nous sommes là pour un meilleur avenir”, “Dignité, liberté et justice sociale” ou encore “Nous n’avons pas voté la nouvelle Constitution”, tels étaient les slogans scandés par les manifestants.
À Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech ou encore El-Jadida, les militants du Mouvement du 20 février ont indiqué clairement qu’ils comptent poursuivre leur mobilisation, en dépit de l’approbation à 98,50% de la nouvelle Constitution.
À Rabat, quelque 5000 personnes ont pris part à une marche pour scander notamment “Dignité, liberté, justice sociale” et réitérer le mot d’ordre du mouvement “Mamfakinch” (nous n’allons pas nous arrêter), selon les agences de presse ayant couvert les événements. Les défilés ont été encadrés par d'importants dispositifs policiers et ont dû changer d'itinéraire pour éviter la confrontation avec quelques dizaines de contre-manifestants.
“Je suis étudiant, je n'ai pas d'argent, je fais des études dans des conditions difficiles et je veux que ma vie change. C'est pour ça que je manifeste aujourd'hui”, a déclaré à l'AFP Bilal Chihab, 22 ans. “Je suis ici pour protester contre la nouvelle Constitution qui n'a rien changé et qui renforce encore plus les pouvoirs du roi”, dira de son côté Omar, un salarié du privé âgé d'une trentaine d'années.
samedi 2 juillet 2011
Maroc : une Constitution ne fait pas le printemps
Joussef Jebri presente le principe fondamental de l'ancienne constitution marocaine (dont le texte integral est ici ) , extrait:
Selon la loi, le Roi est une institution, la première de toutes ; la structure même du texte de la Constitution le prouve. La royauté y est traitée au deuxième chapitre (Titre II), juste après Les dispositions générales et Les principes fondamentauxet avant le Parlement (Titre III) et le gouvernement (Titre IV). C’est que le souverain alaouite est un monarque à part ; il ne détient pas son titre de Roi et ne jouit pas du pouvoir temporel uniquement à la faveur d’évènements historiques et politiques. Son autorité se fonde également – d’abord ?- sur une légitimité religieuse qui fait de lui un monarque absolu de droit divin. En effet, les historiographes affirment que les souverains alaouites sont des descendants du Prophète. Grâce à cette lignée, le Roi du Maroc porte le titre d’Amir Al Mouminine, le Commandeur des croyants, le chef de la communauté des fidèles. Ainsi Mohammed VI, en tant que responsable suprême de la nation, dispose du pouvoir temporel ; en tant que Commandeur des croyants, il détient également le pouvoir spirituel. Bien plus, la loi fondamentale fait du Roi le « garant de la pérennité et la continuité de l’État » et le charge de veiller « au respect de l’islam et de la Constitution » (article 19). Aussi bien, et dès lors qu’il est le descendant du Prophète, le fondateur de l’islam – la religion de l’État – et que la Constitution le considère comme le protecteur des préceptes énoncés et décrétés sacrés par son aïeul, il n’est guère surprenant – mais ô ! combien c’est pesant – que la personne du Roi soit « inviolable et sacrée » (article 23)
Mickael Vogel commente la nouvelle constitution et n'y trouve aucun changement fondamental, aucune réele separation des pouvoirs , ce n'est qu'un plébiscite pour ou contre la monarchie car par exemple l'article115 stipule que « Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire est présidé par le Roi »
En effet la nouvelle constitution (texte intégral ici) confirme que le Roi concentre les pouvoirs executifs, judiciaire et réligieux, le legislatif seul lui echappe:
-pouvoir Religieux
Article 41
-Nul ne peut contester l'autorité du Roi
Article 46
La personne du Roi est inviolable, et respect Lui est dû.
-pouvoir executif
Article 47
...Le Roi peut, à Son initiative, et après consultation du Chef du Gouvernement, mettre fin aux fonctions d’un ou de plusieurs membres du gouvernement...
Article 48
Le Roi préside le Conseil des ministres composé du Chef du Gouvernement et des ministres. Le Conseil des ministres se réunit à l’initiative du Roi ou à la demande du Chef du Gouvernement. ...
-Le Roi est le chef des Armées
Article 53
Le Roi est le Chef Suprême des Forces Armées Royales. Il nomme aux emplois militaires
-pouvoir Judiciaire
Article 56
Le Roi préside le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire.
Article 57
Le Roi approuve par dahir la nomination des magistrats par le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire.
La constitution ne garantit pas la liberté d'expression y compris des representats du peuple:
Article 64
Aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi ou recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion d’une opinion ou d’un vote émis par lui dans l’exercice de ses fonctions, hormis le cas où l’opinion exprimée met en cause la forme monarchique de l’Etat, la religion musulmane ou constitue une atteinte au respect dû au Roi.
Mickael Vogel poursuit la description du vote organisé sans respect du libre arbitre:
...
Sur le terrain, rien n’est oublié pour s’assurer une victoire absolue : on embarque les « citoyens » les plus indécis dans des bus à destination de bureaux de vote où ni pièce d’identité, ni carte d’électeur, ni signature ne seront demandées (le taux de participation, lui, sera fixé on ne sait comment, pourvu qu’il ne soit pas trop faible). Quant aux imams, ils ont tous reçu des « instructions » afin d’appeler les fidèles à accomplir la volonté d’Allah en votant « oui » (phénomène qui se répandra jusque dans les mosquées belges).
Avec un resultat pour le moins suspect:
.....
Le projet de Constitution, « fait par les Marocains, pour les Marocains » a été adopté à plus de 98% des suffrages exprimés, avec un taux de participation qui avoisinerait les 72%. Le scrutin, qui devait être l’avènement d’une nouvelle ère démocratique marocaine, fut la démonstration exemplaire d’une manipulation que la monarchie opère depuis déjà plusieurs mois.
L'éspoir d'un changement réel vient de la discussion spontanée, authentique:
....
L'unique note positive vient des mois de débats et de (re)politisation, de la jeunesse d’abord, et de beaucoup de Marocains ensuite. Ceux-ci ont ainsi renoué avec la politique, se sont retrouvés dans des cafés pour débattre de l’avenir de leur pays, débats qui ont divisé des amis, des familles. Là est le réel changement, là est l’espoir démocratique du Maroc.
Le Roi, Amir Al Mouminine, veille au respect de l’Islam. Il est le Garant du libre exercice des cultes. Il préside le Conseil supérieur des Oulémas, chargé de l’étude des questions qu’Il lui soumet.
Selon la loi, le Roi est une institution, la première de toutes ; la structure même du texte de la Constitution le prouve. La royauté y est traitée au deuxième chapitre (Titre II), juste après Les dispositions générales et Les principes fondamentauxet avant le Parlement (Titre III) et le gouvernement (Titre IV). C’est que le souverain alaouite est un monarque à part ; il ne détient pas son titre de Roi et ne jouit pas du pouvoir temporel uniquement à la faveur d’évènements historiques et politiques. Son autorité se fonde également – d’abord ?- sur une légitimité religieuse qui fait de lui un monarque absolu de droit divin. En effet, les historiographes affirment que les souverains alaouites sont des descendants du Prophète. Grâce à cette lignée, le Roi du Maroc porte le titre d’Amir Al Mouminine, le Commandeur des croyants, le chef de la communauté des fidèles. Ainsi Mohammed VI, en tant que responsable suprême de la nation, dispose du pouvoir temporel ; en tant que Commandeur des croyants, il détient également le pouvoir spirituel. Bien plus, la loi fondamentale fait du Roi le « garant de la pérennité et la continuité de l’État » et le charge de veiller « au respect de l’islam et de la Constitution » (article 19). Aussi bien, et dès lors qu’il est le descendant du Prophète, le fondateur de l’islam – la religion de l’État – et que la Constitution le considère comme le protecteur des préceptes énoncés et décrétés sacrés par son aïeul, il n’est guère surprenant – mais ô ! combien c’est pesant – que la personne du Roi soit « inviolable et sacrée » (article 23)
Mickael Vogel commente la nouvelle constitution et n'y trouve aucun changement fondamental, aucune réele separation des pouvoirs , ce n'est qu'un plébiscite pour ou contre la monarchie car par exemple l'article115 stipule que « Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire est présidé par le Roi »
En effet la nouvelle constitution (texte intégral ici) confirme que le Roi concentre les pouvoirs executifs, judiciaire et réligieux, le legislatif seul lui echappe:
-pouvoir Religieux
Article 41
-Nul ne peut contester l'autorité du Roi
Article 46
La personne du Roi est inviolable, et respect Lui est dû.
-pouvoir executif
Article 47
...Le Roi peut, à Son initiative, et après consultation du Chef du Gouvernement, mettre fin aux fonctions d’un ou de plusieurs membres du gouvernement...
Article 48
Le Roi préside le Conseil des ministres composé du Chef du Gouvernement et des ministres. Le Conseil des ministres se réunit à l’initiative du Roi ou à la demande du Chef du Gouvernement. ...
-Le Roi est le chef des Armées
Article 53
Le Roi est le Chef Suprême des Forces Armées Royales. Il nomme aux emplois militaires
-pouvoir Judiciaire
Article 56
Le Roi préside le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire.
Article 57
Le Roi approuve par dahir la nomination des magistrats par le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire.
La constitution ne garantit pas la liberté d'expression y compris des representats du peuple:
Article 64
Aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi ou recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion d’une opinion ou d’un vote émis par lui dans l’exercice de ses fonctions, hormis le cas où l’opinion exprimée met en cause la forme monarchique de l’Etat, la religion musulmane ou constitue une atteinte au respect dû au Roi.
Mickael Vogel poursuit la description du vote organisé sans respect du libre arbitre:
...
Sur le terrain, rien n’est oublié pour s’assurer une victoire absolue : on embarque les « citoyens » les plus indécis dans des bus à destination de bureaux de vote où ni pièce d’identité, ni carte d’électeur, ni signature ne seront demandées (le taux de participation, lui, sera fixé on ne sait comment, pourvu qu’il ne soit pas trop faible). Quant aux imams, ils ont tous reçu des « instructions » afin d’appeler les fidèles à accomplir la volonté d’Allah en votant « oui » (phénomène qui se répandra jusque dans les mosquées belges).
Avec un resultat pour le moins suspect:
.....
Le projet de Constitution, « fait par les Marocains, pour les Marocains » a été adopté à plus de 98% des suffrages exprimés, avec un taux de participation qui avoisinerait les 72%. Le scrutin, qui devait être l’avènement d’une nouvelle ère démocratique marocaine, fut la démonstration exemplaire d’une manipulation que la monarchie opère depuis déjà plusieurs mois.
L'éspoir d'un changement réel vient de la discussion spontanée, authentique:
....
L'unique note positive vient des mois de débats et de (re)politisation, de la jeunesse d’abord, et de beaucoup de Marocains ensuite. Ceux-ci ont ainsi renoué avec la politique, se sont retrouvés dans des cafés pour débattre de l’avenir de leur pays, débats qui ont divisé des amis, des familles. Là est le réel changement, là est l’espoir démocratique du Maroc.
Le Roi, Amir Al Mouminine, veille au respect de l’Islam. Il est le Garant du libre exercice des cultes. Il préside le Conseil supérieur des Oulémas, chargé de l’étude des questions qu’Il lui soumet.
lundi 27 juin 2011
Maroc : partisans et adversaires de la réforme mobilisés
Afrik
Le référendum polarise les Marocains. Des milliers de partisans et d’opposants à
Le référendum polarise les Marocains. Des milliers de partisans et d’opposants à
la proposition de réforme de la constitution du roi Mohammed VI ont manifesté pacifiquement dimanche dans plusieurs grandes villes du Royaume. Le projet sera soumis à référendum vendredi prochain.
Au Maroc, partisans et opposants de la réforme ont occupé la rue dimanche. Des milliers de marocains ont répondu à l’appel à manifester du Mouvement du 20 février pour dire « non » au projet de révision constitutionnelle de Mohammed VI. Ils se sont réunis dans plusieurs grandes villes du pays : Casablanca (nord-ouest), Marrakech (sud), Rabat ou encore Tanger (nord). « Les Constitutions octroyées à la poubelle », « Non à l’injustice sociale », « Nous boycotterons le référendum », ont scandé les manifestants. Des partis de gauche, le mouvement du 20 février et depuis vendredi le mouvement islamiste Justice et bienfaisance, l’un des plus importants au Maroc, ont appelé à « boycotter » le scrutin. Ils estiment que les concessions faites par le roi sont insuffisantes. « Nous rejetons les propositions faites (par le roi). Elles laissent l’essentiel de l’autorité dans les mains d’une personne non élue qui ne sera soumise à aucune forme de contrôle », a déclaré à Reuters Hamid, un chômeur de 38 ans. Il était au milieu d’une foule de 7 000 manifestants dans le quartier populaire de Hay Mohammadi de Casablanca. Dans la capitale politique Rabat, où la mobilisation a été faible, la police anti-émeute a séparé environ 2 000 personnes opposées aux réformes d’un autre ensemble de manifestants qui y étaient favorables
Forte mobilisation du « oui »
Les adversaires aux réformes du roi n’étaient pas les seuls dans la rue. Des sympathisants de Mohammed VI se sont également rassemblés pour la première fois en très grand nombre à Casablanca. Une source du ministère de l’Intérieur, cité par l’AFP a chiffré leur nombre à « des dizaines de milliers de personnes ». Les partisans de la réforme ont répondu massivement à l’appel des partis politiques et de la confrérie religieuse soufie « Zaouia Boudchichia », favorable au pouvoir. Certains médias évoquent le chiffre de 10 000 à 20 000 manifestants pro-réformes à Casablanca. La confrérie « Zaouia Boudchichia » a déclaré qu’elle désirait « accompagner pacifiquement le projet royal », comme la majorité des sympathisants de Mohammed VI présents dans la rue. Ce dernier a présenté il y a dix jours son projet de réforme constitutionnelle pour faire du Maroc une monarchie parlementaire. La nouvelle constitution accroît l’indépendance et les pouvoirs du Premier ministre. Toutefois, le monarque conserve son statut de chef religieux et nombre de ses prérogatives politiques. « Je comprends les revendications sociales de ce mouvement, mais je vais voter pour le projet de Constitution. Je suis pour le roi », a indiqué à l’AFP un manifestant de 20 ans. Un référendum est prévu vendredi prochain. Les trois principales formations politiques du Maroc, le Parti islamiste Justice et développement (PJD, opposition parlementaire), l’Union socialiste des forces populaires (USFP, coalition gouvernementale) et l’Istiqlal (parti du premier ministre), ont appelé à voter « oui ».
En dépit de quelques incidents dans la capitale et à Casablanca, les manifestations ont été globalement pacifiques. Le dimanche ayant suivi le discours de Mohammed VI annonçant les réformes constitutionnelles, les adversaires du projet avaient étéfrappés par leurs adversaires plus nombreux, sous les yeux des forces de l’autorité qui n’étaient pas intervenues à Rabat. Ahmed Mediany, un militant de gauche et membre de la section de Casablanca du Mouvement du 20 février a affirmé qu’ « il s’agit de manifestations pacifiques nationales, les cinquièmes, pour montrer que nous utiliserons la rue jusqu’à la réalisation de notre objectif : une véritable monarchie parlementaire ».
L’issue du scrutin de vendredi sera capitale pour l’avenir politique du pays.
samedi 30 avril 2011
Maroc: Rachid Nini , journaliste courageux et respecté , arrêté pour avoir critiqué la nomenclature pour corruption.
Rachid Nini, le directeur du quotidien Al Massae, a été placé jeudi en garde à vue sur ordre du procureur du Roi auprès de la cour d’appel de Casablanca.
Convoqué jeudi par la Brigade nationale de la police judiciaire, Rachid Nini aurait été informé qu’il était sous interdiction de quitter le territoire, avant de se voir placé en garde à vue pendant deux jours après avoir subi un interrogatoire qui a duré plusieurs heures.
Le journaliste aurait été interpellé pour avoir publié des informations en rapport avec la gestion de certaines institutions sécuritaires du Royaume et porté atteinte à des "personnalités publiques".
Il avait exposé des affaires de CORRUPTION....
mardi 15 mars 2011
Maroc-Une manifestation dégénère devant l'Office des phosphates
Atlas info
Une manifestation de chômeurs a dégénéré mardi devant le siège de l'Office chérifien des phosphates à Khourigba, dans le centre du Maroc, rapporte mardi l'agence de presse officielle Map qui fait état d'une dizaine de blessés parmi les forces de l'ordre. Les sans-emploi ont occupé les bureaux de l'OCP et endommagé la façade à coups de jets de pierre. Onze véhicules et des dossiers de l'OCP ont été détruits.
D'après la Map, plusieurs sit-in de protestation ont eu lieu depuis le 21 février sous les fenêtres de l'OCP pour réclamer des emplois.
L'agence précise que les incidents de mardi se sont produits à l'instigation d'"individus n'ayant aucun rapport avec ces revendications" et évoque des actes de violence et de vandalisme.
Le Maroc détient les plus importantes réserves mondiales de phosphates.
Une manifestation de chômeurs a dégénéré mardi devant le siège de l'Office chérifien des phosphates à Khourigba, dans le centre du Maroc, rapporte mardi l'agence de presse officielle Map qui fait état d'une dizaine de blessés parmi les forces de l'ordre. Les sans-emploi ont occupé les bureaux de l'OCP et endommagé la façade à coups de jets de pierre. Onze véhicules et des dossiers de l'OCP ont été détruits.
D'après la Map, plusieurs sit-in de protestation ont eu lieu depuis le 21 février sous les fenêtres de l'OCP pour réclamer des emplois.
L'agence précise que les incidents de mardi se sont produits à l'instigation d'"individus n'ayant aucun rapport avec ces revendications" et évoque des actes de violence et de vandalisme.
Le Maroc détient les plus importantes réserves mondiales de phosphates.
jeudi 16 décembre 2010
Marrakesh 'est pas comme Cannes: condition féminine et approbation de la lapidation dans le monde arabe
C’était le Festival du film à Marrakesh sous les auspices du Roi, avec des stars :John Malkovich parlant un français acceptable, Keanu Reeves , la coupe de cheveux angoissante n'a même pas essayé, Marion Cotillard , par deference aux hôtes arabes , a tempéré le décolleté avec des plumes, Susan Sarandon a même porté des manches longues. Mais Eva Mendés est apparue à l'ouverture avec un dos nu couleur lavande puis une robe sans bretelles au dessus des genoux.
Tapis rouge , salle de congrès entourée par des hôtels 5 étoiles. Du glamour mais moins qu'a Cannes.
La selection bien qu'ilnternationale etait essentielement francophone et mettait en valeur les cinéaste sMarocains dont Mohamed Abderrahman Tazi
Je suis allé voir son film Badis de 1988, dans une salle plus petite , le public ,éparse était essentiellement arabe, voici l'histoire:.
1974, un petit village de pêcheurs à l'ombre de la forteresse de Badis, enclave espagnole en territoire marocain. La présence de la base est suggérée par un unique soldat espagnol chargé de tirer l'eau du puits du village qui pour le faire traverse la place tous les jours. Un instituteur de Casablanca se fait muter volontairement dans ce village perdu, afin de mieux surveiller sa femme Touria. Le couple contraste par ses vêtements citadins avec les villageois, surtout la femme dont la culture semble impressionnante Il la séquestre à la maison. Elle se lie d'amitié avec Moira, une jeune fille du village dont le père est pêcheur et dont la mère, espagnole, s'est enfuie 15 ans plus tôt. Une liaison s'ébauchera entre le soldat espagnol de la garnison et Moira. Mais les commérages et les intrigues des villageois mettront fin à cette idylle. Prisonnières de ce monde étriqué, les deux femmes tenteront de fuir seront attrapées et ...lapidées par l'ensemble du village.La salle a applaudi.
Jusqu'à ce moment-là, vraiment, j'avais oublié où j'étais. Séduite par le clinquant du festival du film, par le charme et la chaleur des Marocains j'avais rencontrée, par ma vision du Maroc comme l'un des plus libres et ouverts que la plupart des pays du monde arabe, j'avais oublié qu'il y a aussi une autre réalité ici. Absorbée dans un beau film sensible, décrivant la souffrance de deux femmes sous les contraintes imposées par la société des hommes-une sorte de Madame Bovary marocain -Je ne me suis pas rendue compte que le reste de l'auditoire pourraient ne pas interpréter le film avec la même sympathie que la mienne, pour les deux femmes .
Quelle était l'intention du directeur? Les Signaux tout le long du film: la douce et aimante représentation des deux femmes, leur beauté luxuriante et leur entraide attentive, contrairement à la méchanceté et la brutalité des hommes a suggéré que Tazi, un réalisateur accompli, voulait que son film soit sympathique pour les femmes et critique de la sclérose de la loi islamique. (Une autre de ses films, que j'ai vu quelques jours plus tard et qui traite de la polygamie d'une manière qui était à la fois humoristique et légèrement péjorative envers l'époux, a renforcé cette impression.) Mais un compagnon m'a suggéré que certaines parties du film pourrait avoir été délibérément ambiguës pas nécessairement parce Tazi lui-même croit que les femmes capricieuses doivent être lapidées, mais en concession à un public pour qui cela ne constitue pas une atrocité, ni une révélation.
Quand nous lisons la lapidation dans les médias américains, c'est généralement dans le contexte dans lequel Bernard-Henri Lévy l'a présenté dans son éditorial récent du New Republic Sakineh Ashtiani, une femme iranienne accusée d'adultère et de meurtere qui est actuellement en détention en attendant son exécution. La lapidation, dans l'imaginaire occidental, se fait en profondeur dans le monde musulman, dans un pays connu pour son extrémisme, comme une condamnation prononcée par un tribunal de l'ombre des clercs et non pas en plein jour sur une plage méditerranéenne ensoleillée, réalisée par un groupe improvisé des villageois contre deux femmes qui étaient leurs voisins.
Badis , un film de fiction, a été réalisé en 1989 et décrit une décennie et demi plus tôt, il ne peut pas être compris comme un rapport sur la situation au Maroc aujourd'hui. Et ce fut un groupe de spectateurs d'un soir, à une projection, et faut-il dire que les applaudissements ne sont pas la même chose qu'une lapidation?
Mais, comme les lumières se sont rallumées dans le théâtre et les hommes et les femmes autour de moi avaient tranquillement rassemblé leurs affaires, je ne pouvais pas m'empêcher de penser que, dans un pays arabe, comme Mona El-Naggar l'avait démontré la semaine dernière dans le New York Times sur le concours de beauté de la Miss du monde arabe , la libération ,du moins pour les femmes,a inévitablement des limites. Les paillettes, le tapis rouge, et les célébrités auraient été les mêmes, mais l'atmosphère dans la salle ce soir-là était très loin de Cannes ou de Sundance.
Ruth Franklin est rédacteur en chef de The New Republic.
Quelle était l'intention du directeur? Les Signaux tout le long du film: la douce et aimante représentation des deux femmes, leur beauté luxuriante et leur entraide attentive, contrairement à la méchanceté et la brutalité des hommes a suggéré que Tazi, un réalisateur accompli, voulait que son film soit sympathique pour les femmes et critique de la sclérose de la loi islamique. (Une autre de ses films, que j'ai vu quelques jours plus tard et qui traite de la polygamie d'une manière qui était à la fois humoristique et légèrement péjorative envers l'époux, a renforcé cette impression.) Mais un compagnon m'a suggéré que certaines parties du film pourrait avoir été délibérément ambiguës pas nécessairement parce Tazi lui-même croit que les femmes capricieuses doivent être lapidées, mais en concession à un public pour qui cela ne constitue pas une atrocité, ni une révélation.
Quand nous lisons la lapidation dans les médias américains, c'est généralement dans le contexte dans lequel Bernard-Henri Lévy l'a présenté dans son éditorial récent du New Republic Sakineh Ashtiani, une femme iranienne accusée d'adultère et de meurtere qui est actuellement en détention en attendant son exécution. La lapidation, dans l'imaginaire occidental, se fait en profondeur dans le monde musulman, dans un pays connu pour son extrémisme, comme une condamnation prononcée par un tribunal de l'ombre des clercs et non pas en plein jour sur une plage méditerranéenne ensoleillée, réalisée par un groupe improvisé des villageois contre deux femmes qui étaient leurs voisins.
Badis , un film de fiction, a été réalisé en 1989 et décrit une décennie et demi plus tôt, il ne peut pas être compris comme un rapport sur la situation au Maroc aujourd'hui. Et ce fut un groupe de spectateurs d'un soir, à une projection, et faut-il dire que les applaudissements ne sont pas la même chose qu'une lapidation?
Mais, comme les lumières se sont rallumées dans le théâtre et les hommes et les femmes autour de moi avaient tranquillement rassemblé leurs affaires, je ne pouvais pas m'empêcher de penser que, dans un pays arabe, comme Mona El-Naggar l'avait démontré la semaine dernière dans le New York Times sur le concours de beauté de la Miss du monde arabe , la libération ,du moins pour les femmes,a inévitablement des limites. Les paillettes, le tapis rouge, et les célébrités auraient été les mêmes, mais l'atmosphère dans la salle ce soir-là était très loin de Cannes ou de Sundance.
Ruth Franklin est rédacteur en chef de The New Republic.
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