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dimanche 19 février 2012

Syrie : suite à une manifestation l'armée quadrille Damas

18/2/2012 Manifestation à Damas
AFP

Les forces syriennes quadrillaient dimanche le quartier de Mazzé à Damas, théâtre des plus importantes manifestations dans la capitale depuis le début du mouvement de contestation, tandis que des magasins étaient fermés dans plusieurs endroits de la ville.

Ailleurs dans le pays, six personnes ont trouvé la mort depuis l'aube dans les violences, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"D'importantes forces de sécurité sont déployées à Mazzé", dans le centre-ouest de la capitale, où cinq personnes ont été tuées par les forces de l'ordre durant les manifestations de vendredi et samedi, a affirmé Mohammad Chami, porte-parole des "comités" de Damas et de sa région, joint au téléphone par l'AFP.

Il a précisé que les magasins étaient fermés dans des zones traditionnellement hostiles au régime, citant Barzé, Qaboune et Joubar, des quartiers se touchant au nord-est de la ville et Kafar Soussé, situé au sud de la capitale.

En revanche, la vie était normale dans le centre-ville, ont indiqué des témoins.

Les forces de sécurité avaient ouvert le feu sur les participants à des funérailles.

Par ailleurs, le porte-parole du "Comité de Mazzé" Abou Khouzaifa a rapporté à l'AFP que "Samir al-Khatib, peintre en bâtiment de 34 ans tué samedi d'une balle dans le cou, a été enterré par sa famille dimanche" tôt au cimetière de Mazzé.

Les forces de sécurité avaient ouvert le feu sur les "15 000 et 20 000 personnes" qui, selon l'OSDH, basé en Grande-Bretagne, avaient participé aux funérailles de quatre manifestants abattus vendredi par les troupes du régime dans ce quartier, les premiers tués au cœur de la capitale.

En contrebas du palais présidentiel, le quartier résidentiel de Mazzé abrite de nombreuses ambassades, des bâtiments gouvernementaux et des services de sécurité.

jeudi 5 janvier 2012

Syrie : l'inspecteur des finances rejoint la révolution. L'Iran et l'Irak financent Al Assad.

Mahmoud Souleimane Haj Hamad, qui était inspecteur financier auprès du chef du gouvernement syrien et avait aussi en charge le ministère de la Défense, a annoncé sa défection lors d'une conférence de presse au Caire.
Sous-titré par CNN



Voici des extraits intéressants :
4' 22''  - " le régime syrien souffre de la dissolution, actuellement ils sont incapables de contrôler de nombreuses villes et de nombreux villages dont Homs des quartiers de Damas... La situation échappe à leur contrôle et ils sont impuissants."
5'- "je vous affirme que 80 % des fonctionnaires veulent abandonner le régime... mais ils craignent pour eux mêmes et pour leurs proches. La situation financière du régime est très mauvaise, ils reçoivent de l'aide qui peut arriver d'Iran ou de l'Irak ainsi que de chef mafieux, Rami Makhlouf à leur tête".

jeudi 29 septembre 2011

Risque de radicalisation de la contestation qui s'essoufle

Georges Malbrunot Le Figaro

Même les responsables de l'opposition en conviennent: les manifestations appelant à la chute du président Bachar el-Assad attirent moins de monde qu'avant le ramadan. «Ces derniers vendredis, ils étaient 10% seulement par rapport aux chiffres de la fin juillet, soit environ 30.000 personnes à travers la Syrie», affirme Haitham al-Manah, un opposant en exil à Paris, proche du soulèvement.

Selon Georges Malbrunot deux mille islmaistes libanais sont infiltrés à Homs et partout, la tentation de prendre les armes et plonger le pays dans une guerre civile est forte.

Pour l'instant ce scénario est evité. Jusqu'a quand?

vendredi 2 septembre 2011

Première défection du régime Syrien : le procureur général de la ville de Hama démissionne et dénonce les crimes commis


Je suis Adnan Muhammad Al Bakour , je démissionne pour les raisons suivantes:

1) L’exécution des prisonniers de la prison centrale de Hama le 31 juillet , c'étaient 72 protestants et activistes pacifiques. Ils ont été tué et enterrés dans une fosse commune dans le village de Khaldiyya prés du quartier general des renseignements militaires de Hama

2)L'existence de fosses communes dans les jardins publics du fait de sécurité d'état ou gisent plus de 420 assassinés, ces mêmes services m'ont demandé de declarer qu'il s'ait de victimes de gangs armés.

3)L'arrestation arbitraire de manifestants pacifiques - environ 10 000 à l'heure actuelle

4)La torture de citoyens par la Sécurité d'Etat, torture qui qui a coûté la vie de plus de 320 citoyens
On m'a forcé à donner l'ordre d'enterrer 17 victimes des tortures et de les transporter de la morgue au cimetière de Sreiheen

5)La démolition de maisons entières par l'armée syrienne avec les habitants à l’intérieur- à Hamidiyya et Qusor. Les corps ont commencé à s'y décomposer car ils ont été laissés plusieurs jours sous les décombres.
J'ai de nombreux documents et témoignages que je publierai ultérieurement.

Je ne ferai ici que citer les noms des responsables principaux: le ministre de l'intérieur Muhammad Sha'ar qui a supervisé personnellement l'attaque de Hama.
Muhammed Muflih chef des renseignements militaires de Hama, le Brigadier (général) Abdul Hamid Idris, le Lieutenat colonel Naji Al Sabagh du service des renseignements de l'armée de l'air à Hama, le Brigadier Jihad Hassan chef de la sécurité d'état à Hama, le brigadier Hussam Luqa chef de la sécurité politique à Hama, le brigadier Ibrahim Khalifa le second de la police de Hama. Le lieutenant colonel Mohamad Ahmad Manhis et le major Watheq Kando.
Le premier lieutenant Shadi Hneidi qui a supervisé la torture dans la prison de Hama. Le lieutenant colonel Suleiman Jouma qui a lui aussi dirigé la torture. L'officier Ramiz Ali , le colonel Suheil Suleiman et l'officier Anwar Al Hassan. Voici l avérité de ce qui est arrivé à Hama .

Sourate 14 verset 42:" Et ne pense point qu'Allah soit inattentif à ce que font les injustes. Ils leur accordera un délai jusqu'au jour où leurs regards se figeront."

samedi 27 août 2011

Assad sait ce qu'il fait

Gary C. Gambill du Middle East Forum


Le consensus des experts occidentaux est que la réaction du président Syrien Bachar Al Assad est un cafouillage. Il "creuse sa tombe" pour les uns, il a "perdu la boule" pour d'autres.

En réalité la stratégie et la tactique d'Assad sont étonnamment efficaces. Selon tous les critères de vulnérabilité , Assad aurait dû perdre son pouvoir en premier lors du "printemps arabe" ; le simple fait qu'il soit encore là est un exploit remarquable. L'opinion majoritaire est qu'Assad par la retenue des forces de l'ordre et des reformes aurait pu désamorcer le mouvement protestaire.Mais le régime ne peut prétendre représenter la volonté du peuple - même selon les normes moyen orientales. Les Alaouites, colonne vertébrale du régime ne sont que 12% de la population..

Les réformes et la retenue policière n'auraient fait que permettre à la majorité (écrasante) qui est sunnite de se s'exprimer, se rassembler et balayer les Alaouites.



Assad a compris très tôt que seule la force brute doit être sa stratégie se survie et il l'a utilisé avec une grande détermination. La violence n'est pas aveugle, les snipers abattent des manifestants selon des critères précis : ceux qui filment avec leurs portables, qui utilisent des mégaphones, qui portent des barrières etc.

Cela pour paralyser les échelons intermédiaires des organisateurs.

Assad ne peut supprimer l'opposition partout en même temps c'est pour cela qu'il laisse des villes lui échapper pour tourner ses chars contre elles lorsqu'il en a fini dans une autre région.



Bien sur Assad ne peut pas "gagner" dans le sens classique du terme: il ne peut y avoir de retour au statut quo ante. La poursuite des manifestations assure la chute du régime au long terme, au moyen terme ce sera un statut de paria , légèrement meilleur que celui de la Corée du Nord et à court terme se profile le spectre de la guerre civile .



Maintenir la solidarité Alaouite est l'objectif premier d'Assad, pas la soumission des masses.

Tant que les organes de sécurité demeurent loyaux il ne pourra être renversé qu'au bout d'une longue guerre civile. Même en cas de chute , il est possible qu'Assad et ses Barons se regrouperont dans les montagnes ancestrales pour mettre en place un micro-etat Alaouite .

jeudi 25 août 2011

Kadhafi a fui, c'est ton tour, Bachar!


Syrie : La foule scande : "Al Gadaffi tar tar, isha dorak ya Bashar" ce qui veut dire "Kadhafi a fui, c'est ton tour, Bachar!"


REUTERS Nouvel Observateur 

"Au revoir Kadhafi, ton tour arrive Bachar", ont scandé des manifestants après les prières à Douma, un faubourg de Damas, selon une vidéo filmée par des habitants.
Les autorités syriennes ont expulsé la majeure partie des journalistes indépendants, ce qui rend difficile la vérification des affirmations en provenance de Syrie.
D'après les Nations unies, la répression du mouvement de contestation a fait 2.200 morts.

dimanche 21 août 2011

L'ambassadeur Iranien quitte Damas, le personnel diplomatique serait rapatrié. La chute de la maison Assad se précise.

Al Arabyia via EoZ

Le site de l'opposition iranienne Keleme rapporte que selon un diplomate syrien le personnel de l'ambassade de la République Islamique d'Iran évacue les maisons et renvoie les famille à Téhéran

Je n'arrive pas à localiser le site Keleme, désolé.

vendredi 15 juillet 2011

Syrie: 1 000 000 de manifestants, 28 tués par les "forces de l'ordre"


Plus d'un million de personnes ont manifesté contre le régime en Syrie, en proie depuis quatre mois à un mouvement de contestation sans précédent que les forces de sécurité continuent de réprimer, tuant vendredi 15 juillet vingt-huit manifestants, selon des militants.
Dans la seule ville de Hama, à 210 km au nord de Damas, plus de 500.000 personnes sont à nouveau descendues dans les rues, et elles étaient pratiquement autant à Deir Ezzor (est), a déclaré Rami Abdel Rahmane, de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Le total de plus d'un million de manifestants est le plus élevé fourni par les opposants pour une seule journée de mobilisation contre le pouvoir en Syrie depuis le 15 mars, début du mouvement de contestation. "Il s'agit d'un développement important et d'un message aux autorités pour dire que les manifestations s'amplifient", a commenté Rami Abdel Rahmane.

samedi 2 juillet 2011

La contestation enfle en Syrie malgré l'oppression

El Watan

Plus d’un demi-million de personnes ont manifesté, hier, à Hama, dans le centre de la Syrie, pour appeler à la liberté, ce qui constitue «la plus grande manifestation» depuis le début du mouvement de contestation dans ce pays, ont affirmé des militants sur place.

Les forces de sécurité ont tué au moins 11 personnes et blessé une bonne dizaine parmi les centaines de milliers de manifestants qui ont défilé contre le régime dans tout le pays, où le «temps presse» pour le pouvoir, a mis en garde la diplomatie américaine.

«Plus de 500 000 personnes» ont manifesté hier à Hama, ville située à 210 km au nord de Damas, a assuré le président de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, Rami Abdel Rahmane, selon lequel il s’agit de «la plus grande manifestation (contre le régime) depuis le déclenchement de la révolution en Syrie», le 15 mars dernier. Les participants à ce rassemblement scandaient des slogans hostiles au régime et appelant à la liberté, pouvait-on entendre au téléphone.

A Homs, «plus de 100 000 personnes ont participé aujourd’hui aux manifestations dans plusieurs quartiers» de cette agglomération située à 160 km au nord de la capitale syrienne, a raconté un militant des droits de l’homme.

dimanche 19 juin 2011

Syrie: formation d'un Conseil National de l'opposition, l'opposition se structure

Le Parisien


Dimanche, des opposants syriens ont annoncé, à l'image des rebelles libyens hostiles à Kadhafi, la formation d'un «Conseil national» pour «faire chuter» le régime de Damas. «Nous annonçons la création d'un Conseil national pour mener la révolution syrienne, composé de toutes les communautés, et des représentants des forces politiques nationales à l'intérieur et à l'extérieur de la Syrie», a déclaré à la presse un groupe d'opposants ayant ont tenu cette conférence de presse non loin de la frontière turco-syrienne. 
Ce groupe d'opposants appelle à «coopérer dans toutes les villes et provinces de Syrie pour réaliser le but légitime de faire chuter le régime et le traduire en justice».

Leur porte-parole, Jamil Saïb, a précisé que ce conseil regroupe des opposants connus, notamment Abdallah Trad el Moulahim, qui est solidaire des opposants syriens réunis début juin à Antalya, en Turquie, Mamoun el-Homsi, Cheikh Khaled al-Khalaf, Haitham el-Maleh, Souhair al-Atassi et Aref Dalila, ces trois derniers étant en Syrie.
Jamil Saïb a précisé que «le but de ce conseil est de rassembler les forces d'opposition pour soutenir la révolution et se faire entendre auprès des organisations internationales» comme le font les opposants au régime de Kadhafi, en Libye.

samedi 18 juin 2011

Pour la première fois Alep gagnée par les manifestations: 16 morts en Syrie hier.

L'orient le jour

Comme chaque vendredi depuis le début de la contestation, les militants syriens prodémocratie se sont mobilisés en masse malgré la répression, ces manifestations étant dédiées à cheikh Saleh al-Ali, héros alaouite de la révolte syrienne contre le mandat français (1920-1946). Une journée qui s’est soldée par la mort de 16 protestataires à travers tout le pays, ont rapporté les Comités de coordination nationale.
À Damas, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs quartiers, notamment à Midane et Rikneddine. Rikneddine où, selon des témoins, un homme a ouvert le feu en direction d’un commissariat pendant une manifestation, tuant un policier et blessant quatre autres. L’agence officielle SANA a fait état de son côté de « trois policiers blessés » par des « hommes armés » à Damas. Des manifestations qui se déroulaient dans les faubourgs de la capitale ont été violemment réprimées, selon la page Facebook Syrian Network News (SNN), faisant état d’un mort à Douma et deux à Hirsta

À Alep, un manifestant a pour la première fois été tué et des dizaines de personnes ont été blessées, d’après la page Facebook The Syrian revolution 2011. La ville a été jusqu’ici épargnée par les manifestations, à l’exception de son campus universitaire où des contestataires étaient rassemblés hier, selon SNN. Des rassemblements ont également eu lieu dans des villages alentour.

dimanche 12 juin 2011

Violents combats à Jisr al-Choughour dans le nord de la Syrie

Euronews

L’armée est entrée ce dimanche dans la ville pour en reprendre le contrôle. Elle affirme vouloir expulser les groupes armés et mettre fin aux heurts qui s’y déroulent. Des hélicoptères bombardent la ville et des centaines de chars seraient sur place selon des témoins. Les militaires affirment avoir découvert une “fosse commune” contenant les dépouilles de policiers tués le 6 juin dernier ce que réfutent les opposants. Aucune vérification indépendante n’est actuellement possible.

Depuis une semaine, c’est dans cette cité que se focalise la répression du soulèvement populaire contre le régime de Bachar Al Assad. Une révolte qui a mis le pays en ébullition depuis mars. 1200 personnes auraient été tuées et 10 000 autres arrêtées selon les ONG.

lundi 30 mai 2011

Moi, Hamza, 13 ans, syrien, torturé et exécuté par le régime



La répression brutale et cruelle que fait s’abattre le dictateur Bachar Al Assad sur ces insurgés aurait déjà fait plus de 1000 morts. Il semble aujourd’hui que ce massacre se soit choisi un visage, après 11 semaines de révoltes.
Ce visage c'est celui de Hamza Al Khatib, un jeune garçon de 13 ans, qui est devenu, depuis la diffusion d’une vidéo (âme sensible s’abstenir) parAl Jazeera et sur YouTube, un véritable étendard de la révolution en cours.
Mâchoire brisée, brûlures, mutilations et balles dans les bras
Cette vidéo atroce montre le cadavre du jeune Hamza, le visage tuméfié, violacé, défiguré par les sévices. Sa mâchoire a été brisée, son torse est parsemé de traces de coups et de brûlures. Ses deux bras ont été traversés par des balles. Ses parties génitales ont été coupées selon le commentateur de la vidéo.
Même si la cause exacte de la mort de l’adolescent n’est pas élucidée, l’état de son cadavre ne laisse aucun doute sur les violences inouïes qu’il a subies durant son mois d’incarcération dans les geôles syriennes. Il avait été arrêté le 29 avril, par la police secrète dans la ville de Jizeh, près de Deraa indique le site du Nouvel observateur.
Le chef d’inculpation ? Avoir entonné des chants hostiles au régime. Un peu plus de trois semaines plus tard, la mère de l’enfant était convoquée pour venir chercher le corps martyrisé de son fils.
La volonté des insurgés s’en trouve raffermie
Loin d’avoir entamé la détermination des insurgés, le calvaire qu’a vécu Hamza a raffermi leur volonté d’en finir avec la dictature de Bachar Al-Assad.
La télévision syrienne officielle, Al Dunia, a eu beau diffuser l’interview d’un médecin de Damas qui prétend n’avoir trouvé aucune trace de sévices sur  le corps de la victime, les images diffusées par YouTube et Al Jazira parlaient d’elles-mêmes pour les opposants.
Et les promesses du président d’ouvrir une enquête laissent peu d’espoir aux Syriens que les bourreaux soient traduits un jour devant la justice.
"Nous sommes tous Hamza El Kathib"
Des manifestations en l’honneur du garçon torturé et exécuté ont eu lieu ce week-end. Et une page Facebook intitulée "Nous sommes tous Hamza El Kathib" réunit déjà plus de 53 000 personnes, deux jours après sa mise en ligne.
Notons cependant que le régime syrien semble vouloir faire boire le calice jusqu’à la lie à la famille Al Khatib. Le père du jeune homme aurait, selon Al Jazira, été arrêté par la police secrète qui fait pression sur lui afin qu’il accuse les salafistes d’être les tortionnaires de son fils. Ces salafistes que le régime totalitaire syrien désigne comme les responsables des troubles dans le pays.
Julien Vlassenbroek 

mercredi 18 mai 2011

Trois soldats Syriens ont fui vers le Liban, l'armée Libanaise va sans doute les remettre au régime Al Assad

AFP ROMANDIE

BEYROUTH - Deux soldats syriens enfuis au Liban dimanche sont pris en charge par l'armée libanaise, qui a également recueilli la dépouille d'un troisième militaire, a indiqué mardi un militant des droits de l'Homme, un notable local affirmant qu'ils souhaitaient regagner leur pays.

Interrogée sur la question, l'armée a affirmé qu'elle ne disposait d'aucune information sur le sujet.

Trois soldats syriens se sont enfuis au Liban dimanche et l'un d'eux est mort en route avant de pénétrer sur le territoire libanais, a déclaré à l'AFP Nabil al-Halabi, directeur de l'Institution libanaise pour la démocratie et les droits de l'Homme.

Selon les informations obtenues par cet organisme, des heurts avaient éclaté dimanche entre des soldats syriens et des membres des +shabiha+ (milices armées proches du régime de Damas, ndlr) qui empêchaient des réfugiés syriens de passer dans la région de Wadi Khaled, dans le nord du Liban.

Des +shabiha+ et des gardes-frontières syriens ont tiré sur les réfugiés et sur les Libanais qui les attendaient de l'autre côté de la frontière, a ajouté M. Halabi.

Des soldats sont intervenus. Trois d'entre eux ont été blessés et se sont enfuis au Liban et l'un d'entre eux a succombé à ses blessures, a-t-il poursuivi.

M. Halabi a indiqué que les renseignements de l'armée ont pris en charge les deux soldats et le corps du troisième, ajoutant qu'il craignait qu'ils n'aient été remis aux autorités syriennes.


[et voici la propagande pro-syrienne: ils ont fui les bandes armées anti Assad et ne souhaitent que de retourner au sein de la mère patrie!]
De son côté, un notable de Wadi Khaled, Mahmoud Khazaal, qui est membre d'un comité de coordination avec l'armée pour le dossier des réfugiés syriens affluant au Liban, a précisé que les soldats se sont effectivement enfuis mais qu'il ne s'agissait pas de déserteurs.

Ils ont dû fuir, en laissant derrière eux leurs armes, après avoir fait l'objet d'une attaque armée de la part d'habitants hostiles au régime syrien sur leur poste à al-Aarida, à la frontière, a-t-il dit à l'AFP.

Les deux soldats se sont enfuis en direction du territoire libanais avec un troisième soldat qui était grièvement blessé, a ajouté M. Khazaal.

Selon lui, ce soldat a succombé à ses blessures en arrivant au Liban. Quant aux deux autres, ils ont été immédiatement transportés à la maison de l'un des notables de Wadi Khaled, Dargham el-Ali, où ils ont été bien traités jusqu'à ce qu'ils aient été remis à l'armée libanaise.

Ils voulaient rentrer en Syrie, a-t-il assuré, précisant que le corps du soldat tué a été remis par l'armée dans la nuit de dimanche à lundi aux autorités syriennes.

Au moins 5.000 réfugiés sont arrivés depuis fin avril au Liban en provenance de Syrie, en proie à une contestation anti-régime réprimée dans le sang.

mercredi 11 mai 2011

Syrie: la ville assiégée de Deraa dans une situation pire que Gaza n'a jamais connu. Le monde ne bronche pas





En 2009 Israël n'avait coupé ni l'eau ni l’électricité ni les téléphones. Une trêve de 4 heures par jour permettait aux ambulances d'évacuer les blessés, un hôpital de campagne avait même été aménagé pour eux. Les camions (1028 camions- 25 000 tonnes) d'aide humanitaire pouvaient entrer dans la bande de Gaza en pleine guerre grâce aux trêves. Je ne connais aucun autre conflit au monde où de telles mesures humanitaires avaient été entreprises. Cela fait 2 semaines maintenant que la ville de Deraa est coupée du monde assiégée.

Où sont les bateaux pour la Syrie , les flottilles, les manifestations?


L'Orient Le Jour 

La Syrie était toujours, hier, le triste théâtre d'arrestations massives par les forces de sécurité, alors que dans certains bastions de la contestation, les communications téléphoniques, l'électricité et parfois l'eau étaient coupées. Ajoutant à l'inquiétude générale, les autorités syriennes ont empêché une mission humanitaire d'évaluation de l'ONU d'entrer à Deraa, hier.


Les forces de sécurité syriennes ont de nouveau arrêté hier des dizaines de personnes engagées dans la contestation du régime du président Bachar el-Assad, a rapporté une organisation de défense des droits de l'homme. « D'un bout à l'autre du pays, cela continue. Le nombre de détenus, qui se comptent d'ores et déjà en milliers, gonfle », a déclaré un porte-parole de l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

À Banias, qui compte 50 000 habitants, « les perquisitions dans les maisons se sont poursuivies dans la nuit et lundi », selon Rami Abdel Rahmane, président de l'organisation, basée à Londres. « Des milliers d'hommes ont été conduits par les forces armées et de sécurité dans le stade municipal pour interrogatoire. Ils y ont été frappés alors que plus de 400 personnes sont toujours détenues par les autorités sécuritaires », a-t-il affirmé. Des centaines de femmes sont descendues dans les rues de cette ville côtière pour réclamer leur libération. Bravant les agents de sécurité et l'armée, elles ont foncé sur des points de contrôle dressés dans les quartiers sud de la ville.

Des chars s'étaient déployés dimanche sur la corniche de Banias et dans les quartiers sud et s'y trouvaient toujours hier. « L'eau, l'électricité et les communications téléphoniques y sont toujours coupées », a indiqué M. Abdel Rahmane. Les chefs de file de la contestation avaient été arrêtés dimanche soir par les forces de sécurité. Les propriétaires des magasins d'informatique vendant du matériel de connexion à Internet ont été également arrêtés à Banias « isolée du monde extérieur », selon lui. Al-Watan, un journal proche du pouvoir, a affirmé pour sa part que « le calme était revenu à Banias, alors que les divisions de l'armée contrôlaient (la ville) après des batailles féroces livrées contre des éléments armés ».

À Homs, un habitant a indiqué avoir entendu des tirs au cours de la nuit, mais ajoute qu'un certain calme est revenu dans la journée hier. L'Observatoire syrien des droits de l'homme a fait état de plusieurs arrestations dans cette ville d'un million d'habitants. L'agence officielle de presse syrienne SANA a affirmé de son côté qu'une « bande armée » avait pris en embuscade un autocar près de Homs et tué dix ouvriers qui rentraient du Liban.

La page « Syrian Network News » (SNN) a indiqué que des dizaines de personnes dont des médecins, avocats et intellectuels ont également été arrêtées à Hama.

Selon la page Facebook « The Syrian Revolution 2011 », les villes de Houran, Nimr, Hara, Jassem et Enkhel sont quant à elles encerclées par une soixantaine de chars de l'armée. Mouadamiya, une localité à l'ouest de Damas, est aussi « encerclée par les forces armées et de sécurité ». Des tirs nourris y ont été entendus hier matin, alors que les communications téléphoniques ont été coupées, a affirmé un militant. Selon un témoin, « la route menant de la localité vers la capitale était coupée ».


À Damas même, quelque 200 personnes ont manifesté hier dans le centre pour demander la levée du siège des villes syriennes, avant d'être dispersées par les forces de sécurité, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Plusieurs manifestants ont été arrêtés par les forces de l'ordre, dont l'écrivain et journaliste Ammar Daioub et le médecin Jalal Nofal, a indiqué l'ONG dans un communiqué.

L'armée était entrée dimanche également à Tafas, dans la province de Deraa où est née la contestation le 15 mars. Des perquisitions y ont été effectuées et des tirs nourris ont été entendus hier. Selon SNN, les snipers sont installés sur les minarets des mosquées et les toits des immeubles alors que l'armée avait indiqué s'être retirée de la province. Toujours selon SNN, les lignes cellulaires ont été rétablies à Deraa, mais uniquement pour émettre des appels. Pour l'opposition, c'est une nouvelle stratégie du régime pour arrêter les personnes qui tenteraient de faire passer des informations à l'extérieur.


Par ailleurs, une mission humanitaire d'évaluation de l'ONU a été empêchée de se rendre à Deraa, a indiqué un porte-parole des Nations unies. « Nous essayons d'avoir un accès à d'autres endroits en Syrie », a souligné le porte-parole adjoint Farhan Haq. Cette interdiction a eu lieu alors que la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge avaient pu effectuer jeudi dernier une première distribution d'aide humanitaire à Deraa.
En dépit de cette répression sanglante, la page « Syrian Revolution 2011 » a prévenu sur Facebook que « les manifestations se poursuivront tous les jours », et appelé à un « mardi de solidarité avec les détenus de conscience dans les prisons du régime syrien criminel ».

samedi 7 mai 2011

Impressions Syriennes d'un étudiant américain: l'anarchie menace le pays

CNN

Daniel Sailly , 26 ans, de Dallas, au Texas.

Un diplômé de 2008 du Middlebury College, est arrivé en Syrie le 6 Mars 2011, et étudiait l'arabe de façon indépendante. Il nous a envoyé les réponses suivantes juste avant qu'il ait quitté la Syrie le jeudi 28 avril.



Tout d'abord, êtes vous en danger lorsque vous quittez votre appartement?

Je vis dans le quartier chrétien de la vieille ville de Damas. Au cours de la semaine, je me suis senti en sécurité de sortir et de me promener. Pour être honnête, si vous ne saviez pas mieux, le quartier semble vraiment tranquille tranquille avec des  vieux hommes fumant le narguileh, les enfants sortent, même certains touristes  européens âgés font du tourisme.

Cependant le week-end, vous devez être beaucoup plus prudent. Vendredi dernier, j'étais assis dans ma chambre avec la porte ouverte et à environ 15 heures 00, j'ai entendu des tirs de mitrailleuse pendant environ 30 minutes, en plein coeur de Damas.

Le samedi soir, un propriétaire de bar nous a avertis qu'il pensait qu'il y avait une fusillade dans la rue, mais nous n'avons rien vu. La semaine dernière, j'étais dans l'ancienne ville romaine de Bosra, à environ 15 miles à l'est de Der'a. Je n'ai pas vu quelque chose d'anormal, mais cette ville touristique pourtant normalement bondée était devenue une ville fantôme, les gens semblaient rester dans leurs maisons, pour la plupart.

Pouvez-vous Voyager librement dans la région de Damas? Les citoyens syriens le peuvent-ils?

Dans le centre de Damas, il n'ya pas de problème du voyager librement, certainement en milieu de semaine. L'exception serait les banlieues qui ont vu plus de protestations-notamment Douma.

J'ai un ami britannique qui vit dans une banlieue dans cette direction et pour arriver à sa maison, il doit passer les contrôles de passeport, et il ya des tanks le long de la route. Il m'a dit dans les derniers jours qu'il a vu de nombreuses personnes embarquer leurs biens et s'en aller n'importe où ailleurs. De nombreux magasins dans ces banlieues ont fermé leurs portes, et les transports publics dans ces régions sont sporadiques, voire inexistants, en particulier la nuit.

Une chose qui vraiment, me fait vraiment peur c'est la police, les agents de sécurité, et les soldats dans toute la ville. Je tiens à souligner qu'il ne s'agit pas nécessairement de «soldats» au sens occidental. Beaucoup d'entre eux sont en civil, et la plupart d'entre eux ont l'air d'avoir environ 17 ans. Ils se promènent tous avec leurs mitraillettes en bandoulière comme si c'étaient des jouets. Je les ai vus laisser leur mitrailleuses simplement couchée sur des chaises et n'import où ailleurs.

Vous les voyez se promener dans la rue, marchant sur les toits des bâtiments, entourant les mosquées et les places centrales, etc Ils sont absolument partout. Ce que je veux souligner, c'est que je pense que si l'escalade de l'action militaire se poursuit , le pays  pourrait sombrer dans la pure anarchie.On ne peut même pas dire qui est un soldat ou non, c'est juste les hommes (et les garçons) avec des armes partout.

Le président Assad a abrogé la loi d'urgence [loi martiale , d'exception] vieille de 48 ans qui était  une demande importante des manifestants. Mais le gouvernement  écrase encore les manifestations. Qu'est-ce qui se passe pendant les manifestations?

Pour être honnête, quand j'ai entendu parler de l'abrogation de la loi d'urgence, j'ai été personnellement à 90% sûr que les manifestations s'arrêtent là. Mais alors, 2 ou 3 jours plus tard, il y avait des manifestations de plus en plus sanglantes.

Je pense que l'action a été perçue par les manifestants pour ce qu'elle était-entièrement symbolique. Comme je l'ai vu noter dans les articles de nombreux journaux, même en vertu des lois actuelles, vous avez encore besoin d'un permis d'organiser une manifestation (qui, évidemment, ne serait pas accordé aux Syriens anti-régime).

Qu'est-ce qui se passe pendant les manifestations - pour autant que je puisse le dire, c'est qu'un tas de gens se rassemblent, souvent après avoir assisté à la prière du vendredi dans une mosquée, et scandent des slogans - pour plus de libertés civiles, des partis politiques, peut-être pour la fin de la régime. Et puis il se font tuer. Évidemment, je n'ai assisté à aucune de ces manifestations, mais les gens entendent des choses, des clips sortent. La vérité est là si vous voulez la voir.

Parmi les personnes qui vous sont en mesure de parler, pensent ils qu'Assad se maintiendra au pouvoir à tout prix?

Ce régime est très enracinée. Il ne s'agit pas seulement d'Assad - il s'agit de tous les dirigeants politiques établis, tant dans le régime que ceux qui ont été cooptés par celui-ci.

A Damas, en particulier, de nombreuses personnes ont des raisons économiques à espérer que le régime continue. Toute personne associée avec le gouvernement - et pas seulement les ministres, mais même les chauffeurs de taxi et des professeurs d'université - a une bonne raison de vouloir se perpétuer le régime actuel. Une grande partie des élites économiques à Damas sont clairement préoccupées par la stabilité et la façon dont l'anarchie totale ou partielle peuvent les affecter financièrement et seulement en termes de risque physique pur.

En outre, certaines des minorités religieuses - les chrétiens, les chiites, sont très, très préoccupés par leur position dans tout ce qui pourrait venir après. Il ya une longue, longue histoire de la violence sectaire au Moyen-Orient. L'incertitude est effrayante. Les Syriens chrétiens avec qui j'ai parlé semblent être dans le déni presque complet que tout ce qui pourrait changer ici - ils ne cessent de dire des choses comme «le week-end prochain ça va se calmer. C'est toujours «le week-end prochain." Personnellement, j'ai vu le week-end des dernières années, et je ne veux plus en voir.

J'ai eu une conversation très intéressante aujourd'hui avec mon tuteur en arabe - une femme jeune, bien éduquée, relativement libérale, couramment anglophone de Damas. Nous avons commencé à discuter de la «situation» et je suis rapidement devenu choqué par son point de vue.

Pendant une heure, elle m'a dit qu'elle pensait que les États-Unis et Israël ont incité à des protestations, que la situation de Der'a était gonflée hors de toute proportion (elle m'a dit en fait, que c'était confiné à une zone très petite de la ville), que les États-Unis et l'Europe sont heureux de voir les Syriens mourir, et elle se demande aussi pourquoi la presse étrangère n'a pas souligné que tous les morts n'étaient pas que des manifestants (certains d'entre eux étaient des soldats aussi, elle me l'a rappelé ).

Ce qui me fait peur, c'est qu'elle avait ces points de vue malgré son age, son éducation et son appartenance à la génération internet. Il ya juste un fossé très important entre ce que de nombreux Syriens croient, ou de se tromper en croyant, et la réalité sur le terrain.

J'ai juste continué à la regarder comme si elle était un zombie qui a subi un lavage de cerveau. Beaucoup de Syriens ne veulent pas (ou ne peuvent pas) accepter ce qui se passe ici, ne veulent pas admettre qu'il ya des gens dans toute la Syrie (et l'ensemble du Moyen-Orient) qui ont des griefs légitimes et qu'ils sont traités par la force brute. C'est tout simplement effrayant.

Nous comprenons que vous connaissez Tik Root, l'étudiant américain qui a disparu à Damas le 18 Mars, qui a été placé en détention par les autorités syriennes, et grâce aux efforts de ses parents et beaucoup d'autres, est retourné à son domicile dans le Vermont le 2 avril. Comment avez-vous entendu parler de sa disparition et avez-vous essayer de le trouver?

J'étais très ami avec Tik Root durant les 2 semaines ou alors qu'il était à Damas. Je suis tombé sur lui au cours d'arabe à l'université de Damas et nous avons découvert que nous étions tous deux de la même equipe de sport  universitaire.Nous avons bu la nuit avant son arrestation. Je l'ai appelé quelques jours plus tard, inconscient de ce qui lui était arrivé. Bien sûr, il n'a pas répondu à cet appel. Je n'ai découvert sa disparition que quelques jours plus tard, quand je suis revenu à des cours à l'Université de Damas après un long week-end. Son colocataire américain m'a informé qu'il avait disparu. L'ambassade des Etats-Unis avait déjà été contactée à ce moment, il n'y avait donc pas grand-chose que je pouvais faire, à part communiquer avec ses parents et de leur donner mon soutien moral. C'était un sentiment général d'impuissance.

Compte tenu de la façon dont les parents inquiets Tik étaient autour de lui, je suppose que je dois poser cette question: Est-ce que vos parents sont inquièts pour vous?

Mes parents cours ont été très inquiète pour moi. En fait, ils m'ont fortement exhorté à quitter le pays il y a  2 semaines, lorsque l'ambassade américaine a émis la première alerte .

Au moment où la situation se limitait à d'autres villes à travers le pays, et que j'étais (la plupart du temps avec mes amis européens ex-pat) sûr que nous serions OK, qu'il n'y avait pas de danger imminent.

Après le week-end dernier, lorsque les manifestations sont arrivés à Damas, et lundi dernier, quand les chars étaient partout dans Der'a (et que la frontière terrestre de la Jordanie a été fermée), je savais qu'il était temps de partir. Tout s'est écroulé plus rapidement que personne ne pouvait imaginer. J'aurais probablement dû partir plus tôt, mais je suppose que je suis jeune et stupide.

Je vai m'envoler pour le Golfe, ce jeudi. Je ne veux absolument pas 'être ici un autre vendredi - j'ai bien peur maintenant.

Reviendrez-vous en Syrie?

J'aimerais retourner en Syrie à un moment donné dans l'avenir. C'est un beau pays avec une histoire incroyable et un incroyable mélange ethnique et religieux. C'est essentiellement le berceau de la civilisation. Damas est la plus ancienne ville continuellement habitée du monde - c'est une belle ville avec des gens très amicaux. J'ai plus d'expérience d'anti-américanisme à Londres que j'ai jamais ici. C'est une honte, à bien des égards cela me fait mal de laisser-aucun de mes amis veut s'en aller, qui que ce soit. Nous avons tous savouré nos derniers jours ici. À bien des égards (jusqu'à ce que les protestations aient commencé), nous sentions que nous avions basculé dans un petit secret connu que la plupart des Occidentaux avaient trop peur de connaître. J'aimerais revenir à l'avenir.

NOTE DE LA RÉDACTION: la sœur de Daniel, Rachel Sailly, est un producteur de CNN du Congrès à Washington, DC.

Des "policier" traitent des manifestants comme du bétail en Syrie

vendredi 6 mai 2011

Printemps arabe? Pas tout à fait

Yoram Ettinger Ynet

Les turbulences du monde arabe declenchent des Tornades et des Tsunami  géo-politiques mortels au Moyen-Orient, pas la liberté.
La violence du 19e siècle des rues européennes signalait l'arrivée du Printemps des Nations: la cohésion nationale, la liberté et la rébellion contre la tyrannie.




En revanche, les bouleversements de 2011 au Moyen-Orient  met à nu la rue arabe : Pas de "printemps" ni de «nations», mais l'exacerbation des appartenances tribales, ethniques religieuse et géographique, les scissions et les luttes de pouvoir, l'intensification de la fragmentation inter et intra-arabes , l'escalade de l'intolérance, de la violence et la de la culture de la haine , l'absence de stabilité, de l'agravation de l'incertitude, demontrant la nature précaire des régimes arabes, la repression  impitoyables des elements en quête de la démocratie et de la perpétuation des impitoyables tyrannies .



Le Printemps des Nations du 19ème siècle a été alimenté par des vagues d'optimisme enthousiaste. D'autre part, l'illusion du Printemps des Nations de 2011 est niée par l'impuissance, le désespoir et la frustration des militants pro-démocratie arabe, qui sont contraints d'émigrer pour ne pas être persécutés.

L'espoir d'un printemps arabe des nations à court terme est détaché de la réalité du Moyen-Orient. Cet espoir illusoire pourrait produire une autre victoire du vœu pieu sur la réalité, il conduit déjà à une politique fondée sur l'illusion et augmente les risques d'un boomerang mortel.



En Février 2010, le président Obama a nommé un nouvel ambassadeur à Damas - après quatre ans d'absence diplomatique - «parce qu'Assad pourrait jouer un rôle constructif au Moyen-Orient." En Juillet 2000, les responsables politiques occidentaux et les leaders de l'opinion publique ont applaudi à la perspective du printemps de Damas lors de  la succession de Hafez Assad, par son fils Bachar.



Ils n'ont pas été alarmés par sa victoire par 97% lors de deux élections. Ils ont supposé que comme c'est un ophtalmologiste, qui étudia à Londres, qu'il parle couramment l'anglais et le français, qu'il était le président de l'Association Syrie Internet, et parce que marié à une femme éduquée à Londres qui défend les droits des femmes, il doit être un modéré. Ils ont sacrifié des faits documentés, averés - sur la famille Assad, la minorité alaouite au pouvoir, la vision de Damas et la centralité de la coopération stratégique entre la Syrie et l'Iran - il les ont sacrifiés sur l'autel de la nostalgie de la paix avec la Syrie. La crise actuelle en Syrie demontre les excés de la simplification de l'Ouest et la véritable nature impitoyable de ce despote syrien.



En Février 2011, le président Obama et Mme Clinton avaient proclamé hâtivement l'avènement de la démocratie dans les pays arabes et la réincarnation de l'esprit de Martin Luther King et de Gandhi dans les rues de la Tunisie et l'Egypte. Toutefois, leurs attentes sont contrecarrés par les milliers de Tunisiens modérés qui tentent d'échapper vers l'île italienne de Lampedusa et de la Méditerranée, fuyant la terrible campagne de meurtres, d'assassinats, la torture, la haine et la corruption, qui a accompagné ces dernières éruptions volcaniques dans les pays arabes.



Les antécédents d'Abbas ignorés
En 1993, lors de la signature des accords d'Oslo, les visionnaires du Nouveau Moyen-Orient  avaient annoncée au printemps, à Ramallah, la suprématie de la norme de la vie sur les considérations idéologiques et militaires, l'ère de la fin des guerres et de  l'inutilité des frontières et des forces militaires désormais obsolètes.



Cependant, la conduite de l'Autorité palestinienne (symbolisée par l'enseignement de la haine ), les guerres en Irak et en Afghanistan, l'intensification du terrorisme islamique, la menace iranienne, la prolifération des missiles avancés, l'assassinat du Premier ministre libanais Hariri , les guerres auLiban et à Gaza et lebouleversement actuel du Moyen-Orient  ont detruit le superficiel Nouveau Moyen-Orient et du printemps dans les visions Ramallah. Pourtant, afin de soutenir le "processus de paix", les "élites" israéliennes et occidentales  ont ignoré l'éducation à haine et la glorification du terrorisme sans précédent à l'initiative d'Arafat et d'Abbas .



En Janvier 2005, ils ont été également encouragés par l'élévation de M. Abbas à la présidence de l'Autorité palestinienne. Ils n'ont pas été détournés de la poursuite de leurs visions par son palmarès: Introduction  de la haine dans les écoles palestiniennes , les mosquées et les médias, la subversion contre les régimes arabes, la négation de l'Holocauste, la formation par le KGB et  par l'école des Frères musulmans, l'adhésion aux regimes communistes de l'impitoyable bloc soviétique et le rôle central dans le massacre de Munich en 1972.

En 1989, le démantèlement de l'URSS et la chute du mur de Berlin a déclenché un printemps d'espoir des Nations Unies et le concept d'un Nouvel Ordre Mondial  qui a été rapidement transformé en un nouveau désordre mondial. Alors que le printemps des Nations a introduit la démocratie en Europe de l'Est, il ne pouvait pas avancer la cause de la liberté dans les pays arabes. Quelques 1.400 années de la tyrannie arabo-musulmane, guidée par une religion impérialiste, intolérante et violente, qui englobe le terrorisme et tolère la «circoncision féminine» (mutilations génitales), constitue un obstacle trop élevé pour le printemps des nations.



L'Empire britannique a tenté de démocratiser les pays arabes - mais a échoué, en raison du manque d'infrastructures essentielles des valeurs démocratiques et de l'éducation dans les pays arabes.



La crise en Tunisie, l'Egypte, la Libye, le Yémen, Bahreïn, Oman et la Syrie (et vous n'avez rien vu encore ...), couplé avec l'évacuation américaine imminente de l'Irak et l'Afghanistan, la menace iranienne et la non-fiabilité inhérente du droit international et de garanties de l'Ouest et de ses forces n'aboutiront pas à un  printemps, ils ne inaugurent des tornades géo-politiques mortelles et les inondations, qui exigent la conservation - et non pas l'abandon en cadeau- des éléments cruciaux de la sécurité israélienne.

jeudi 28 avril 2011

Syrie , les chars remplacent l'état d'urgence...un progrés pour les droits de l'homme?!?

Le midi Libre

Ils m’ont dit qu’il y avait plus de 200 morts, parmi eux des membres de notre famille. C’est un massacre, un vrai massacre !". Massalmeh, un commerçant syrien arrivé deux jours plus tôt en Jordanie pour ses affaires, pleure dans ses mains. Il vient de recevoir, par téléphone, de terribles nouvelles du pilonnage de Deraa, à 100 km au sud de Damas, foyer de la contestation en Syrie depuis le 15 mars.

Depuis lundi, plus de 3 000 soldats appuyés par des blindés et des chars sont entrés dans la ville. "Les tirs et les explosions n’ont pas cessé depuis lundi à l’aube. Des chars circulent dans la ville de Deraa, des hommes armés font des descentes dans des maisons et tuent les hommes (...) C’est un massacre, le monde doit nous aider", déclare un autre Syrien, qui souligne que l’électricité et l’eau ont été coupées. Des tireurs embusqués ont même tiré sur les réservoirs d’eau sur les toits, pour empêcher la population de les utiliser.