RIA Novosti
Un contingent de paix éthiopien arrive à Abyei, région disputée entre le Soudan et le Sud-Soudan, ont annoncé vendredi les médias soudanais, citant le chef du département logistique du ministère éthiopien de la Défense, le général Gezaye Abera.
"Je suis persuadé que le contingent de paix remplira sa mission à la satisfaction de toutes les parties intéressées et en tenant compte des résultats de nos missions précédentes dans la Corne de l'Afrique", a-t-il déclaré.
La décision de déployer une force de paix éthiopienne dans la région d'Abyei et d'en faire une zone démilitarisée avait été adoptée en juin à Addis-Abeba par les représentants du Nord et du Sud-Soudan à l'initiative de l'Union africaine.
Cet accord avait alors incité le Conseil de sécurité de l'Onu à voter l'envoi de 4.200 casques bleus éthiopiens chargés de contrôler le retrait des troupes soudanais de la région disputée.
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vendredi 15 juillet 2011
lundi 6 juin 2011
Soudan : les tribus arabes musulmanes colonisent la ville clef contestée d'Abyei sous la protection des forces d'occupation de Khartoum
RFI
Le gouvernement de Khartoum a rejeté l'appel du Conseil de sécurité qui exige que l'armée du Nord se retire d'Abyei. Cette ville située à la frontière entre le nord et le sud est occupée depuis le 21 mai par les forces d'Omar el Béchir. Le ministre des Affaires etrangères a affirmé que les troupes se trouvaient en territoire soudanais et qu'elles y resteraient jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé. Cette escaladade intervient alors que le Sud-Soudan s'apprête à déclarer «officiellement» son indépendance le 9 juillet prochain.
Le régime de Khartoum souffle, comme souvent, le chaud et le froid. Le 4 juin dernier, le numéro un soudanais tenait des propos conciliants, laissant entendre qu'il était disposé à négocier avec les autorités sudistes mais dans le même temps, il défie la communauté internationale en refusant de retirer ses troupes d'Abyei comme le lui demandent les 15 Etats membres du Conseil de sécurité de l'ONU.
Pour l'heure, les discussions entre Khartoum et Juba sous l'égide de l'Union africaine n'ont rien donné. L'occupation d'Abyei par les Nordistes et l'afflux des misseryas, tribus d'éleveurs arabes, dans la ville ravive les craintes d'une nouvelle guerre civile après l'indépendance du Sud en juillet prochain.
Le gouvernement de Khartoum a rejeté l'appel du Conseil de sécurité qui exige que l'armée du Nord se retire d'Abyei. Cette ville située à la frontière entre le nord et le sud est occupée depuis le 21 mai par les forces d'Omar el Béchir. Le ministre des Affaires etrangères a affirmé que les troupes se trouvaient en territoire soudanais et qu'elles y resteraient jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé. Cette escaladade intervient alors que le Sud-Soudan s'apprête à déclarer «officiellement» son indépendance le 9 juillet prochain.
Le régime de Khartoum souffle, comme souvent, le chaud et le froid. Le 4 juin dernier, le numéro un soudanais tenait des propos conciliants, laissant entendre qu'il était disposé à négocier avec les autorités sudistes mais dans le même temps, il défie la communauté internationale en refusant de retirer ses troupes d'Abyei comme le lui demandent les 15 Etats membres du Conseil de sécurité de l'ONU.
Pour l'heure, les discussions entre Khartoum et Juba sous l'égide de l'Union africaine n'ont rien donné. L'occupation d'Abyei par les Nordistes et l'afflux des misseryas, tribus d'éleveurs arabes, dans la ville ravive les craintes d'une nouvelle guerre civile après l'indépendance du Sud en juillet prochain.
dimanche 22 mai 2011
Le Nord Soudan viole l'acord de paix en annexant la ville petrolifère d'Abyei
RFI
Après de violents combats, l'armée soudanaise a pris le 21 mai, le contrôle de la ville d'Abyei, située à la frontière entre le Nord et le Sud-Soudan. Les troupes sudistes y ont été repoussées. C'est un des noeuds de la crise entre le Nord et le Sud, cette enclave particulièrement riche en pétrole est revendiquée par les deux parties. L'enjeu est de savoir qui va l'administrer. Un référendum devait être organisé dans cette cité et sa région, le 9 janvier dernier. Référendum repoussé à plusieurs reprises. les Etats-unis condamnent l'offensive soudanaise à Abyei alors que Khartoum affirme vouloir «négocier».
Après de violents combats, l'armée soudanaise a pris le 21 mai, le contrôle de la ville d'Abyei, située à la frontière entre le Nord et le Sud-Soudan. Les troupes sudistes y ont été repoussées. C'est un des noeuds de la crise entre le Nord et le Sud, cette enclave particulièrement riche en pétrole est revendiquée par les deux parties. L'enjeu est de savoir qui va l'administrer. Un référendum devait être organisé dans cette cité et sa région, le 9 janvier dernier. Référendum repoussé à plusieurs reprises. les Etats-unis condamnent l'offensive soudanaise à Abyei alors que Khartoum affirme vouloir «négocier».
mercredi 11 mai 2011
Le Nord Soudan harcèle le Sud: 34 civils du sud et 48 miliciens du nord meurent dans les combats
l'Express
Plus de 80 personnes ont été tuées dans des affrontements entre rebelles, civils et forces de l'ordre au Sud-Soudan, a rapporté l'armée de cette région qui doit accéder à l'indépendance en juillet.
Par ailleurs, dans la région d'Abyei, revendiquée par le Sud et le Nord-Soudan, des inconnus ont blessé par balles quatre casques bleus zambiens mardi après-midi, a fait savoir Hua Jiang, porte-parole de la mission de l'Onu au Soudan.
Une milice rebelle a lancé dimanche sur un camp de l'Etat de Warrap un raid qui s'est soldé par la mort de 82 personnes, dont 34 civils, a déclaré un porte-parole de l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), Philip Aguer.
"Nous avons chassé cette milice de l'Etat d'Unity les 6 et 7 mai. (Les membres de cette milice) sont entrés dans l'Etat de Warrap et ont attaqué un campement d'éleveurs et ont tué 34 civils et ont blessé 45 personnes. Un peu plus tard, les civils et la police ont tendu une embuscade à la milice et ont tué 48 miliciens", a dit Aguer.
Plus de 80 personnes ont été tuées dans des affrontements entre rebelles, civils et forces de l'ordre au Sud-Soudan, a rapporté l'armée de cette région qui doit accéder à l'indépendance en juillet.
Par ailleurs, dans la région d'Abyei, revendiquée par le Sud et le Nord-Soudan, des inconnus ont blessé par balles quatre casques bleus zambiens mardi après-midi, a fait savoir Hua Jiang, porte-parole de la mission de l'Onu au Soudan.
Une milice rebelle a lancé dimanche sur un camp de l'Etat de Warrap un raid qui s'est soldé par la mort de 82 personnes, dont 34 civils, a déclaré un porte-parole de l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), Philip Aguer.
"Nous avons chassé cette milice de l'Etat d'Unity les 6 et 7 mai. (Les membres de cette milice) sont entrés dans l'Etat de Warrap et ont attaqué un campement d'éleveurs et ont tué 34 civils et ont blessé 45 personnes. Un peu plus tard, les civils et la police ont tendu une embuscade à la milice et ont tué 48 miliciens", a dit Aguer.
dimanche 8 mai 2011
Le Nord Soudan tente d'annexer la zone pétrolifère frontalière d'Abyei. L'ONU ne prend pas partie pour le Sud qui est l'agressé
Des heurts ont éclaté dimanche à Abyei lorsqu'un commandant de l'armée du président nordiste Omar el-Béchir est entré dans le territoire malgré les tentatives de la police de stopper son convoi de 200 soldats et de six véhicules tout-terrain montés de mitrailleuses.
Selon l'ONU et le responsable du district, 14 personnes sont mortes lors de ces affrontements.
A la lisière entre le Nord et le Sud, Abyei, riche en pétrole, connaît une recrudescence des violences depuis le référendum d'autodétermination du Sud-Soudan en janvier, au cours duquel une écrasante majorité a voté pour la sécession de cette région qui doit devenir un Etat indépendant en juillet.
Les négociations Nord-Sud sur l'avenir de cette province n'ont pas enregistré de progrès.
Un référendum devait avoir lieu également en janvier pour permettre à Abyei de choisir son rattachement au Nord ou au Sud, mais il a été reporté sine die, notamment en raison d'un différend sur le droit de vote des Misseriya, une tribu de nomades arabes.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a condamné vendredi les tensions et le déploiement militaire de forces du Nord et du Sud-Soudan dans la région pétrolifère contestée d'Abyei.
Selon l'ONU et le responsable du district, 14 personnes sont mortes lors de ces affrontements.
A la lisière entre le Nord et le Sud, Abyei, riche en pétrole, connaît une recrudescence des violences depuis le référendum d'autodétermination du Sud-Soudan en janvier, au cours duquel une écrasante majorité a voté pour la sécession de cette région qui doit devenir un Etat indépendant en juillet.
Les négociations Nord-Sud sur l'avenir de cette province n'ont pas enregistré de progrès.
Un référendum devait avoir lieu également en janvier pour permettre à Abyei de choisir son rattachement au Nord ou au Sud, mais il a été reporté sine die, notamment en raison d'un différend sur le droit de vote des Misseriya, une tribu de nomades arabes.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a condamné vendredi les tensions et le déploiement militaire de forces du Nord et du Sud-Soudan dans la région pétrolifère contestée d'Abyei.
dimanche 13 mars 2011
Soudan : la guerre pour Abyei est imminente
KHARTOUM - Le parti au pouvoir au Soudan a mis en garde dimanche contre le risque sérieux d'une escalade de la violence dans la province d'Abyei, zone frontalière disputée entre le Nord et le Sud, au lendemain de la rupture du dialogue entre les dirigeants sudistes et Khartoum.
Al-Dirdiri Mohammed Ahmed, négociateur en chef du Parti du Congrès national (NCP) sur le dossier d'Abyei, a déclaré que si l'armée sudiste ne retirait pas environ 2.500 soldats en uniforme de police d'Abyei avant lundi, "nous devrons aussi nous attendre à ce que de nombreuses échauffourées aient lieu".
"La situation à Abyei pourrait se détériorer, et se révéler très grave dans les prochains jours", a prévenu M. Dirdiri.
Il est peu probable que l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA) se plie aux exigences du NCP.
Le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), bras politique de la SPLA, a annoncé samedi avoir suspendu le dialogue avec le pouvoir du président Omar el-Béchir, l'accusant de comploter pour faire tomber leur gouvernement avant l'indépendance prévue en juillet.
Dimanche, le secrétaire général du SPLM, Pagan Amum, a accusé le CNP d'armer les tribus arabes pour mener un génocide: "Ils veulent mener un génocide comme ils ont fait contre les tribus africaines au Darfour", région de l'Ouest soudanais en proie à une guerre civile.
Des combats entre armée sudiste et rebelles ont fait plus d'une centaine de morts dans le Sud depuis début mars.
Samedi, 42 personnes ont péri, essentiellement des rebelles, dans une attaque rebelle contre la ville de Malakal, capitale riche en pétrole de l'Etat du Haut Nil dans le Sud-Soudan, selon un porte-parole de l'armée sudiste. Un précédent bilan faisait état de 30 morts.
A la lisière entre le Nord et le Sud, la province d'Abyei connaît elle aussi une recrudescence des violences depuis le référendum sur le Sud-Soudan, qui a vu une écrasante majorité en faveur de la sécession. Un autre référendum devait permettre à Abyei de choisir son rattachement au Nord ou au Sud, mais il a été reporté sine die.
Dans cette province, au moins 70 personnes ont été tuées début mars et deux villages rasés en deux jours dans des combats entre des hommes armés de la tribu arabe nordiste des Misseriya, et des membres de la tribu sudiste des Dinka Ngok, selon des responsables.
Enough Project, organisation de lutte contre les génocides, a prévenu vendredi que des groupes armés, soutenus par les armées soudanaises nordistes et sudistes, étaient en train de renforcer leur présence à Abyei.
M. Dirdiri a imputé les combats aux forces soutenues par la SPLA, qu'il accuse de tuer sans discrimination et de massacrer le bétail des Misseriya. Les Sudistes accusent de leur côté cette tribu nomade arabe de fomenter des violences avec le soutien de Khartoum.
Salah Gosh, un conseiller du président Béchir chargé de mener les négociations avec le Sud, a estimé dimanche que la rupture du dialogue avec Khartoum était une tactique des Sudistes.
"Je pense qu'ils reviendront. Ils n'ont pas d'autre choix pour trouver une solution à la situation", a-t-il dit.
Selon lui, les Sudistes souhaitent une nouvelle flambée de violences dans l'espoir de pouvoir prendre l'avantage sur Abyei, ainsi que sur d'autres dossiers post-référendaires comme le partage du pétrole.
Al-Dirdiri Mohammed Ahmed, négociateur en chef du Parti du Congrès national (NCP) sur le dossier d'Abyei, a déclaré que si l'armée sudiste ne retirait pas environ 2.500 soldats en uniforme de police d'Abyei avant lundi, "nous devrons aussi nous attendre à ce que de nombreuses échauffourées aient lieu".
"La situation à Abyei pourrait se détériorer, et se révéler très grave dans les prochains jours", a prévenu M. Dirdiri.
Il est peu probable que l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA) se plie aux exigences du NCP.
Le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), bras politique de la SPLA, a annoncé samedi avoir suspendu le dialogue avec le pouvoir du président Omar el-Béchir, l'accusant de comploter pour faire tomber leur gouvernement avant l'indépendance prévue en juillet.
Dimanche, le secrétaire général du SPLM, Pagan Amum, a accusé le CNP d'armer les tribus arabes pour mener un génocide: "Ils veulent mener un génocide comme ils ont fait contre les tribus africaines au Darfour", région de l'Ouest soudanais en proie à une guerre civile.
Des combats entre armée sudiste et rebelles ont fait plus d'une centaine de morts dans le Sud depuis début mars.
Samedi, 42 personnes ont péri, essentiellement des rebelles, dans une attaque rebelle contre la ville de Malakal, capitale riche en pétrole de l'Etat du Haut Nil dans le Sud-Soudan, selon un porte-parole de l'armée sudiste. Un précédent bilan faisait état de 30 morts.
A la lisière entre le Nord et le Sud, la province d'Abyei connaît elle aussi une recrudescence des violences depuis le référendum sur le Sud-Soudan, qui a vu une écrasante majorité en faveur de la sécession. Un autre référendum devait permettre à Abyei de choisir son rattachement au Nord ou au Sud, mais il a été reporté sine die.
Dans cette province, au moins 70 personnes ont été tuées début mars et deux villages rasés en deux jours dans des combats entre des hommes armés de la tribu arabe nordiste des Misseriya, et des membres de la tribu sudiste des Dinka Ngok, selon des responsables.
Enough Project, organisation de lutte contre les génocides, a prévenu vendredi que des groupes armés, soutenus par les armées soudanaises nordistes et sudistes, étaient en train de renforcer leur présence à Abyei.
M. Dirdiri a imputé les combats aux forces soutenues par la SPLA, qu'il accuse de tuer sans discrimination et de massacrer le bétail des Misseriya. Les Sudistes accusent de leur côté cette tribu nomade arabe de fomenter des violences avec le soutien de Khartoum.
Salah Gosh, un conseiller du président Béchir chargé de mener les négociations avec le Sud, a estimé dimanche que la rupture du dialogue avec Khartoum était une tactique des Sudistes.
"Je pense qu'ils reviendront. Ils n'ont pas d'autre choix pour trouver une solution à la situation", a-t-il dit.
Selon lui, les Sudistes souhaitent une nouvelle flambée de violences dans l'espoir de pouvoir prendre l'avantage sur Abyei, ainsi que sur d'autres dossiers post-référendaires comme le partage du pétrole.
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