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lundi 13 mai 2013

Juifs du Liban , 3000 ans d'histoire

Extraits d'un article par Jean-Patrick Grumberg sur  l'histoire de la communauté juive du Liban qui est vieille de 3000 ans (il n'y reste que quelques dizaines de juifs trés discrêts)  :

La présence juive au Liban remonte à l’époque biblique. Les premiers Juifs se seraient établis dans la montagne vers 1000 av. J-C. La Bible témoigne de rapports légendaires mais excellents entre Salomon et Hiram, roi de Tyr, qui partageaient la même langue et la même culture, sinon la même religion.
 ...
En 1920, les Juifs du Liban accueillirent la proclamation du nouvel Etat libanais avec autant d’enthousiasme que les Maronites. Tous les dignitaires de la jeune République du Liban se retrouvaient à la synagogue de Wadi-Bou-Jmil pour fêter la Pâque juive.
 ...
On trouvait des Juifs aussi bien dans l’armée libanaise que dans la milice Kataeb (82% de maronites, 2% de Juifs). Au moment des législatives, l’électorat juif pesait de tout son poids en faveur de Joseph Chader, candidat arménien des Kataeb, dont la popularité au sein de la communauté n’a jamais été démentie.
... 
« Les Juifs ne sont pas seulement nos ancêtres, mais nos frères. Notre origine est la même, notre langue est presque commune, notre père est leur père. Nous sommes fiers d’appartenir à la même race. Nous devons tout au judaïsme, nos enseignements sont tirés de leur loi sacrée. Notre foi est similaire. Nous aimons le même Dieu. Nous aimons Jérusalem autant qu’ils l’aiment. Nous voulons sincèrement que notre relation avec eux soit constante et toujours fructueuse. Nous nous aidons les uns les autres et nous espérons de tout notre cœur que Dieu va délivrer les Juifs opprimés de ces persécutions dont ils sont l’objet. Nous exprimons nos meilleurs vœux que tous les Juifs soient assurés de paix et de tranquillité, parce que nous sentons combien leur amour pour nous est sincère et précieux ».
— Discours du Patriarche Antoine Arida en 1937.


Le patriarche Arida condamna vigoureusement le traitement infligé par les nazis aux Juifs d’Allemagne dans une lettre pastorale publiée par l’Orient et dans une déclaration à l’Aurore. Les responsables des autres communautés s’exprimèrent à l’unisson.
Les restrictions anti-juives imposées par Vichy au Liban furent levées par le général Catroux. Le président Alfred Naccache vint lui-même à Magen Avraham rendre hommage à la communauté qui exprima sa loyauté sans faille à l’égard du Liban. ...
...La tornade qui s’abattit sur le pays en 1975 balaya espoirs et certitudes. Ecoles et synagogues furent fermées, le quartier de Wadi-Bou-Jmil déserté.
Pour la première fois et comme tous leurs concitoyens, les juifs se sentaient en danger physique.
Les milices chrétiennes essayèrent d’atteindre Wadi-Bou-Jmil pour porter secours aux Juifs pris dans la nasse. Mais les forces palestiniennes de Yasser Arafat et leurs alliés furent les premières à investir le quartier… Plus de 200 Juifs furent tués au cours des hostilités…

mercredi 26 décembre 2012

Comment l’Algérie a perdu ses juifs







Lyn Julius est journaliste et co-fondatrice de "Harif" ("aliments piquants" en hebreu, aliments populaires chez les juifs d'afrique du Nord) , une association du Royaume Uni  de Juifs du Moyen Orient et d'Afrique du Nord.
Elle traduit aussi en anglais des éditoriaux de Los Muestros, le magazine séfarade de Moïse Rahmani. Journal attachant de l'Institut Sépharade Européen, basé à Bruxelles - allez sur son site !  (Merci Janine)




NB: Suite à des nombreuses protestations je tiens à préciser que l'expression  "juifs d'Algérie" n'est qu'une expression de commodité qui ne sous entend rien de plus qu'une origine géographique et historique...


Voici son résumé, instructif et émouvant, de l'histoire des juifs d'Algérie au 50ème anniversaire de leur exode,  publié dans Times of Israel que je vous traduis ici :

Une forêt de sacs en velours pend du plafond de l'entrée de  l'exposition spéciale sur les Juifs d'Algérie actuellement exposée au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme à Paris. Les sacs sont en forme de badges de Police (voir une vidéo de l'expo en bas de page).
Richement brodés au fil d'or ou d'argent, ou en relief, ils portent le nom d'un garçon .
 Il était de coutume pour la famille du garçon de lui remettre un sac quand il a atteint l'âge du bar mitzvah : il contenait soit  un talith (châle de prière), soit les  tefillin (phylactères).
Ces sacs sont presque les seuls vestiges qui  restent de la vie juive en Algérie. Les synagogues ont pour la plupart été transformées en mosquées - comme les synagogues des Grands Alger ou Oran. La synagogue principale de Constantine a été rasée, l'emplacement sert de parking. Il n'y a pratiquement plus de Juifs en Algérie, et plus aucune vie communautaire à proprement parler. En Juillet 2011, après le décès d'Esther Azoulay, le JOINT- l'agence américaine qui aide les Juifs en détresse-a cessé ses opérations dans ce pays.
Cette année marque le 50e anniversaire de l'exode des Juifs d'Algérie.L'exposition du Musée juif de Paris a attiré un grand intérêt à cet aspect négligé de la langue française, de l'histoire juive et de l'Algérie.
La question a été négligée par la France parce que les Juifs n'étaient que 130.000 englobés dans la grande masse des pieds-noirs - les 800, 000 colons français qui ont fui l'Algérie. Elle a été négligée parce que la perte de l'Algérie, le joyau de la couronne de l'empire colonial de la France, était une humiliation que la société française était heureuse d'oublier. Elle a été négligée par les Juifs parce qu'ils se considéraient eux aussi comme des Français.Elle a été négligée par Israël parce que, de manière inhabituelle pour les 850 000 réfugiés juifs des pays arabes, 90 pour cent des juifs algériens se sont rendus en France et non en Israël. Elle a été négligée par l'Algérie indépendante, car elle a choisi d'effacer toute trace de la présence, de la culture et de l'histoire juive.
Pendant ce temps des parallèles douteux sont établis dans les milieux universitaires et les médias entre la guerre coloniale de la France en Algérie et la guerre d'Israël avec les Arabes. Des propagandistes prétendent que les juifs d'Algérie ont lié leur sort avec la France dans une trahison supposée des Arabes de l'Algérie. Ils prédisent, avec confiance, que les Arabes «colonisés» de Palestine triompheront tout aussi sûrement comme ils l'ont fait en Algérie.
Mais loin d'être coloniales, les racines juives remontent à il y a 2700 années lorsque les négociants juifs sont arrivés en Afrique du Nord avec les Phéniciens, 1000 ans avant l'Islam, et lorsque les premiers esclaves et exilés juifs de Judée se sont installés parmi les Berbères peu de temps après la destruction du second Temple. On dit que certaines tribus berbères se sont converties au judaïsme. Le berbère juif le plus célèbre de tous, est la Reine guerrière Kahina (Kahena) qui a combattu-en vain- les envahisseurs arabes musulmans au 7ème siècle.
Les toshavim , les Juifs autochtones qui ont réussi à survivre l'islamisation, ont été rejoints au 15ème siècle par les megorashim , les Juifs fuyant l'Inquisition espagnole. Sous la domination ottomane, la plupart des Juifs vivaient dans la misère abjecte des dhimmis - sujets inférieurs dans l'Islam. Un voyageur du 19ème siècle, le seigneur Pananti, a écrit: "il n'y a aucune espèce d'indignation ni de vexation à laquelle ils ne sont pas soumis ... le Maure indolent, une pipe à la bouche et les jambes croisées, appelle tout Juif qui passe, et lui fait faire le travail d'un servant .... Il ya un impôt mis sur les fontaines ce qui a donné lieu à un poète hébreu de leur adresser ces mots:" Vous êtes comme nous chargées d impôts mais plus heureuses, il vous est permis de murmurer" (Filipo Panantani:  "Relation d'un séjour à Alger ", 1820, le livre est numérisé et accessible intégralement sur googlebooks 
Pas étonnant alors, qu'en 1830, lorsque l'Algérie est devenue une partie de la France métropolitaine, les Juifs opprimés avaient accueilli les Français comme des sauveurs et les libérateurs. Quarante ans plus tard, le Décret Crémieux, nommé d'après un célèbre homme politique et philanthrope juif, a imposé la nationalité française à toute la communauté juive.
Juif algérien, c.  1903 (photo: PD-1923)
Juif algérien, c. 1903 (photo: PD-1923)
Le mythe s'est développé depuis, que la nationalité française n'a été offerte qu'aux seuls Juifs. Elle fut offerte aussi aux musulmans, mais elle a été massivement rejetée, car cela signifierait d'abandonner leur statut personnel (ils auraient été obligés de suivre la loi française et non la charia), qui était régi par le droit musulman. 
Aux yeux des Musulmans, le fait que les dhimmis Juifs puissent  avoir plus de droits qu'eux, a causé beaucoup de rejet. Mais les Juifs ont également été rejetés par les pieds-noirs . Comment peuvent ces indigènes oser avoir le privilège de nationalité française et se croire égaux des vrais Français?
Les Juifs se sont retrouvés pris entre le marteau et l'enclume. L'antisémitisme musulman a atteint son apogée avec l'éruption du pogrom de Constantine de 1934, dans lequel 25 Juifs ont été tués. L'antisémitisme français a atteint son apogée avec l'abrogation de Décret Crémieux pendant la deuxième guerre mondiale. Sous Vichy, non seulement les juifs ont été dépouillés de leur nationalité française, mais ils ont été licenciés des emplois de service public et soumis à des quotas et des restrictions.
Le Décret Crémieux a été rétabli en 1943. Pour certains Juifs, le traumatisme d'avoir perdus leurs droits de citoyens français a  créé une peur absolue d'être identifié avec les Arabes: ils étaient donc des Français de confession juive - des israélites français.
Mais, comme les Arabes lançaient des campagnes de plus en plus brutales de décolonisation dans les années 1950, tandis que les pieds-noirs s'étaient engagés dans une lutte toute aussi brutale contre le terrorisme, la communauté juive a pris soin de maintenir une position officielle de neutralité - même si avec le recul, le meurtre de rabbins et les destructions de synagogues semblaient assez délibérés. Certains Juifs ont soutenu les combattants indépendantistes du FLN. Une minorité de communistes juifs anti-français ont hérité du titre de « pieds rouges ».
Les Juifs ne pouvaient  plus rester entre deux chaises suite à deux évènements qui les ont contraint de choisir le camp français: le premier a été l'incendie de la Grande synagogue d'Alger en Décembre 1960. Les  Arabes se sont livrés à des actes de barbarie, brûlant les livres et des rouleaux de la Torah et arrachant les plaques commémoratives des murs. Le second était l'assassinat, en Juin 1961, alors qu'il était sorti faire du shopping sur le marché, du célèbre musicien juif, Cheikh Raymond Leyris, un symbole d'une culture commune judéo-arabe et beau-père du chanteur Enrico Macias.
Comme le pieds-noirs , les juifs ont été confrontés à un choix difficile: la valise ou le cercueil. Ils se sont battus pour atteindre les ports maritimes et les aéroports. Au moment où l'Algérie avait déclaré son indépendance le 3 Juillet 1962, tous sauf quelques milliers de Juifs sont partis pour la France.
Le mot d'ordre était désormais «Algérie musulmane» et non «Algérie algérienne». Aucun «étranger», même parmi ceux qui avaient combattu pour le FLN, n'a reçu la nationalité algérienne, à moins d'avoir un père musulman. Il n'y avait pas de place pour les Juifs dans l'Algérie nouvelle, car il n'y a pas de place pour les Juifs nulle part  dans le monde arabe.
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mercredi 31 octobre 2012

Tunisie : plan d’enlèvement de juifs déjoué à Zarzis


African Manager Selon de sources sûres et convergentes citées par l’hebdomadaire « Al Haçad » , les unités de la Garde nationale de Médenine et de Gabès viennent de démanteler un dangereux réseau qui projetait des opérations de dimension terroriste consistant en l’enlèvement de citoyens tunisiens de confession israélite , résidant dans la « hara » de Zarzis , en réclamant de fortes rançons. 
Il s’agit aussi d’inciter les ressortissants de confession israélite résidant dans la région de quitter la Tunisie, selon les plans de ce groupe dont le cerveau est un agent de la sécurité chargé de la protection des juifs dans la région du Sud tunisien, qui a entrepris de recruter des jeunes Tunisiens pour les besoins de cette opération qu’il a financée grâce à un crédit bancaire.
Il a aussi acquis une voiture immatriculée en Libye, ainsi que des armes à feu, de même qu’il a loué des voitures. 
La bande devait, sous la houlette du policier connu pour son appartenance à un courant islamiste extrémiste, mettre à exécution son plan, au cours de la dernière période, plus précisément, un vendredi au soir, lorsque les ressortissants israélites sortent pour une promenade en bord de mer. 
Le plan a été déjoué et tous les suspects ont été arrêtés. Ils ont reconnu la constitution de la bande et ont été déférés au Parquet du tribunal de première instance de Tunis, lequel les a déférés à son tour devant le cabinet d’instruction.

dimanche 24 juin 2012

Palestine d'avant 48, partage des terres, prix de vente et qualité. Que nous apprennent les documents de l’époque ?


En Juillet 1937, la Commission Peel de la ligue des Nations a remis son rapport sur le problème de la Palestine et de l'immigration des Juifs. Voici ce qu'on peut en retirer comme informations :

D'abord Israël est établi sur 17.5 % du territoire du mandat britannique de la Palestine. 75 % du mandat britannique, c'est la Jordanie. Les 25% restants ont été partagés entre sionistes et arabes par l'ONU en 47.

La carte du mandat Britannique de Palestine est visible ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Sanremo1920.png



















"Terres les plus riches" 
60% d'Israël selon le plan de partition était un désert : le Néguev.

La commission Peel avait conclu que les plaintes des arabes étaient sans fondement. La commission a notamment remarqué (chapitre IX )que "La plus grande partie des terres où maintenant poussent des orangers était soit des dunes de sable soit des marais non cultivés lorsqu'elle avait été achetées... Il n'y a pas d'indice, à l'époque de la vente, que les propriétaires précédents avaient les moyens ou le savoir-faire pour mettre en valeur ces terres"




Immigration des... Arabes en Palestine, un fait oublié
De plus, la commission a conclu que le manque de terres était "moins dû à la quantité des terres achetées par les Juifs que par l'accroissement de la population arabe"

Le rapport a conclu que : "la présence des Juifs et de l'administration britannique en Palestine a augmenté les salaires et le niveau de vie et les opportunités de travail des Arabes."

Le texte intégral de la commission peel avec les cartes peut être vu ici : http://www.mideastweb.org/peelmaps.htm




Le Professeur Fred M. Gottheil estime que 36% de la croissance du nombre d'Arabes en Palestine entre 1920 et 1931 est dû à l'IMMIGRATION. http://www.meforum.org/522/the-smoking-gun-arab-immigration-into-palestine.




Prix d'achat de la terre par les immigrants juifs
Le prix moyen était de 1000/1100 dollars pour un acre de dune de sable ou de marécage alors que la terre noire de l’Iowa se vendait à 100 dollars l'acre. http://en.wikipedia.org/wiki/Jewish_land_purchase_in_Palestine

jeudi 8 mars 2012

Israël : une yeshiva laïque accueille un prêtre catholique

Jérusalem et Religions    Le Père Joël, curé de la communauté catholique hébréophone de Beer Sheva, a étudié pendant quatre mois dans la première classe de la yeshiva laïque de Jérusalem. Il nous fait partager cette expérience.
...Pour moi c’est une très bonne expérience, non seulement parce que j’ai beaucoup appris, mais aussi parce que j’ai fait la connaissance de personnes intéressantes, intelligentes et chères. Les personnes de l’équipe administrative qui a proposé et mené ce projet (Avishai Wohl, Ariel Levinson and Nir Amit) m’ont accueilli à bras ouverts et m’ont invité, à chaque discussion, à donner le point de vue chrétien, ainsi d’ailleurs que les autres professeurs. Les étudiants m’ont posé de nombreuses questions et nous nous sommes côtoyés dans le respect et l’amitié.

En bref, ce temps d’étude a été une possibilité exceptionnelle d’apprendre de façon nouvelle au sujet du judaïsme et de ses origines, de regarder la société israélienne d’un autre œil, de rencontrer et connaître des personnes qui resteront dans mon cœur.

lundi 13 février 2012

Exemple de co-existence harmonieuse entre colons et palestiniens en Cisjordanie

Le maire et le propriétaire de l'entreprise
plantent ensemble le premier arbre
Photo Haim Zach
Les enfants des écoles de la colonie d'Efrat et les résidents du village palestinien voisin d'al-Jurat Shama ont planté ensemble des arbres dans une initiative qui a favorisé la co-existence en Cisjordanie, a rapporté mercredi le quotidien Yedioth Ahronoth.

L’évènement, organisé sur la fête juive du nouvel an des arbres (Tou Bichvat*), visant à bloquer la poussière dangereuse émanant de l'usine de transformation du bois.


Une entreprise de bois émet des poussières qui gênent le voisinage. Accédant à la demande des habitants, le propriétaire a construit un mur pour bloquer la poussière dans l'enceinte de son entreprise.
Mais ce mur peu esthétique sera  remplacé par une petite forêt plantée conjointement par des enfants de la colonie d'Efrat et des habitants du village palestinien d'Al Jurat. Le maire d'Efrat, Oded Ravivi, ayant procédé au nivellement du terrain.


Le propriétaire de l'entreprise est un résident de Jurat al-Shama, Abou-Taled

«Nous avons rencontré Abu-Taled et nous avons décidé de planter un bosquet de Tou Bichvat afin de bloquer la poussière», a déclaré Ravivi. "Abu-Taled était très enthousiaste et a promis de venir avec des amis et des employés.

«Voilà comment nous pourrions accomplir le commandement de Dieu, tout en tissant nos liens et œuvrer ainsi à la coexistence pacifique», a-t-il dit, faisant référence à la coutume juive de plantation d'arbres lors de la fête axée sur la nature.

Selon Ravivi, les deux côtés sont en train d'étudier la possibilité que le personnel de sécurité d'Efrat assure la sécurité de l'entreprise la nuit, dans le cadre des relations de bon voisinage.




Tou Bichvat ou Hamicha assar bichvat (hébreu : ט"ו בִּשְׁבָט ou חֲמִשָּׁה עָשָׂר בִּשְׁבָט « le quinze du mois de shevat ») est une fête juive d’institution rabbinique.
Désigné dans la Mishna comme « nouvel an des arbres » (hébreu : רֹאשׁ הַשָּׁנָה לָאִילָן roch hachana la'ilan), Tou Bichvat devient, sous l’impulsion des kabbalistes de Safed (et du sionisme), une fête du renouveau de la terre d’Israël qui prend, avec la contre-culture des années 1960, les dimensions d’une journée juive de l’écologie.

samedi 12 mars 2011

Le pape réaffirme que le peuple juif n'est pas déicide

Reuters  via Danilette

L'Eglise catholique a déjà officiellement rejeté la thèse de la culpabilité collective du peuple juif dans un document adopté en 1965 par le concile Vatican II.
Mais c'est la première fois qu'un pape démontre l'inanité de cette thèse en faisant l'exégèse de différents récits du Nouveau Testament sur la condamnation à mort de Jésus par le gouverneur romain Ponce Pilate.
"Nous devons demander: qui exactement étaient les accusateurs de Jésus", écrit le pape en notant que l'Evangile de Saint Jean dit seulement qu'il s'agissait des Juifs.
"Mais Jean utilise cette expression, non pas, comme pourrait l'imaginer le lecteur moderne, pour désigner le peuple d'Israël en général, et encore moins dans un sens raciste", note Benoît XVI.
"Après tout, il était lui-même juif, tout comme Jésus et ses disciples. Et toute la communauté des premiers chrétiens était composée de Juifs", écrit-il.
Il s'agit plutôt d'une référence à l'élite du Temple qui voulait faire condamner Jésus à mort parce qu'il s'était déclaré roi des Juifs et avait violé la loi religieuse juive, souligne le pape.
Il conclut que le groupe d'accusateurs était l'élite du Temple et non l'ensemble des Juifs de l'époque.