Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est wikileaks. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est wikileaks. Afficher tous les articles

lundi 14 février 2011

Wikileaks: le Qatar et la Syrie ont offert cinquante millions de dollars au Hamas pour ne pas libérer Gilad Shalit

Israel infos


par Gerard Fredj
Selon le quotidien norvégien Afterposen, qui publie l'essentiel des notes confidentielles dites "Wikileaks", qu'il s'est procurées sans l'accord du site, en juin 2009,...

le Président égyptien Hosni Moubarak a informé le général Petraeus que la Syrie et le Qatar avaient saboté l'échange de Gilad Shalit.
Syrie et Qatar, ont ensemble, offert 50 millions de dollars au Hamas afin que l'organisation islamiste garde Gilad Shalit prisonnier et de faire échouer la médiation menée par l'Egypte.

Le général Petraeus a rapporté l'information donnée par Moubarak dans un cable transmis par Washington.
La note confidentielle ne précise ni les détails financiers de l'offre, ni si le Hamas l'a acceptée.

Le quotidien norvégien rapporte les détails de la médiation égyptienne, mettant en avant le rôle majeur joué par Omar Suleiman, alors chef des renseignements et aujourd'hui Vice Président égyptien, désigné pour assurer les fonctions d'Hosni Moubarak, dans les tentatives de libération de Gilad Shalit.

Le cable fait également référence a des entretiens entre Moubarak, Suleiman et leurs interlocuteurs israéliens et américains dans lequel les égyptiens critiquent sévèrement la Syrie et le Qatar pour leur soutien financier constant au Hamas,

Moubarak soulignant le rôle spécifique joué par le Qatar dans la prise du pouvoir par le Hamas dans la bande de Gaza en 2007.

vendredi 4 février 2011

La franchise de wikileaks a favorisé le mouvement de libération en Tunisie

Foreign Policy   TOM MALINOWSKI


Les tunisiens se sont rendus compte que la corruption du régime était flagrante pour le monde entier et que c’était un source de HONTE sur la scène internationale.
Les telegrammes ont montré aux tunisiens que Washington n'allait pas aider Ben Ali coute que coute.
Cela l'a delegitimé encore d'avantage et a encouragé ses opposants.
Il est à noter qu'aucune des pressions et actions discrètes des américains n'a modifié le comportement de Ben Ali.
Ce qui a changé les choses c’était un compte rendu honnête , brut, non-diplomatique au bon moment -et sans préméditation.
En effet un des messages notait qu'il fallait taire la critique publique pour la remplacer par une "franchise de haut niveau - en privé"
Au moins dans le cas de la Tunisie le département d'Etat n'a pas désavoué sa propre condamnation du régime Ben Ali comme il l'avait fait dans le cas du Sri Lanka.

jeudi 27 janvier 2011

wikileaks : les USA ont espionné massivement Israel sur ordre de Condoleeza Rice

Wikileaks et Caroline Glick

Alors que la majorité des americains sont en faveur d'Israel, la ministre des affaires etrangères Condoleezza Rice a donné des instructions aux diplomates et aux services secrets de rassembler toutes les informations possibles sur le systeme politique Israelien , l'infrastructure de telecommunications et sur l'armée israelienne ses plans , ses capacités et les activités en cours.

Le systeme politique: Rice a ordonné  aux diplomates et les espions de fournir des informations détaillées sur les plans du gouvernement; influences sur les politiciens, comment les politiciens décident de lancer des frappes militaires, ce que les dirigeants israéliens pensent les Etats-Unis, et beaucoup plus.


Mme Rice a également demandé des informations sur divers aspects de la société israélienne. Rice a ordonné aux diplomates américains et aux espions de recueillir des informations sur tout, allant des informations sur la motivation des gens qui quittent Israel et leur nombre aux  informations détaillées sur les "colons"  israéliens  en Judée, Samarie et le plateau du Golan.


En ce qui concerne les "colons", entre autres choses, Rice a voulu des informations sur les divisions entre les differents groupes de colons. Des détails sur les budgets de colonies et les subventions . Les relations des colons relations avec l'establishment politique israélien et militaires, y compris leurs activités de lobbying et méthodes de developpement.


Mme Rice a exprimé un vif intérêt aussi bien dans tous les détails relatifs à l'infrastructure de communications militaires et non militaires en Israël . Par exemple, elle a instruit  les agences américaines pour recueillir des informations sur les spécifications actuelles, les vulnérabilités, les capacités et les améliorations prévues à l'infrastructure nationale de télécommunications, les réseaux et les technologies utilisées par les autorités gouvernementales et militaires, les services de renseignement et de sécurité, et le secteur public. 


Enfin, Mme Rice a voulu des données personnelles sur les dirigeants israéliens. Elle a demandé des numéros de téléphone officielles et personnelles, numéros de fax et adresses e-mail des principaux dirigeants civils et militaires.

samedi 22 janvier 2011

Les Wikileaks sur la Tunisie révèlent un intérêt sincère des USA pour la liberté individuelle et leur conscience de la fragilité du régime Ben Ali

Nawaat relaye, en exclusivité, une partie des documents secrets qui concernent la Tunisie dévoilés par Wikileaks. Le site qui a déjà été à l’origine de la fuite de milliers de documents sur l’engagement américain en Irak et en Afghanistan. Les documents sont issus du réseau SIPRNet (Secret Internet Protocol Router Network) de l’administration américaine utilisé pour la transmission de mémos diplomatiques et autres documents secrets. Tous les documents relatifs à la Tunisie sont classés secrets : (Classification SECRET//NOFORN). « Noforn », qui est une restriction supplémentaire, signifie « Not releasable to Foreign Nationals », autrement dit « non diffusable aux étrangers ».

Sur Nawaat, nous ne nous sommes jamais privés de dénoncer les connivences de l’administration américaine avec les responsables Tunisiens et (Arabes en général) en matière de violation des droits de l’Homme. Or, ces documents montrent que les choses ne sont pas aussi simples et que leur souci quant au respect des droits de l’Homme en Tunisie est réel, tout comme les pressions diplomatiques en ce sens. Si en de nombreux endroits, il question de conditionner certaines aides au regard des avancés en terme de libéralisation politique, les choses deviennent surprenantes quand on lit qu’il est même envisagé de reconsidérer les aides militaires par rapport à ce critère.


En briefant le secrétaire d’État lors d’une visite en Tunisie, l’ambassade indique:
« Dans nos contacts avec les responsables tunisiens, ils [les Tunisiens] soulignent nos liens solides de plus de 200 ans. Mais ils ne dépassent rarement le cap du général vers le particulier. Votre visite est une occasion d’indiquer clairement qu’il est possible d’aller plus loin. Si la Tunisie est prête à s’ouvrir et à faire davantage sur les questions qui préoccupent les États-Unis, comme par exemple, les défis régionaux et/ou la libéralisation politique, nous sommes prêts à chercher des moyens d’approfondir nos relations. »

« Nous recommandons d’être explicite avec les dirigeants du gouvernement tunisien [GT] que nous changeons notre approche, tout en indiquant clairement que nous allons continuer à s’engager en privé avec les partis d’opposition et la société civile. En outre, nous devons accroître nos efforts pour convaincre nos partenaires européens, et d’autres pays aux vues similaires, à intensifier leurs efforts pour persuader le GT d’accélérer la réforme politique. Si certains membres de l’UE (par exemple l’Allemagne, le Royaume-Uni) sont d’accord avec nous, les grands pays comme la France et l’Italie ont hésité à faire pression sur le GT. Nous devons travailler à les amener à le faire, et à faire de ce sujet une condition pour les collaborations futures et pour l’accession au statut-avancées avec l’UE. »







On ne s’étonnera pas d’apprendre que la considération de la personne de Ben Ali est à la hauteur du caractère despotique de son pouvoir. Certains passages, notamment ceux du doc. VZCZCXRO0363 sont sans appel.
« Trop souvent, le gouvernement tunisien préfère l’illusion de l’engagement au travail sérieux pour une réelle coopération. Le changement majeur en Tunisie devra attendre le départ de Ben Ali, [...] La Tunisie a de gros problèmes. Le Président Ben Ali est vieillissant, son régime est sclérosé et il n’y a pas de successeur évident. De nombreux Tunisiens sont frustrés par le manque de libertés politiques et éprouvent de la colère envers la famille présidentielle, la corruption, le chômage élevé et les inégalités régionales. L’extrémisme fait peser une menace permanente. [...] La Tunisie est un État policier, avec peu de liberté d’expression et d’association, et de graves problèmes de droits humains. [...] Pour chaque pas en avant, il y en a un autre en arrière, par exemple le récent rachat d’importants médias privés par des personnes proches du président Ben Ali.


[Ben Ali] et son régime ont perdu le contact avec le peuple tunisien. Ils ne tolèrent pas de conseils ou de critiques, nationales fussent-elles ou internationales. Ils s’appuient de plus en plus sur le contrôle par la police et se concentre sur la préservation du pouvoir. La corruption dans les premiers cercles s’accentue. Même les Tunisiens moyens sont à présent très conscients de cela, et les voix de leurs plaintes s’amplifient [...]. Les Tunisiens vraiment n’aiment pas, voire éprouve de la haine envers la première dame Leila Trabelsi et sa famille. En privé, les opposants au régime se moquent d’elle. Même dans les cercles proches du pouvoir on y exprime la consternation face à ses frasques. Entre temps, la colère s’intensifie face au taux de chômage qui grimpe et les inégalités régionales. En conséquence, les risques pour la stabilité à long terme du régime sont en augmentation. »


« Le plus troublant fut l’effort unilatéral et maladroit du gouvernement tunisien d’imposer de nouvelles taxes rétroactives à l’American cooperative School of Tunis. Il ne fait aucun doute que cette action a été à l’initiative d’amis puissants (y compris sans doute Leila Trabelsi) de l’Ecole Internationale de Carthage. Cela soulève d’importantes questions sur la gouvernance tunisienne et nos amitiés réciproques. Si, en fin de compte, les actions du GT obligent l’école à fermer, nous aurons besoin de réduire les effectifs de la Mission, limiter nos programmes et réduire nos relations. »
Le texte intégral en anglais des Tunileaks est ici: https://tunileaks.appspot.com/



vendredi 21 janvier 2011

Kadhafi au peuple Tunisien : " Ben Ali est le meilleur leader pour la Tunisie", "Vous avez apporté la honte sur les peuples arabes"



Voici des extraits d'une allocution prononcée par le dirigeant libyen Mouammar Al-Kadhafi, qui a été diffusée sur Al-Jazeera le 14 Janvier 2011 :


Clairement les réseaux sociaux (Youtube, Facebook et Wikileaks)  font peur au vieux dictateur de la Libye


Mouammar Al-Kadhafi : Wikileaks, que les gens appellent «Kleenex», se moque de vous, et publie des informations écrites par les ambassadeurs qui sont des menteurs, afin de dresser les peuples les uns contre les autres et semer la confusion. Nous en avons quelques-uns ici.

Nous ferons un procès contre les  ambassadeurs qui ont écrit ce choses. Ils repônderont devant la justice, soit en tant que témoins soit en tant qu'accusés. Ils doivent prouver la véracité de ce qu'ils ont écrit à Washington sur la Tunisie, la Libye, l'Egypte, ou en France. Nous allons leur faire un procès.

Premièrement, nous allons les traiter comme des témoins. Prouvez-nous que cette corruption existe. Si vous avez écrit que telle ou telle société existe dans tel ou tel endroit, vous devez prouver que telle société existe. Si elle n'existe pas, cela signifie que vous avez menti, et vous devenez un accusé.

Pourquoi ne ferions nous pas un procès à l'ambassadeur des Etats-Unis? Ils font des procés à des chefs d'Etat. Ils ordonnent de mettre [Omar] Al-Bashir au tribunal, le président du Liberia devant les tribunaux, et le président de la Yougoslavie à la cour. Pourtant, un ambassadeur des États-Unis ne peut pas être jugé?!
Il sera jugé, s'il a menti.

[...]

Même vous, mes frères tunisiens, peut-être avez vous lu ce  Kleenex absurde sur Internet. N'importe quel idiot ivre peut écrire ce qu'il veut sur l'Internet, et les gens le croient. L'Internet est comme une poubelle. Tout imbécile, un chien, de menteur, ivrogne, tout toxicomane de l'opium peut dire ce qu'il veut sur l'Internet, et vous avez bien lu et cru en lui. Il ne coûte rien de parler. Devons nous devenir des victimes de Facebook, des Kleenex, et de Youtube?

[...]

Vous appelez ça une révolution, mais il n'existe aucune révolution respectable où les gens vont dans les prisons et libérent les pires criminels et des assassins? Vous les laisser errer dans les rues la nuit, avec leurs couteaux, pour terroriser les familles tunisiennes. Vous appelez ça une révolution?! Des dizaines de malheureux sont tués en prison ...

La Tunisie, je suis triste à le dire, est entrée dans un état d'anarchie, dont  l'issue est inconnue. Demain, tout le peuple tunisien pourrait entrer en Libye. C'est pourquoi ce qui se passe en Tunisie est d'un grand intérêt pour moi.

[...]

Les Tunisiens sont un peuple cultivé, respecté et estimé de tous. Est-ce comme en Roumanie, à l'époque de Ceausescu, ou, comme au Kenya? C'est important pour moi, la Tunisie est un pays arabe. Vous avez apporté la honte sur les peuples arabes avec ce que vous avez fait.

[...]

Zine [Al-Abidine Ben Ali] est le meilleur leader pour la Tunisie. C'est la vérité. Il a amené la Tunisie où elle l est aujourd'hui. Il m'est égal  si vous êtes pour ou contre lui, si vous l'aimez ou si vous  le détestez. Je vous dis la vérité. Zine ne m'a pas donné l'argent, la gloire, ou quoi que ce soit en retour. Mais je vous dis la vérité.

vendredi 14 janvier 2011

Duel à Tunis entre Leila Ben Ali et Souha Arafat : La régente gloutonne et la veuve intéressée

Nawaat| Dec 15, 2010 et DNA

Souha Arafat, épouse de l’ex- président de l’autorité palestinienne, Yasser Arafat, a-t-elle été chassée de Tunisie en 2007 pour s’être montrée trop gourmande avec la famille de Ben Ali ? A-t-elle été déchue de sa nationalité tunisienne pour avoir voulu faire de l’ombre à la première dame de Tunisie, Mme Leila Benali ? A-t-elle été chassée de la Tunisie pour n’avoir pas eu la reconnaissance du ventre à l’égard de la famille régnante qui l’avait accueillie et choyée pendant plusieurs années ?
De nouveaux câbles obtenus par Wikileaks et révélés par le quotidien espagnol El Pais apportent de nouveaux éléments qui permettent aujourd’hui de comprendre comment et pourquoi Souha Arafat a été déchue de sa nationalité tunisienne le 2 août 2007.

Bien que ces câbles reposent exclusivement sur la version des faits rapportés par Souha Arafat à l’ambassadeur US à Tunis, ils ne constituent pas moins de précieux éclairages sur cette affaire qui a défrayé la chronique durant l’été 2007. Tout comme ils apportent de nouveaux éléments qui accréditeraient les informations selon lesquelles l’épouse d’Arafat est une femme plutôt portée sur les affaires; qu’elle est liée par le busines à la famille régnante; que celle-ci a fait la main basse sur les richesses en Tunisie; que Souha Arafat est loin d’être une femme désintéressée, une veuve éplorée…

Issue de la bourgeoisie chrétienne orthodoxe palestinienne, Souha Tawil est née en 1963, à Naplouse (Cisjordonnie). Embauchée pour s’occuper des relations publiques de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), elle devient conseiller économique de Yasser Arafat avant de l’épouser secrètement en 1990. De leur union nait une fille dénommée Zahwa. Le couple a élu résidence en Tunisie où Yasser Arafat avait trouvé refuge pendant quelques années avant de retrouver sa terre natale.

Prise sous la protection de la famille Ben Ali au lendemain de la mort de son époux en novembre 2004, Souha ne manque de rien. Résidence, subsides, elle s’est vue octroyer, en guise d’ultime cadeau, la nationalité tunisienne le 18 septembre 2006 par décret signé par le président Ben Ali.

Au cours de son séjour en Tunisie, Souha Arafat s’est ainsi liée d’affaires avec Mme Benali avec laquelle elle avait ouvert l’Ecole internationale de Carthage, avec laquelle elle a fondé plusieurs sociétés à Dubaï et investi dans la téléphonie mobile. Alors que les deux dames sont intiment liées, alors que Souha bénéficie d’un statut de privilégiée en Tunisie, le vent tourne brusquement en sa défaveur durant l’été 2007. Du jour au lendemain, la vie dorée de la veuve Arafat se dérobe sous pieds.

Le 2 août 2007, un décret présidentiel paru dans le « Journal officiel de la République tunisienne » la déchoie, ainsi que sa fille, de la citoyenneté tunisienne. « La nationalité tunisienne acquise par voie de naturalisation par Madame Souha Bent Daoud Ben Jabrane Ettaawil, née le 17 juillet 1963 à Jérusalem, lui est retirée. », annonce les autorités tunisiennes. Communiqué laconique, déchéance immédiate. Tombée en disgrâce, Souha Arafat est chassée de la Tunisie comme une malpropre. Elle part s’installer à Malte où son frère exerce les fonctions d’ambassadeur.

A l’époque des faits, plusieurs versions ont circulé dans la presse internationale pour tenter d’expliquer cette chute brutale. Souha aurait épousé en secret le frère de Leila Ben Ali, Belhassen Trabelsi, elle aurait eu des vues sur les richesses de la famille régente, elle aurait piqué dans la caisse de l’école de Carthage, elle aurait demandé de l’argent à Khadafi et déversé son fiel sur le président Ben Ali, elle aurait aussi fait de l’ombre à la famille du raïs tunisien, famille connue pour sa propension à s’accaparer les richesses de la Tunisie. Bref ! Plusieurs rumeurs, mais pas l’ombre d’une confirmation officielle.

Ces deux télégrammes diplomatiques transmis par l’ambassade US à Tunis lèvent ainsi un coin du voile qui entoure cette affaire. Si, encore une fois, ces câbles reposent uniquement sur la version des faits tel qu’ils sont été rapportés par Souha, ils ne révèlent pas moins quelques détails croustillants sur la disgrâce de celle qu’on surnomme la « veuve tapageuse » ainsi que sur le système de prébende mis en place en Tunisie par ce que les diplomates américaines appellent « La Famille ».

De nouveaux câbles obtenus par Wikileaks et révélés par le quotidien espagnol El Pais apportent de nouveaux éléments qui permettent aujourd’hui de comprendre comment et pourquoi Souha Arafat a été déchue de sa nationalité tunisienne le 2 août 2007.

Bien que ces câbles reposent exclusivement sur la version des faits rapportés par Souha Arafat à l’ambassadeur US à Tunis, ils ne constituent pas moins de précieux éclairages sur cette affaire qui a défrayé la chronique durant l’été 2007. Tout comme ils apportent de nouveaux éléments qui accréditeraient les informations selon lesquelles l’épouse d’Arafat est une femme plutôt portée sur les affaires; qu’elle est liée par le busines à la famille régnante; que celle-ci a fait la main basse sur les richesses en Tunisie; que Souha Arafat est loin d’être une femme désintéressée, une veuve éplorée…

Issue de la bourgeoisie chrétienne orthodoxe palestinienne, Souha Tawil est née en 1963, à Naplouse (Cisjordonnie). Embauchée pour s’occuper des relations publiques de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), elle devient conseiller économique de Yasser Arafat avant de l’épouser secrètement en 1990. De leur union nait une fille dénommée Zahwa. Le couple a élu résidence en Tunisie où Yasser Arafat avait trouvé refuge pendant quelques années avant de retrouver sa terre natale.

Prise sous la protection de la famille Ben Ali au lendemain de la mort de son époux en novembre 2004, Souha ne manque de rien. Résidence, subsides, elle s’est vue octroyer, en guise d’ultime cadeau, la nationalité tunisienne le 18 septembre 2006 par décret signé par le président Ben Ali.

Au cours de son séjour en Tunisie, Souha Arafat s’est ainsi liée d’affaires avec Mme Benali avec laquelle elle avait ouvert l’Ecole internationale de Carthage, avec laquelle elle a fondé plusieurs sociétés à Dubaï et investi dans la téléphonie mobile. Alors que les deux dames sont intiment liées, alors que Souha bénéficie d’un statut de privilégiée en Tunisie, le vent tourne brusquement en sa défaveur durant l’été 2007. Du jour au lendemain, la vie dorée de la veuve Arafat se dérobe sous pieds.

Le 2 août 2007, un décret présidentiel paru dans le « Journal officiel de la République tunisienne » la déchoie, ainsi que sa fille, de la citoyenneté tunisienne. « La nationalité tunisienne acquise par voie de naturalisation par Madame Souha Bent Daoud Ben Jabrane Ettaawil, née le 17 juillet 1963 à Jérusalem, lui est retirée. », annonce les autorités tunisiennes. Communiqué laconique, déchéance immédiate. Tombée en disgrâce, Souha Arafat est chassée de la Tunisie comme une malpropre. Elle part s’installer à Malte où son frère exerce les fonctions d’ambassadeur.

A l’époque des faits, plusieurs versions ont circulé dans la presse internationale pour tenter d’expliquer cette chute brutale.
Souha aurait épousé en secret le frère de Leila Ben Ali, Belhassen Trabelsi, elle aurait eu des vues sur les richesses de la famille régente, elle aurait piqué dans la caisse de l’école de Carthage, elle aurait demandé de l’argent à Khadafi et déversé son fiel sur le président Ben Ali, elle aurait aussi fait de l’ombre à la famille du raïs tunisien, famille connue pour sa propension à s’accaparer les richesses de la Tunisie. Bref ! Plusieurs rumeurs, mais pas l’ombre d’une confirmation officielle.

Ces deux télégrammes diplomatiques transmis par l’ambassade US à Tunis lèvent ainsi un coin du voile qui entoure cette affaire. Si, encore une fois, ces câbles reposent uniquement sur la version des faits tel qu’ils sont été rapportés par Souha, ils ne révèlent pas moins quelques détails croustillants sur la disgrâce de celle qu’on surnomme la « veuve tapageuse » ainsi que sur le système de prébende mis en place en Tunisie par ce que les diplomates américaines appellent « La Famille ».

Le journal official du gouvernement tunisien a annoncé le 2 août 2007 la révocation de la nationalité tunisienne accordée à Suha Arafat, épouse de l’ancien président de l’autorité palestinienne, le Président Yasser Arafat. Le gouvernement tunisien avait accordé la nationalité tunisienne par naturalisation à Mme. Arafat ainsi qu’à sa fille Zaha, 12 ans, en septembre 2006. La décision du gouvernement de déchoir Mme Arafat de sa nationalité a été brusque. Au début du mois de juillet, lors d’une conversation téléphonique avec l’ambassadeur US à Tunis, Mme Arafat n’a pas fait la moindre allusion à ce sujet. En effet, elle avait indiquait qu’elle souhait rencontrer l’ambassadeur une fois de retour de vacances à Malte à la fin de l’été. Il n’y avait, non plus, aucun signe de détresse de la part de Mme Arafat, lors de cette conversation téléphonique.

Lors d’une conversation téléphonique avec l’ambassadeur à la mi-octobre, Mme Arafat a justifié sa déchéance par une animosité personnelle avec la Première dame, Leila Ben Ali. « Je ne peux pas croire à ce qu’elle m’a fait, s’est-elle écriée. J’ai tout perdu ! » Elle s’est plainte que tous ses biens en Tunisie lui ont été confisqués, y compris en recourant à des documents falsifiés. ( La rumeur dit que Mme Araft a investi – et perdu -quelque 2,5 million d’euros dans le projet de l’Ecole internationale de Carthage). De plus, dit-elle, ses amis, ses collègues ainsi que son banquier en Tunisie ont été également soumis à des pressions. « Quiconque me soutient est puni. »

Mme Arafat a attribué sa déchéance à un différent avec Mme Ben Ali autour de l’Ecole Internationale de Carthage, une nouvelle école privée, à but lucratif, dont elles étaient associées. Selon la version des faits rapportée par Mme Arafat, la dispute est née de la décision de Leila Ben Ali de fermer l’école Bouebdelli (connue sous le nom de la Fondation Louis Pasteur), une grande école privée très respectée d’où une grande partie de l’élite tunisienne est sortie). ( Note : Le ministère de l’Education a notifiée, mi-mai, à L’école Bouadbelli sa fermeture, officiellement pour non-respect des règlements d’inscription.

Cette décision a été suivie de protestations publiques, soutenue, en partie, par une compagne de pétitions et de lettres de la part des parents d’élèves inscrits à cette école. De nombreux journaux locaux et internationaux ont critiqué la décision de fermeture arguant que celle-ci est une tentative fragrante d’étouffer la concurrence au profit de l’Ecole internationale de Carthage. Le fait que les parents d’élèves de Bouebedlli aient été encouragés à inscrire leurs enfants à l’école de Carthage, l’octroi le 29 août, via un décret présidentiel, à cette dernière, d’une aide de 1.794.600 dinars tunisiens (environ 1,5 million de dollars), soit un 25 % de son budget, ont contribué à donner du crédit à ces accusations.

Mme Arafat a affirmé que c’est Leila Ben Ali en personne qui a pris la décision de fermer l’École Bouebdelli. Elle a affirmé qu’elle a essayé de raisonner la Première Dame en lui disant que ce que nous faisons est contraire à l’éthique», et que la concurrence en fin de compte serait saine. Elle ajouté que leurs différents sont allés crescendo, et le point culminant, selon Mme Arafat, est la décision de la déchoir de sa citoyenneté alors qu’elle était encore en vacances à Malte. Mme Arafat a déclaré l’ambassadeur qu’elle entend rester à Malte où son frère exerçait comme ambassadeur et qu’elle souhaite passer Noël dans les territoires palestiniens.

D’autres rumeurs ont circulé autour de cette école, apportant un autre son de cloche. Selon une autre version, c’est plutôt Mme Arafat qui a outrepassé ses limites, et non Leila Ben Ali. Plus précisément, on dit que Mme Arafat a convaincu le Ministère de l’Education de la fermeture de l’école Bouebdelli. Pour ce faire, elle aurait évoqué le nom de Mme Leila Ben Ali comme étant lié à cette école. Bien que sujette à caution, cette version laisse croire que Leila Ben Ali n’était pas tenue au courant du fait que son nom ait été évoqué. Ausi, la première dame du pays aurait été fortement irritée en apprenant la nouvelle de la fermeture de cette école – donc de son rôle présumé dans cette décision – à travers des articles parus dans la presse locale et internationale. ( Commentaire : Le fait que l’école ne Bouebdelli n’a pas été rouverte, même après la déchéance de Souha Arafat de sa citoyenneté, semble mettre en doute la véracité de cette version. Commentaire Fin.)

De nombreuses autres versions ont alimenté la rumeur autour de l’affaire de Suha Arafat. Un Palestinien résident en Tunisie, plutôt bien renseigné, a affirmé à l’ambassadeur sous le sceau de l’anonymat que le sort de Mme Arafat a été scellé lors d’un récent séjour à Tripoli au cours duquel elle a sollicité de l’argent auprès du leader libyen Khadafi. Khadafi a généreusement mis la main à la poche pour aider Souha, mais il aurait appelé le président Ben Ali pour lui reprocher de ne pas avoir subvenu aux besoins de la veuve de l’ex-président de l’Autorité palestinienne.

L’embarras de Ben Ali, selon cette version, a vite tourné à la colère. Il ne fallait pas longtemps pour que Mme Arafat perde sa citoyenneté tunisienne. Une autre version raconte que Suha Arafat a été déchue parce qu’elle a mis le grappin sur une partie importante des biens de la famille de la première dame de Tunisie. Finalement, au vu de rumeurs persistantes selon lesquelles Mme Arafat s’est secrètement mariée avec Belhassen Trabelsi, le frère de la première dame de Tunisie, certains commentateurs pensent que toute cette affaire est liée à l’échec de cette relation entre Arafat et Trabelsi.

Il ne fait aucun doute que compte tenu de ses déboires, Mme Arafat ne s’est pas gênée pour faire part à l’ambassadeur de ses critiques négatives à propos du président Ben Ali, de sa femme, des membres de sa famille, qui, dit-elle, sont trempés dans des affaires de corruption. A l’appui de sa relation étroite nouée au cours de ces dernières avec la famille régnante, elle a mis en avant plusieurs allégations dont les suivantes :

Le président Ben Ali demeure affaibli par son combat contre le cancer ;
Le Président Ben Ali passe tout son temps à jouer avec son fils autour de la résidence;
Le Président Ben Ali ne fait que ce que sa femme lui demande de faire ;
Leila Ben Ali et sa famille pillent tout ce qui possède une valeur ;
Leila Ben Ali croit qu’elle succédera à son mari ;
Les membres de la famille élargie Ben Ali agissent comme bon leurs semblent dans une totale impunité, y compris en falsifiant des documents;
Leila Ben Ali a récusé le programme scolaire américain établi au profit de l’école de Carthage parce que fondamentalement elle ne veut rien entreprendre avec les Américains.
Il est peu probable que nous puissions un jour connaître tous les faits dans l’affaire de Souha Arafat, ou, en l’occurrence ce qui s’est passé autour de l’Ecole Bouebdelli et de l’École internationale de Carthage.

De toute évidence, avoir été dépouillée de sa citoyenneté tunisienne et privée de ses propriétés en Tunisie, donnent à Suha Arafat des arguments pour s’en prendre au clan de Ben Ali. De fait, ses allégations ne doivent pas être prises au pied de la lettre.

lundi 27 décembre 2010

Un grand degré d'instruction , et l'absence de misère ne sont pas un antidote contre l'extremisme réligieux comme le démontre un sondage auprès de musulmans dans 30 universités britanniques


32% des étudiants musulmans britanniques admettent de tuer au nom de l'islam, et 40% veulent appliquer la charia. Selon un sondage effectué dans 30 universités en Grande-Bretagne, le corps étudiant des jeunes musulmans dans ce pays est extrêmement radicalisé.
Le sondage a questionné  600 étudiants musulmans et 800 de leurs pairs non-musulmans sur des sujets politiquement délicats comme l'homicide au nom de l'islam et l'établissement de la charia,  et les résultats s'avèrent radicalement différents selon ces deux catégories. Alors que presque personne dans l'échantillon des non-musulmans accepte de tuer au nom de la religion, un tiers de tous les étudiants musulmans sondés a soutenu cette "proposition".
Cette confirmation de l'extrémisme et de la violence mortelle chez les jeunes musulmans de Grande-Bretagne est aussi une indication de l'échec total de la société britannique à la fois à intégrer ainsi qu'à  mieux contrôler ses communautés musulmanes. Le mot «Londonistan» souvent utilisé pour symboliser  l'extrémisme islamique présent dans la capitale,  parait déjà dépassé vu l'ampleur du phénomène qui touche l'ensemble du territoire.
Ce sondage terrifiant a été révélé par Wikileaks, issu d'un câble diplomatique du 6 janvier 2009 émanant de l'ambassade américaine à Londres. D'autres résultats  de l'enquête sont également inquiétants. Par exemple, plus de la moitié de tous les étudiants musulmans britanniques insistent pour être représentés par un parti politique fondé sur l'islam. [...]

jeudi 9 décembre 2010

Wikileaks est un acte de guerre contre les USA; les démocraties peuvent elles se défendre alors le politiquement correct stipule que la liberté de porter atteinte à la démocratie est inviolable?

Carolin Glick dans le Jérusalem Post

Il ne faut pas s'y tromper, l'opération Wikileaks en cours contre les États-Unis  est un acte de guerre. Ce n'est pas seulement une infraction pénale de publier des centaines de milliers de documents classifiés du gouvernement des États-Unis avec préméditation. Il s'agit d'un acte de sabotage.

Comme des actes de guerre sur les champs de bataille  militaire, la guerre de l'information "WikiLeaks " contre les États-Unis vise à affaiblir les États-Unis. En exposant les secrets du gouvernement américain, il cherche à embarrasser et de discréditer l'Amérique d'une manière qui rend quasiment impossible pour les États-Unis de réaliser soit la diplomatie de routine ou de bâtir des coalitions militaires pour vaincre ses ennemis.

Jusqu'à présent, Wikileaks a publié plus de 800.000 documents classifiés des États-Unis. Il a exposé des informations confidentielles sur les opérations américaines en Irak et en Afghanistan et il a divulgué 250.000 câbles diplomatiques.

Un des aspects les plus pénibles de l'opération Wikileaks est l'impuissance de  la réponse  des États-Unis  à cela. Cette opération est en cours depuis avril. Et les États-Unis étaient prevenues de l'attaque dans les semaines et mois avant le début. Pourtant, les États-Unis n'ont pris aucune mesure efficace pour se défendre. La délivrance d'un mandat d'arrêt international contre Julian Assange porte-parole de  Wikileaks sur des accusations de viol en Suède est pathétique

Les États-Unis n'a pas fait interdire le site. Mis à part le soldat de l'armée US Manning Bradley qui a divulgué la plupart des documents, aucune personne n'a été arrêté. Et les États-Unis semblent impuissantes à empêcher le site Web de mener à bien sa dernière menace de publier de nouveaux documents visant à affaiblir l'économie des États-Unis le mois prochain.

Ni le président américain Barack Obama ni aucun de ses principaux conseillers a eu quoi que ce soit de pertinent ou d'utile à dire sur cette attaque. Le secrétaire à la Défense Robert Gates a assuré aux journalistes, que les dommages causés par la publication d'opérations américaines sur le champ de bataille, les rapports classés des évaluations sur des rencontres avec des chefs d'État étrangers, et d'autres informations très sensibles, n'auront aucun impact à long terme sur la puissance américaine ni sur sa place dans me monde.

Ignorant le fait que l'opération vise spécifiquement l'Amérique, le secrétaire d'État Hillary Clinton a déclaré qu'il s'agit "d'une attaque contre la communauté internationale."

Si l'objectif exprimé des attaquants est d'affaiblir les États-Unis, Robert Gibbs, le porte-parole d'Obama,  a appelé les "criminels, d'abord et avant tout." Et le garde des sceaux américain, Eric Holder, a dit qu'il faut vérifier la législation pour savoir comment poursuivre le personnel de Wikileaks.

La divulgation de documents eux-mêmes comportent  une  ironie profonde. À savoir: Les Etats-Unis ne sont  pas disposés à lever le petit doigt, pour se défendre contre un acte de guerre de l'information, qui a exposé au monde entier, que les Etats-Unis ne sont pas pas disposés à lever le petit doigt pour se protéger et protéger ses alliés contre les menaces militaires les plus graves mettant en danger la sécurité internationale d'aujourd'hui .

En dépit de l'unanimité des plus proches alliés arabes des Etats-Unis, que les installations nucléaires de l'Iran doivent être détruites militairement - une unanimité confirmé par les documents révélés par Wikileaks - les États-Unis ont refusé d'agir. Au contraire, Obama s'accroche à une double stratégie de sanctions et de négociations dont l’échec est reconnu par tout le monde et qui n'a aucune chance de succès futur.

En dépit de la preuve que la Corée du Nord  transfert des missiles balistiques vers l'Iran à travers la Chine; encore une fois confirmé par les documents illégalement libérés, les États-Unis continuent de faire une politique de négociations, fondés sur la croyance que cela favorisera le vote de la Chine pour des sanctions contre l'Iran au Conseil de sécurité des Nations unies. Ils continuent à pousser une politique fondée sur la croyance sans fondement, que la Chine est intéressée à restreindre la Corée du Nord.

En dépit du fait que les dirigeants américains, y compris Gates reconnaîssent que la Turquie n'est pas un allié crédible et que ses dirigeants sont des islamistes radicaux, comme indiqué dans les documents classifiés, les États-Unis ont accepté de vendre à la Turquie une centaine de F-35. Les États-Unis continuent de soutenir l'entrée de la Turquie dans l'UE et, bien sûr embrasse la Turquie comme un allié majeur de l'OTAN.

La publication de vrais sentiments qu'ont envers nous les dirigeants de la Turquie n'a pas fait de brèche dans cette croyance et marque  le manque de volonté de sa composer avec la réalité. Dans la foulée de la publication par  WikiLeaks de milliers de documents de l'ambassade américaine à Ankara qui décrivent  l'animosité turque envers l'Amérique, Mme Clinton s'est envolé pour la Turquie pour la première étape de ce que The New York Times appelle une "une tournée de contrition internationale."

Là, elle se joint  à des gens comme le ministre turc des Affaires étrangères et islamiste idéologue Ahmet Davutoglu, qui a bien voulu se mettre d'accord avec l'affirmation de Mme Clinton que la publication des câbles Département d'Etat a été "le 9 / 11 de la diplomatie."

LA PLUS importante question qui se pose de la catastrophe de toute WikiLeaks C'est pourquoi les États-Unis refusent de se défendre et de défendre leurs intérêts. Quel est le problème avec Washington? Pourquoi est-ce qu'ils  permettent à WikiLeaks de détruire  sa réputation internationale, sa crédibilité et sa capacité à conduire des relations internationales et les opérations militaires? Et pourquoi at-il refusé de faire face aux dangers qu'elle court face à des gens comme l'Iran et la Corée du Nord, la Turquie, le Venezuela et le reste des membres de l'axe du mal, que même les agents du ministère des affaires étrangères  reconnaissent, qu'ils sont de connivence pour saper et de détruire le statut de superpuissance des États-Unis ? 

La réponse semble être double. Premièrement, il s'agit d'une question de lâcheté.

Les dirigeants américains ont peur de combattre leurs ennemis. Ils ne veulent pas une confrontation avec l'Iran ou la Corée du Nord, ou le Venezuela ou la Turquie , parce qu'ils ne veulent pas faire face aux situations difficiles sans de réponse facile ni des balle d'argent pour faire disparaître les problèmes.

Wikileaks a montré qu'il n'ya pas de complot d'un lobby pro-israélien  visant à amener les Etats-Unis dans une guerre, pour servir les intérêts juifs. 
Il y a quelque chose approchant d'un consensus international que l'Iran est à la tête du serpent qui doit être coupé, comme l'a décrit le potentat de  l'Arabie Saoudite.

Pourtant, ce consensus d'opinion est tombé sur les sourdes oreilles américaines pendant  les sept dernières années. Ceci malgré le fait que l'administration Bush et l'administration Obama ont certainement reconnu, que si les États-Unis attaquaient les installations nucléaires de l'Iran ou aidaient Israël  à le faire, en dépit de toutes les gesticulations théâtrales, des scènes d’hystérie publique et des remontrances contre Israël, les Arabes, les Européens et les Asiatiques seraient ravis et soulagés par cette opération.

La deuxième explication de ce comportement est de nature idéologique.L'administration Obama ne prendra pas des mesures concertées contre Wikileaks car cela risque de compromettre son adhésion à ses idées politiquement correctes de gauche .

Ces vues affirment qu'il ya quelque chose de fondamentalement mauvais dans l'affirmation de la puissance américaine et, par conséquent que les États-Unis n'ont pas le droit de se défendre. En outre, que les Arabes et les gouvernements d'autres nations non-occidentales ne font rien en fonction de leur propre volonté mais qu'ils ne font que réagir à l'agression américaine ou israélienne.

C'est ainsi que dans la foulée des révélations WikiLeaks, qui a mis à bas la fiction selon laquelle Israël est derrière cette agitation sur le programme iranien d'armes nucléaires, Juan Cole, l'idéologue anti Israël, théoricien de la conspiration, favorisé par l'administration Obama, a publié un article dans Le Guardian proclamant qu'Israël est responsable de la «peur des Saoudiens de l'Iran"  Si les masses arabes n'vaient pas été aussi outrés par l'agression israélienne à Gaza, selon lui, les dirigeants saoudiens n'aurait pas craint autant l'Iran.

C'est cette sorte de non sequitur qui permet à l'administration Obama de continuer à faire semblant que le monde n'est pas un endroit dur et qu'il n'ya pas de problèmes qui ne peuvent être résolus en faisant pression sur Israël.

De même, Fred Kaplan, au Slate lr magazine en ligne, a fait valoir, que les fuites ont montré que l'administration Obama en matière de politique étrangère ont du succès, parce qu'il a réussi à obtenir de la Chine de voter les sanctions de l'ONU contre l'Iran. Mais bien sûr, ce que les documents montrent que la Chine viole les sanctions, ce qui rend l'exercice en entier à l'ONU sans valeur.





Et la voix de la Gauche "raisonnable";la page éditoriale du New York Times , a loué l'administration Obama d'une part pour son courage, en rejetant les appels  des Etats arabes et d'Israël à agir contre l'Iran, et d'autre part de jongler avec la diplomatie pendant que les centrifugeuses iraniennes tournent .
Selon le NY Times, le vrai courage consiste à défier la réalité,défier les nécessités stratégiques et défier les alliés pour défendre les dogmes du politiquement correct.

Peut-être la meilleure façon de démontrer la faiblesse de la réaction des États-Unis est de comparer  ses actions à celles d'Israël, qui a subi un  vol de données semblable (bien que moins grave) au début 2010.

En avril, le public a appris que, vers la fin de son service de Tsahal, une secrétaire au bureau du commandant du Commandement central nommée Anat Kamm a copié quelque 2.000 documents secrets sur son lecteur zip sécurisé. Après avoir quitté l'armée, elle a été embauché comme journaliste par Walla News, portail de gauche,  qui a ensuite été acheté en partie par le journal d'extrême-gauche , le Haaretz. Kamm a donné les documents qu'elle a volé au journaliste Uri Blau du Haaretz, qui a commencé à les publier en Novembre 2008.

Haaretz a utilisé son pouvoir considérable pour discréditer l'enquête sur Kamm et Blau en déclarant    aux journalistes étrangers que l'histoire était une question de liberté de la presse et que Kamm était persécutée en tant que journaliste, plutôt de dire qu'il s'agit  d'une enquête pour trahison qu'elle a commis alors qu'il servait dans l'armée.

Face au tollé international prévisible, Israël est resté ferme. Kamm est en procès pour avoir volé des secrets d'État avec l'intention de nuire à la sécurité d'Etat et  Blau, qui a fui à Londres, est revenu  en Israël avec les documents volés.

Même s'il ya beaucoup à critiquer dans le traitement d'Israël de l'affaire, il ne fait aucun doute que, malgré sa faiblesse internationale, les autorités israéliennes ne se sont pas dérobées à leur devoir de défendre des secrets d'Etat.




L'ironie finale du scandale Wikileaks est la lâcheté de Wikileaks qui constitue le fond de l'histoire. Fondée en 2006, Wikileaks devait servir la cause de la liberté. Il a affirmé qu'il défendrait les dissidents en Chine, l'ex-Union soviétique et d'autres endroits où les droits de l'homme restent un vain mot. Mais la Chine a rendu la vie difficile pour Wikileaks et ainsi que quatre ans plus tard, Assange et ses collègues ont déclaré la guerre aux États-Unis, à juste titre, en supposant que contrairement à la Chine, les Etats-Unis se couchent si on les attaque.


Pourquoi prendre des risques pour défendre les dissidents dans un État policier quand il est tellement plus facile et tellement plus gratifiant de tenter de détruire les sociétés libres? 

Assange et de sociétés sont loin d'être le premiers à suivre ce cours.Human Rights Watch, créée pour lutter contre ceux écrasé sous la botte soviétique, consacre désormais  ses millions de dollars offerts par le milliardaire George Soros, pour aider les terroristes dans leur guerre contre les États-Unis et Israël.
Amnesty International a oublié depuis longtemps qu'elle a été fondée pour aider les prisonniers des états policiers et consacre la place elle-même à attaquer les maux imaginaires de l'Etat juif et les démocraties occidentales.

Et cela nous amène à la véritable question soulevée par l'agression de WikiLeaks sur l'Amérique.


 Les démocraties peuvent elles se protéger aujourd'hui ? À l'ère de la rectitude politique de gauche avec son principe fondateur que la puissance occidentale qui est le mal et que la liberté de porter atteinte à la démocratie est inviolable, les démocraties peuvent elles défendre leur sécurité et leurs intérêts nationaux? 

Publié à l'origine dans The Jerusalem Post.