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jeudi 23 janvier 2014

Le véritable Appartheid infligé aux palestiniens depuis 1948


 Elder of Zyion a résumé la description de la  discrimination et abus à l'encontre des Palestiniens par les pays arabes depuis 1948.  Un travail remarquable. A La suite de Dreuz et du 
Haabir haisraeli , je vous livre ma version en français, augmentée de liens vers des documents de référence en français ( ou en arabe) pour la plupart.


Tous les pays arabes, sauf la Jordanie :

Il est interdit aux Palestiniens et à eux seuls (tout autre citoyen d'un pays arabe a le droit de demander la naturalisation dans tout pays de la ligue arabe) à devenir des citoyens d'un pays arabe, conformément au décret 1547 de 1959 de la Ligue arabe malgré le protocole de Casablanca du 11 Septembre 1965 : " afin de préserver l'entité palestinienne et  l'identité palestinienne . "

Même en Jordanie , ils ne peuvent plus devenir des citoyens . ( Il y a eu quelques exceptions : les chrétiens palestiniens au Liban dans les années 1950 , les Palestiniens nés de mères égyptiennes en 2011 . )

C'est la raison pour laquelle les pays arabes n'ont pas ratifié la convention de l'ONU sur les réfugiés de 1959  qui stipule dans son article 34 :
"Article 34. -- Naturalisation
    Les États contractants faciliteront, dans toute la mesure possible, l'assimilation et la naturalisation des réfugiés. Ils s'efforceront notamment d'accélérer la procédure de naturalisation et de réduire, dans toute la mesure possible, les taxes et les frais de cette procédure."

Les Palestiniens sont confrontés à des sévères restrictions de voyage dans le monde arabe . Ils ne reçoivent pas de passeports et  leurs documents de voyage ne ​​sont acceptés que par quelques pays .

Les Palestiniens ne peuvent pas voter ni se présenter aux élections nationales .

Les enfants nés de Palestiniens n'obtiennent pas la citoyenneté dans leur pays d'accueil , en violation de l'article 7 de la Convention relative aux droits de l'enfant .

Jordanie :
Pour info, le président Palestinien Mahmoud Abbas (comme la plupart des grosses huiles de l'OLP) a la nationalité Jordanienne...

1967: la Jordanie a refusé d'autoriser les habitants de Gaza qui sont venus après la guerre des Six Jours à devenir des citoyens jordaniens . Aujourd'hui, quelque 165000 Palestiniens en Jordanie ne peut pas devenir des citoyens ni obtenir aucun des services gouvernementaux .

1970: 3500-5000 Palestiniens ont été tués et 20 000 Palestiniens expulsés , leurs camps démolis, dans les événements de Septembre Noir .

1988: la Jordanie a révoqué la citoyenneté de millions de Palestiniens de Cisjordanie suite à leur déclaration d'«indépendance». Comme d'habitude, cette decision avait  été justifiée comme étant pour leur propre bien .

2010: la Jordanie a continué à révoquer la citoyenneté pour des milliers d'autres Palestiniens

2012: la Jordanie a adopté une loi électorale qui limite de fait ( la région de Russeifa, 700 000 habitants, majoritairement des palestiniens citoyens jordaniens,  n'est représentée que par 2 députés) le nombre des membres palestiniens du Parlement à moins de 10 %

2013: la Jordanie met les réfugiés palestiniens de Syrie dans des camps spéciaux qu'ils ne peuvent pas quitter , séparés  des autres réfugiés , et renvoie des centaines ou des milliers d'autres en Syrie, vers les périls de la guerre.

2014 : Les Palestiniens qui sont citoyens se voient encore refuser l'égalité des droits dans l'armée , pour ​​l'obtention de bourses d'études et l'admissions dans certaines universités publiques , entre autres domaines .

Egypte :

1948: Tous les réfugiés de Palestine qui ont atteint l'Egypte avaient été internés dans des camps et
les hommes ont été contraints de retourner en Palestine pour combattre .

1949: Expulsion de tous les palestinienns des camps égyptiens vers Gaza . Très peu d'Arabes palestiniens ont été laissés en Egypte .

1949-1967 Loi martiale et couvre feu imposés à Gaza

1950: l'Egypte a refusé toute présence de l'UNRWA sur son territoire , la reléguant à Gaza . Privants ainsi les réfugiés palestiniens restants de toute aide.

1949 - 1956 : Les Palestiniens en Egypte ont été interdits de scolarité et l'emploi.

2013: Des centaines de réfugiés palestiniens de Syrie ont été placés en prison alors qu'ils tentent d'entrer en Égypte

2013- aujourd'hui : l'Egypte a pratiquement fermé la frontière de Rafah avec Gaza , même en limitant les patients hospitalisés de voyager , emprisonnant de fait 1,7 millions de Gazaouis .

Liban :

1950-1958 : A  délivré des documents de voyage à sens unique pour les Palestiniens pour quitter le pays

1962 Les Palestiniens ont été classés comme des «étrangers» :
73 catégories d'emplois avaient été interdites aux Palestiniens jusqu'en 2010 , maintenant ce sont
"seulement" 50 emplois qui leurs sont inaccessibles-comme aux étrangers , alors que la plupart est née au Liban de parents nés eux aussi au Liban!
Ils sont toujours interdits de travailler comme médecins , journalistes , pharmaciens ou avocats .
Ils ne sont pas autorisés à construire de nouvelles maisons ni propriétés, ni même de réparer leurs maisons.

La loi martiale est imposée dans les camps de réfugiés . L'Armée empêche les gens d'entrer et de sortir. Limitations des écoles pour les «étrangers» palestiniens. Ils ne sont pas autorisés à vivre à l'extérieur des camps de réfugiés , qui à leur tour n'ont pas le droit de s'agrandir . La population des camps est maintenant le triple de l'origine. Les Palestiniens ne sont pas autorisés à créer des organisations .

1975-1978 : Au moins 5000 Palestiniens ont été tués dans la guerre civile libanaise

1985-1988 : des milliers de morts dans la «guerre des camps »

1995 : la loi interdit aux Palestiniens d'entrer dans le pays sans visa , et les visas n'ont pas été délivrés . Les palestiniens originaires du Liban qui avaient travaillé puis qui ont été expulsés des pays du Golfe ne pouvaient pas retourner au Liban . (Loi abrogée en 1999 . )

2005: Des lois spécifiques interdisant aux étrangers qui ne sont pas «les ressortissants d' un État reconnu » - les Palestiniens - de posséder des biens . Celui qui en possèdait précédemment ne peut plus le transmettre à ses enfants.

2007: 31 000 Palestiniens sont sans abri parce que l'armée libanaise a détruit le camp de Nahr el Bared

2013: Les quelque 50 000 réfugiés palestiniens en provenance de Syrie sont traités différemment des autres réfugiés syriens ; les visas temporaires de trés court terme et coûteux en font de fait des criminels

2013: Le Liban commence à refouler les réfugiés palestiniens de Syrie à la frontière

Koweït :

1991 : 400 000 Palestiniens ont été harcelés et chassés du pays .

Libye :

1994-5 : Expulsion de 30 000 Palestiniens , un grand nombre a été chassé de leurs emplois et leurs maisons confisquées
Les pays arabes ont refusé de prendre des nouveaux réfugiés . Des centaines ont été bloqués dans le désert ou sur la mer. . Finalement, la Libye a permis à certains de rester mais a gardé la menace de les expulser à nouveau . En fin de compte environ 15 000 ont été forcés d'aller aux pays arabes pour lesquels ils avaient des documents que ce soit des pays du Golfe, et les pays occidentaux .

2011: les Palestiniens ont été forcés de payer un impôt spécial de 1550 $.

2012: Beaucoup de Palestiniens ont perdu leurs maisons et des propriétés ont été revendiqués par d'autres , dans le sillage de la révolution et de l'effondrement du système judiciaire .


Irak :

Début des années 1950 : Expulsion des travailleurs palestiniens en grève , avec l'Arabie Saoudite et la Libye ..

2005: Après que Saddam Hussein soit chassé du pouvoir , les Palestiniens en Irak ont été soumis à l'enlèvement , la prise d'otages , le meurtre et la torture par des groupes armés . Les politiciens eux s'en moquaient . Environ 15 000 ont été forcés de quitter l'Irak . Des milliers ont été bloqués dans des camps dans le désert entre l'Irak et la Syrie , car aucun pays arabe ne leur avait accordé de visa.

Qatar :

1994 : Refus d'accorder des visas aux travailleurs Palestiniens.C'est en Janvier 2014 qu'enfin ce pays leur accordera 20 000 visas.

Syrie :

1970: les Palestiniens ne peuvent pas voter , ne peuvent pas se présenter aux élections , ne peuvent pas posséder des terres agricoles , ne peuvent détenir plus d'un bien ..

2005-2008: la Syrie n'a pas permis aux milliers de réfugiés arabes palestiniens fuyant l'Irak d'entrer dans le pays .

2012- aujourd'hui: Quelques 2000 Palestiniens ont été tués jusqu'à présent dans la guerre de Syrie . Environ 50 sont morts de faim alors que l'armée interdit l'entrée de tous les aliments et de l'eau dans le camp de Yarmouk . Leurs droits ont été restreints d'avantage et le restant de moins en moins appliqué.

mercredi 8 janvier 2014

Discriminisation des Palestiniens de Syrie par le Liban dans l'indifference générale

Independent Eurepan Daily Express (via EoZ  ) a publié cette info que je résume ici:

A cause de la guerre ce sont environ 50 000 palestiniens de Syrie qui se sont réfugiés au Liban. Mais alors que tous le dirigeants arabes répètent depuis bientôt un siècle qu'ils sont leurs frères, le Liban , comme tant d'autres pays arabes, les traite en indésirables. Il leur faut 200$ par personne et par an pour les formalités administratives. Une somme inaccessible au commun des mortels.
De plus les visas octroyés ne sont valables qu'une semaine ! Toutes les semaines il leur faut  les renouveler...faute de quoi ils sont expulsés vers - la Syrie.
Et ils sont le seul groupe de réfugiés de Syrie à subir ce harcèlement et ce déni d'un traitement humain. Parce qu'ils sont Palestiniens ou descendants de Palestiniens.

C'est une discrimination.

Ils sont nombreux a entrer en clandestinité dans les camps où la police libanaise n'a pas le droit de pénétrer suite à un accord datant de la fin de la guerre civile libanaise.Une forme d'emprisonnement à vie.


Où sont les condamnations du Liban par la communauté internationale pour discrimination ?
Où sont les flottilles d'aide ?
Où sont les éditoriaux  , les communiqués de presse, les expositions  de protestation?

Puisqu'on ne peut s'en servir pour diaboliser Israël et les juifs cette situation n’intéresse personne...



vendredi 28 juin 2013

LAppartheid ignoré du Liban

Rosaly a adapté pour DREUZ , l'article du journaliste arabe israélien Khaled Abou Toameh ,  sur le véritable Appartheid subi par les palestiniens au Liban et sur l'indignation sélective des antisémites qui se pretendent pro-palestiniens  (extraits) :
Il y a trois ans, le gouvernement libanais décida d’amender sa loi d’apartheid qui niait aux Palestiniens le droit de travailler dans au moins 20 différents domaines. Les Palestiniens furent donc informés que dorénavant ils pourraient accéder à de nombreuses fonctions, et même devenir propriétaires. Hélas, depuis cette « décision » prise en leur faveur, les Palestiniens attendent toujours sa mise en application. Ils ont découvert, sans surprise j’imagine, que le gouvernement libanais, à l’instar d’autres pays arabes, leur avait menti.

En dépit du fait que les Palestiniens vivent au Liban depuis plus de six décennies, ils sont toujours traités comme des étrangers, et doivent obtenir un permis de travail révèle le journal libanais The Daily Star.
...

Mais ce qui leur est interdit au Liban leur est permis en Israël, et n’importe quel visiteur d’un hôpital israélien pourra constater la présence d’un nombre important de médecins, d’infirmières, et de pharmaciens arabes.

Au Liban, depuis l’amendement de la loi d’apartheid, rien n’a changé pour les Palestiniens. Et il n’y a aucune indication permettant de penser que les Autorités libanaises éprouvent une envie quelconque de lever les restrictions, ou du moins les adoucir dans un avenir proche.

Selon le Daily Star, l’amendement de la loi n’a d’ailleurs jamais été appliqué.

....

Quand le porte parole officiel de l’UNWRA, Hoda Samra, fut contactée par The Daily Star pour donner son opinion sur la détresse des Palestiniens du Liban, leur situation difficile, les lois d’Apartheid auxquels ils sont encore soumis, elle répondit qu’elle n’avait aucune déclaration officielle à faire sur ce cas particulier !

....

L’indignation très sélective des opposants à Israël, des partisans du boycott d’Israël, prouve une fois encore que ce n’est pas le sort des Palestiniens qui les motive, mais leur haine d’Israël. S’ils étaient logiques avec eux-mêmes et tant soit peu objectifs, ils apporteraient leur soutien aux Palestiniens des pays arabes, victimes de l’Apartheid arabe, qui n’est pas un mythe, et non aux Palestiniens d’Israël, qui bénéficient des mêmes droits que les autres citoyens israéliens.

mercredi 1 mai 2013

La Jordanie l'Egypte et le Liban réfusent d'aider les palestiniens de Syrie

Je traduis intégralement le billet d'Elder Of Zyion qui dénonce l'indifference des dirigeants arabes aux conditions inhumaines de réfugiés palestiniens, pire : il dénonce la mise en place déliberée de cette misère pour s'en servir comme arme , pour détruire israël.


Dimanche 28 Avril, 2013


Discrimination par l'Egypte, le Liban et la Jordanie contre les réfugiés syriens d'origine palestinienne



Al Ahram rapporte :







Manifestation de réfugiés palestiniens ayant gagné le Liban pour fuir les combats en Syrie
Ils protestent contre leurs conditions de vie.
Selon les Nations unies, une aide internationale est nécessaire pour ces quelque 20.000 réfugiés qui vivent dans des conditions dramatiques, parfois à vingt dans une seule pièce,sans eau ni électricité. /
Photo prise le 17 janvier 2013/ REUTERS/Sharif Karim (c) Reuters





Des dizaines de réfugiés Palestiniens, fuyant les violences en Syrie, ont protesté auprès de l'ambassade palestinienne au Caire, exigeant un meilleur traitement par les autorités palestiniennes et égyptiennes.


Rassemblés sous la banderole "ne nous tuez pas une deuxième fois», les réfugiés palestiniens ont commencé un sit-in indéfini devant l' ambassade palestinienne en Egypte, demandant à être reconnus comme réfugiés par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Les enfants brandissaient des pancartes portant le slogan tandis que les manifestants ont entonné divers slogans, dont «A bas l'ambassadeur." Dans l'après-midi, les manifestants ont déclaré qu'ils ont été menacés par la police, qui leur ont dit que des «voyous» du quartier pourraient les attaquer.


Les gardes de l'Ambassade ont mis en place un périmètre . En colère, frustrés de se voir refuser le statut de réfugié par le HCR, les manifestants, qui vivaient auparavant dans des camps de réfugiés en Syrie, disent qu'ils devraient avoir les mêmes droits que les réfugiés syriens en Egypte.

"Hanine Hassan, organisateur et militant palestinien des droits de l'homme a déclaré :«Ils [les manifestants] ne peuvent pas se faire enregistrer en tant que réfugiés. Ils ne peuvent pas mettre leurs enfants dans les écoles. Ils n'ont pas accés aux soins de santé ni à aucune sorte de service humanitaire. Le HCR ne peut pas enregistrer les réfugiés parce que le gouvernement égyptien ne les reconnaît pas officiellement comme tels . L'agence a refusé de commenter, disant que la question est dans camp des autorités égyptiennes.

L'Egypte n'est pas un des états où travaille l'UNRWA, ce qui signifie que les réfugiés en provenance de Syrie qui sont soi-disant "Palestiniens" n'ont aucun organisme qui puisse les aider. Mais la présence de l'UNRWA au Liban, ne change rien au sort des réfugiés syriens d'origine Palestinienne :

Les réfugiés palestiniens qui ont fui les violences en Syrie ont tenu leur sit-in hebdomadaire devant les bureaux de l'UNRWA dans le camp de réfugiés palestiniens de Beddawi, dans le nord du Liban, exigeant que l'agence de l'ONU fasse plus pour eux.

Les conditions de vie dramatiques des Palestiniens continuent de se détériorer dans le camp. Les manifestants ont envahi les bureaux de l'UNRWA et perturbé le travail pendant deux heures. Les représentants des comités et institutions populaires ont pris part à la manifestation et ont exigé de l'ONU s'acquitter de son devoir en aidant les réfugiés, et de concevoir un plan d'urgence visant à fournir des abris temporaires ou de leur octroyer des indemnités pour une location. Les manifestants ont également exigé la couverture des soins de santé et la scolarisation des enfants palestiniens dans les écoles et collèges de l'UNRWA .

L'UNRWA a déclaré que plus de 40.000 Palestiniens de Syrie étaient enregistrés par l'agence tandis que les militants estiment que 10.000 n'avaient pas contacté l'UNRWA. La plupart des réfugiés ont fui le camp de réfugiés de Yarmouk lorsqu'il avait été bombardé l'an dernier. Ils vivent actuellement dans, ou près de l'un des 12 camps de réfugiés du pays qui sont déjà surpeuplés . Ils ont averti qu'ils prendraient des mesures fortes en menaçant d'occuper le bureau du chef de l'UNRWA, d'utiliser les écoles et les institutions des Nations Unies comme abris temporaires si l'UNRWA ne parvient pas à répondre à leurs demandes.

La Jordanie reserve également un traitement «spécial» aux Arabes palestiniens de Syrie:

Face à l'afflux des réfugiés syriens sous le choc, les forces jordaniennes ont commencé à refouler les palestiniens loin de la frontière, les forçant à retourner dans un pays ravagé par un dictateur impitoyable et par une guerre civile qui s'éternise. Dans un camp connu sous le nom de Cyber ​​City, près de la ville frontalière de Ramtha en Jordanie, 200 familles palestiniennes attendent leur sort. Beaucoup d'entre elles ont déjà été réjetées du camp voisin de Zaatari, qui a cessé d'accepter n'importe qui sans pièce d'identité syrienne. N'importe qui avec une carte d'identité palestinienne est automatiquement dirigé vers Cyber ​​City, où ils sont détenus jusqu'à l'accord du droit d'asile. Des témoins disent que l'établissement ressemble à un dortoir de six étages, ses occupants ont l'interdiction de quitter ses murs, pendant toute la longueur de temps.


Au Salon, Bill Frelick de Meera Shah Human Rights Watch et à Human Rights Clinic international du Harvard Law School décrivent les conditions déplorables du camp. Dans certains cas, quatre familles sont entassés dans une pièce - et ce sont les familles qui ont réussi à rester ensemble. Les auteurs ont parlé avec un réfugié syrien qui a raconté ce que les autorités jordaniennes lui ont dit alors qu'il approchait de la frontière avec sa famille: «Vous pouvez passer, mais pas elle, parce qu'elle est palestinienne . " Je leur ai dit que notre maison a brûlé et que nous n'avons pas où aller. L'agent de la patrouille frontalière a dit: «Ce n'est pas notre problème». Je l'ai supplié. Ma femme et les enfants priaient et pleuraient pour ne pas être renvoyés. Il a dit: «C'est impossible», et nous a mis dans un véhicule militaire et nous a emmenés à la frontière ». Selon l'Office de secours des Nations Unies , près de 4.569 Palestiniens de Syrie ont réussi à entrer en Jordanie depuis le debut du conflit en Syrie. Mais le nombre des refoulés à la frontière est estimé à nettement plus. Le gouvernement jordanien n'a fait aucun secret de sa politique hostile de refus. En Octobre, le Premier ministre Abdullah Ensour a annoncé son plan au quotidien arabophone Al-Hayat, «La Jordanie a pris une décision souveraine claire et explicite de ne pas permettre à nos frères palestiniens qui détiennent des documents syriens d'entrer en Jordanie."

Le dénominateur commun est que la décision prise il ya six décennies de traiter les réfugiés arabes palestiniens différemment de tous les autres réfugiés dans le monde, a des répercussions aujourd'hui.

Deux agences de l'ONU, avec des objectifs différents , différentes définitions , des règles différentes, les différents mandats et des budgets distincts qu'elles se disputent, et le monde arabe tout entier pratique avec bonheur la discrimination à l'égard d'un type de réfugiés - tout cela parce qu'ils veulent s'assurer que les Arabes palestiniens restent misérables et apatrides .

dimanche 13 janvier 2013

La Jordanie refoulera les réfugiés Palestiniens de Syrie

 Quelle touchante compassion fraternelle!  Et comme toujours c'est la faute à Israël...

Times of  Israel (anglais) et Al Hayat (arabe)
La Jordanie n'admettra plus  de réfugiés palestiniens fuyant la Syrie pour entrer dans le royaume, de crainte que cela encourage Israël à expulser les Palestiniens vers la Jordanie, a déclaré le Premier ministre Abdullah Ensour ce jeudi.
«Il y a ceux qui veulent absoudre Israël une fois de plus de sa responsabilité pour avoir expulsé les Palestiniens de leurs maisons», a déclaré Ensour dans une longue interview avec Al Hayat le quotidien arabe basé à Londres. «La Jordanie n'est pas le lieu pour résoudre les problèmes d'Israël. La Jordanie a pris une décision souveraine et explicite de ne pas permettre aux Palestiniens porteurs de documents syriens [de Voyage] d'entrer en Jordanie. "
"Accueillir ces frères est une ligne rouge pour nous, parce que ce sera un prélude à une nouvelle vague de déportation, et c'est que veut le gouvernement israélien", a ajouté Ensour. «Nos frères palestiniens en Syrie ont des droits dans leur pays d'origine, et ils devraient y rester jusqu'à ce que la crise soit finie."

dimanche 24 juin 2012

Condition des réfugiés dans les pays arabes : les racines de l'abandon


Aide à l'Église en Détresse a publié cet article d'Oliver Maksan sur le sort des réfugiés chrétiens irakiens en Jordanie :
Il n'y a pas d'avenir pour les chrétiens d'Iraq en Jordanie
La Jordanie est un refuge pour des dizaines de milliers d'Irakiens - dont beaucoup sont des chrétiens. Depuis l'invasion américaine en 2003, ils sont attaqués par les sunnites et par les schiites.

La plupart d'entre eux sont venus après 2006, lorsque la violence terroriste a explosé.
Selon des sources gouvernementales, 450.000 Irakiens vivent actuellement en Jordanie. Le Royaume a interêt au chiffre le plus élevé possible pour se faire une réputation internationale en tant que pays humanitaire.

Toutefois, la Commission des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) doute  de ce nombre et estime que 150 000 est plus proche de la réalité.
*Il est hallucinant de constater que personne ne s'étonne d'un rapport de UN A TROIS entre les deux estimations et  que tout le monde trouve normal qu'on ne puisse connaître le nombre exact dans un pays plutôt prospère qui n'est pas en état de guerre.

Raed Bahou, directeur régional de la Mission pontificale à Amman, estime que 20.000 d'entre eux sont chrétiens. En parlant avec ACN, il souligne qu'il n'y a pas de chiffres exacts. Les experts estiment, qu'environ 60 à 80 000 chrétiens ont fui vers la Jordanie entre 2006 et 2008. C'est certes beaucoup pour une nation de seulement 6,4 millions d'habitants.

Mais l'accueil des réfugiés par la Jordanie n'est pas seulement une question de statut politique, mais aussi de la traditionnelle hospitalité et solidarité arabe. Toutefois, les réfugiés n'ont aucun statut juridique. Le Royaume n'a jamais signé la Convention sur les réfugiés de 1951 de l'ONU, et donc il considère  les réfugiés comme des "invités".
** stop, relisons cette phrase : " Le royaume n'a jamais signé la convention sur les réfugiés de 1951 de l'ONU ". Pourquoi ? Que dit la convention ? Quels autres pays du Moyen-Orient ne l'ont pas signée ?
Cela a des conséquences graves. "Je voudrais travailler, mais je n'en ai pas le droit ", dit Lina. "Nos économies s'épuisent progressivement ." En fait, les réfugiés vivent souvent de ce qu'ils ont apporté avec eux. Comme beaucoup de chrétiens irakiens appartenaient à la classe moyenne supérieure, et qu'ils sont médecins, ingénieurs, avocats ou entrepreneurs, ils avaient souvent de moyens considérables. Ils ont contribué à faire monter les prix de l'immobilier à Amman, dans certains cas de façon drastique.

Cependant beaucoup ont épuisé leur épargne après des années d'exil et ils n'étaient pas tous prospères. Ainsi, de nombreuses personnes vivent du travail au noir ou d'aide de leur familles de l'Ouest. Le gouvernement ne fournit aucune assistance et l'Organisation des Nations Unies a réduit son financement. Lina est déterminée : "Je vais aller n'importe où : USA, Australie, Europe, pourvu que je puisse quitter cet endroit. Il n'y a pas d'avenir ici, en Jordanie".


Voici la convention de 1951, en résumé : elle engage les pays contractants à préserver leur santé, permettre l'accès à l'éducation,  faire le maximum pour qu'ils puissent travailler et faciliter leur naturalisation par le pays d'accueil. Des extrait figurent en fin de page. La liste des pays signataires est ici.

Les pays du Moyen-Orient qui ne l'ont pas signé sont : la Jordanie, la Syrie, l'Arabie Saoudite, Dubaï, le Bahreïn, le Quatar, le Liban et l'Iraq. De fait, l'OLP de Yasser Aarafat s'est opposée à l'application du statut de la convention de 1951 au motif qu'il  "porte un préjudice aux droits inaliénables du peuple palestinien" (in "The Status of Palestinian Refugees in International Law",  Lex Takkenberg 1998 page 128 cité ici)

La raison la plus probable est la volonté d'interdire aux refugiés palestiniens qui le souhaitent la possibilité de s'installer définitivement dans le pays d'accueil. Le tout, bien sûr, dans le but "altruiste" de  "préserver l'unité du peuple palestinien". C'est d'ailleurs la raison officielle de la ligue arabe pour interdire aux Palestiniens le droit à la naturalisation dans n'importe quel pays de la ligue alors que tout arabe de tout pays peut demander à se faire naturaliser dans tout autre pays arabe. Les réfugiés ne sont que des pions pour les leaders arabes.

On peut conclure par cette citation :
"Les états arabes ne veulent pas résoudre le problème des réfugiés. Ils veulent le conserver comme une plaie béante, un affront à l'ONU et comme arme contre Israël. Les leaders arabes se soucient comme d'une guigne de la vie ou de la mort des réfugiés." [ Naomi Comay,  Arabs Speak Frankly on the Arab-Israeli Conflict: With Original Documents and Comments by World Leaders and Writers. [Great Britain]: Printing Miracles, 2005. 26.]






Convention relative au statut des réfugiés
 Article 17. -- Professions salariées
    1. Les États contractants accorderont à tout réfugié résidant régulièrement sur leur territoire le traitement le plus favorable accordé, dans les mêmes circonstances, aux ressortissants d'un pays étranger en ce qui concerne l'exercice d'une activité professionnelle salariée.
Article 18. -- Professions non salariées
    Les États contractants accorderont aux réfugiés se trouvant régulièrement sur leur territoire un traitement aussi favorable que possible et en tout cas un traitement non moins favorable que celui accordé dans les mêmes circonstances aux étrangers en général, en ce qui concerne l'exercice d'une profession non salariée dans l'agriculture, l'industrie, l'artisanat et le commerce, ainsi que la création de sociétés commerciales et industrielles.
Article 19. -- Professions libérales
    1. Tout État contractant accordera aux réfugiés résidant régulièrement sur son territoire, qui sont titulaires de diplômes reconnus par les autorités compétentes dudit État et qui sont désireux d'exercer une profession libérale, un traitement aussi favorable que possible et en tout cas un traitement non moins favorable que celui accordé, dans les mêmes circonstances, aux étrangers en général. 
    2. Les États contractants feront tout ce qui est en leur pouvoir, conformément à leurs lois et constitutions, pour assurer l'installation de tels réfugiés dans les territoires, autres que le territoire métropolitain, dont ils assument la responsabilité des relations internationales.

Article 34. -- Naturalisation
    Les États contractants faciliteront, dans toute la mesure possible, l'assimilation et la naturalisation des réfugiés. Ils s'efforceront notamment d'accélérer la procédure de naturalisation et de réduire, dans toute la mesure possible, les taxes et les frais de cette procédure.

lundi 2 avril 2012

Moïse, un musulman, a sorti le peuple palestinien d'Égypte

Palestinian Media Watch via Elder of Ziyon

Voici un exemple musulman flagrant d'usurpation d'identité - ils reprennent l'histoire et la culture juive et la déclarent musulmane.
Ce sont, bien sûr, les mêmes qui accusent les Juifs d'essayer d'effacer l'identité palestinienne! Quel toupet, quel sans-gêne !


Entrevue avec le Dr Omar Ja'ara, maître de conférences à Université Al-Najah à Naplouse, et spécialiste des affaires israéliennes sur PA TV:

"Nous devons faire comprendre au monde que David de la Bible hébraïque n'a rien à voir avec le David dans le Coran, que Salomon dans la Bible hébraïque n'est pas Salomon dans le Coran, et qu'il n'est pas non plus le fils de Saül ou Josué de Nun [de la Bible ].

Nous avons un grand chef, Saul, [dans le Coran] qui a vaincu la nation de géants et qui a tué Goliath. C'est une grande victoire musulmane.

Les musulmans des enfants d'Israël sortirent d’Égypte sous la conduite de Moïse, et malheureusement, de nombreux chercheurs nient l'Exode de ces peuples opprimés qui ont été libérés par un grand chef, comme Moïse le musulman, le premier des croyants, le grand musulman, qui a été remplacé par Saul, le chef de file de ces musulmans dans la libération de la Palestine.

Il s'agissait de la première libération de la Palestine par la lutte armée pour libérer la Palestine de la nation de géants menés par Goliath. C'est notre logique et c'est notre culture. "
[PA TV (Fatah), le 15 février 2012]

mardi 10 janvier 2012

Les 100 000 réfugiés de Gaza et leurs descendants sont des "morts vivants" en Jordanie !

Al Quds Al Arabi a un article sur l'un des groupes les plus discriminés des Arabes palestiniens :  les Gazaouis de Jordanie. La plupart des Gazaouis ont fui en Jordanie en 1967 parce qu'eux-mêmes ou leurs parents ne voulaient pas vivre sous l'autorité israélienne. Contrairement aux Palestiniens de Cisjordanie qui avaient été naturalisés en 1949 par la Jordanie, ces Palestiniens de Gaza ont été traités comme s'ils n'existaient pas. Il y a plus de 100 000 Gazaouis en Jordanie.

L'article parle de Mohammed Khalil Chami, né en Jordanie, à Aqaba, en 1969, qui n'a jamais quitté la Jordanie de sa vie. Quand il est revenu avec sa famille des vacances dans une ville voisine, il a été arrêté à un barrage que les Jordaniens et d'autres pouvaient passer sans encombre . Il a été retenu pendant plusieurs heures. Les Instructions d'Amman sur la façon de traiter les Gazaouis à n'importe quel moment sont arbitraires et secrètes. Dans ce cas, Chami s'est plaint : comment pouvait-on le traiter comme un espion étranger alors qu'il a vécu en Jordanie toute sa vie ?

En Jordanie, les palestiniens de Gaza ainsi que leurs descendants ont des restrictions sur la propriété foncière, la propriété des entreprises et les emplois.Certains enregistrent leurs entreprises sous les noms d'amis jordaniens.

Shami dit que les Gazaouis en Jordanie sont des "morts-vivants". Un ami pharmacien s'est plaint que les pharmaciens originaires de gaza, entre autres, ne peuvent pas obtenir de permis. "Nous avons reçu une éducation dans les meilleures universités dans et hors de la Jordanie, nos compétences sont très importantes, mais nous sommes juste des fantômes: Les Ministères ne nous donnent pas le permis d'exercer notre profession et personne ne veut reconnaître notre existence." D'autres se plaignent de choses aussi simple que les restrictions sur les téléphones cellulaires, pour ne pas mentionner l'assurance maladie." N'y a t-il rien de plus humiliant que cela ?

vendredi 16 septembre 2011

Les réfugiés palestiniens ne seront pas citoyens de la future Palestine - même s'ils y vivent!

EoZ

Si vous voulez connaître l'ampleur du cynisme de la direction palestinienne envers leur peuple, vous devez lire cet article dans Le Daily Star Lebanon:


Les réfugiés palestiniens ne deviendront pas les citoyens d'un nouvel Etat palestinien, selon l'ambassadeur de la Palestine au Liban.

Derrière un pupitre sur lequel figure un modèle réduit d'un fauteuil bleu de l'ONU tant espéré pour la Palestine , l'ambassadeur Abdullah Abdullah s'est entretenu avec le Daily Star Lebanon au sujet de la résolution sur la reconnaissance de la Palestine par l'ONU.

L'ambassadeur affirme sans équivoque que les réfugiés palestiniens ne seront pas des citoyens de cet état palestinien dont la reconnaissance par l'ONU est tant souhaitée, une question qui a été beaucoup discutée. " Ils sont des Palestiniens, c'est leur identité », dit-il. "Mais ... ils ne sont pas automatiquement des citoyens. "

Ceci ne s'appliquerait pas seulement aux réfugiés dans des pays comme le Liban, l'Egypte, la Syrie et la Jordanie ou le 132 d'autres pays où dit Abdullah  que résident les Palestiniens.

Abdullah a déclaré que " même les réfugiés palestiniens qui vivent dans [les camps de réfugiés] à l'intérieur de l'État [palestinien], sont toujours réfugiés. Ils ne seront pas considérés comme des citoyens . "


Relisons cette phrase:  " même les réfugiés palestiniens qui vivent dans [les camps de réfugiés] à l'intérieur de l'État [palestinien], sont toujours réfugiés. Ils ne seront pas considérés comme des citoyens . "

Les gens qui vivent dans des camps dans leur propre Etat seront empêchés, par leurs propres dirigeants, de devenir des citoyens de cet Etat! Pourquoi? Parce que, pour les dirigeants arabes palestiniens, les «réfugiés» ne sont pas un groupe opprimé qui doit être aidé. Ce sont des armes humaines, des pions, dans une guerre sans fin contre Israël. En leur donnant la citoyenneté on supprimerait leur statut d'arme politique. La question la plus importante pour les dirigeants Arabes palestiniens n'est pas de mettre fin à la souffrance de leur peuple, ni d'obtenir l'indépendance.Il s'agit de détruire Israël, en utilisant l'inexistant "droit au retour». Rien ne pourrait être plus évident - et pourtant la plupart du monde refuse de croire que Mahmoud Abbas et ses acolytes pourraient éventuellement être si cruel et impitoyable à l'encontre de leur propre peuple.

mardi 16 août 2011

L'armée syrienne tire sur les refugiés palestiniens: 5000 ont fui les camps de Lattaquié

Le matin

Depuis dimanche, 30 civils au total ont été tués à Lattaquié (nord-ouest), au cours d’une offensive qui a vu l’intervention de navires de guerre, pour la première fois depuis le début de la révolte mi-mars, a indiqué l’OSDH.

Selon l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, plus de la moitié des 10’000 réfugiés palestiniens du camp de Raml à Lattaquié ont dû fuir après les tirs des forces de sécurité syriennes.


Chriss Gunnes de l'agence des refugiés palestiniens proteste contre ces infractions aux droits de l'homme



Les palestiniens de Ramallah (Fatah) protestent eux aussi - il est vrai que la direction du Hamas est hébergée (luxueusement) à Damas. Silence à Gaza

vendredi 17 juin 2011

Le Grand Mufti du Liban ne veut plus de Palestiniens dans son pays-l'amour fraternel entre arabes en action

Cheikh Khabani le deuxième en partant de la droite
Al Arab; JPost traduit par JSS 


Le grand mufti du Liban, le cheikh Mohammed Rashid Qabbani, a été cité cette semaine disant que les Palestiniens ne sont plus les bienvenus dans son pays. 

« Nous vous avons hébergé et à présent, on ne veut plus de vous », a dit le mufti aux Palestiniens stupéfaits. Accusant les Palestiniens d’”usurper” les terres Waqf* pour construire des maisons, le Cheikh Kabbani a dit à ses visiteurs : « Je vais défendre les terres du Waqf même si cela me coûte tout ce que j’ai ».


Les tentatives de négociations des Palestiniens ont échoués lourdement quand le Libanais a crié « Vous êtes la poubelle du Liban ! Les Palestiniens ne seront jamais victorieux de rien du tout ! Pas plus que votre cause ! Je n’ai pas peur de vous ni de vos armes ! »

*Le Waqf ou Wakf (arabe : ﻭﻗﻒ pl. : awqaf أوقاف)1) ou Vakıf (en turc, pl. evkâf), précédemment connu comme Wakf-alal-aulad, est, dans le Droit islamique, une donation faite à perpétuité par un particulier à une œuvre d'utilité publique, pieuse ou charitable. Le bien donné en usufruit est dès lors placé sous séquestre et devient inaliénable.(Wikipedia) 


Le même Qabbani a déclaré que: "la résistance est l'unique moyen de libérer la Palestine et de garantir le retour des réfugiés"


Notez aussi que le premier chef religieux musulman du Liban s'occupe de politique et non d'affaires spirituelles, qu'il hait Israël et qu'il est pour la guerre (nom de code "résistance") .

jeudi 10 mars 2011

Apartheid au Liban : un garçon palestinien de 11 ans meurt par refus de soins

Al Safir

Mohammed Nabil Taha avait 11 ans , il avait des problèmes respiratoires mais il était palestinien il vivait au Liban, pays où il est né.
L’hôpital a refusé son admission pour ce motif sauf si son père avançait les frais de l'hospitalisation: 1500dollas.
Mohammed est décédé, dans le parking de l'hopital, des suites de la maladie et de la discrimination dont souffrent les palestiniens au Liban.

lundi 24 janvier 2011

Rapport de Human Rights Watch sur le Liban : nombreux manquements graves aux droits fondamentaux des détenus, des femmes, des palestiniens et des travailleurs étrangers

Liban (pages 132à 136)

Les représentants de l’État libanais se sont montrés plus disposés à discuter de problèmes de droits humains en 2010, mais n’ont toujours pas mis en œuvre la plupart des réformes nécessaires pour améliorer la situation dans ce domaine.

Les autorités ont rejeté une proposition de loi qui aurait accordé aux femmes libanaises le droit de transmettre leur nationalité à leurs maris et enfants.

En dépit des engagements pris, l’État n’a déployé aucun effort pour faire la lumière sur le sort des personnes disparues au cours de la guerre civile de 1975–1990. En août, le Parlement a promulgué un amendement longuement attendu visant à faciliter l’accès des réfugiés palestiniens au marché du travail, mais la réforme s’est révélée en deçà des attentes.

La tension est montée d’un cran au cours du second semestre 2010, au sujet du tribunal des Nations Unies chargé d’enquêter sur le meurtre en 2005 de l’ancien Premier Ministre Rafk Hariri, alors que certains observateurs craignaient de voir le pays plonger à nouveau dans le chaos.


Torture, mauvais traitements et conditions carcérales
Le droit libanais interdit la torture, mais l’obligation de rendre des comptes pour de tels actes semble rester un voeu pieux. De nombreux détenus, en particulier des personnes soupçonnées d’espionnage pour le compte d’Israël et des djihadistes armés, ont affrmé à Human Rights Watch avoir été torturés par les personnes chargées de les interroger, et ce dans plusieurs centres de détention appartenant notamment au ministère de la Défense et à la section du renseignement des Forces de sécurité intérieure.

Le Liban n’a pas encore mis en place de mécanisme national de prévention permettant de visiter et contrôler les lieux de détention, comme l’exige le Protocole facultatif à la Convention contre la torture (OPCAT) que le pays a ratifé en 2008.

Les conditions de vie dans les prisons restent médiocres, le surpeuplement et le manque de soins médicaux suffsants demeurant des problèmes persistants. Selon les Forces de sécurité intérieure, les personnes placées en détention préventive représentent environ les deux tiers du nombre total de détenus.

Le Liban a maintenu son moratoire de facto sur les exécutions, néanmoins au moins cinq condamnations à mort ont été prononcées en 2010. De nombreux responsables politiques ont appelé à la condamnation à mort des personnes reconnues coupables d’espionnage pour le compte d’Israël. Le Président Michel Sleiman, qui selon le droit libanais doit approuver chaque condamnation à mort, a déclaré en juillet qu’il confrmerait toutes les condamnations à la peine capitale prononcées par des tribunaux militaires.

Liberté d’expression
En dépit du dynamisme des médias libanais, les cas de harcèlement de blogueurs et de journalistes qui critiquent l’armée et certains hauts représentants de l’État se sont multipliés en 2010. En mars, des agents du Renseignement militaire ont brièvement emprisonné et interrogé un blogueur, Khodor Salameh, pour avoir publié en ligne une série d’articles critiquant l’armée et les trois plus hauts représentants de l’État.
En juin, les forces de sécurité ont placé Naim Hanna, Antoine Ramia, et Shibel Kassab en détention
pour avoir publié sur Facebook des commentaires critiques sur le Président. Un juge d’instruction les a inculpés pour calomnie, diffamation, et injures envers le Président, puis les a libérés sous caution le 2 juillet.

En août, le bureau du Renseignement militaire a convoqué Hassan Oleik, un journaliste du quotidien  d’information al-Akhbar. Il lui était reproché d’avoir rapporté dans un article une conversation supposée entre le Ministre de la Défense Elias Murr et le commandant en chef des armées du pays Jean Kahwaji, au sujet d’un individu soupçonné d’espionnage pour Israël. Oleik a été relâché quelques heures plus tard.

En août, le Renseignement Militaire a également brièvement placé en détention Ismael Sheikh Hassan, un urbaniste, suite à un article qu’il avait publié critiquant les autorités publiques et l’armée pour leur gestion de la reconstruction du camp de réfugiés de Nahr el-Bared

Réfugiés
Les réfugiés palestiniens vivant au Liban, et dont le nombre est estimé à 300 000, vivent dans des conditions sociales et économiques épouvantables. Le Parlement libanais a amendé en août la législation relative au travail pour faciliter l’obtention du permis de travail par les réfugiés palestiniens. L’amendement les exempte notamment des exigences de réciprocité ainsi que des frais pour l’obtention des permis de travail, et leur accorde des prestations limitées de sécurité sociale. Cependant, la réforme n’a pas supprimé les restrictions interdisant aux Palestiniens d’exercer certaines professions (au moins 25) qui exigent l’appartenance à un syndicat, notamment dans le domaine du droit, de la médecine et de l’ingénierie. Elle maintient également un système de permis de travail fondé sur la coopération des employeurs, et qui a par le passé relégué la plupart des Palestiniens au travail au noir.

Les réfugiés palestiniens sont toujours assujettis à une loi discriminatoire promulguée en 2001 qui leur interdit d’enregistrer des titres de propriété.

Les Palestiniens du camp de  réfugiés de Nahr el-Bared – détruit lors des affrontements de 2007 entre l’armée libanaise et le groupe armé Fatah al-Islam —vivent toujours dans des conditions épouvantables. Les efforts de reconstruction ont pris du retard, et l’Ofice de secours et de travaux des Nations Unies a annoncé que les premières maisons reconstruites ne seraient pas livrées avant mars 2011. L’armée libanaise restreint la circulation vers le camp en maintenant des postes de contrôle à sa périphérie.

Selon des sources gouvernementales, le Ministère de l’Intérieur a recommencé à délivrer des papiers d’identité temporaires aux Palestiniens qui se trouvent au Liban sans documents légaux, dans le cadre d’un plan visant à améliorer la situation légale d’au moins 3 000 Palestiniens sans papiers, qui vivaient auparavant dans la crainte constante d’être arrêtés. Le ministère avait interrompu ce processus début 2009, invoquant des demandes frauduleuses.

Au 30 septembre, 9 768 réfugiés et demandeurs d’asile non palestiniens – dont plus de 80% d’origine irakienne – étaient enregistrés auprès du Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR). Le Liban n’ayant pas ratifé la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, ce pays n’accorde pas de valeur juridique à la reconnaissance par l’UNHCR des réfugiés, et traite la plupart d’entre eux comme des immigrants illégaux, qui sont donc en permanence menacés d’arrestation. Au 31 octobre, 54 réfugiés ou demandeurs d’asiles reconnus restaient maintenus en détention, au seul motif qu’ils n’avaient pas de cartes de séjour valables.


Droits des travailleurs et travailleuses migrant(e)s
Les employées domestiques migrantes sont souvent confrontées à l’exploitation et aux mauvais traitements de la part de leurs employeurs, notamment des heures de travail excessives, le non-paiement des salaires, l’enfermement sur leur lieu de travail, et dans certains cas des sévices physiques et sexuels. Les employées qui poursuivent leurs patrons pour ce type d’abus font face à des obstacles juridiques et risquent
 l’emprisonnement et l’expulsion à cause d’un système de visas restrictif. Le Ministère du Travail a mis en place en juin une assistance téléphonique pour recevoir les plaintes des employées.
Les employées domestiques migrantes continuent de mourir en grand nombre (huit décès ont été signalés pour le seul mois d’août), et la plupart de ces morts sont classées comme suicide.

Les hommes travailleurs migrants – pour la plupart originaire de Syrie et d’Égypte – qui travaillent dans le bâtiment et d’autres métiers manuels connaissent des conditions de travail dangereuses et sont régulièrement la cible de vols à main armée et d’agressions violentes. Les autorités publiques n’ont fait à ce jour aucun effort concerté pour les protéger ou pour poursuivre les auteurs de ces crimes en justice.

Détention des étrangers après la fin de leur peine

Selon les Forces de sécurité intérieures, 13% environ des personnes détenues dans les prisons libanaises en 2010 étaient des étrangers ayant fni de purger leur peine. Ce groupe inclut des demandeurs d’asile et des réfugiés qui ne peuvent pas rentrer dans leur pays pour des raisons de sécurité. La prolongation de leur détention est illégale. En septembre 2010, le Conseil des Ministres du Liban a adopté un décret dont l’objectif affché était de réduire le nombre d’étrangers détenus après la fn de leur peine.

Cependant, ce décret n’a pas encore été mis en application et ne réglera pas le problème de la détention des demandeurs d’asile et des réfugiés qui n’ont pas de carte de séjour en règle.

Droit des femmes et des flles
Diverses dispositions discriminatoires fgurent toujours dans les lois relatives au statut de la personne, les lois sur la nationalité et le code pénal relatif aux violences dans la famille.

En mai, le Conseil des Ministres a promulgué un décret élargissant le droit des enfants et des maris de   femmes libanaises à résider au Liban, mais contrairement aux hommes, celles-ci ne peuvent toujours pas transmettre leur nationalité à leurs maris et enfants étrangers.

En avril, le Conseil des Ministres a soumis au Parlement un nouveau projet de loi visant à criminaliser la violence domestique. Le projet de loi exige que quiconque est témoin de violences domestiques signale de tels actes, et oblige leurs auteurs à fournir aux plaignantes un hébergement de substitution et une indemnité de subsistance, ainsi qu’à prendre en charge leurs frais médicaux.


Séquelles des confits et guerres passées
Le Liban a déposé le 5 novembre 2010 son instrument de ratifcation de la Convention sur les armes à sous-munitions auprès des Nations Unies. Les sous-munitions non explosées abandonnées sur place après le bombardement du sud Liban par Israël en 2006 continuent à blesser des civils : selon le Centre offciel d'action contre les mines du Liban, ces engins non explosés ont tué au moins 45 personnes et blessé plus de 300 autres depuis 2006.

En dépit de l’engagement pris en 2009 d’agir pour lever le voile sur le sort réservé aux Libanais et autres ressortissants qui ont « disparu » durant et après la guerre civile libanaise de 1975-1990, et de ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, le gouvernement n'a pris aucune mesure concrète sur ces questions en 2010.

Un comité syrien-libanais conjoint offciel créé en mai 2005 pour enquêter sur ces cas de Libanais « disparus » aux mains des forces de sécurité syriennes n'avait encore publié aucun résultat au moment de la rédaction de ce rapport.


Tribunal Hariri
La tension est montée au sujet de l’intention du tribunal international des Nations Unies de juger les auteurs du meurtre de l’ex-Premier Ministre Hariri en 2005 ainsi que d’autres assassinats pour raisons politiques, dans l’attente d’éventuels actes d’accusations qui pourraient impliquer des membres du Hezbollah. Le Hezbollah a appelé au boycott du tribunal, l’accusant d’être un « projet israélien ».

Acteurs internationaux clés
De multiples acteurs internationaux et régionaux rivalisent d’infuence au Liban. Au niveau régional, la Syrie, l’Iran et l’Arabie Saoudite maintiennent une forte influence sur les politiques libanaises par l’intermédiaire de leurs alliés locaux.

La France, les États-Unis et l’Union européenne fournissent une assistance à une large gamme de programmes, notamment la formation des forces armées, des séminaires de prévention de la torture et des activités de la société civile. Cependant, ces pays n’ont pas pleinement usé de leur capacité d’infuence pour pousser le Liban à adopter des mesures concrètes pour améliorer la situation des droits humains, comme par exemple l’ouverture d’enquêtes sur des allégations spécifiques de torture, ou l’adoption de lois qui respectent les droits des réfugiés ou des travailleurs migrants.