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jeudi 25 avril 2013

Egypte: des rares voix s’élèvent pour un Etat laïc


Europe1 rapporte la lutte des (trop rares) militants laïcs égyptiens contre l'obligation d'appartenir à une des 3 religions reconnue par l'Etat pour avoir le droit à une existence légale. Le parlement égyptien, élu par le peuple, est composé aux 2/3 d'Islamistes (frères musulmans et salafistes), cette lutte est perdue d'avance:
...en Egypte, pour obtenir sa carte d'identité, il faut obligatoirement mentionner une appartenance à une religion : musulmane, copte ou juive [aucune autre religion n'est admise!]. Ce document obligatoire pour tout Egyptien âgé de 16 ans est essentiel pour ouvrir un compte en banque, obtenir un emploi, un permis de conduire, s'inscrire à l'école, [avoir un passeport, voyager - quitter l'Egypte...]  explique Le Quotidien maghrébin.
A cause de cette mention, la situation peut parfois devenir ubuesque, rapporte . Dans un rapport publié par Human Right Watch, l'ONG pointe la situation de Salwa Iskandar Hanna, une Bahaï (un mouvement philosophico-religieux fondé au 19e siècle) qui est morte en 2005 et dont la famille n'a pas pu enterrer son corps faut d'obtenir un certificat de décès... 
...Une campagne a été lancée en réaction sur les réseaux sociaux depuis le 12 avril dernier par des militants laïcs qui veulent protester contre la mention de leur confession personnelle sur les documents officiels, notamment la carte d'identité, rapporte Jeune Afrique. Pour cela, ils invitent tous les concitoyens d'Egypte à couvrir d'une étiquette l'indication de leur religion et d'écrire "ça ne regarde personne" ou simplement "être humain".
  ...Ils ont créé un groupe Facebook "ça me regarde". Pour l'instant, le mouvement ne déchaîne pas les foules mais près d'un millier de personnes ont déjà "liké" cette page. 

lundi 22 avril 2013

Maroc: la mort pour tout musulman qui change de religion ?

Désolé, j'ai écrit "Tunisie" dans le titre , les lecteurs auront corrigé d'eux mêmes:
Lakome, un journal tunisien : L'institution présidée par Mohammed VI, "Commandeur des croyants", vient d'émettre une fatwa affirmant que le musulman qui change de croyance (règle de l'apostasie) mérite la peine de mort, selon le quotidien «Akhbar Al Youm".

Selon le quotidien «Akhbar Al Youm" de ce mardi, le Conseil supérieur des Oulémas vient d'émettre une fatwa interdisant aux musulmans la liberté de croyance (déjà interdite par le code pénal marocain). Cette fatwa a été sollicitée par la délégation ministérielle des droits de l'Homme, dirigée par El Mahjoub El Haiba, dans le cadre de la préparation du rapport périodique relatif aux droits civiques et politiques.
Le journal ajoute que le Conseil des Oulémas a émis cet «avis juridique» comme réponse officielle à la délégation interministérielle, affirmant que le musulman qui change de croyance (règle de l'apostasie) mérite la peine de mort.

mercredi 17 avril 2013

En 2 ans , 500 filles coptes ont disparu en Egypte

Les  filles chrétiennes disparues laissent des pistes de larmes
Par Cam McGrath InterPressService

Des centaines de filles coptes ont disparu  Credit: Cam McGrath/IPS.

LE CAIRE, 16 avril 2013 (IPS) - Dans la ville portuaire égyptienne d'Alexandrie, quand une jeune fille chrétienne disparaît , sa famille fera appel à un certain cheikh musulman dans la ville voisine d'El-Ameriya.

Les militants des droits de l'homme affirment que ce dirigeant salafiste ultra-conservateur qui tolère le mariage des filles dès l'âge de neuf ans, a pour habitude de faire enlever  des filles chrétiennes coptes, les forcer à se convertir à l'islam et a épouser des hommes musulmans,  .

Ainsi le cheikh et ses ouailles sont le point de départ naturel de toute enquête sur la disparition de filles mineures chrétiennes. Et, selon les militants, c'est généralement là où ils les trouvent.

«Chaque fois qu'une jeune fille disparaît dans le secteur, la piste mène à ce cheikh», dit Mamdouh Nakhla, président de l'Organisation des droits de l'homme, Al Kalema.

Dans une affaire récente, une fille copte, âgée de 13 ans, originaire d'un village près d'Alexandrie aurait été enlevée et détenue pendant plus d'une semaine tandis que ses ravisseurs ont essayé de la forcer à renoncer à sa religion.

Selon son témoignage, elle a été droguée et  inconsciente dans le taxi qui la ramenait de l'école à la maison. Elle s'est réveillée dans une maison isolée avec deux cheikhs salafistes et une femme âgée. Ses ravisseurs l'ont forcée à porter le niqab, un voile intégral couvrant le corps et le visage, ils l'ont battue quand elle a refusé de se convertir à l'islam.

Girgis affirme qu'elle a été libérée neuf jours plus tard lorsque le cheikhs sont devenus nerveux après que sa famille a organisé de grandes manifestations pour réclamer son retour. Les salafistes l'ont remis à la police, qui, craignant que son témoignage ne déclenche des affrontements religieux  a fait pression sur elle pour qu'elle témoigne qu'elle est volontairement allée voir ce cheikh pour se convertir à l'Islam.

"La seule chose inhabituelle (sur cette affaire), c'est que la jeune fille a été rendue», dit Nakhla. "Ce n'est que dans un cas à ma connaissance que la fille kidnappée à été autorisée d'appeler ses parents, dans tous les autres cas, on n'a plus jamais entendu parler d'aucune des jeunes filles."

Les ONG qui se consacrent aux droits de chrétiens disent que des enlèvements et des conversions forcées de jeunes filles coptes égyptiens durent depuis des décennies sous le nez des autorités locales. Mais la fréquence des enlèvements a augmenté de façon alarmante depuis le soulèvement de 2011 qui a renversé le dictateur Hosni Moubarak et a amené au pouvoir un gouvernement islamiste.

Plus de 500 jeunes filles chrétiennes ont été enlevés au cours des deux dernières années, selon l'Association des victimes d'enlèvement et de disparitions forcées (AVAFD), qui documente les disparitions. Un nombre croissant de cas concernent des filles âgées de 13 à 17 ans.

Le chef de l'AVAFD, Abram Louis,  affirme que les filles enlevées sont emmenées dans des maisons qui ne servent qu'a ça, où elles sont manipulées ou subissent des chantages pour se convertir à l'islam puis se marier de force à des hommes musulmans, souvent pour servir de seconde épouse.

«Si nous informons la police où la jeune fille kidnappée est maintenue, ils informent les salafistes, qui l’emmènent aussitôt dans une autre maison, puis nous en perdons la trace», Louis a déclaré, dans une  interview récente.

"L'Egypte a des lois en vigueur pour protéger les filles de moins de 18, mais les salafistes ne les acceptent pas,» dit Amal Abdel Hadi, directeur de la Fondation New Woman. "Pour eux, une jeune fille est seulement un mineur jusqu'à ce qu'elle ait ses premières règles."

Cependant, les dirigeants salafistes ont catégoriquement nié tout rôle dans l'enlèvement des filles chrétiennes ou du prosélytisme énergique. Ils affirment qu'à la mesure de leur connaissance, les filles sont converties à l'islam de leur plein gré, dans certains cas, après être tombée amoureuse d'un homme musulman.

Ishaak Ibrahim, une chercheuse sur les droits religieux à l'Initiative Égyptienne pour les Droits Personnels (EIPR), explique que les histoires d'amour interconfessionnelles et les conversions par amour sont des questions dangereusement provocatrices en Egypte. Les rumeurs d'un tel cas suffisent à déclencher des flambées de violence sectaire.

Il a dit que la plupart des enlèvements présumés impliquent les jeunes filles chrétiennes qui lui semblent s'être converties à l'islam pour échapper à de mauvaises relations avec leurs familles, ou après avoir eu des relations pré-maritales (tabou dans la culture égyptienne conservateur) avec les hommes musulmans.

«Les filles semblent avoir choisi de changer de religion", a déclaré Ibrahim à IPS. "Mais parce que la famille a honte, et parce que la police n'enquête pas pour trouver leur fille, la famille choisit le récit le plus simple, c'est-à-dire que la jeune fille a été kidnappée par des extrémistes musulmans."

Ces cas ne posent un problème lorsque la fille est mineure, dit-il,  la loi Égyptienne sur l'enfance criminalise le mariage de n'importe quelle fille de moins de 18 ans, même si c'est de sa propre volonté.

Mais Nakhla, qui représente les familles des 20  filles coptes disparues, dit qu'il ya des signes clairs que les jeunes filles ont été forcées a se convertir et a se marier.

Se référant à un cas récent, il demande s'il est logique qu'une fille chrétienne de 15 ans décide soudainement de se convertir à l'islam et de servir de deuxième femme, sans aucun droit, à un cheikh salafiste ,son aîné de plus de 40 ans. La jeune fille n'a jamais parlé ni écrit à ses parents depuis sa disparition - un comportement inhabituel dans un pays où les liens familiaux sont profonds.

"En Egypte, c'est un crime de se marier un mineur, et vous ne pouvez pas légalement changer de religion jusqu'à ce qu'a la majorité-après 18 ans ... Pourtant, le gouvernement refuse d'enquêter sur ces cas et d'arrêter les responsables», se plaint Nakhla.

Ibrahim affirme que tous les Egyptiens devraient avoir le droit de changer de religion, et ce, à tout moment.Il insiste aussi que les autorités ont aussi la responsabilité de veiller à ce que les femmes - en particulier les mineures - soient protégées contre la coercition et l'exploitation.

"La famille devrait être autorisé à rencontrer sa fille et obtenir une explication sur ce qu'elle veut de sa propre bouche et ce en présence du ministère public," dit-il.

Les Leaders salafistes ont rejeté toute intervention de l'État, et ont mis en garde contre les tentatives de la part des parents et des organisations de défense des droits de l'homme de rendre les filles à leurs familles.

lundi 15 avril 2013

Turquie: un pianiste condamné pour insulte à l'islam


Ouest-France  Un tribunal d’Istanbul a condamné ce lundi le célèbre pianiste-compositeur turc Fazil Say à dix mois de prison avec sursis pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des propos jugés blasphématoires à l’endroit de la religion musulmane.
Fazil Say, qui n’était pas présent à l’audience, a été reconnu coupable d’« insulte aux valeurs religieuses d’une partie de la population » après avoir publié sur son compte Twitter des tirades provocatrices sur les musulmans et l’islam.

Je re-poste des extraits de l'article d'Abigail E Esman sur ce sujet que j'ai adapté ici.


Les accusations portées contre Say ont été intentée après que le musicien de 42 ans, a plaisanté sur Twitter au sujet d'un appel à la prière qui a dure moins d'une minute.
Dans le tweet diffusé aux milliers de ses abonnés, l'athée Say, qui ne s'en cache pas, a écrit: «Pourquoi une telle précipitation? Avez-vous une maîtresse qui vous attend, ou du raki [un alcool fort équivalent d'un pastis]  sur la table? " 
Des accusations ont été également portées contre lui pour un autre tweet, dans lequel il citait Omar Khayyam [un célèbre poète classique]  : "Vous dites que des rivières de vin coulent au paradis. Le paradis est-il une taverne pour vous ? Vous dites que deux vierges y attendent chaque croyant. Le paradis est-il un bordel pour vous ?" 

Ce qui est important à ce sujet est que les tweets de Say étaient, en fait, un «retweet» - la ré-publication d'un commentaire twitter lancé par une autre personne. En outre, des centaines, sinon des milliers d'autres personnes avaient également tweeté le même texte. Pourquoi alors, ne montrer du doigt que Say? 
L'affaire a fait la une dans le monde entier. Dans une interview accordée à Newsweek en Juin dernier Juin, Say s'est défendu en disant: «Je n'ai pas insulté l'Islam. J'ai retweeté un vers que je trouvais drôle. La même nuit, 165 autres personnes ont retweeté ce même vers, mais je suis le seul à être jugé. " 

De nombreux chroniqueurs en Turquie ont exprimé des préoccupations au sujet de l'imposition de la religion dans leur Etat kémaliste sécularisé, à commencer par l'introduction de l'enseignements du Coran et de l'étude de la vie de Mahomet dans les écoles publiques en passant par la censure de Darwin (dont on enseigne dans un livre scolaire qu'il était un Juif qui "détestait son front proéminent, son gros nez et ses dents déformées") et les nouveaux plans du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan pour construire la plus grande mosquée du pays (avec les plus hauts minarets du monde).


jeudi 14 mars 2013

Critiquer l'Islam en Tunisie : 7 ans ferme


Amnesty International : La Tunisie doit célébrer sa Journée nationale de la liberté d'Internet, le 13 mars, en libérant immédiatement et sans condition Jabeur Mejri, blogueur de 28 ans emprisonné depuis plus d'un an, a déclaré Amnesty International.  
« L'ironie veut que, le 13 mars 2012, à l'heure où le président Moncef Marzouki prononçait un discours en l'honneur des blogueurs, un tribunal jugeait Jabeur Mejri pour ses commentaires en ligne », a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.  
Jabeur Mejri a été arrêté le 5 mars 2012 et condamné le 28 mars à sept ans et demi de prison assortis d'une amende de 1 200 dinars (580 euros) par un tribunal de Mahdia, dans l'est de la Tunisie, pour des commentaires jugés insultants pour l'islam et les musulmans.
Le 23 juin 2012, la cour d'appel de Monastir a confirmé sa condamnation et sa peine. Ses avocats ont ensuite saisi la Cour de cassation, qui ne s'est pas encore prononcée. 

mardi 29 janvier 2013

Où va la Turquie?

Abigail R Esman a présenté l'évolution inquiétante de la Turquie qui l'éloigne chaque jour un peu plus des idéaux démocratiques occidentaux. Je l'ai adapté et rajouté des liens en référence.


Le gouvernement turc persécute les artistes et les journalistes 


Islamo-fascisme: Une expression à la mode qui est si controversée parmi les experts et les commentateurs depuis les attentats du 9/11. Ce terme pose un certain nombre de questions, en particulier en ce qui concerne les gouvernements des pays musulmans: l'islam politique est une idéologie fasciste? L'Islam peut-il cohabiter avec la démocratie? Quelle est la différence entre le nationalisme et l'islamisme dans un Etat islamique?

Ce sont précisément les questions qui se posent de plus en plus  face à une série d'arrestations, de poursuites et, plus récemment, des allégations d'assassinat commandité par l'Etat en Turquie au cours des derniers mois, et qui ont attiré les attentions, non seulement des médias internationaux, mais aussi des organisations des droits de l'homme dans le monde entier.
Depuis longtemps, le gouvernement actuel de la Turquie, qui est dirigé par le parti islamiste de la justice et de la liberté, l'AKP, prend des décisions qui suscitent des accusations d'islamisme et de dérive vers une dictature fasciste. 

Voici les agissements qui ont particulièrement alarmé les militants des droits humains à l'étranger et les défenseurs pro-démocratie turcs:


-L'emprisonnement continu de journalistes [42 journalistes et 30 collaborateurs].

-L'arrestation en avril dernier du pianiste et compositeur, de renommée mondiale, Fazil Say, pour avoir insulté Islam.
-L'inculpation pour «dénigrement de l'Etat" au début de ce mois de la branche turque du PEN-International (une ONG des droits de l'homme, en particulier pour la liberté de l'expression, la liberté des artistes et le respect du patrimoine culturel) à cause de leur défense de M. Say.


Les accusations portées contre Say ont été intentée après que le musicien de 42 ans, a plaisanté sur Twitter au sujet d'un appel à la prière qui a dure moins d'une minute.Dans le tweet diffusé aux milliers de ses abonnés, l'athée Say, qui ne s'en cache pas, a écrit: «Pourquoi une telle précipitation? Avez-vous une maîtresse qui vous attend, ou du raki [un alcool fort équivalent d'un pastis]  sur la table? "

Les fondamentalistes musulmans n'étaient pas contents. Les références à une maîtresse et au raki , une boisson alcoolisée, étaient inappropriées et insultants, disaient-ils, ce qui a conduit les procureurs de l'inculper pour «inimitié publique" et "dénigrement de l'Islam." S'il est reconnu coupable lors du procès qui commence dans un mois, Say risque une peine d'emprisonnement de 18 mois.

Mais la plaisanterie n'a pas été le seul méfait de Say. Des accusations ont été également portées contre lui pour un autre tweet, dans lequel il citait Omar Khayyam [un célèbre poète classique]  : "Vous dites que des rivières de vin coulent au paradis. Le paradis est-il une taverne pour vous ? Vous dites que deux vierges y attendent chaque croyant. Le paradis est-il un bordel pour vous ?"

Ce qui est important à ce sujet est que les tweets de Say étaient, en fait, un «retweet» - la ré-publication d'un commentaire twitter lancé par une autre personne. En outre, des centaines, sinon des milliers d'autres personnes avaient également tweeté le même texte. Pourquoi alors, ne montrer du doigt que Say?

L'affaire a fait la une dans le monde entier. Dans une interview accordée à Newsweek en Juin dernier Juin, Say s'est défendu en disant: «Je n'ai pas insulté l'Islam. J'ai retweeté un vers que je trouvais drôle. La même nuit, 165 autres personnes ont retweeté ce même vers, mais je suis le seul à être jugé. "

Ni Say et ni son manager n'ont répondu à mes demandes de commentaires complémentaires sur le cas. Il est dit qu'il ne s'exprime plus à la presse sur ce sujet - une position compréhensible, si elle est vraie.

Mais les partisans du pianiste de 42 ans - qui a joué avec l'Orchestre philharmonique de New York, entre autres - continuent de parler. En Juin, la branche turque du PEN a publié une déclaration condamnant la poursuite de Say: «La communauté internationale a été mise en état d'alerte face à la dérive fasciste en Turquie», ont ils écrit.

Aujourd'hui, six mois plus tard - ironiquement, au cours de la même semaine où le gouvernement turc a annulé une interdiction de plus de 1.000 livres - Les dirigeants du PEN-Turquie ont été convoqués au bureau du procureur général pour des accusations de violation de l'article 301 du code pénal, qui interdit "le  dénigrement de l'Etat. "(l'article 301 a également été utilisé contre le romancier Orhan Pamuk quand il a accusé l'Etat turc du meurtre de 30.000 Kurdes et d'un million d'Arméniens, et contre le journaliste Hrant Dink, qui ensuite a été assassiné.)


L'accusaion a surpris les dirigeants du PEN. «Nous n'avons jamais pensé que parce qu'une déclaration faite par le PEN en faveur d'un génie, un écrivain, un musicien - nous ne nous attendions pas à cela", a déclaré, Zanep Oral, visiblement encore étourdi. Il dirige le comité exécutif du PEN-Turquie. 
"Et le truc, c'est que je suis un journaliste qui a travaillé au cours des 40 dernières années. J'ai vu de nombreux coups d'Etat militaires. Et on a toujours su ce pourquoi on se battait, et ce que nous étions contre.Maintenant, que nous sommes censés être dans une démocratie progressiste - l'administration actuelle l'appelle une «démocratie progressive». Mais si c'est ça le progrès de la démocratie, je ne sais pas à quoi il faut s'attendre. "
C'est, en effet, est la question brûlante.


Alors que la persécution du PEN dans ce cas tourne autour du «dénigrement de l'État» et non du «dénigrement de la religion», beaucoup se demandent maintenant si les deux concepts ne sont pas devenus un seul et même - ou si le vrai problème avec la déclaration du PEN n'était pas l'utilisation du mot «fascisme», mais le fait qu'ils sont venus à la défense de quelqu'un qui aurait insulté l'islam.

C'est , après tout, le gouvernement qui se définit par son "devoir d'élever des générations religieuses», et par le motto : «une nation, un pays, un État, et une seule religion" - a observé en juillet dernier Ihsan Yilmaz, chroniqueur du journal "Aujourd'hui Zaman"  et Professeur de science politique à Université  Fatih.
Pourtant, une fois joint par e-mail, Yilmaz s'éloigna de ses commentaires antérieurs. "Ceux qui critiquent l'AKP en raison de l'islamisation croissante» a t-il répondu  "ont des problèmes de phobie de l'islam ou du moins de l'orient" - une déclaration surprenante étant donné le nombre de musulmans turcs qui craignent l'islamisation de leur pays par l'AKP , et considérant les propres écrits de Yilmaz datant d'il y a à peine six mois. 
Même ainsi, Yilmaz s'est dit préoccupé par le traitement des cas Fazil Say. "Traîner M. Say en justice pour ses remarques brutales est une erreur», dit-il. Mais si Yilmaz a fait machine arrière, d'autres ne l'ont pas fait. De nombreux chroniqueurs en Turquie ont exprimé des préoccupations au sujet de l'imposition de la religion dans leur Etat kémaliste sécularisé, à commencer par l'introduction de l'enseignements du Coran et de l'étude de la vie de Mahomet dans les écoles publiques en passant par la censure de Darwin (dont on enseigne dans un livre scolaire qu'il était un Juif qui "détestait son front proéminent, son gros nez et ses dents déformées") et les nouveaux plans du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan pour construire la plus grande mosquée du pays (avec les plus hauts minarets du monde).


Il apparait de plus en plus que "dénigrement de l'état" et "dénigrement de l'islam» deviennent une seule et même chose dans cette république autrefois sécularisée, tous deux sont punis par la loi, avec la menace de la prison suspendue au-dessus des têtes des libres penseurs du pays - ses musiciens, ses artistes, ses journalistes, ses poètes - ceux qui en fait, détiennent les clés de l'esprit et de l'avenir de la Turquie. 


Alors, est-ce du «Fascisme» ?  De l'«Islamisme» ?  De  l'«Islamo-fascisme» ?

C'est à vous de décider.
Pour être régulièrement  mis au courant (en anglais) sur la menace de l'islam radical cliquez ici
For regular updates about the threat of radical Islam click here. 
Abigail R. Esman, un auteur qui a robtenu des nombreux prix, est basée à New York et aux Pays-Bas, elle a écrit récemment  "Radical State: How Jihad Is Winning Over Democracy in the West"

vendredi 19 octobre 2012

La Turquie est elle toujours laïque? Le pianiste Fazil Say est en procès pour atteinte aux valeurs de l'Islam.


Le Figaro


Fazil Say, icône de la Turquie moderne et fervent défenseur des valeurs laïques, est en procès pour «atteinte aux valeurs religieuses de l'islam.»
En cause? Plusieurs déclarations lapidaires de l'artiste sur son compte Twitter, en avril. L'une moquait un chant quelque peu hâtif du muezzin et suggérait que le religieux devait être occupé par une affaire amoureuse urgente ou un repas arrosé au raki.
Dans une déclaration rapportée mercredi par le quotidien turc Hürriyet, Say affirme avoir passé toute sa vie de musicien «à vouloir comprendre la culture, l'histoire et l'esprit de ce pays», dénonçant «une attaque d'autant plus insupportable» qu'il fut l'un des principaux ambassadeurs pour l'entrée de la Turquie dans l'Europe. Il a aussi redit sa conviction profonde que la liberté de pensée et de parole était «un droit pour tout individu».
Bien qu'il ait hier rejeté en bloc toutes les accusations, son acquittement a pour le moment été refusé. La prochaine audience est fixée au 18 février.

lundi 8 octobre 2012

La police israélienne expulse des juifs du mont du Temple

Depuis le temps du roi David jusqu’à la destruction de sa seconde incarnation (d'Hérode) par les païens  romains,  le Temple dominait Jérusalem et était le centre religieux juif.
Voici à quoi il ressemblait du temps de Jésus:
Photo : Agapebiblestudy
Le plus grand bâtiment est le Saint des Saints , le lieu du séjour de Dieu sur terre. Seul le Grand Prêtre avait le droit d'y entrer, et encore , qu'une fois par an, le jour du Kippour.

Les Romains l'ont détruit en 70 et ont tenté d'éparpiller les pierres. Mais des pierres trop lourdes sont restées et le mur extérieur ouest du Temple en est le vestige visible.  Les musulmans se sont appropriés le mont du Temple comme les byzantins avant eux et ont construit une mosquée à l'endroit présumé du Saint des Saints.

Il est facile de comprendre l'importance de l'endroit pour le judaïsme. Entre 1948 et 1967 les juifs ont été expulsés de Jérusalem, 56 synagogues ont été détruites par la Jordanie et aucun juif n'a eu l'autorisation de prier ne serait ce qu'au mur extérieur dit "mur des lamentations". Ce mur n'est que le mur externe du complexe du temple et n'est pas saint en soi. C'est simplement l'endroit le plus proche du Saint des Saints qui soit encore accessible aux juifs.

Il faut comprendre qu'a la réunification de Jérusalem, en 1967, Moshé Dayan a abusé de son autorité pour confier l'entière gestion du mont du Temple à une autorité MUSULMANE - le WAQF.
Non seulement Dayan a abandonné le lieu le plus sacré du judaïsme aux musulmans mais de plus il a maintenu l'interdiction faite aux juifs depuis deux mille ans de prier sur le site lui même: la Police ISRAÉLIENNE surveille et expulse tout juif ( ou chrétien) qui semblerait prier sur l’esplanade du mont du Temple.

En voilà la démonstration (Arutz7) : des musulmans ont provoqué un esclandre sur l’esplanade , la police a décidé de barrer (temporairement) l'entrée du mont aux Juifs et a eux seuls.Ils étaient très nombreux (comme tous les ans)  en ces temps de fête religieuse a vouloir y entrer.
Policier israélien en train d’empêcher un juif d'aller sur l'esplanade du mont du Temple





Il est temps de rendre aux juifs le droit de prier sur l'esplanade du Mont du Temple! 

vendredi 14 septembre 2012

L'identité de "Sam Bacile" est sans importance , l’important c'est la liberté.

France 24 reprend l'enquête sur l'identité de  "Sam Bacile" producteur du film "L'innocence des musulmans" :

extrait:
"Associated Press a également cherché à joindre Sam Bacile et a obtenu son téléphone auprès de Morris Sadek, un copte américain, directeur du "National American Coptic Assembly", qui a promu le film en envoyant un e-mail à plusieurs rédactions américaines. L’agence de presse américaine a fini par rencontrer un dénommé Nakoula Basseley Nakoula, se présentant comme un chrétien copte à la tête d'une société de production ayant financé "L’innocence des musulmans". L’homme nie être Sam Bacile."

Mais est ce important de connaître l'identité et les motifs de cet homme? Les morts sont américains, ne réagissons nous pas comme ces gens qui accusent la victime d'un viol de l'avoir "cherché"?
Nous devrions plutôt nous pencher sur les racines de la violence dans le monde musulman. Comment se fait-il que ce monde là ne tolère pas le blasphème? Il faut examiner et le Coran et les traditions d'où est issue la loi de l'islam : la Charia. Le faire ce n'est pas de l'islamophobie.

 Dans le monde Judéo-Chrétien la liberté religieuse est universellement reconnue depuis prés de 200 ans. Elle implique le droit de blasphémer car la croyance religieuses , la foi de l'un est déjà un blasphème pour l'autre.
Et comme en Occident nous acceptons la liberté de conscience, implicitement,  nous acceptons la liberté de blasphémer.

La liberté est le pilier de notre civilisation. Ce n'est pas le cas de la civilisation de l'Islam. D'où des réactions violentes à la moindre critique comme nous l'avons constaté lors du discours de Ratisbonne du Pape Benoît XVI ou des caricatures dites "de Mahomet" . Réactions violentes commises non pas par une " infime minorité", mais par une forte minorité violente avec l'approbation de la majorité silencieuse.

A l'inverse, lorsqu'un député israélien à déchiré publiquement un Évangile, ou en France lorsqu'une pièce de théâtre s'est moqué, des excréments à l'appui, du Christ,  aucune violence n'a éclaté dans le monde. De même, en Israël des athées militants mettent régulièrement le judaïsme en dérision sans conséquences. Et une Gay Pride a eu lieu cette année à Jérusalem sans heurts. Et lorsque " l'antisioniste " Dieudonné joue des sketchs antisémites (voir son film franco-iranien "L'antisémite")  personne n'attaque l'ambassade de France en Israël.

Les gouvernements des pays musulmans sont contre la liberté d'expression. En effet la Conférence des Pays Islamiques (57 Etats) milite depuis des années à l'ONU et partout où ils peuvent , pour imposer des restrictions sur la liberté d'expression, la liberté de critiquer une religion-la leur. C'est dans leur déclaration islamique des droits de l'homme (article 11: " Il n'est de servitude qu'à l'égard de Dieu") . Ainsi ils contribuent à rendre la violence honorable.

Après avoir condamné l'attaque de Benghazi, Mohamed Morsi, président égyptien a appelé Obama pour réclamer une loi anti-blasphème aux USA:  "Je lui ai dit qu'il fallait prendre des mesures juridiques de dissuasion à l'encontre de tous ceux qui veulent nuire aux relations entre les peuples, et tout particulièrement entre le peuple égyptien et celui des Etats-Unis"

Ici même , en France,  le recteur de la grande Mosquée de Paris a accusé le film d'être "blasphématoire et islamophobe qui est la cause directe de cette violence meurtrière", innocentant du même coup les terroristes jihadistes auteurs de l'attaque en Libye.  La cause directe de cette violence meurtrière est que de trop nombreux musulmans sont prêts à tuer ceux qui ne sont d'accord avec eux.  Le film n'est qu'un prétexte.
Tous les jours des vidéos sont diffusées sur l'islam comme pa exemple celle du britannique Pat Condell, sans réaction. Il s'agit d'une attaque préméditée à la date anniversaire du 11 Septembre par les héritiers de Ben Laden.

Plus l'occident réagira par l’apaisement des musulmans plus en fait on favorisera les musulmans extrémistes.
Nous devons aider les musulmans modérés (et il y en a ) a militer pour une "renaissance", une reforme radicale de l'islam. Ils sont bien faibles face aux milliards de l'Arabie Saoudite et du Qatar qui ne font que plonger leur monde dans l'obscurantisme moyenâgeux. Nous devons garder nos distances avec tous ceux qui sont ennemis de notre valeur fondamentale : la liberté.

mercredi 29 août 2012

Maroc, il mange en public pendant le Ramadan : trois mois ferme



AFP Un jeune marocain a été condamné à trois mois de prison ferme pour avoir rompu publiquement le jeûne pendant le mois de ramadan à Rabat, a indiqué mardi une source judiciaire.

"Ce jeune a été arrêté par la police alors qu'il était en train de manger publiquement dans la médina de Rabat. Le verdict a été rendu vendredi", selon la même source.

L'article 222 du code pénal marocain punit la rupture publique du jeûne pendant le mois de ramadan d'une peine pouvant aller jusqu'à six mois ferme.

"Au cours de son interrogatoire, il a affirmé qu'il avait accompli cet acte par conviction et que cela faisait partie de sa liberté individuelle", a indiqué Abdelhamid Amine, vice-président de l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH), joint par téléphone.

Le condamné a la possibilité de faire appel de ce jugement.

Des jeunes marocains ont créé récemment sur Facebook un groupe appelé "Masayminch" ("nous ne jeûnons pas" en arabe dialectal) pour "défendre le droit de ne pas jeûner pour les non-croyants".


jeudi 2 août 2012

Chez les Palestiniens modérés du FATAH, manger pendant le Ramadan vaut un mois de prison

Comment s’étonner de l'émigration des chrétiens après avoir lu cette info captée et traduite par Palwatch (que danilette a publiée avant moi) ? 


Ils mangent en public pendant le Ramadan : 
Six Palestiniens arrêtés, 

un condamné à un mois de prison.

Président de la Cour Suprême de la Charia de l'Autorité Palestinienne (FATAH) : 
«Nos rues sont islamiques",
par conséquent,
même les non-musulmans doivent être
"sévèrement punis" s'ils mangent dans les lieux publiques

par Itamar Marcus et Barbara Crook

Six personnes ont été arrêtées et l'un d'entre eux a été condamné à un mois de prison pour avoir mangé en public pendant le mois de Ramadan, selon le quotidien officiel de l'Autorité palestinienne. 

Selon la loi islamique, il est interdit de manger du lever au coucher du soleil pendant tout le mois du Ramadan. 

En outre, le Président de la Cour suprême pour la Charia de l'Autorité Palestinienne affirme que la loi devrait interdire, y compris pour les non-musulmans et ceux qui ne peuvent pas jeûner pour des raisons de santé, de manger en public pendant le mois du Ramadan. 

Le Sheikh Yusuf Ida'is a expliqué : «Nos rues sont islamiques", et la législation devrait être adoptée pour "punir sévèrement" toute personne qui mange publiquement durant le Ramadan. 

Le Cheikh Ida'is a été nommé président du tribunal Charia par décret présidentiel de Mahmoud Abbas en Janvier 2012. Il est à noter qu'environ 10 pour cent des Palestiniens en Cisjordanie sont chrétiens. Cliquez ici pour voir le clip 



Extraits des journaux :


"Le tribunal de Jéricho a condamné  hier un homme qui a mangé en public pendant le mois béni du Ramadan à un mois de prison ."
[ Al-Hayat Al-Jadida , 30 Juillet, 2012 ]
                                                             [et Palestine News Network du 29 Juillet 2012]


"La police a arrêté cinq personnes qui ont profané la sainteté du mois de Ramadan en mangeant en public pendant la journée, dans la ville de Naplouse."
[ Al-Hayat Al-Jadida , 29 Juillet, 2012]
                                                                                                             et [Al Quds , 28 Juillet 2012]
Interview télévisée PA avec le Président de la Cour suprême pour la Charia de l'Autorité Palestinienne, le Sheikh Yusuf Ida'is :

Animatrice : «Si quelqu'un ne jeûne pas pour une raison quelconque [au cours du mois du Ramadan] soit parce qu'il est d'une autre religion  ou pour des raisons de santé, c'est son droit. 

Cependant, il rompt l'esprit du Ramadan en mangeant ou en buvant en public ou au travail. . "

 Sheikh Ida'is : ".. Nous devons surveiller les rues et punir sévèrement tous ceux qui [mangent] en public pendant le Ramadan, c'est la responsabilité des forces de sécurité. 

Nos  rues [palestiniennes] sont islamiques, loué soit Allah.

Toute personne surprise en train de commettre ce péché en public pendant le Ramadan doit être emprisonnée jusqu'à la fin du Ramadan, comme exemple pour les autres. J'appelle les autres, [les non-musulmans], à faire preuve de considération pour les sentiments des musulmans . "
[PA TV (Fatah), Juillet 22, 2012]

jeudi 19 juillet 2012

Un député israélien déchire le Nouveau Testament avec la Torah, envoyés par des Juifs messianiques

Nous assistons à une véritable expérience sociale grandeur nature : des Juifs messianiques ( qui croient que Jésus est le messie) de la Société Biblique israélienne ont envoyé des Bibles (regroupant l'Ancien et le Nouveau Testament) avec-une première- des références et annotations en hébreu  aux  députés du Parlement israélien. Etant donné les siècles de conversions forcées et de persécution des Juifs par les chrétiens, un tel acte est perçu comme une agression par les Juifs. Un député, Michael Ben Ari, a déchiré publiquement le livre et a exprimé son mépris pour le Nouveau Testament et pour les Juifs messianiques.

A part cette réaction outrancière, il ne s'est rien passé d'autre.

Les chrétiens n'ont réagi que par un communiqué.

Le président du parlement israélien a condamné le député, non seulement pour avoir sali la réputation du parlement, mais aussi parce que c'est contraire à l’esprit démocratique de liberté d'expression et que c'est manquer de respect pour d'autres confessions religieuses.

Les réactions des uns et des autres, sans aucune violence, sont à comparer à ce qui se passe dans le monde musulman...


Le Matin - AFP publie l'info sous le titre :
Un député d'extrême droite déchire le Nouveau Testament
En fait il a déchiré l'ancien testament avec le nouveau comme on peut le lire dans la nouvelle elle-même. 
 Un député israélien d’extrême droite a déchiré une copie du Nouveau Testament pour dénoncer l’envoi aux membres du Parlement de ce livre "méprisable", rapportent mardi des médias israéliens.

Michael Ben Ari, du parti d’opposition l’Union nationale, est un des parlementaires à avoir reçu par la poste une copie du "Livre des Testaments", qui contient la Bible ainsi que le Nouveau Testament, de la part de la Société biblique israélienne.
"A jeter à la poubelle" "Ce livre méprisable a entraîné le meurtre de millions de Juifs durant l’Inquisition», a affirmé Michael Ben Ari au site internet NRG-Maariv. "C’est une horrible provocation missionnaire de la part de l’Eglise. Ce livre et ceux qui l’ont envoyé devraient être jetés dans les poubelles de l’Histoire", a-t-il ajouté.
Ben Ari a posé pour cette photo choquante :



Seule l'agence de presse russe RIAN a informé sur la réaction du président du parlement israélien, aucun autre média francophone n'en parle à ma connaissance :

Le président de la Knesset (parlement israélien) Reuven Rivlin a condamné cet acte du député.  "La démocratie, c'est la liberté d'expression, non pas la liberté d'ignorer les sentiments des adeptes d'autres religions (…). Imaginez ce qui arriverait si un député d'un autre pays brûlait les textes sacrés juifs", a déclaré le haut responsable dans une interview à la radio Arutz 7.


Le patriarcat Latin de Terre Sainte a condamné les propos et l'acte du député israélien mais aussi la Société Biblique Israélienne qui a envoyé ces bibles aux 120 députés de la Knesset :
L’AOCTS [Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte] est choquée et réprouve cet acte irrévérencieux à l’égard des chrétiens méprisés ainsi dans leur foi.
L’AOCTS condamne donc cet acte de lacération et les commentaires outranciers de Michael Ben Ari. 

L’AOCTS critique aussi la manière de faire de la Société biblique israélienne. On n’envoie pas ainsi le Nouveau Testament par voie postale, par respect pour la Parole de Dieu et par respect pour ceux qui ne partagent pas la même foi.
Le dialogue interreligieux ne pourra porter ses fruits que dans des paroles et des actes de respect réciproques.

mardi 17 juillet 2012

Conversions forcées à Gaza : la police ne peut rien faire

Romandie.com

L'Église orthodoxe de Gaza accuse un groupe islamiste de convertir de force les Chrétiens à l'Islam afin de supprimer toute présence chrétienne dans la bande de Gaza. Ce groupe islamiste utiliserait des méthodes douteuses telles que le chantage, la peur, les pressions ainsi que des substances chimiques pour contrôler et terroriser. L'Église orthodoxe de Gaza a demandé au Premier ministre (du gouvernement du Hamas) Ismaïl Haniyeh d'arrêter immédiatement ce mouvement islamiste et lui a fait part de la nécessité de rendre à leur famille les personnes converties.
Cependant, lorsque le père d'un des convertis a demandé l'aide de la police, celle-ci lui a dit qu'elle ne pouvait pas intervenir, en raison d'une fatwa d'un ouléma, Salem Salama, député du Hamas, appelant à protéger tout chrétien converti à l'islam

Les chrétiens de Gaza manifestent contre les conversions forcées

De 3500 avant le départ d'Israël, ils ne sont plus que 1500 chrétiens à Gaza.
Manifestation pour Ramez al Amash
enlevé et converti de force à l'Islam
Photo AP

Israel Hayom - AP via JSS....des dizaines de chrétiens de Gaza ont organisé une manifestation publique, affirmant qu’au moins deux fidèles ont été convertis de force à l’islam et qu'ils sont retenus contre leur volonté.

L’église de Gaza 
Le minaret est plus haut...
La manifestation, petite mais bruyante, a mis en avant une situation de plus en plus désespérée pour cette toute petite minorité. Devant l’église de Saint Porphyre, les chrétiens réclamaient le retour des convertis.
Les manifestants ont tapé sur une cloche d’église et ont scandé: « Avec notre esprit, avec notre sang nous nous sacrifierons pour toi, Jésus. »

samedi 14 juillet 2012

Des marocains mangeront en public pendant le Ramadan, chapeau !

La loi marocaine punit les musulmans qui rompent le jeûne du Ramadan et la pression sociale est énorme.
Des marocains s'organisent en vue du Ramadan 2012 pour manifester contre l'interdiction de manger en public. Ils vont donc le faire et se filmer. Tous mes voeux les accompagnent. Qu'ils s'en sortent libres, sains et saufs !



Slate , ....Ils ont lancé un appel sur Facebook pour revendiquer leur droit de ne pas jeûner au Maroc dans la continuité du groupe MALI (Mouvement alternatif pour les libertés individuelles, créé en 2009, Ndlr), rapporte Yabiladi. ....extraits : 
....L’article 222 du Code pénal marocain qui prévoit des sanctions contre les Marocains musulmans qui se déclarent non-jeûneurs.
«Celui qui, notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane, rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du ramadan, sans motif admis par cette religion, est puni de l'emprisonnement d'un à six mois et à une amende.»

dimanche 3 juin 2012

Turquie : un pianiste international jugé pour offense à l'Islam

Turquie : le pianiste Say jugé en octobre
Le Figaro AFP Publié le 01/06/2012 
Le compositeur et pianiste turc de renom international Fazil Say sera jugé à partir du 17 octobre, accusé d'atteinte aux valeurs religieuses pour des messages jugés offensants sur l'Islam sur Twitter, a indiqué ce vendredi son avocat à l'AFP. "Mon client risque jusqu'à un an et demi de prison. Le procès s'ouvrira le 17 octobre devant un tribunal d'Istanbul", a déclaré Me Meltem Akyol.

Selon le poste de veille dans ses tweets, il se demande si le paradis islamique ressemble à un bordel ou à un bar et il cite les versets du coran qui décrivent les rivières de boissons et les superbes femmes offertes à ceux qui y sont admis.

Il a également écrit des tweets sur un muezzin qui a récité l’appel à la prière du soir en moins de 30 secondes ; il a imaginé que le religieux était impatient de voir son amoureuse ou bien de s’enivrer avec une boisson appelée raki.

Liberation nous informait le 23 avril que le compositeur et pianiste s'est exilé au Japon :
Fazil Say a pris la décision de s’exiler au Japon. Laïc convaincu, il s’est récemment attiré les foudres de l’AKP, le parti au pouvoir, en postant sur Twitter des messages sur l’islam, non sans une pointe de provocation. "Quand j’ai dit que j’étais athée, on m’a insulté. Je dois être la première personne au monde à faire l’objet d’une enquête en justice pour avoir déclaré mon athéisme."

vendredi 13 avril 2012

Koweït : peine de mort pour le blasphème

Par Le Figaro 

Le Parlement koweïtien a voté aujourd'hui un amendement du code pénal introduisant la peine de mort pour des délits de blasphème et d'insulte au prophète Mahomet et à ses femmes. Quarante six membres du Parlement, y compris des membres du gouvernement, ont voté pour ce durcissement de la loi qui doit encore faire l'objet d'une seconde lecture avant sa promulgation par le gouvernement. Quatre élus chiites ont voté contre, deux n'ont pas pris part au vote et un élu sunnite proche des chiites s'est abstenu.

Les élus chiites ont demandé que ce durcissement s'applique à ceux qui insultent leur douze imams, ce qui a été rejeté par le Parlement, dominé par les sunnites.

Un chiite a été arrêté le mois dernier pour insulte au prophète Mahomet, à l'une de ses femmes, Aïcha, et à ses compagnons. Le suspect, Hamad al-Naqi, est encore détenu pour interrogatoire et devrait être déféré devant la justice. La justice koweïtienne a condamné lundi à sept ans de prison un sunnite pour avoir tenu des propos jugés insultants à l'égard de la communauté chiite sur Twitter.

Cette loi est dirigée AUSSI contre les Chiites qui ne portent pas vraiment Aïcha, une des femmes de Mahomet, dans leur coeur : elle a fait la guerre contre celui qu'ils estiment être le véritable successeur de Mahomet. 



mardi 10 avril 2012

L'église copte égyptienne interdit l'entrée du Saint Sépulcre aux...coptes

Al Ahram  via Elder of Ziyon La Chapelle Sainte-Hélène, la partie copte égyptienne de l'église du Saint-Sépulcre  de Jérusalem, a refusé l'entrée aux chrétiens égyptiens qui ont cherché à célébrer Pâque.

Défiant l'interdiction du Pape Shenouda III, plus d'une centaine de Coptes égyptiens s'est envolée pour Jérusalem pour visiter les sanctuaires de la Terre Sainte. "Nous ne leur avons permis ni de prier, ni de rompre leur jeûne. Ils se sont énervés au point que certains d'entre eux voulaient en venir aux mains", a déclaré le père Mesaael à l'agence officielle de presse égyptienne MENA. "Les instructions du pape Shenouda sont toujours valables, nous devons les respecter encore plus que nous l'avons fait de son vivant".

dimanche 8 avril 2012

Tunisie : 7 ans de prison pour blasphème. Printemps Arabe...

Danilette a adopté de l'italien (informazionecorrecta)  cette info que je vous invite à lire in extenso, extrait : "Le tribunal de Mahdia a condamné, jeudi 5 avril 2012, deux jeunes hommes de cette ville, Ghazi el Beji, ingénieur en biotechnologie alimentaire et Jaber Mejri, professeur d'anglais, à sept ans et demi de prison et 1200 dinars d'amende pour blasphème contre l'Islam (exactement pour "atteinte à la morale, diffamation et trouble à l'ordre public")."

mercredi 21 mars 2012

Une commission US condamne l'absence de liberté religieuse en Turquie

Dans son rapport annuel publié mardi, la Commission des États-Unis sur la Liberté Religieuse dans le Monde note que la Turquie sous le gouvernement de Recip Tayyip Erdogan, malgré son statut de démocratie électorale, n'a toujours pas reconnu un statut juridique complet aux communautés religieuses.

Les représentants du gouvernement turc contrôlent et s’ingèrent régulièrement dans les affaires internes de gouvernance, d'éducation et du culte qui sont internes à ces communautés.

La commission interpelle également la Turquie - avec l'Arabie Saoudite, l'Iran et le Venezuela - pour l'incitation à l'antisémitisme et de sa tolérance.

"Les nations qui foulent aux pieds le droit fondamental de ses citoyens de pratiquer librement une religion - ou de ne pas pratiquer de religion - fournissent un terrain fertile pour la pauvreté, l'insécurité, la guerre, la terreur, la montée des mouvements radicaux et de leurs activités", a déclaré le président de la commission Leonard Leo. Les membres de la Commission décrivent la liberté de religion comme souvent, "la première liberté menacée par la tyrannie et la terreur."
... ...
La liste complète des 16 pays où la liberté religieuse est foulée de manière flagrante : Birmanie, Chine, Égypte, Érythrée, Irak, Iran, Nigeria, Corée du Nord,  Pakistan, Arabie saoudite, Soudan, Tadjikistan, Turquie, Turkménistan, l'Ouzbékistan et le Vietnam.

Leo a dit : "Ce n'est pas un hasard que ces nations font partie des endroits les plus dangereux et déstabilisant sur la terre", mettant l'accent sur la relation entre la stabilité d'un pays et la façon dont son gouvernement permet à ses citoyens de pratiquer librement, de changer leurs croyances, ou à encourager les autres à se joindre à leur religion.
Étant donné que la commission est «bipartisane», il serait intéressant de voir si et dans quelle mesure le vote a été influencé par les lignes de parti.