samedi 30 juin 2012

161 roquettes sur Israël, 1 238 camions à Gaza

En images : comme chaque semaine, des milliers de tonnes de marchandises sont entrées dans la bande de Gaza. Le point en images pour la période du 17 au 23 juin. Pour rappel, sur cette même période, 161 roquettes tirées depuis Gaza ont frappé Israël.

Il n'y a pas qu'en Tunisie : 3 ans de prison à un élève copte de 16 ans en Égypte pour diffamation de l'islam.

Danilette publie l'info suivante sous le titre : Il n'y a pas qu'en Tunisie : 3 ans de prison à un élève copte de 16 ans en Égypte pour diffamation de l'islam.
Extrait :
Un tribunal égyptien a confirmé mardi une peine de trois ans contre un élève chrétien de 16 ans après avoir publié un dessin sur sa page Facebook qui tournait en dérision l’islam et le prophète Mohamed.
La Cour d’appel d’Assiout a déclaré qu’il a condamné Gamal Abdu Massoud coupable de diffamation envers la religion, a rapporté l’agence nationale MENA.
Massoud a publié les caricatures en Décembre, puis certains musulmans ont réagi avec colère en attaquant les chrétiens et leurs maisons en les incendiant dans le village de Manqabad dans la ville d’Assiout, qui abrite une importante population chrétienne.
En Avril, la cour des mineurs d’Assiout l’avait condamné à trois ans de prison.

UN Watch : il faut exclure les despotes des organes des droits de l'Homme de l'ONU

UN Watch, Note d'information 

Numéro 368
DANS CETTE ÉDITION :

• Aujourd'hui : un ex-prisonnier politique confrontera le Venezuela au Conseil des droits de l'Homme, s'opposera à l’élection de Chavez


• UN Watch à la réunion plénière : "Expulsez les despotes des organismes des droits de l'Homme de l'ONU"  Réaction de la Chine, de Cuba et de l'Iran : "Effacez les remarques de UN Watch's du compte rendu" 


• Une victime d'Assad : Mon rêve d'une Syrie meilleure est devenu un cauchemar



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Condamné pour des violations des droits de l'Homme, le Venezuela siégera au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU
Ils passent à l'attaque : Eligio Cedeno, exilé Venezuelien, Hillel Neuer, directeur de UN Watch, Thor Halvorssen, président de Human Rights Foundation, en route vers le siège européen de l'ONU. Ils veulent empêcher l'imminente élection d'Hugo Chavez au Conseil des Droits de l'Homme, l'organisme suprême de l'ONU sur cette question. Genève, 27 Juin 2012.


GENÈVE, 28 Juin - Cet après-midi, dans un débat en séance plénière du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, UN Watch introduira l'homme le plus recherché du Venezuela - Eligio Cedeno, banquier et ancien prisonnier politique, échappé des griffes de Hugo Chavez - pour qu'il affronte son oppresseur.

Ce cas célèbre a déjà suscité des interviews avec CNN, EFE, l'agence d'information espagnole EFE, l'Agence France Presse et le National Post du Canada.




 Par Joshua Rapp Learn, 28 Juin 2012
Après presque trois ans d'incarcération (selon lui pour des motifs politiques) d'Eligio Cedeno, président d'une banque vénézuélienne, des experts en droits de l'Homme de l'ONU ont condamné sa peine. Genève 27 juin 2012 
Les trois rapporteurs de l'ONU ont également critiqué l'arrestation et l'emprisonnement du juge, Maria Lourdes Afiuni, qui a ordonné la libération de M. Cedeno. Ils affirment que cette punition pour avoir fait son travail, a créé un "climat de peur."

Ces deux cas ont également été examinés par le Conseil des Nations Unies des droits de l'Homme, la même institution que le Venezuela - accusé de nombreuses violations des droits de l'homme - devrait bientôt intégrer en dépit des protestations. Jeudi, le gouvernement d'Hugo Chavez sera couvert de honte lorsque M. Cedeno comparaîtra devant le Conseil des droits de l'Homme à Genève pour demander "comment peuvent-ils élire un pays qui ne respecte pas leurs décisions."

Il a dit qu'il ne veut que témoigner de son histoire - "Je suis une simple et humble victime du gouvernement" - de sorte que le conseil puisse prendre une décision appropriée. Plus

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UN Watch à la séance plénière : "Excluez les despotes des organes des droits de l'Homme de l'ONU" 
Chine, Cuba et l'Iran : "Supprimez les remarques de UN Watch du compte-rendu".

UN Watch a témoigné hier à la séance plénière du Conseil des droits de l'homme : 

"Aux tyrans et dictateurs qui subsistent dans le monde entier. Eux qui violent systématiquement les droits de leurs peuples, nous les avertissons : Votre temps est fini. Le Monde ne tolérera plus vos arguments spécieux pour justifier des politiques et des pratiques d'abus et de répression, au nom de soi-disant exceptions  à l'universalité des droits fondamentaux de l'Homme. Nous rejetons sans équivoque ces arguments malhonnêtes, conçus dans l'intérêt des despotes, pas dans l’intérêt ni dans l’esprit de leur peuples. "

 "Nous affirmons que le texte de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, adoptée le 10 Décembre 1948 par l'Assemblée générale, est toujours valide pour toutes les sociétés, et pour toutes les époques. Le discours des tyrans est réfuté par les cris des prisonniers, qui, depuis les cachots de la Birmanie, la Chine, Cuba, l'Iran, la Corée du Nord, le Pakistan, le Tibet, le Vietnam, le Zimbabwe, et ailleurs, réclament la justice et la liberté sur la base de ces lois universelle et de ces vérités éternelles ».

"Nous demandons à l'Organisation des Nations Unies de continuer sur la voie de la réforme. Elle passe aussi par la suspension de la Chine, Cuba, la Russie et l'Arabie saoudite du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU ;  le retrait de l'Iran de la Commission sur la condition féminine, et par l'expulsion de l'Arabie saoudite du Conseil d'administration d'ONU-Femmes ... "


Réactions: la Chine, Cuba, l'Iran demandent la suppression des remarques de UN Watch ; Les États-Unis défendent UN Watch 

La Chine : UN Watch "viole grossièrement les affaires intérieures et la souveraineté des États membres de l'Organisation des Nations Unies." De telles ONG ne sont pas du tout qualifiées pour commenter ou pour critiquer l'éligibilité des membres de l'Organisation des Nations Unies ou des membres du Conseil."

Cuba : les remarques de UN Watch "ne devraient pas apparaître dans le débat général, car sa déclaration n'a rien à voir avec ce dont nous discutons maintenant. Il ne traite pas vraiment des questions dont nous discutons aujourd'hui dans notre débat, mais cette ONG a été autorisée à finir [son discours], malgré le fait que j'ai levé mon drapeau, parce que je voulais exposer mon point de vue puis, lorsque cette déclaration a été faite ... J'espère que notre position sera dûment affirmée sur le sujet. Je pense que [la déclaration de UN Watch] n'entre pas dans le débat d'aujourd'hui. "


République islamique d'Iran : "Je voudrais attirer votre attention, Monsieur le Vice-Président, que cette ONG parle en dehors de l'ordre du jour du débat général sur l'item n°3."


Les États-Unis d'Amérique : "Nous croyons fermement que les ONG doivent être autorisées à prendre la parole devant le conseil [Bien que] nous puissions être en désaccord de temps en temps sur le contenu de leurs déclarations, notre point de vue est qu'il est essentiel que la voix de la société civile se fasse entendre ici dans une atmosphère de libre expression. Sans aborder le fond de la déclaration de l'orateur, nous sommes d'avis que ce que nous avons entendu de l'intervention est en effet en rapport avec l'ordre du jour du débat général sur l'item n°3. Donc, nous aimerions nous assurer que ma déclaration figure aussi dans le compte rendu sur ce sujet."


Note de l’Éditeur : UN Watch est reconnaissant aux États-Unis et à toutes les autres démocraties qui défendent, au sein de l'ONU,  la liberté d'expression des organisations des droits de l'Homme.

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Une victime témoigne : Mon rêve d'une Syrie meilleure est devenu un cauchemar 



Hier, au débat à l'ONU sur la Syrie n'a figuré qu'une seule victime de la Syrie. Elle s’exprimait au nom de UN Watch. Extrait du discours de Ahed Alehndi, exilé syrien, devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, lors du débat du 27 juin 201 2: 

Cette assemblée vient d'entendre un syrien - un représentant du gouvernement du président Assad - dire que son pays protège les droits de l'homme. Je suis ici aujourd'hui, je parle au nom de UN Watch, pour que le monde entende un autre syrien qui a été arrêté et torturé par ce gouvernement. Mon nom est Ahed Alhendi, et je suis un militant syrien des droits de l'homme et blogueur ... 

Mon peuple continue à être décimé. Les mots ne suffisent plus. Espérer qu'Assad devienne un "réformateur" n'est plus tenable.

Je vous le demande :

  • L'Organisation des Nations Unies n'a-t-elle pas été créée pour empêcher les génocides et d'autres massacres?


  • L'Organisation des Nations Unies n'a-t-elle pas été créée pour protéger le plus fondamental des droits de l'Homme, tel que le droit à la vie ?


  • Pourquoi les Nations-Unies permettent-elles à un gouvernement de massacrer son propre peuple en plein jour ?


  • Quelle était l'idée de l'Organisation des Nations-Unies en élisant la Syrie au comité des droits de l'Homme de l'UNESCO ?


Madame la Présidente, pendant que  nous sommes assis ici, à Genève, en Syrie des hommes, des femmes et des enfants sont tués. Si nous n'agissons pas maintenant, pour beaucoup d'entre eux, il sera trop tard.

Madame la Présidente, merci.

mercredi 27 juin 2012

Printemps en Tunisie ? Sept ans de prison pour une caricature.

Libération publie cette info sous le titre : Tunisie : sept ans et demi de prison pour des caricatures de Mahomet
Jabeur Mejri / facebook

Jabeur Mejri avait été condamné fin mars en première instance pour avoir publié les dessins sur son compte facebook. Sa peine vient d'être confirmée en appel.
La cour d’appel de Monastir a confirmé lundi la peine de sept ans et demi de prison pour un jeune Tunisien qui avait posté des caricatures du prophète Mohamet sur sa page Facebook, a-t-on appris de source judiciaire.
Jabeur Mejri, un trentenaire originaire de la ville côtière de Mahdia, avait été condamné en première instance le 28 mars à sept ans et demi de prison pour "trouble à l’ordre public, préjudice causé à des tiers à travers les réseaux publics de communication et atteinte à la morale".


Notez le : "caricatures de Mahomet" du titre. D’après ce que j'ai compris le dessin publié ne se moquait pas DE Mahomet mais de... ses fidèles qui "manquent d'humour" . Vous pouvez juger par vous-même : Mahomet, triste, se plaint : "Les adeptes des AUTRES prophètes ont de l'humour !"


Cette condamnation le confirme...

lundi 25 juin 2012

Les druzes du Golan divorcent de Bachar Al Assad : il n'est plus interdit de devenir Israélien

Mako Contrairement à leurs semblables d’Israël, les Druzes du Golan se voient surtout comme des citoyens loyaux de la Syrie liés à la famille Assad. L'acceptation de la nationalité israélienne était considerée comme une haute trahison.
Donc, il y a 30 ans, les chefs des villages druzes du plateau du Golan ont excommunié, mis au ban,  les quelque 2000 qui ont pris la nationalité israélienne.  Pas de mariage pour leurs enfants, pas d'enterrement religieux pour ces familles. Une vie impossible.
Mais, vers la mi-juin, l'oppression sanglante d'Assad a fait lever l'interdiction par l'assemblée des cheikhs qui lui montrent ainsi qu'il n'est plus leur maître. Désormais les druzes qui le souhaitent peuvent prendre la citoyenneté israélienne.

Ce revirement d'alliance ne sera pas sans conséquence pour les druzes de Syrie qui sont pour le moment neutres.

dimanche 24 juin 2012

Egypte : l'armée accepte un président islamiste mais garde le vrai pouvoir

Un president sans constitution , qui sera écrite par l'armée qui a dissous le parlement et qui légifère à sa place. La junte militaire du vieux maréchal Tantawi peut émasculer le pouvoir presidentiel et continuer à diriger discrêtement l'Egypte qui devra affronter une crise économique majeure.
Mohamed Morsi (Photo : AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)

BBC :  Mohamed Morsi a été déclaré vainqueur du second tour de l'élection présidentielle.
Selon les chiffres publiés dimanche par la Commission électorale, le candidat des Frères musulmans a obtenu 51,73% des suffrages exprimés, devançant son adversaire, Ahmad Chafiq, qui a, lui, recueilli 48,27%.
Le taux de participation s'élève à 51%, toujours selon la Commission.

Le futur président disposera toutefois d'une marge de manoeuvre relativement faible.
La nouvelle Constitution, qui doit définir les pouvoirs du chef de l'Etat, n'a pas encore été adoptée.
Le Conseil suprême des forces armées s'est octroyé de vastes prérogatives, suscitant de vives interrogations sur ses vraies intentions.

L'armée s'est par exemple accordé le droit de légiférer en attendant la mise en place d'un nouveau Parlement.

Palestine d'avant 48, partage des terres, prix de vente et qualité. Que nous apprennent les documents de l’époque ?


En Juillet 1937, la Commission Peel de la ligue des Nations a remis son rapport sur le problème de la Palestine et de l'immigration des Juifs. Voici ce qu'on peut en retirer comme informations :

D'abord Israël est établi sur 17.5 % du territoire du mandat britannique de la Palestine. 75 % du mandat britannique, c'est la Jordanie. Les 25% restants ont été partagés entre sionistes et arabes par l'ONU en 47.

La carte du mandat Britannique de Palestine est visible ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Sanremo1920.png



















"Terres les plus riches" 
60% d'Israël selon le plan de partition était un désert : le Néguev.

La commission Peel avait conclu que les plaintes des arabes étaient sans fondement. La commission a notamment remarqué (chapitre IX )que "La plus grande partie des terres où maintenant poussent des orangers était soit des dunes de sable soit des marais non cultivés lorsqu'elle avait été achetées... Il n'y a pas d'indice, à l'époque de la vente, que les propriétaires précédents avaient les moyens ou le savoir-faire pour mettre en valeur ces terres"




Immigration des... Arabes en Palestine, un fait oublié
De plus, la commission a conclu que le manque de terres était "moins dû à la quantité des terres achetées par les Juifs que par l'accroissement de la population arabe"

Le rapport a conclu que : "la présence des Juifs et de l'administration britannique en Palestine a augmenté les salaires et le niveau de vie et les opportunités de travail des Arabes."

Le texte intégral de la commission peel avec les cartes peut être vu ici : http://www.mideastweb.org/peelmaps.htm




Le Professeur Fred M. Gottheil estime que 36% de la croissance du nombre d'Arabes en Palestine entre 1920 et 1931 est dû à l'IMMIGRATION. http://www.meforum.org/522/the-smoking-gun-arab-immigration-into-palestine.




Prix d'achat de la terre par les immigrants juifs
Le prix moyen était de 1000/1100 dollars pour un acre de dune de sable ou de marécage alors que la terre noire de l’Iowa se vendait à 100 dollars l'acre. http://en.wikipedia.org/wiki/Jewish_land_purchase_in_Palestine

Condition des réfugiés dans les pays arabes : les racines de l'abandon


Aide à l'Église en Détresse a publié cet article d'Oliver Maksan sur le sort des réfugiés chrétiens irakiens en Jordanie :
Il n'y a pas d'avenir pour les chrétiens d'Iraq en Jordanie
La Jordanie est un refuge pour des dizaines de milliers d'Irakiens - dont beaucoup sont des chrétiens. Depuis l'invasion américaine en 2003, ils sont attaqués par les sunnites et par les schiites.

La plupart d'entre eux sont venus après 2006, lorsque la violence terroriste a explosé.
Selon des sources gouvernementales, 450.000 Irakiens vivent actuellement en Jordanie. Le Royaume a interêt au chiffre le plus élevé possible pour se faire une réputation internationale en tant que pays humanitaire.

Toutefois, la Commission des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) doute  de ce nombre et estime que 150 000 est plus proche de la réalité.
*Il est hallucinant de constater que personne ne s'étonne d'un rapport de UN A TROIS entre les deux estimations et  que tout le monde trouve normal qu'on ne puisse connaître le nombre exact dans un pays plutôt prospère qui n'est pas en état de guerre.

Raed Bahou, directeur régional de la Mission pontificale à Amman, estime que 20.000 d'entre eux sont chrétiens. En parlant avec ACN, il souligne qu'il n'y a pas de chiffres exacts. Les experts estiment, qu'environ 60 à 80 000 chrétiens ont fui vers la Jordanie entre 2006 et 2008. C'est certes beaucoup pour une nation de seulement 6,4 millions d'habitants.

Mais l'accueil des réfugiés par la Jordanie n'est pas seulement une question de statut politique, mais aussi de la traditionnelle hospitalité et solidarité arabe. Toutefois, les réfugiés n'ont aucun statut juridique. Le Royaume n'a jamais signé la Convention sur les réfugiés de 1951 de l'ONU, et donc il considère  les réfugiés comme des "invités".
** stop, relisons cette phrase : " Le royaume n'a jamais signé la convention sur les réfugiés de 1951 de l'ONU ". Pourquoi ? Que dit la convention ? Quels autres pays du Moyen-Orient ne l'ont pas signée ?
Cela a des conséquences graves. "Je voudrais travailler, mais je n'en ai pas le droit ", dit Lina. "Nos économies s'épuisent progressivement ." En fait, les réfugiés vivent souvent de ce qu'ils ont apporté avec eux. Comme beaucoup de chrétiens irakiens appartenaient à la classe moyenne supérieure, et qu'ils sont médecins, ingénieurs, avocats ou entrepreneurs, ils avaient souvent de moyens considérables. Ils ont contribué à faire monter les prix de l'immobilier à Amman, dans certains cas de façon drastique.

Cependant beaucoup ont épuisé leur épargne après des années d'exil et ils n'étaient pas tous prospères. Ainsi, de nombreuses personnes vivent du travail au noir ou d'aide de leur familles de l'Ouest. Le gouvernement ne fournit aucune assistance et l'Organisation des Nations Unies a réduit son financement. Lina est déterminée : "Je vais aller n'importe où : USA, Australie, Europe, pourvu que je puisse quitter cet endroit. Il n'y a pas d'avenir ici, en Jordanie".


Voici la convention de 1951, en résumé : elle engage les pays contractants à préserver leur santé, permettre l'accès à l'éducation,  faire le maximum pour qu'ils puissent travailler et faciliter leur naturalisation par le pays d'accueil. Des extrait figurent en fin de page. La liste des pays signataires est ici.

Les pays du Moyen-Orient qui ne l'ont pas signé sont : la Jordanie, la Syrie, l'Arabie Saoudite, Dubaï, le Bahreïn, le Quatar, le Liban et l'Iraq. De fait, l'OLP de Yasser Aarafat s'est opposée à l'application du statut de la convention de 1951 au motif qu'il  "porte un préjudice aux droits inaliénables du peuple palestinien" (in "The Status of Palestinian Refugees in International Law",  Lex Takkenberg 1998 page 128 cité ici)

La raison la plus probable est la volonté d'interdire aux refugiés palestiniens qui le souhaitent la possibilité de s'installer définitivement dans le pays d'accueil. Le tout, bien sûr, dans le but "altruiste" de  "préserver l'unité du peuple palestinien". C'est d'ailleurs la raison officielle de la ligue arabe pour interdire aux Palestiniens le droit à la naturalisation dans n'importe quel pays de la ligue alors que tout arabe de tout pays peut demander à se faire naturaliser dans tout autre pays arabe. Les réfugiés ne sont que des pions pour les leaders arabes.

On peut conclure par cette citation :
"Les états arabes ne veulent pas résoudre le problème des réfugiés. Ils veulent le conserver comme une plaie béante, un affront à l'ONU et comme arme contre Israël. Les leaders arabes se soucient comme d'une guigne de la vie ou de la mort des réfugiés." [ Naomi Comay,  Arabs Speak Frankly on the Arab-Israeli Conflict: With Original Documents and Comments by World Leaders and Writers. [Great Britain]: Printing Miracles, 2005. 26.]






Convention relative au statut des réfugiés
 Article 17. -- Professions salariées
    1. Les États contractants accorderont à tout réfugié résidant régulièrement sur leur territoire le traitement le plus favorable accordé, dans les mêmes circonstances, aux ressortissants d'un pays étranger en ce qui concerne l'exercice d'une activité professionnelle salariée.
Article 18. -- Professions non salariées
    Les États contractants accorderont aux réfugiés se trouvant régulièrement sur leur territoire un traitement aussi favorable que possible et en tout cas un traitement non moins favorable que celui accordé dans les mêmes circonstances aux étrangers en général, en ce qui concerne l'exercice d'une profession non salariée dans l'agriculture, l'industrie, l'artisanat et le commerce, ainsi que la création de sociétés commerciales et industrielles.
Article 19. -- Professions libérales
    1. Tout État contractant accordera aux réfugiés résidant régulièrement sur son territoire, qui sont titulaires de diplômes reconnus par les autorités compétentes dudit État et qui sont désireux d'exercer une profession libérale, un traitement aussi favorable que possible et en tout cas un traitement non moins favorable que celui accordé, dans les mêmes circonstances, aux étrangers en général. 
    2. Les États contractants feront tout ce qui est en leur pouvoir, conformément à leurs lois et constitutions, pour assurer l'installation de tels réfugiés dans les territoires, autres que le territoire métropolitain, dont ils assument la responsabilité des relations internationales.

Article 34. -- Naturalisation
    Les États contractants faciliteront, dans toute la mesure possible, l'assimilation et la naturalisation des réfugiés. Ils s'efforceront notamment d'accélérer la procédure de naturalisation et de réduire, dans toute la mesure possible, les taxes et les frais de cette procédure.

vendredi 22 juin 2012

Surréaliste : l'Arabaie Saoudite dirige l'antiterrorisme à l'ONU

Brooke Goldstein et Zack Kousnetz ont publié un article dénonçant l'ONU dans the Américan Thinker sous le titre "Saudi Arabia to Lead UN Counter Terrorism Initiative" dont je vous livre ici l'adaptation française.

Si l'ONU devait former un organisme anti-terroriste dédié à lutter contre cette menace à l'échelle mondiale, à qui pensez-vous qu'on ferait appel pour mener ce combat ?
Un  pays qui a une expérience éprouvée des mesures anti-terroristes ? 
Un pays qui met les droits de l'homme et la liberté au-dessus de tout ?

Malheureusement, dans le cas du Centre des Nations Unies pour la Lutte Contre le Terrorisme (UNCCT), la réponse est clairement ni l'un ni l'autre.

L'UNCCT a été formé en Septembre 2010 avec la mission d'appliquer la Stratégie antiterroriste Mondiale des Nations Unies, adoptée par l'Assemblée générale en 2006.

Dans un geste plus digne d'Alice au pays des merveilles que de l'ONU, c'est l'Arabie saoudite qui a été nommée présidente de l'organisation.
UNCCT

La résolution qui a créé le UNCCT a posé quatre principes fondamentaux dans la lutte contre le terrorisme.
Le premier, "la lutte contre les conditions propices à la propagation du terrorisme», a été miné presque immédiatement après la création de l'UNCCT.

Trois mois seulement après la formation de l'UNCCT, Wikileaks a révélé des câbles diplomatiques dans lesquels la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton a écrit : "L'Arabie saoudite reste une base de soutien financier essentielle  pour Al-Qaida, les Talibans, le LeT, et d'autres groupes terroristes, y compris le Hamas".

Les cables de Clinton ont également révélé la réticence de l'Arabie Saoudite à donner la priorité à cette question dans sa propre politique intérieure. Ces révélations ne sont peut-être pas si surprenantes à la lumière de la réaction molle du royaume saoudien au financement et au recrutement pour le terrorisme sur son sol. Rappelez-vous que, pendant les mois qui ont suivi les attentats du 11 septembre, l'Arabie saoudite a nié que 15 des 19 pirates étaient des citoyens saoudiens, avant de finalement reconnaître la réalité en 2002 !

Pire encore, en février dernier deux anciens sénateurs américains qui ont participé aux enquêtes du onze septembre ont suggeré dans deux rapports distincts que le gouvernement saoudien pourrait avoir joué un rôle direct dans les attentats eux-mêmes.

L'institut CATO, comme d'autres groupes, a étiqueté depuis longtemps l'Arabie Saoudite comme un Etat soutenant le terrorisme. Il est ironique que l'ONU nomme l'Arabie saoudite à la présidence de l'initiative la plus importante pour mettre fin à ces pratiques.

Les actions de l'ONU nous démontrent une grande inconscience :  l'organisation est la proie des amabilités diplomatiques et politiques et est aveugle aux réalités du terrain.

Cette désignation est également grotesque dans un autre sens.
Le bilan en matière des droits de l'Homme de l'Arabie saoudite est en contradiction flagrante avec le quatrième principe de l'UNCCT :  "en toile de fond de la lutte contre le terrorisme, assurer le respect des droits de l'homme".

Le rapport de 2012 d'Amnesty International détaille les nombreuses violations des droits fondamentaux des citoyens de ce pays : interdiction des manifestations publiques, discrimination féroce des femmes à la fois par la législation et par la societé, torture et isolement pendant des durées disproportionnées au mépris de procédures prévues par la loi, etc. Et le rapport d'Amnesty n'est même pas complet. Il omet, par exemple, les droits des gays et des lesbiennes ou que l'homosexualité est punie par la peine capitale.

En outre, le programme scolaire approuvé par l'Arabie saoudite continue d'inculquer l'intolérance et la discrimination. Le Centre pour la liberté religieuse de l'Institut Hudson a publié récemment un rapport. Le programme scolaire inclut des manuels pour écoliers et collégiens qui dénigrent le christianisme et le judaïsme, leur enseignent le djihad et la guerre contre les non-croyants.

En 2010, une enquête spéciale menée par la BBC (Panorama) a découvert que les écoles privées, au Royame Uni,  qui  "appliquaient le programme officiel du ministère de l'éducation nationale de l'Arabie Saoudite",  diffusaient des messages antisémities et homophobes à de jeunes élèves musulmans, et qu'ils illustraient avec des dessins comment couper la main ou le pied du criminel pour le punir.

Ce n'est un secret pour personne que l'Arabie Saoudite a une forte tendance anti-démocratique, comme on l'a constaté en mars 2011, lorsque le royaume a envoyé des troupes au Bahreïn pour l'aider à réprimer les protestations pendant une vague de répression gouvernementale.

La liberté d'expression est déjà quasi-inexistante ; en juillet 2011, une fuite a révélé que le projet de loi anti terroriste supprimait la liberté d'expression et pourrait sanctionner le blasphème de la peine de mort.

Mais le plus ironique de tout, c'est l'échec de l'ONU d'aboutir à une définition juridique d'un acte terroriste tout en prétendant le combattre avec des projets comme l'UNCCT. Alors que la Convention générale sur le terrorisme international est ébauchée depuis 2000, les négociations au sein de la Sixième Commission (juridique) de l'Assemblée Générale des Nations Unies sont dans l'impasse. L'UNCCT existe sans aucune définition internationale claire du mot "terrorisme".

L'impasse résulte des manoeuvres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), un bloc de 57 pays se présentant comme la "voix collective du monde musulman". Ce bloc refuse toute Résolution du Sixième Comité qui définirait le terrorisme sans exempter certains types de conflits  tels que  "la lutte armée contre l'occupation étrangère." Cela signifie que, selon l'OCI, les attaques contre des civils ne sont pas du terrorisme s'ils sont des citoyens d'une soi-disant "puissance occupante". C'est évidemment inacceptable.

Pour le combattre efficacement, l'ONU doit d'abord forger un consensus entre les États sur la définition du terrorisme. En outre, il incombe à toutes les démocraties occidentales et en particulier à l'administration Obama de faire pression pour exclure l'Arabie Saoudite de l'UNCCT.

L'ONU doit cesser les jeux politiques lorsque des vies humaines sont menacées ; les groupes terroristes continueront de survivre aussi longtemps qu'il restera des nations laxistes, et tant que des organismes comme l'ONU récompenseront leur complaisance. Une campagne internationale a le potentiel d'éradiquer - ou du moins d'ébranler - le terrorisme uniquement si elle est légitime et déterminée.

Brooke Goldstein est une avocate new-yorkaise des droits de l'Homme et une cinéaste primée, elle est le fondateur et le directeur du Projet lawfare, et la directrice de l'institut des droits de l'enfant.

Zack Kousnetz est un étudiant et chercheur à l'Institut des droits des enfants, il est aussi en deuxième année de droit à l'université de New York.

jeudi 21 juin 2012

ONU : la présidente du conseil des droits de l'homme attaque les USA et le Canada

UN WATCH du 18 JUIN 2012

La responsable des droits de l'homme à l'ONU accable les États-Unis et le Canada dans son discours d'ouverture au Conseil des droits de l'homme

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui comprend 47 nations, a ouvert hier sa session de trois semaines. Selon le calendrier officiel, la semaine prochaine, le 27 juin, le Conseil a prévu un débat de 90 minutes sur la Syrie avec l’éventuelle participation de Kofi Annan. La semaine suivante, le 2 juillet, le Conseil a programmé une journée entière consacrée aux violations présumées ayant lieu dans le « territoire palestinien occupé (OPT) », avec la participation de Richard Falk, l'expert sur la Palestine auprès du Conseil, désapprouvé l'année dernière par Ban Ki Moon, pour sa promotion de la théorie de la conspiration des attentats du 11 septembre.



UN Watch prendra la parole à plusieurs reprises au cours de la session au nom des victimes des régimes les plus iniques et pour veiller à ce que l'ONU se conforme aux principes de sa charte. 

Critiques de l'Amérique : la Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, a utilisé son discours majeur devant le conseil pour exprimer « sa grave préoccupation » au sujet des attaques de drones au Pakistan et pour demander l'ouverture d'enquêtes, reprenant ce qu'elle avait déjà dit lors de sa récente visite dans ce pays. Ces remarques ont déclenché dans la salle une agitation frénétique de la part de certains des pires régimes du monde dont Cuba, le Pakistan et l'Iran qui se sont empressés de citer ses propos dans leurs propres discours en séance plénière. Lire la suite
Plainte à l'encontre du Canada : Mme Pillay a singularisé le Canada en citant une loi québécoise sur les manifestations publiques comme l'exemple alarmant d'un processus de restrictions de la liberté de réunion qui a cours dans de nombreuses parties du monde. Ces commentaires --qui passaient sous silence la Chine, Cuba, l'Iran ou l'Arabie Saoudite-- ont provoqué une réponse cinglante du Canada.
La réponse d'UN Watch : UN Watch a été la seule ONG dans le débat à prendre la parole et à contester la critique déséquilibrée de Pillay concernant les États-Unis et le Canada, constatant comment son discours encourageait les coups de propagande des régimes répressifs du Pakistan et du Zimbabwe. Cliquez ici pour voir l'intervention de UN Watch.
Exploitation par la Syrie de la remarque de Pillay contre le Canada : la critique disproportionnée du Canada par Pillay a été immédiatement exploitée par des régimes antidémocratiques pour détourner l'attention de leurs propres crimes.
La Syrie, qui fait face à une condamnation mondiale sur ses tueries de masse, a pris la parole en jubilant sur le fait que « la Haut-Commissaire a dit dans son rapport que la répression existe au Canada ».
Puis ce fut le tour du Sri Lanka, sur la défensive pour avoir refusé d'enquêter en 2009 sur la mort de 40 000 civils, qui a déclaré « qu'il était surpris par le Canada ».
Enfin, la Corée du Nord, accusée de graves atrocités a réprouvé le « comportement hypocrite du Canada » en déclarant qu'Ottawa « serait bien avisé de s'occuper de ses propres affaires ». Faisant écho aux remarques de Pillay presque mot à mot, la Corée du Nord a appelé le Canada à régler ce problème de « suppression de la liberté d'association et de la liberté de manifestations pacifiques ».
Résolutions, bonnes et mauvaises : dans cette session du Conseil, les démocraties prévoient d'introduire une résolution sur la liberté d’Internet, une résolution sur la Syrie et une résolution visant à rétablir le poste d'observateur des violations de la Biélorussie, l'un des deux mandats sur des pays --l'autre étant sur Cuba--, mandats qui ont pris fin sur la requête de certains régimes répressifs, dans le cadre de la « réforme » de 2007. Pourtant personne n'essaye de rétablir un mandat sur Cuba. On ne sait pas encore si le Conseil obtiendra suffisamment de voix pour renouveler la résolution de l'année dernière condamnant la violence contre les homosexuels.
Parallèlement, des régimes antidémocratiques vont présenter plusieurs de leurs résolutions y compris :
  • Une nouvelle résolution sur Israël et la flottille : le Conseil prendra connaissance d'un rapport spécial de la Haut Commissaire Pillay sur l'incident de la flottille en 2010, il y aura peut-être encore une nouvelle résolution pour condamner Israël, ce qui maintiendra cette question à l'ordre du jour de l'ONU.
  • Une résolution pour légitimer le terrorisme : le gouvernement de Cuba programme d'introduire des résolutions anti-occidentales sur « les droits culturels » et « la dette étrangère ». En outre, une résolution cubaine sur « le droit à la paix » est liée à un récent rapport de l'ONU qui notifie que « tous les peuples et les individus ont le droit de résister et de s'opposer à une occupation étrangère coloniale répressive ou à une domination dictatoriale ». Des experts redoutent que cela soit interprété comme une légitimation du terrorisme contre l'Amérique et contre Israël.
Traduit par Danilette

Orientation anti-occidentale de L'ONU : le Canada assimilé à la Syrie !

UN WATCH du 17 JUIN 2012


Le Canada mis sur la liste de surveillance de la Haute Commissaire aux droits de l’Homme

Le Canada va être mis en compagnie de certains des pires abuseurs des droits humains demain quand le plus haut responsable des droits humains de l’ONU se dira « alarmée » par la nouvelle loi du Québec sur les manifestations lors de son discours d’ouverture d’une réunion des 47 membres du Conseil des droits de l’Homme, a indiqué UN Watch, un groupe de défense des droits humains basé à Genève qui a obtenu une copie de son discours. La liste de surveillance de l’ONU comprend notamment la Syrie, le Pakistan et le Zimbabwe.
«Les mesures visant à restreindre la liberté de réunion continuent de m’inquiéter, comme c’est le cas dans la province de Québec au Canada dans le contexte des manifestations étudiantes », dira demain Navi Pillay, Haut Commissaire pour les droits de l'homme, selon son projet de discours. La haute responsable des droits humains réserve son langage le plus fort pour le Canada. Alors qu’elle cite seulement deux autres pays dans le monde pour des restrictions à la liberté de réunion, exprimant des « préoccupations » au sujet de la Russie, une « profonde préoccupation » pour l’Érythrée, c’est seulement pour le Canada que Mme Pillay utilise le mot « alarme », beaucoup plus fort.

Des experts des droits humains ont mis en doute le jugement de Pillay et son sens des proportions, pour attirer un niveau d’attention sans précédent sur un pays généralement considéré comme l'un des plus libres et démocratiques dans le monde.

« Bien que le Canada puisse certainement être critiqué », a déclaré Hillel Neuer, avocat et directeur de UN Watch originaire de Montréal, « le fait que Pillay détourne l’attention du monde sur un cas qui, dans le contexte mondial, est absolument marginal, une loi qui est contestée devant le juge en chef de la Cour supérieure du Québec et qui semble beaucoup moins exigeante que les lois suisses régissant les manifestations pour les droits humains que nous tenons devant son propre immeuble, est tout simplement absurde ».
«En effet, un militant tibétain de longue date s’est dit choqué aujourd'hui que le discours de la Commissaire de l'ONU sur des situations qui nécessitent l’attention du monde, mentionne le Canada tout en ne disant rien sur la Chine, une dictature qui réprime et brutalise systématiquement les moines bouddhistes et des millions d'autres », a déclaré Neuer. « Quand un procureur poursuit des gens pour des peccadilles tout en laissant les violeurs et les meurtriers en liberté, c’est non seulement illogique, c’est aussi immoral. »
«Elle doit simplement garder le sens de la mesure. La loi 78 du Québec a été adoptée par une démocratie élective et sera revue par une série de tribunaux indépendants appliquant les meilleurs mécanismes au monde en matière de vérification de la conformité des lois à la constitution, soit la procédure en vertu de la Charte des droits et libertés qui est déjà en cours. »
«Pendant ce temps, la plupart des pires abuseurs dans le monde, comme dans les états policiers du Bélarus et de Cuba que Pillay omet de mentionner, et dans les régimes misogynes d’Iran et d'Arabie saoudite, échappent à tout examen. Ces États ont désespérément besoin de l’attention de l’ONU ».
«Les militants canadiens qui, vraisemblablement, lui ont demandé de citer le Canada sont malavisés, et la Commissaire de l’ONU commet une grosse erreur en envoyant le message que les pays qui ont une imperfection dans leur système - si tant est que la loi du Québec soit une imperfection - sont encore pires que les pays dont l’imperfection est le système ».
Traduit par Poste de veille

Israël, la Palestine et l'eau : mythe et réalité

Ce document a été publié récemment  par l'organisme de coordination de la gestion des territoires (le COGAT ) et il répond à beaucoup de mensonges que nous ne cessons d'entendre sur l'utilisation de l'eau dans les territoires.

Combien d'eau y a-t-il en Israël et en Cisjordanie?


La quantité d'eau douce naturelle renouvelable, entre le Jourdain et la mer méditerranée, est de 1433 Millions de Mètres Cubes (MMC) en moyenne. C'est la zone recouvrant Israël et la Cisjordanie mais pas Gaza.
Cette eau s'accumule dans les lacs, les rivières et les nappes phréatiques souterraines.
La nappe phréatique de la montagne est une source d'eau commune pour les Israéliens et les Palestiniens. La moyenne pluriannuelle de l'eau de cette nappe est estimée à 679MMC. En raison de changements climatiques, cette moyenne est estimée actuellement à 641MMC.

La Nappe phréatique
de la montagne


Comment cette eau est-elle partagée ? 
La répartition de l'eau de la nappe phréatique entre les deux parties est faite conformément à l'article 40 de l'Annexe de l'accord intérimaire. Le texte intégral de cet accord est ici.

En ce qui concerne  la répartition de l'eau pour chaque côté, l'article donne deux lignes directrices :
- La première concernait la «période intermédiaire», c'est-à-dire la période entre l'accord intérimaire (1995) et l'accord qui devait suivre, 5 ans plus tard (en 2000).
- La deuxième concernait les besoins futurs, c'est-à-dire le délai au-delà de la période intérimaire. Cette
ligne directrice alloue plus d'eau à la partie palestinienne que la première directive.

Mais aucun accord n'a été conclu en 2000, par conséquent nous sommes encore dans la «période intérimaire».

Israël suit la ligne directrice relative aux  «besoins futurs», ce qui donne plus d'eau disponible à la partie palestinienne.



Que prévoit l'Article 40 de l'Accord intermédiaire en dehors des quantités allouées à chacune des parties ?

En plus de prévoir le partage de l'eau, il pose des lignes directrices sur la gestion et des mesures qui incombent à chacune des deux parties pour garantir la coexistence et la durabilité de cette ressource naturelle.


- Les droits à l'eau des palestiniens sont reconnus et seront négociés dans l'accord de statut permanent.
- Création d'un comité permanent bipartite de l'eau (JWC) qui décidera des problèmes liés à l'eau et aux eaux usées. Toutes les décision du JWC seront obtenues par consensus.
- Le maintien des quantités d'eau utilisées et prise en compte des besoins futurs des palestiniens.
- Les deux parties reconnaissent qu'il est nécessaire de produire plus d'eau.
- Nécessité de l'entretien du réseau et le maintien de la qualité de l'eau
- Développement du traitement de toutes les eaux usées : urbaines, agricoles et industrielles.
- Les réseaux actuels de fourniture et de traitement de l'eau seront développés et entretenus de manière coordonnée.
- Tout développement des ressources d'eau par une des deux parties nécessitera l'approbation du JWC.
 - Les deux parties créeront des équipes mixtes de Supervision et d'Application qui opéreront sur le terrain pour surveiller, superviser et appliquer l'Article 40 de l'Accord.



Combien d'habitants y a-t-il en Israël et en Cisjordanie?

Selon le Bureau national des statistiques, il y a actuellement 7,8 millions de personnes résidant en Israël.
Selon une estimation basée sur les données du  Bureau palestinien de la statistique et une étude américano-israélienne (Y. Etinger), on estime qu'il y a actuellement 2 millions de Palestiniens résidant en Cisjordanie.

L'Accord prévoit quelle quantité pour les Palestiniens ?

Tout compris, l'article 40 de l'Accord prévoit 227 MMC d'eau par an. Cette quantité se décompose en 196 MMC  par prélèvement direct par les Palestiniens et 31 MMC qu’Israël doit leur livrer.



Quelle est la quantité d'eau potable réellement mise à disposition des Palestiniens ?
Les Israéliens ont-ils beaucoup plus d'eau que les Palestiniens ?

En réalité, les Palestiniens de Cisjordanie ont accès à 248MMC. Israël leur fournit 21 MMC de plus que ce que prévoit l'article 40 de l'Accord intermédiaire. De plus, près de 17MMC sont puisés dans des puits sauvages en contravention avec les termes de l'Accord et aux dépens d’Israël : à cause de la pente, l'eau coule  vers le côté israélien.

Cette quantité d'eau disponible revient à 124m3/an/habitant. (données de 2010)
A titre de comparaison, en Israël, ce chiffre est de 150m3/an/habitant. La différence est mineure. Par contre, Israël retraite systématiquement les eaux usées ce qui les rend réutilisables en agriculture et il met en place des usines de dé-salinisation. Les Palestiniens ne recyclent presque pas du tout leur eaux usées. Israël partage son expertise avec les Palestiniens.

Combien d'eau consomment-ils en réalité ?
Alors que 248MMC étaient mises à leur disposition, en 2010, les Palestiniens ont utilisé 190MMC , soit 95m3/an/habitant.


Cette eau est-elle accessible ? 

En 1967 (avant qu’Israël ne prenne le contrôle de la région) , seulement 10% des maisons étaient raccordées au réseau. Aujourd'hui, 95%  le sont. La situation des villes palestiniennes est meilleure que celle de deux capitales arabes voisines : Amman et Damas.




 Voici la FAQ :


Les colons ont-ils plus d'eau que les Palestiniens ?
En tant que citoyens israéliens, l'eau des colons s'inscrit dans le quota alloué à Israël par l'accord intérimaire. Les 350.000 colons en Cisjordanie consomment 47 Millions de Mètres Cubes (MMC) par an, ce qui revient à  134m3/an d'eau douce naturelle par habitant. C'est inférieur au quota israélien de 150m3/an.

Les colons "volent-ils" de l'eau palestinienne ? 
La consommation des colons s'inscrit dans le quota israélien. Ils ne puisent pas ni n'affectent la part des  palestiniens. Les colons tiennent leur eau uniquement soit à partir des sources israéliennes (qui comprend  puits israéliens approuvés en Cisjordanie) soit de l'approvisionnement direct d'Israël.

Israël livre 100MMC au total, dont 52,5 MMC pour les Palestiniens, et 47,5 MMC pour les colons (de plus  les Palestiniens produisent 140  MCM/an eux-mêmes) mais en réalité les colons n'utilisent pas toute l'eau qui leur est destinée, ce qui laisse plus d'eau pour les Palestiniens.

Les colons polluent-ils l'eau des palestiniens ? 

Nous avons vu que la nappe phréatique étant commune, toute pollution en Cisjordanie finira par polluer l'eau en Israël.

Les colons produisent 19,1 MMC d'eaux usées par an dont 16,2MMC sont retraitées en Israël et 2,2MMC sont partiellement recyclés et décantés. Seuls 0,7 MMC ne sont pas traités ce qui pollue effectivement la nappe commune. Le traitement de ces eaux usées est prévu dans un avenir proche.

Qu'en est-il de la pollution par les Palestiniens ?
Les palestiniens produisent  52 MMC  d'eaux usées dont 17MMC coulent directement en surface vers Israël qui est obligé de les traiter, et 32,5 MMC qui restent non-traités en Cisjordanie ( à comparer aux 0,7MMC laissés par les colons) polluant ainsi la nappe commune.
Seuls 2MMC sont traités dans l'usine d'El Bireh.




Est-ce qu'Israël utilise de l'eau palestinienne? 

Israël n'utilise strictement que la quantité d'eau douce prévue par l'accord et ne puise pas dans le quota des Palestiniens.

Est-ce qu'Israël poursuit sa présence en Cisjordanie car cela offre d'avantage d'eau ?

La consommation d'Israël de l'aquifère de la montagne (et la consommation d'eau douce en général) est nettement inférieure à ce qu'elle était en 1967 : En 1967, les Israéliens consommaient 504 m3/an par habitant (soit une consommation totale d'eau de 1411MMC/an) d'eau douce naturelle. En 2009, la consommation était de 137 m3 par an et  par habitant (la consommation totale d'eau était de 1040 MMC / an), et ce malgré une augmentation considérable de la population depuis 1967.

Est-ce qu'Israël a besoin de la Cisjordanie afin d'accéder à la nappe phréatique ?
Non. La nappe phréatique s’étend à la fois en Israël et en Cisjordanie, la plus grande partie de la nappe est située en Israël : 8900 km. C'est seulement 5600 km en Cisjordanie.

Israël vend-il trop cher l'eau aux Palestiniens?
Le prix de l'eau entre les parties israélienne et palestinienne a été fixé par le Protocole de prix par le Comité Bipartite de l'Eau ( JWC)  en 1998. Il est de 2,6 NIS par Mètre cube pour l'Autorité Palestinienne de l'Eau (PWA). Ce prix est considérablement inférieur au prix réel et est également significativement inférieur au prix payé par les municipalités israéliennes, tant à l'intérieur d'Israël qu'en Cisjordanie (les municipalités israéliennes paient en moyenne 3,86 NIS par mètre cube.)

Est-il difficile pour les Palestiniens de forer des puits ?
Non, et la procédure est identique pour les Israéliens qui souhaitent le faire. La procédure à suivre pour le forage de puits nécessite une ou deux étapes. La première étape consiste à obtenir une approbation  par le Comité Bipartite de l'Eau (JWC) . Cela vaut autant pour  les Israéliens que pour les Palestiniens désireux de forer des puits en Cisjordanie. Si le puits est situé dans les zones A ou B, les Palestiniens n'ont pas besoin de d'autres approbations ou de permis et peuvent commencer le forage. Si le puits est dans la zone  C, les Israéliens et les Palestiniens ont besoin d'un permis de l'Administration civile, qui approuve et autorise  99 % des demandes.

Pourquoi les Palestiniens forent-ils des puits sans permis  ? Est-ce parce qu’Israël leur interdit de le faire ?

Israël n'a interdit aucun puits autorisé par le JWC.

Le JWC a approuvé le forage de 66 puits par les Palestiniens, Israël ne s'y est pas opposée. Les Palestiniens n'en ont foré que 24.

Il y a deux raison à cela :
- la nappe est plus profonde aux endroits autorisés rendant le forage plus difficile et onéreux.
- tous les puits sans permis sont forés dans la zone où l'eau coule vers Israël. Cela diminue la quantité d'eau disponible pour les Israéliens.

mardi 19 juin 2012

Un arabe israélien victime d'un attentat terroriste

Ha'aretz (via EoZ)  :
Saeed Fashafshe photo : Haaretz
L'homme tué dans un attentat terroriste le long de la frontière sud d'Israël  lundi matin a été identifié : il s'agit de Saeed Fashafshe, 35 ans, un arabe israélien,  habitant de Haïfa. 

Fashafshe, qui était marié et père de quatre enfants, a travaillé pour la société de son frère, société choisie par le ministère de la Défense pour des travaux le long de la frontière égyptienne. 

L'enquête initiale a révélé que trois terroristes ont traversé la clôture le long de la frontière entre la bande de Gaza et la péninsule du Sinaï. Après avoir placé un engin explosif sur le corridor "Philadelphie" près de Beer Milka , ils ont attendu  le passage de véhicules israéliens.
Amar, le cousin de Fashafshe, a déclaré que Fashafshe a parlé à son frère, Maher, à environ 6 heures du matin, et lui avait dit qu'ils étaient sous des tirs et que la conversation a été interrompue. 

Amar, qui travaille également pour l'entreprise, décrit Fashafshe comme "un gars formidable et père de quatre enfants en bas âge", ajoutant qu '"il  travaille pour l'entreprise depuis déjà sept ans. Il vivait dans un kibboutz dans le sud et qu'il rentrait  les week-ends à la maison à Haïfa."  Amar a également déclaré que, tandis que les deux ont toujours été conscients des dangers liés à leur travail, "nous n'en avons jamais parlé."

Toutes nos condoléances à la famille de Saeed Fashafshe.

Les médias arabes n'ont, pour leur part, exprimé aucun regret.

dimanche 17 juin 2012

Inhabituel : des arabes protestent contre Assad en Israël

"le lion est un animal "
Assad veut dire lion en arabe
Photo Haaretz
Haaretz via WN  (l'article d'origine est payant)
Un groupe d'arabes de Tel Aviv a installé des panneaux anti-Assad à Nazareth, le traitant d'animal.

"Nous sommes horrifiés par le massacre et encore plus par le fait que le monde ne réagit que par des paroles douces et diplomatiques." a dit Adiv Awad, un consultant en marketing et stratégie.
Les panneaux portent les deux mots "Al-Assad Hiyuwan, ce qui veut dire "Le lion est un animal" . Un jeu de mots sur le nom du Président syrien qui veut dire "lion".

La Turquie prendrait des distances avec l'IHH

Selon le magazine turc Haber, Bulent Yildrim, leader du IHH, organisme de charité musulman qui a financé et participé à la "flotille pour Gaza", est sous le coup d'une enquête. Il est soupçonné d'avoir financé Al Qaïda.


La Turquie chercherait-elle à se rabibocher avec Israël sans perdre la face ?

jeudi 14 juin 2012

Égypte : la révolution est stoppée

Suite à la décision de la cour constitutionnelle d'invalider les élections parlementaires, c'est l'armée, la junte militaire avec à sa tête le maréchal Tantawi,  qui reprend le pouvoir législatif jusqu'aux nouvelles élections parlementaires.

Ce n'est ni plus ni moins qu'un coup d'état qui avance derrière le faux-nez des juges de la cour constitutionnelle, juges choisis par Moubarak...
L'élection d'un président sans constitution ni parlement revient à un pouvoir quasi dictatorial.
BBC : L’ancien Premier ministre égyptien Ahmad Chafiq est autorisé à prendre part aux élections présidentielles, selon un arrêt rendu ce jeudi par la Haute Cour constitutionnelle.

La cour a décidé d'invalider la loi qui interdisait les piliers du régime de Moubarak de se présenter aux élections. Cette loi, adoptée en avril par le Parlement dominé par les islamistes, a été déclarée “anticonstitutionnelle” par la cour.

Par ailleurs, la cour a également invalidé la loi régissant les récentes élections législatives, remportées par les islamistes.
Selon la Haute Cour, le Parlement actuel n'a pas été élu dans des conditions "constitutionnelles" et sa composition est "entièrement illégale".
Selon le président de la Cour, toute la Chambre basse du parlement égyptien devra être dissoute, et de nouvelle élections législatives devront être organisées.