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dimanche 11 mai 2014

Népotisme à l'ONU dénoncé par UN Watch

UN Watch 


Dépêche Numéro 488


Les États-Unis et le Canada ont violemment critiqué aujourd'hui la nomination par l'ONU de l'épouse de Richard Falk, citant "des propos tendancieux et incendiaires", "une opinion lamentable"   


Christine Chinkin, Co-Auteur du Rapport Goldstone, candidate pour le poste de rapporteur sur la Palestine, perd en faveur d'un Diplomate indonésien 


Aujourd'hui, alors qu'est arrivé à son terme le mandat de 6 ans du controversé rapporteur sur les droits de l'homme,  Richard Falk,  l'ONU a attribué à sa femme et partenaire universitaire, Hilal Elver Falk, son propre mandat de 6 ans, de rapporteur sur les droits de l'homme. 
Le couple co-dirige un institut de recherche .


GENÈVE, le 8 mai 2014 - UN Watch a condamné une décision de l'ONU de ce jour.  Qualifiée de "bizarre, népotique, et motivée par des considérations politiques ", il s'agit de la nomination à un poste clé sur les droits de l'homme, de l'épouse et partenaire académique controversée de Richard Falk, fonctionnaire discrédité de l'organisation. Cette désignation intervient le jour même où est arrivé à terme son mandat de 6 ans de rapporteur de l'ONU sur les violations israéliennes des droits de l'homme.

Malgré la présentation d'un dossier de candidature criblé de réponses qui la disqualifient, d'incohérences et de plus de 20 fautes d'orthographe, Hilal Elver (également connue  sous le nom Hilal Elver Falk ) a été nommée Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation, un poste crée à l'initiative de Cuba et qu'a occupé en premier Jean Ziegler, fondateur et récipiendaire du Prix Mouammar Kadhafi des droits de l'homme.

«Les décisions de ce genre risquent de transformer l'ONU en une plaisanterie", a déclaré le directeur exécutif d'UN Watch, Hillel Neuer.

"Falk était ouvertement un admirateur de théoriciens du complot du onze septembre, ainsi qu'un apologiste de groupes terroristes, son mandat était enfin terminé, alors maintenant l'ONU a installé son plus proche collaborateur professionnel - sa femme."

Elver et son mari Falk enseignent , donnent des conférences et publient ensemble. Ils co-dirigent également un institut de recherche.

Falk a été condamné à plusieurs reprises au cours de son mandat par le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et par le Canada pour la promotion de théories du complot du Onze Septembre et pour son approbation d'un livre antisémite.

Dans le même temps, UN Watch a salué les fortes objections exprimées par les États-Unis et le Canada , qui ont suivi une campagne de protestation, qui a duré un mois, du groupe de défense des droits de l'homme de Genève.


Les USA dénoncent les "Propos tendancieux et incendiaires" d'Elver

Aujourd'hui les USA ont déclaré, "Les Etats-Unis expriment à nouveau leur préoccupation", en citant "le manque d'expérience pertinente» et en mettant en question "l'aptitude pour ce mandat" d'Elver.

En outre, les États-Unis ont souligné les «Propos tendancieux et incendiaires" d'Elver sur les États-Unis et Israël, qu'ils affirment  "contraires au professionnalisme et à l'impartialité,  essentiels au travail d'un rapporteur spécial."

Les États-Unis ont déclaré que cette nomination "pourrait avoir un impact négatif sur les autres mandats de procédures spéciales du Conseil, dont la plupart font un travail crucial qui souligne, met en avant et protège les droits de l'homme partout dans le monde."


Le ministre des Affaires Etrangères du Canada condamne les "Opinions lamentables»  d'Elver

«Ses interventions publiques montrent clairement des opinions lamentables, ainsi que des associations avec des groupes sociaux», a déclaré le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird dans une lettre adressée à Baudelaire Ndong Ella, une diplomate du Gabon, actuelle présidente du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU (CDH).

Elver fait partie des 19 universitaires et anciens diplomates nommés aujourd'hui en tant qu'experts indépendants du Conseil des droits de l'homme fort de 47 pays.

"En dehors d'Elver, beaucoup de personnes excellentes ont été choisies aujourd'hui, et nous sommes impatients de travailler avec eux pour faire progresser les droits des victimes dans le monde entier", a déclaré Hillel Neuer, directeur exécutif d'UN Watch .

"C'est vraiment dommage que la plupart des experts indépendants qui sont les joyaux de la couronne du système des droits de l'homme des Nations Unies devraient voir leur travail terni par des nominations indéfendables de l'ONU. Elles sont  exclusivement motivées par des considérations politiques et une idéologie anti-occidentale et anti-Israëlienne."

UN Watch a envoyé une lettre dénonçant l'incapacité d'Elver de satisfaire aux critères officiels de l'ONU pour ce poste, aux États-Unis, l'Autriche, la République tchèque, l'Estonie, la France, l'Allemagne, l'Irlande, l'Italie, le Japon, la Roumanie et le Royaume-Uni, qui sont tous des membres votants de la CDH, et au Canada, membre observateur.

Elver s'est joint à de nombreuses reprises à son mari, pour soutenir le travail de théoriciens du complot du Onze Septembre, et pour accuser l'Occident et Israël d'islamophobie et de «génocide».

"Hilal Elver n'est pas seulement la femme de Richard Falk, son employée et principal collaboratrice, mais elle reflète sa vision post-coloniale vulgaire et simpliste, qui diabolise l'Amérique, l'Occident et Israël, tout en se félicitant des dictateurs comme Erdogan et les livres des théoriciens du complot du Onze Septembre ", a déclaré Neuer.



Un co-auteur du rapport Goldstone échoue dans sa tentative de succéder à Falk; Un diplomate indonésien est nommé à la place

Dans un retournement pour le professeur du London School of Economics, madame Christine Chinkin, co-auteur du rapport Goldstone de l'ONU, le Conseil a écarté sa candidature comme  le remplacement prévu de Falk, pour nommer à sa place l'ancien diplomate indonésien, Makarim Wibisono.

C'est la deuxième fois que Chinkin soumet sa candidature mais échoue à obtenir ce poste. En 2006, elle a été battue par Falk.

"Alors que UN Watch a été le premier à exprimer ses préoccupations sur plusieurs de ses anciennes déclarations, au nom de l'Indonésie, à l'ONU ", a déclaré Neuer,« J'ai rencontré et dialogué avec l'Ambassadeur Wibisono en 2005 quand il était Président de l'ancienne Commission des droits de l'homme, une fonction qu'il remplissait avec équité et professionnalisme ".

"En dépit du biais inhérent à ce mandat inique de l'ONU, qui ne scrute qu'Israël et qui présume sa culpabilité à l'avance, j'espère que M. Wibisono entamera une nouvelle page pour ce poste de l'ONU."

"Les 6 années du mandat de Falk ont été marquées par des condamnations sans fondement et incendiaires d'Israël qui n'ont causé que de la division, menaçant d'aggraver l'antagonisme."


"Maintenant nous avons besoin de quelqu'un qui respectera les normes universelles, qui protégera véritablement les droits de l'homme de tous les citoyens, et qui respectera l'objectif de de l'ONU qui est de rapprocher les peuples."

mercredi 24 avril 2013

Il faut que l'ONU condamne Richard Falk qui justifie l'attentat de Boston

UN Watch

Richard Falk justifie les attentats de Boston comme étant des "représailles", accuse les Etats-Unis et "Tel Aviv"

Dans une lettre adressée hier au Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon ainsi qu'à l'ambassadrice américaine Susan Rice (rapportée ci-dessous), UN Watch a exigé la condamnation de Richard Falk, rapporteur spécial des Nations Unies suite à ses dernières remarques rejetant la faute des attaques terroristes de Boston sur la politique étrangère américaine et sur Tel Aviv. 

Pour obtenir plus d'informations sur Falk, qui a récemment été expulsé de Human Rights Watch tout en conservant sa position à l'ONU, vous pouvez cliquer ici.


Son Excellence M. Ban Ki-Moon
Secrétaire général
Organisation des Nations Unies
New York, NY 10017


Cc : Mme l’Ambassadrice Susan Rice, Représentante permanente auprès des Nations Unies

22 avril 2013

Monsieur le Secrétaire général,

Nous vous écrivons pour exprimer notre indignation suite à la déclaration faite hier par Richard Falk - Haut-Commissaire aux droits de l’homme - dans laquelle il justifie les attaques terroristes de Boston comme des ''représailles" méritées pour les péchés des Etats-Unis, met en garde contre les "pires représailles" dans le cas où la politique américaine reste inchangée, accuse "Tel Aviv" et exploite ce moment de tragédie et de deuil pour promouvoir un agenda politique inquiétant.
Nous vous demandons de condamner M. Falk, rapporteur spécial au Conseil des droits de l'homme des violations par Israël des principes du droit international, pour cet affront porté à la mémoire de ceux qui ont perdu la vie la semaine dernière, aux blessés, et à la population de Boston. Ses remarques consistent en une violation de votre propre règlement selon lequel les experts de l'ONU doivent se conformer aux normes les plus sévères, que vous avez admirablement énoncées il y a deux ans quand vous avezréprimandé M. Falk pour la diffusion sur son blog de théories du complot à propos des attentats du 11 septembre.

L’article de Falk dans Foreign Policy intitulé ''Un commentaire sur les meurtres du marathon", en date du 22 Avril 2013 et annexé ici, développe trois arguments ignobles.

Tout d'abord, sa théorie est que les américains portent la responsabilité des atrocités de la semaine dernière. Pour Falk, les attentats du marathon de Boston sont des "représailles" contre les actions de l’armée américains en Afghanistan, en Iraq et au Pakistan. "Le projet américain de domination mondiale" explique Falk, est responsable d'avoir provoqué "toutes sortes de résistances" dans le monde post-colonial. Il appelle à faire preuve de "courage" afin de relier ces points. Cristallisant sa justification des attentats terroristes, il écrit : ''ceux à qui le mal est fait, font le mal en retour".

Le terrorisme ciblera les Américains jusqu'à ce qu'ils réfléchissent et changent leur actions, explique Falk. Déplorant le ''tabou'' sur ''l’auto-évaluation'' [des Américains], il prédit que des ''ajustements'' qui proviennent soit ''d’un processus volontaire d'auto-réflexion'' soit ''par la force d’évènements désagréables'', vont s’opérer. Les ''prouesses militaires'' et la diplomatie du ''pouvoir fort'' des Etats-Unis font du pays ''une menace pour le monde et pour eux-mêmes''.
''Combien de canaris devront mourir avant que nous nous éveillons de notre fantasme géopolitique de domination mondiale ?'' demande t-il.

Deuxièmement, Falk évoque le sinistre spectre d'une autre menace mondiale en faisant porter la responsabilité des attentats de Boston sur l'Etat juif : ''Tant que Tel Aviv aura une oreille complaisante sur l'établissement politique américain, ceux qui souhaitent la paix et la justice dans le monde seront loin d'avoir un sommeil tranquille. »

Le président Barack Obama est accusé [par Falk] d’avoir remis lors de son dernier voyage ''une lettre d'amour à l'opinion publique israélienne'', et d’avoir pratiqué une ''diplomatie obséquieuse''. Falk prédit les ''pires représailles'' si les Etats-Unis ne changent leur politique au Moyen-Orient.

Troisièmement, l'essai fait allusion aux mêmes théories du complot concernant le 11 septembre qui vous ont poussé, vous ainsi que d'autres dirigeants du monde, à le condamner en 2011. Falk parle de ''la fièvre de la guerre sainte défendue par les leaders nationaux, les médias, et un public vindicatif après les attentats du 11 septembre'', qui ''ont fait le choix du mensonge islamophobe''. Cela a été exploité par les portes paroles de Bush et de la Maison Blanche, "cherchant ouvertement un prétexte pour lancer une guerre contre l’Irak et changer le régime de Saddam Hussein''. Selon Falk, ''les événements du 11 septembre, tels qu’ils ont été présentés et interprétés, n’ont fait que créer un climat national favorable pour lancer une guerre d'agression contre le régime de Bagdad''.

Votre Excellence, les odieuses et absurdes remarques de M. Falk insultent les victimes de la semaine dernière, et discréditent la cause des droits de l'homme ainsi que les principes fondateurs des Nations Unies. Nous vous encourageons à faire entendre votre voix.

Bien cordialement,

Hillel C. Neuer
Directeur exécutif


Traduction : Jean Patrick Grumberg, www.dreuz.info

mercredi 17 octobre 2012

Expert de l'ONU : il faut cesser les sanctions contre l'Iran et désarmer Israël

Hillel Neuer, directeur général de UN Watch,  réagit à un article par Richard Falk, expert à l'ONU et activiste gauchiste, dans lequel Falk maintien qu'il était juste de soutenir la révolution islamiste en Iran.

Falk termine sur le présent en affirmant que les USA sont guidées par les intérêts israéliens, que la seule solution est un moyen Orient sans armes nucléaires - israéliennes inclus et qu'il ne faut ni attaquer l'Iran ni imposer des sanctions économiques qui selon lui stabilisent le régime de Téhéran. En somme il faut qu'Israël détruise unilatéralement ses armes ?!?


17 OCT. 2012

Richard Falk, expert à l'ONU, justifie son article « Faire confiance à Khomeini » (1979) dans le New York Times

Par Hillel Neuer

Alors que l'AIEA et la communauté internationale se concentrent de plus en plus sur la menaçante course à la bombe nucléaire du gouvernement iranien, un nouvel article sur la révolution de 1979 par Richard Falk, rapporteur permanent au Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur les « violations israéliennes des fondements et des principes du droit international », nous rappelle une fois de plus la façon dont il a été un promoteur clé aux Etats-Unis de l'établissement du régime fondamentaliste. 
Et la façon dont il reste aujourd'hui absolument impénitent.

Quelques jours après que l'ayatollah Khomeini eut pris le pouvoir en 1979, Falk, dans un billet d’opinion publié dans le New York Times intitulé « Faire confiance à Khomeini», rassurait le monde que «sa représentation comme fanatique, réactionnaire et colporteur de grossiers préjugés semble certainement et heureusement fausse ».


L’entourage de Khomeini, écrivait Falk, avait « un historique notable de souci pour les droits de l'homme ». En effet, le «nouveau modèle de révolution populaire » de l'ayatollah offrait au monde « un modèle désespérément nécessaire de gouvernance humaine pour un pays du tiers-monde ».

Sa longue réflexion sur les actions de l’ayatollah qui menèrent à la révolution arrive à l’heureuse conclusion que le jugement de Falk avait toujours été complètement justifié:

« Je continue à croire que, malgré les dangers de la politique visionnaire, elle est notre seul espoir, en tant qu'espèce, de créer un avenir juste et durable pour l'humanité ».


Falk veut nous faire croire que son approbation de Khomeini était tout à fait sensée car elle était «authentique» et fondée sur sa « meilleure compréhension » à l'époque:

« Je suis enclin à penser que ma réponse aux événements en Iran, dans leurs différente phases, était authentique, reflétant ma meilleure compréhension des événements en cours et ajustant mes évaluations au fil des périodes. Je préfère ce point de vue, même rétrospectivement, à l'indifférence à l’endroit du régime oppressif du Shah, tout en sachant que le changement drastique, surtout dans un pays doté d'abondantes réserves de pétrole, est presque assuré d'être un chemin semé d'embûches. Aurais-je dû être immédiatement plus méfiant à l’endroit de l'ayatollah Khomeiny et des dimensions islamiques de la révolution? Probablement, mais ce n'était pas clair à l’époque ... »

Pas clair à l'époque? Pas pour Falk, peut-être. Mais pour d'autres, c’était très clair. Peu de temps après l’article « Faire confiance à Khomeini » de Falk, Anthony Lewis du Times écrivait un article intitulé « Faire confiance aux illusions ».

Les assurances de Falk, déclarait Lewis, étaient «exceptionnellement stupides ». Son analyse était « déformée », ajoutait-il. «Personne n’aurait dû s'attendre à ce que l'Iran sous l'ayatollah Khomeini soit confortable, libéral ou stable ».

La folie entraîne des conséquences et des légions d’Iraniens et d’Iraniennes brutalisés, torturés et violés par la République islamique continuent de payer le prix de ce que Richard Falk et d'autres ont contribué à installer.

Comme à son habitude, Falk trouve le moyen d'insérer à la fin de son retour sur 1979 une attaque contemporaine contre Israël et les Etats-Unis, tout en ignorant complètement la course de l'Iran à la bombe nucléaire et - en dépit du fait qu’il soit un expert de l'ONU – toutes les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et les rapports accablants de l'AIEA sur les activités furtives, illégales et inquiétantes de l’Iran, qui aujourd’hui menacent la paix du monde.

Pour en savoir plus sur Richard Falk, cliquez ici.

Traduit par David Ouellette (CERJI/CIJA)