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lundi 10 mars 2014

Les touristes Israéliens sont indésirables en Tunisie. 20 croisiéristes bloqués à bord d'un navire

Tunisie : Des Israéliens interdits de débarquer d'un bateau de croisière

GNET.tn
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Publié le Lundi 10 Mars 2014 à 16:22
Les autorités tunisiennes ont interdit à 20 touristes israéliens de descendre au Port de La Goulette d’un bateau de croisière norvégien, le dimanche 09 mars 2014, rapporte le site La Voix de la Russie, citant le journal Haaretz.  Tandis que d’autres passagers juifs non israéliens, avaient été accueillis sur notre territoire.

Les autorités ont demandé au commandant du bateau de garder les passagers détenteurs d’un passeport israélien, selon le témoignage d’un voyageur canadien, indiquant que près de 20 Israéliens s’étaient vu refuser d’accéder au sol tunisien.

Le témoin avait ajouté qu’un groupe de passagers avait rencontré à deux reprises le commandant du navire, qui avait dit attendre les ordres provenant du siège de la compagnie, à Miami. A des passagers lui ayant demandé de prendre position au sujet de ce qui s’est passé, le commandant a répondu que les choses n’étaient plus de ses prérogatives.

Le section canadienne de l’organisation juive B’nai Brith, avait par ailleurs, critiqué la prestation du croisiériste norvégien « Cruise Line », qui selon elle aurait du informer ses clients avant le début du voyage, ajoutant que c’était également « de la responsabilité des ports, qui devraient éviter ce genre de politiques». Le site rappelle, que tous les ans, un grand nombre de juifs israéliens visitaient la Ghriba à Djerba, pour les rites du pèlerinage.  

lundi 17 février 2014

La Tunisie autorise l'apostasie

MARSAD-observatoire de l'assemblée constituante tunisienne, a publié une traduction non officielle de la nouvelle constitution tunisienne. Les point importants sont que l'Islam est la religion d’État mais que la liberté de croyance et de conscience sont garanties et que l'accusation d'apostasie est interdite. C'est le premier État musulman qui permet quasi-explicitement aux musulmans de changer de religion. Nous verrons si ce principe sera appliqué.

Par ailleurs l’État s'engage à enraciner l'identité arabo-musulmane dans le cursus scolaire et l’égalité hommes / femmes est affirmée




Extraits

Dispositions générales . Article 1

La Tunisie est un État libre, indépendant et souverain, l'Islam est sa religion, l'arabe sa langue et la République son régime.
Il n'est pas permis d'amender cet article.


Dispositions générales . Article 6

L’État est gardien de la religion. Il garantit la liberté de croyance, de conscience et le libre exercice des cultes ; il est le garant de la neutralité des mosquées et lieux de culte par rapport à toute instrumentalisation partisane.
L’Etat s’engage à diffuser les valeurs de modération et de tolérance, à protéger les sacrés et à interdire d’y porter atteinte, comme il s’engage à interdire les campagnes d’accusation d’apostasie et l’incitation à la haine et à la violence. Il s’engage également à s’y opposer.


Droits et libertés . Article 21

Les citoyens et les citoyennes, sont égaux en droits et devoirs. Ils sont égaux devant la loi sans discrimination aucune.
L’État garantit aux citoyens les libertés et les droits individuels et collectifs. Il leur assure les conditions d’une vie décente. 

Droits et libertés . Article 31

Les libertés d’opinion, de pensée, d’expression, d’information et de publication sont garanties.
Ces libertés ne sauraient être soumises à un contrôle préalable.

Droits et libertés . Article 39

L'enseignement est impératif, jusqu'à l'âge de seize ans.
L’État garantit le droit à un enseignement public et gratuit dans tous ses cycles et veille à fournir les moyens nécessaires pour réaliser la qualité de l'enseignement, de l'éducation. L'état veille aussi à enraciner l'identité arabo-musulmane et l’appartenance nationale dans les jeunes générations et à ancrer, à soutenir et à généraliser l’utilisation de la langue arabe, ainsi que l’ouverture sur les langues étrangères et les civilisations humaines et à diffuser la culture des droits de l’Homme.

jeudi 9 janvier 2014

La Tunisie rejette la loi islamique

Lisez l'article in extenso sur Tuniscope 

"La Tunisie est un Etat libre, indépendant et souverain. L'islam est sa religion, l'arabe est sa langue et la République est son régime. Il n'est pas possible d'amender cet article", est-il inscrit dans cet article, fruit d'un compromis entre les islamistes du parti Ennahda et l'opposition laïque, adopté par 146 voix sur 149 élus votants.

Ennahda s'était rangée dès le printemps 2012 derrière cette formulation, déjà inscrite dans la Constitution de 1959, indiquant renoncer à l'introduction de la charia (loi islamique) dans la Loi fondamentale.

L'hémicycle a par ailleurs rejeté deux propositions d'amendements, l'un proposant l'islam et l'autre le Coran et la sunna (ensemble des paroles du Prophète, de ses actions et de ses jugements) comme "source principale de la législation".

lundi 7 octobre 2013

Les islamistes chassés du pouvoir en Tunisie

Ainsi il n'y aura plus un seul pays arabe  gouverné par les islamistes
"Les principaux partis tunisiens sont parvenus à un accord pour sortir de la crise politique. Les islamistes d’Ennahda qui dirigent le gouvernement se sont engagés à céder le pouvoir à un cabinet de consensus. Une feuille de route a été signée prévoyant notamment la désignation d’ici la fin de la semaine prochaine d’un Premier ministre indépendant.
“Il n’y a pas d’autre alternative que le dialogue pour les Tunisiens et les partis politiques si l’on veut éviter plus de problèmes et de violences”, a réagi Sami Tahri, porte-parole de l’UGTT, principal médiateur dans la crise."  Euronews

jeudi 14 mars 2013

Critiquer l'Islam en Tunisie : 7 ans ferme


Amnesty International : La Tunisie doit célébrer sa Journée nationale de la liberté d'Internet, le 13 mars, en libérant immédiatement et sans condition Jabeur Mejri, blogueur de 28 ans emprisonné depuis plus d'un an, a déclaré Amnesty International.  
« L'ironie veut que, le 13 mars 2012, à l'heure où le président Moncef Marzouki prononçait un discours en l'honneur des blogueurs, un tribunal jugeait Jabeur Mejri pour ses commentaires en ligne », a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.  
Jabeur Mejri a été arrêté le 5 mars 2012 et condamné le 28 mars à sept ans et demi de prison assortis d'une amende de 1 200 dinars (580 euros) par un tribunal de Mahdia, dans l'est de la Tunisie, pour des commentaires jugés insultants pour l'islam et les musulmans.
Le 23 juin 2012, la cour d'appel de Monastir a confirmé sa condamnation et sa peine. Ses avocats ont ensuite saisi la Cour de cassation, qui ne s'est pas encore prononcée. 

mercredi 31 octobre 2012

Tunisie : plan d’enlèvement de juifs déjoué à Zarzis


African Manager Selon de sources sûres et convergentes citées par l’hebdomadaire « Al Haçad » , les unités de la Garde nationale de Médenine et de Gabès viennent de démanteler un dangereux réseau qui projetait des opérations de dimension terroriste consistant en l’enlèvement de citoyens tunisiens de confession israélite , résidant dans la « hara » de Zarzis , en réclamant de fortes rançons. 
Il s’agit aussi d’inciter les ressortissants de confession israélite résidant dans la région de quitter la Tunisie, selon les plans de ce groupe dont le cerveau est un agent de la sécurité chargé de la protection des juifs dans la région du Sud tunisien, qui a entrepris de recruter des jeunes Tunisiens pour les besoins de cette opération qu’il a financée grâce à un crédit bancaire.
Il a aussi acquis une voiture immatriculée en Libye, ainsi que des armes à feu, de même qu’il a loué des voitures. 
La bande devait, sous la houlette du policier connu pour son appartenance à un courant islamiste extrémiste, mettre à exécution son plan, au cours de la dernière période, plus précisément, un vendredi au soir, lorsque les ressortissants israélites sortent pour une promenade en bord de mer. 
Le plan a été déjoué et tous les suspects ont été arrêtés. Ils ont reconnu la constitution de la bande et ont été déférés au Parquet du tribunal de première instance de Tunis, lequel les a déférés à son tour devant le cabinet d’instruction.

dimanche 14 octobre 2012

Tunisie: les islamistes sont amis des salafistes. Surprise?

France TV Info :
Au cours d'une rencontre secrète en avril dernier avec des salafistes, Rached Ghannouchi, jusque là soucieux de s'en affranchir pour afficher une image modérée, explique à ses interlocuteurs comment étendre leur influence dans le pays.

"Les laïques contrôlent encore l'économie, les médias et l'administration (...) l'armée et la police ne sont pas non plus garanties", énumère-t-il en exhortant les salafistes à la patience. Et de leur conseiller de "faire tout ce qu' [ils peuvent] avec les cours de religion, à lancer des radios, des télévisions et ouvrir des écoles".


«Je m’adresse aux jeunes salafistes, avant on ne pouvait accéder aux mosquées ni aux médias. Maintenant vous pouvez lancer des chaînes de télévision, des radios, vous pouvez organiser des événement et y inviter des prêcheurs et des Cheikhs de partout dans le monde.(….) Les mosquées sont entre vos mains désormais. Pourquoi vous vous précipitez? Prenez votre temps, vous avez déjà des acquis, on ne peut pas tout faire d’un seul coup.» cité dans SLATE 






Communication téléphonique entre Rached Ghannouchi et Béchir Ben Hassine
« -Bonjour cheikh Rached, c’est cheikh Habib Ellouz qui m’a donné votre numéro. Comment allez vous?» la vidéo de l’Imam de la mosquée de Msaken, Béchir Ben Hassen, salafiste notoire, s’entretenant au téléphone avec le leader d’Enahdha a fait le tour de la toile jeudi 11 octobre, diffusée par une source anonyme.
SLATE





lundi 1 octobre 2012

Tunisie: la victime presumée de viol par des policiers est inculpée d'atteinte à la pudeur.


"Les autorités tunisiennes doivent abandonner les accusations d'atteinte à la pudeur portées contre une femme qui a été citée à comparaître mercredi 26 septembre, a déclaré Amnesty International. Elle avait porté plainte pour viol contre des policiers au début du mois.
La jeune femme et son fiancé, qui préfèrent garder l'anonymat, encourent une peine de six mois de prison pour « comportement intentionnellement indécent ». Ils sont en effet accusés – par ces mêmes policiers qui sont inculpés d'avoir violé la jeune femme – de s'être trouvés dans une « position immorale » sur la voie publique, dans la capitale Tunis.
Le couple nie les charges retenues à leur encontre. Leur procès doit reprendre le 2 octobre.
« Au mieux, inculper la victime d'un viol commis par des policiers au lieu de la protéger contre l'intimidation et les préjugés témoigne des immenses lacunes de la loi et de la justice pénale tunisiennes. Au pire, il s'agit d'une manœuvre pernicieuse visant à jeter le  discrédit sur une victime de viol et à protéger ceux qu'elle montre du doigt, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d'Amnesty International. 
« Le viol commis par les forces de sécurité, bien souvent utilisé comme outil de répression, constitue une forme de torture et doit faire l'objet dans les meilleurs délais d'une enquête approfondie et, lorsqu'il existe suffisamment d'éléments recevables, donner lieu à des poursuites. »
Il a été établi par les organes régionaux et internationaux de défense des droits humains que le viol commis par des représentants de l'État constituait toujours un acte de torture. Aux termes du droit tunisien, le viol est considéré comme un crime grave qui emporte une peine sévère. Les modifications apportées au Code pénal tunisien en 2011 ont permis de faire mieux coïncider la définition de la torture avec celle inscrite dans le droit international, et les sanctions peuvent aller jusqu'à la réclusion à perpétuité.
Les avocats de la jeune femme ont expliqué à Amnesty International que les trois policiers l'ont abordée alors qu'elle se trouvait avec son fiancé dans une voiture, dans la capitale Tunis, dans la nuit du 3 septembre.
Elle a plus tard porté plainte, accusant deux des policiers de l'avoir violée dans le véhicule, tandis que le troisième accompagnait son fiancé jusqu'à un distributeur de billets tout proche, en vue de lui extorquer de l'argent.
Après avoir été arrêtés et inculpés de viol et d'extorsion, les policiers ont affirmé que le couple se trouvait dans une « position immorale » à l'intérieur du véhicule lorsqu'ils sont intervenus – allégation plus tard reprise dans une déclaration du ministère tunisien de l'Intérieur."

jeudi 30 août 2012

Tunisie : 50 salafistes agressent un élu français. Son épouse et sa fille n'étaient pas voilées

FR3

Jamel Gharbi, âgé de 62 ans, élu régional PS dans la Sarthe depuis 2010 et chargé de mission à la ville du Mans, se promenait en compagnie de sa femme et de sa fille de 12 ans dans le quartier du port de Bizerte, ville dont il est originaire, dans la soirée de jeudi, quand il a été violemment pris à partie.

"Nous avons croisé un groupe d'une cinquantaine de salafistes qui nous ont agressés verbalement en raison de nos vêtements d'été, qui n'avaient pourtant rien de choquant", a-t-il déclaré.
Après avoir crié à ses proches de s'enfuir, il a vu les agresseurs se ruer sur lui et le "frapper à coups de matraques et de gourdins", a-t-il indiqué. "Personne ne m'a secouru. Je n'ai dû mon salut qu'au fait que j'ai réussi à m'enfuir. Si j'étais tombé à terre, ils m'auraient lynché".

L'agression s'est déroulée le 16 août, en marge de la soirée de clôture du festival de Bizerte qui avait été ciblée, selon le ministère de l'Intérieur tunisien, par "environ 200 personnes affiliées au courant salafiste" et armées, selon des témoins, de sabres et de bâtons. Cinq autres blessés ont été recensés.
Victime de nombreuses contusions et choqué, ainsi que ses proches, M. Gharbi, qui s'est vu prescrire 15 jours d'ITT (incapacité totale de travail), est rentré en urgence en France avec sa famille, après avoir porté plainte et avoir été pris en charge par l'ambassade de France.

mercredi 29 août 2012

Un Cheikh tunisien : "la polygamie protège du cancer du col de l'utérus"

Radio tunisienne Shemsfm ( où les arabophones pourront écouter le podcast) et business news

Adel Almi- business news
Adel Almi, président de "l'Association centriste de sensibilisation et de réforme" s’est exprimé aujourd’hui mercredi 29 août 2012 sur les ondes de Shems FM à propos de la polygamie.
Il a affirmé que la polygamie est une "revendication populaire", car disait-il, cela résout pas mal de problèmes sociaux et sanitaires. Il a également affirmé qu’en côtoyant les masses populaires, les citoyens, hommes et femmes également, manifestent leur volonté de revenir vers la polygamie. « Il faut rediscuter cette cause et laisser la justice trancher. Il s’agit d’une loi divine, donc forcément qui préserve un intérêt commun légitime.», a-t-il ajouté.

Tout en affirmant se baser sur des dossiers, études et recherches sérieuses, M. Almi a cité l'exemple de certaines maladies de la femme qui ne peuvent être évitées que grâce à la polygamie.
M. Almi a cité le cas de "l’utérus qui, scientifiquement parlant, n’est purifié qu’au bout de 130 jours d’abstinence sexuelle, sinon la femme risque d’avoir un cancer du col de l’utérus. C’est pourquoi, la polygamie peut la protéger contre cette maladie puisque l’époux peut lui accorder un « congé » en allant vers les autres épouses. Il s’agit là de vérités scientifiques !
Et puis, la femme mariée ne doit pas être égoïste et se dire "tant pis" pour celles qui ne trouvent pas de maris ! ». Il a conclu par dire : «On ne peut interdire ce que Dieu a permis !».

vendredi 13 juillet 2012

"Une stratégie arabo-musulmane pour libérer la Palestine sans négociations"



S’exprimant au congrès du parti tunisien au pouvoir, Ennahda, Khaled Mechaal, président du bureau politique du Hamas, a affirmé la nécessité de mettre en place une stratégie arabo-musulmane pour libérer la Palestine sans négocier avec Israël : « la seule voie pour libérer la Palestine est la lutte ». Il a ensuite ajouté que « une terre saisie par la force ne peut être récupérée que par la force ».

Le chef d'Ennahda, Rached Ghannouchi a déclaré : "Notre région et le monde ne connaîtront pas de stabilité tant que Jérusalem (Al Quds) ne sera pas libérée".


Pour sa part, Abbas Zakis, dirigeant du Fatah, a assuré qu'il ne pouvait y avoir de printemps arabe sans la libération de la Palestine et qu'il souhaitait réaliser l'unité palestinienne afin de libérer Jérusalem et les "territoires occupés".


mercredi 27 juin 2012

Printemps en Tunisie ? Sept ans de prison pour une caricature.

Libération publie cette info sous le titre : Tunisie : sept ans et demi de prison pour des caricatures de Mahomet
Jabeur Mejri / facebook

Jabeur Mejri avait été condamné fin mars en première instance pour avoir publié les dessins sur son compte facebook. Sa peine vient d'être confirmée en appel.
La cour d’appel de Monastir a confirmé lundi la peine de sept ans et demi de prison pour un jeune Tunisien qui avait posté des caricatures du prophète Mohamet sur sa page Facebook, a-t-on appris de source judiciaire.
Jabeur Mejri, un trentenaire originaire de la ville côtière de Mahdia, avait été condamné en première instance le 28 mars à sept ans et demi de prison pour "trouble à l’ordre public, préjudice causé à des tiers à travers les réseaux publics de communication et atteinte à la morale".


Notez le : "caricatures de Mahomet" du titre. D’après ce que j'ai compris le dessin publié ne se moquait pas DE Mahomet mais de... ses fidèles qui "manquent d'humour" . Vous pouvez juger par vous-même : Mahomet, triste, se plaint : "Les adeptes des AUTRES prophètes ont de l'humour !"


Cette condamnation le confirme...

dimanche 8 avril 2012

Tunisie : 7 ans de prison pour blasphème. Printemps Arabe...

Danilette a adopté de l'italien (informazionecorrecta)  cette info que je vous invite à lire in extenso, extrait : "Le tribunal de Mahdia a condamné, jeudi 5 avril 2012, deux jeunes hommes de cette ville, Ghazi el Beji, ingénieur en biotechnologie alimentaire et Jaber Mejri, professeur d'anglais, à sept ans et demi de prison et 1200 dinars d'amende pour blasphème contre l'Islam (exactement pour "atteinte à la morale, diffamation et trouble à l'ordre public")."

lundi 26 mars 2012

Tunisie - Les salafistes appellent à tuer les juifs (vidéo)

Lors de la manifestation des salafistes pour l’instauration de la Chariâa, des estrades et un matériel audio ont été installés, grâce auxquels les chefs du mouvement scandent leurs slogans, répétés par la foule.
Un « cheikh » salafiste a profité de l’occasion pour appeler ses fidèles à «se préparer pour tuer les juifs». Un discours «sonore» et public auquel les forces de l’ordre n’ont vraisemblablement pas répondu, laissant les manifestants appeler au meurtre et à la haine, en toute impunité.


Les prédicateurs salafistes appellent à tuer les juifs - Avenue Habib Bourguiba Tunis, 25 mars 2012
Le Cheikh crie entre autres : "Al Yahoud Al Yahoud al Sheitan Al Sheitan "

Yahoud veut dire Juifs , Sheitan veut dire Satan.

dimanche 25 mars 2012

Tunisie : Plus de 8.000 islamistes manifestent pour réclamer un État islamique


Plus de huit mille islamistes ont manifesté ce dimanche dans le centre de Tunis pour réclamer un État islamique appliquant la charia et pour condamner la profanation d'objets et de lieux religieux, à l'appel d'associations islamiques, a constaté l'AFP.

"Le peuple veut un Etat islamique", "le peuple veut l'application de la charia", scandaient les manifestants dont le nombre était estimé entre 8 et 10.000 par un officier de police sur place.
"L'application de la charia est une obligation et non un simple slogan", "les musulmans appartiennent à une seule nation et la charia les réunit", "celui qui aime Dieu aime sa charia", pouvait-on lire sur des banderoles brandies par des partisans du parti non légalisé Hizb Ettahrir (parti réclamant l'instauration du califat).

"Seul l'islam garantit les libertés et les droits fondamentaux des êtres humains".

jeudi 8 mars 2012

Tunisie : adieu, Laïcité !

Investir en Tunisie (via observatoire de l'islamisation)  -  L’Instance de la promotion de la vertu et la prévention du vice, plus connue sous le nom de "police religieuse" a obtenu, vendredi 17 février 2012, l'autorisation d'exercer son activité politique en Tunisie. Elle avait déposé une demande de visa auparavant.
Créée depuis 1940 en Arabie Saoudite, la formation est une police d'État qui a pour but d'appliquer à la lettre les règles et principes religieux en vigueur.
M. Adel El Almi, homme d’affaires et fondateur de l’association, a précisé à "Assabah Al Ousboui " que le nom de l’entité sera changé en "instance centrale de la sensibilisation et de la réforme", mais elle gardera les mêmes principes, connus partout dans le monde.
L’homme d’affaires a ajouté que d’importantes personnalités rejoindront sa formation.
L’instance organisera, également, des sessions de formation qui seront supervisées par M. Abdallah El Masayyaf, l’un des fondateurs de l’Instance.
Le site Rap125 publie une vidéo montrant ce que fera officiellement cette police religieuse sous le titre "Tunistan, province du Jendoubistène : les brigades de la promotion de la vertu et de la Répression du vice nettoient la ville des Derniers kouffars". On y voit la destruction d'un débit de boissons alcoolisées dans une atmosphère de Kristalnacht.

mercredi 15 février 2012

Tunisie : le retour de la censure d'internet dénoncé par reporters sans frontières

"Le 26 mai 2011, le Tribunal de première instance de Tunis avait demandé à l’ATI (Agence Tunisienne d’Internet) de fermer les sites à caractère pornographique suite à une plainte déposée par trois avocats tunisiens qui jugeaient que « les sites X présentent un danger évident pour les enfants et sont contraires aux valeurs de l’Islam ». "
Ces mêmes avocats pourront demander la fermeture de tous les sites "contraires aux valeurs de l’Islam" : sites d'une autre confession religieuse que l'islam, sites athées, blogs, sites d'information, de réseau social qui favorisent la "promiscuité", etc...


Reporters sans Frontières a publié un communiqué dont voici un extrait:

La révolution a marqué l’arrêt du filtrage de l’Internet et du contrôle des contenus web. Cependant, d’anciennes habitudes semblent refaire surface. Reporters sans frontières met en garde les autorités tunisiennes contre toute décision de justice qui restaurerait les pratiques de filtrage.

La décision du tribunal de première instance d’interdire l’accès aux sites pornographiques, confirmée par la cour d’appel de Tunis, en août 2011, relance le débat sur la censure. N’ayant pas les moyens financiers et les capacités techniques de remettre en place un système de filtrage, l’Agence tunisienne d’Internet (ATI) n’a pas appliqué le jugement et a décidé de se pourvoir en cassation. La décision de reprise ou non du filtrage devrait être rendue par la haute juridiction dans les prochains jours.

Si le jugement est confirmé, l’ATI se verrait contrainte de censurer tout contenu jugé contraire à la loi suite au dépôt d’une plainte, se faisant le relais des autorités dans la censure de la Toile, alors même qu’elle est censée être indépendante.

“Il est légitime de vouloir protéger ses enfants des contenus web à caractère pornographique. Mais tel n’est pas le rôle et encore moins la vocation de l’ATI. Nous sommes au contraire favorables à la promotion d’outils de contrôle parentaux par les fournisseurs d’accès. Sans quoi, cela sonne le retour de la censure de la Toile, avec l’ATI dans le rôle du censeur, en totale inadéquation avec son caractère indépendant sur le papier”, a déclaré Reporters sans frontières, avant d’ajouter : “Nous craignons que, si la justice avalise le retour du filtrage, aujourd’hui des sites pornographiques, ce dernier puisse ensuite être étendu à d’autres types de contenus.”

Tunisie nouvelle : slogans antisémites anciens scandés dans l’indifférence des autorités

RAPHAËL HADDAD   Paris, le 13 février 2012  dans la regledujeu
...

Pour la quatrième fois, on a entendu hurler des slogans antisémites dans la Tunisie nouvelle. Pour la quatrième fois, des appels meurtriers ont été proférés en place publique sans que cela ne suscite de réaction immédiate des autorités.

Ce dimanche 12 février, c’est encore un pallier supplémentaire a été franchi. C’est peut être le dernier avant un acte antisémite.

Dimanche matin au cœur de la capitale tunisienne, ils étaient plusieurs milliers à scander leur haine antisémite. Ils étaient venus pour écouter un prédicateur égyptien connu pour ses prises de positions en faveur de l’excision.

Sur cette vidéo, on voit ces milliers de personnes scander comme un seul homme : «Khaybar Khaybar ya yahud, jaysh Muhammad sawfa ya‘ud » « Ô Juifs souvenez-vous de Khaybar, l’armée de Mahomet reviendra ». Au-delà de la réalité historique de la bataille de Khaybar, cet épisode symbolise aujourd’hui l’asservissement d’une tribu juive par Mahomet à l’issue d’une bataille sanglante. Rappeler Khaybar, c’est promettre aux derniers Juifs tunisiens la mort puis l’oppression.

Dans leur histoire, les Juifs ont payé suffisamment cher pour se souvenir que lorsque l’on entend crier impunément mort aux Juifs, c’est toujours suivi de la mort de Juifs.

lundi 6 février 2012

Le centre de la Tunisie paralysé par la neige

The Tunisian Way via  Thala solidaire

La ville de Thala, dans le gouvernorat de Kasserine, a particulièrement été touchée par les intempéries et les chutes de neige ces derniers jours. Les habitants ont relevé pas moins de 20 cm de neige au centre-ville et jusqu’au double au niveau des campagnes de cette région montagneuse.

Un début de semaine glacial à Thala ! Hier, des chutes de neiges ont fait leur apparition à Thala et dans d’autres localités du gouvernorat de Kasserine. Le brouillard, la neige, le froid, les rues et les toits ont été recouverts d’un manteau blanc. Des flocons de neige ont continué à tomber aujourd’hui sur les hauteurs de la région. Dans la campagne, le niveau de la neige est arrivé jusqu’à 50 voire 60 cm, alors que 40 centimètres de neige sont tombés sur la ville. La situation dans cette région est critique, des problèmes d’approvisionnement en gaz sont apparus. L’activité de la région de Kasserine est paralysée, vu que les routes sont bloquées et l’eau potable est indisponible. Suite à quoi, ce mardi 31 janvier, un habitant de Thala a lancé un appel aux tunisiens à ne pas se « laisser séduire » par la neige qui tombe, mais plutôt à écouter l’appel de détresse et de malheur qu’il lance.

vendredi 27 janvier 2012

Tunisie : la police agresse des journalistes et n'arrête pas les salafistes

Les salafistes agressent impunément des laïcs sous le regard des policiers 
Zied Krichen,  rédacteur en chef du journal "Al Maghreb" et Hamadi Redissi, journaliste et professeur de sciences politiques, ont  été l'objet d'insultes et frappés à plusieurs reprises avant d'être mis en sécurité par la police dans un commissariat.


Pour rappel , la justice du pays juge le directeur de la chaîne Nessma qui a projeté "Persepolis" pour "atteinte aux valeurs du sacré", car Dieu y est représenté. Voici l'extrait du film où on voit Dieu dans le songe de la fillette :








La police méprise la liberté de la presse comme du temps de Ben Ali selon ce rapport de Reporters sans frontières :

Sana Farhat, une journaliste du quotidien francophone Le Temps, et Maha Ouelhezi, travaillant pour le site d’information en ligne Web Manager Center, ont été agressées, le 4 janvier 2012, par des agents des forces de l’ordre en civil, alors qu’elles couvraient une manifestation d’enseignants universitaires devant le ministère de l’Enseignement supérieur à Tunis.
Sana Farhat s’est vu confisquer sa carte de presse et son appareil photo par les policiers qui ont effacé la vidéo qu’elle venait de tourner dans le hall alors que les agents s’apprêtaient à faire reculer les manifestants. Attrapée par les cheveux, elle a été traînée sur le sol après avoir protesté pour récupérer son matériel. Contactée par Reporters sans frontières, Sana Farhat a indiqué son intention de porter plainte.
Maha Ouelhezi s’est vu confisquer son appareil photo par un policier qui l’a ensuite cassé en le jetant au sol.