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dimanche 2 octobre 2011

Sous la pression, la Jordanie suspend une loi criminalisant les allégations de corruption

AMMAN (AFP) - Près de 4.000 Jordaniens ont manifesté vendredi dans le centre d'Amman pour réclamer des "réformes réelles" et dénoncer un projet de loi controversé criminalisant les allégations de corruption.

"La loi anti-corruption protège les corrompus", "Nous voulons des réformes réelles", "Dégage Bakhit (le Premier ministre Maarouf Bakhit), nous voulons un gouvernement élu", ont scandé les manifestants, rassemblés à l'appel des Frères musulmans.

D'autres manifestations pour réclamer des réformes et dénoncer la corruption ont aussi rassemblé des centaines de personnes à Irbid, Jerash (nord), Karak et Dhiban (sud).

Dans un geste d'appaisement, le sénat avait reporté sine die le débat prévu jeudi sur la loi controversée approuvée mardi par 56 voix sur 96 députés présents (parmi les 120 membres de la Chambre basse). Le projet de loi est donc en suspens jusqu'à la prochaine session parlementaire prévue le 26 octobre.

Selon le texte controversé, "toute personne qui propage des rumeurs, ou attribue publiquement à tort à une personne des actes de corruption (...) affectant sa réputation, sa dignité et constituant une diffamation, sera sanctionnée par une amende de 30.000 à 60.000 dinars jordaniens (43.000 à 85.000 dollars)".

Le royaume hachémite est le théâtre depuis janvier de manifestations en faveur de réformes politiques et économiques et de l'éradication de la corruption. Ce mouvement n'a toutefois aucune mesure avec celui qui a secoué l'Egypte en début d'année, et encore moins avec celui réprimé dans le sang en Syrie.

samedi 23 juillet 2011

Syrie: 1 200 000 manifestants , 8 tués par les "forces de l'ordre"

Reuters Ouest France


Comme chaque vendredi depuis le début de la révolte mi-mars, les Syriens étaient appelés à manifester à la sortie des mosquées, après la prière hebdomadaire. Selon Rami Abdel Rahmane, chef de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), plus de 1,2 million de personnes ont répondu à l’appel à Hama (centre) et à Deir Ezzor, près de la frontière irakienne.

« A Deir Ezzor, ils étaient plus de 550 000 à la fin de la manifestation, et à Hama, ils étaient plus de 650 000 », a-t-il assuré, précisant que les forces de sécurité étaient absentes dans ces deux villes.


Les violences n’ont pas cessé vendredi : « Deux manifestants ont été tués par les tirs des forces de sécurité qui ont dispersé des manifestations » à Homs, a déclaré Abdel-Karim Rihaoui, chef de la Ligue syrienne des droits de l’Homme. Plus au nord, « deux manifestants ont été poignardés devant la Mosquée Amné à Alep (nord) par des miliciens fidèles au régime qui ont pénétré dans la mosquée et attaqué » les fidèles, a-t-il ajouté, précisant que des dizaines d’autres manifestants avaient été blessés ou interpellés.


Il y a eu aussi deux morts et plusieurs blessés à Mleiha, dans la province de Damas, un autre mort à Aazaz, dans la province d’Alep, et un manifestant tué dans le village de Kfar Rouma, dans la province d’Idleb (nord-ouest), selon les militants.

vendredi 6 mai 2011

Printemps arabe? Pas tout à fait

Yoram Ettinger Ynet

Les turbulences du monde arabe declenchent des Tornades et des Tsunami  géo-politiques mortels au Moyen-Orient, pas la liberté.
La violence du 19e siècle des rues européennes signalait l'arrivée du Printemps des Nations: la cohésion nationale, la liberté et la rébellion contre la tyrannie.




En revanche, les bouleversements de 2011 au Moyen-Orient  met à nu la rue arabe : Pas de "printemps" ni de «nations», mais l'exacerbation des appartenances tribales, ethniques religieuse et géographique, les scissions et les luttes de pouvoir, l'intensification de la fragmentation inter et intra-arabes , l'escalade de l'intolérance, de la violence et la de la culture de la haine , l'absence de stabilité, de l'agravation de l'incertitude, demontrant la nature précaire des régimes arabes, la repression  impitoyables des elements en quête de la démocratie et de la perpétuation des impitoyables tyrannies .



Le Printemps des Nations du 19ème siècle a été alimenté par des vagues d'optimisme enthousiaste. D'autre part, l'illusion du Printemps des Nations de 2011 est niée par l'impuissance, le désespoir et la frustration des militants pro-démocratie arabe, qui sont contraints d'émigrer pour ne pas être persécutés.

L'espoir d'un printemps arabe des nations à court terme est détaché de la réalité du Moyen-Orient. Cet espoir illusoire pourrait produire une autre victoire du vœu pieu sur la réalité, il conduit déjà à une politique fondée sur l'illusion et augmente les risques d'un boomerang mortel.



En Février 2010, le président Obama a nommé un nouvel ambassadeur à Damas - après quatre ans d'absence diplomatique - «parce qu'Assad pourrait jouer un rôle constructif au Moyen-Orient." En Juillet 2000, les responsables politiques occidentaux et les leaders de l'opinion publique ont applaudi à la perspective du printemps de Damas lors de  la succession de Hafez Assad, par son fils Bachar.



Ils n'ont pas été alarmés par sa victoire par 97% lors de deux élections. Ils ont supposé que comme c'est un ophtalmologiste, qui étudia à Londres, qu'il parle couramment l'anglais et le français, qu'il était le président de l'Association Syrie Internet, et parce que marié à une femme éduquée à Londres qui défend les droits des femmes, il doit être un modéré. Ils ont sacrifié des faits documentés, averés - sur la famille Assad, la minorité alaouite au pouvoir, la vision de Damas et la centralité de la coopération stratégique entre la Syrie et l'Iran - il les ont sacrifiés sur l'autel de la nostalgie de la paix avec la Syrie. La crise actuelle en Syrie demontre les excés de la simplification de l'Ouest et la véritable nature impitoyable de ce despote syrien.



En Février 2011, le président Obama et Mme Clinton avaient proclamé hâtivement l'avènement de la démocratie dans les pays arabes et la réincarnation de l'esprit de Martin Luther King et de Gandhi dans les rues de la Tunisie et l'Egypte. Toutefois, leurs attentes sont contrecarrés par les milliers de Tunisiens modérés qui tentent d'échapper vers l'île italienne de Lampedusa et de la Méditerranée, fuyant la terrible campagne de meurtres, d'assassinats, la torture, la haine et la corruption, qui a accompagné ces dernières éruptions volcaniques dans les pays arabes.



Les antécédents d'Abbas ignorés
En 1993, lors de la signature des accords d'Oslo, les visionnaires du Nouveau Moyen-Orient  avaient annoncée au printemps, à Ramallah, la suprématie de la norme de la vie sur les considérations idéologiques et militaires, l'ère de la fin des guerres et de  l'inutilité des frontières et des forces militaires désormais obsolètes.



Cependant, la conduite de l'Autorité palestinienne (symbolisée par l'enseignement de la haine ), les guerres en Irak et en Afghanistan, l'intensification du terrorisme islamique, la menace iranienne, la prolifération des missiles avancés, l'assassinat du Premier ministre libanais Hariri , les guerres auLiban et à Gaza et lebouleversement actuel du Moyen-Orient  ont detruit le superficiel Nouveau Moyen-Orient et du printemps dans les visions Ramallah. Pourtant, afin de soutenir le "processus de paix", les "élites" israéliennes et occidentales  ont ignoré l'éducation à haine et la glorification du terrorisme sans précédent à l'initiative d'Arafat et d'Abbas .



En Janvier 2005, ils ont été également encouragés par l'élévation de M. Abbas à la présidence de l'Autorité palestinienne. Ils n'ont pas été détournés de la poursuite de leurs visions par son palmarès: Introduction  de la haine dans les écoles palestiniennes , les mosquées et les médias, la subversion contre les régimes arabes, la négation de l'Holocauste, la formation par le KGB et  par l'école des Frères musulmans, l'adhésion aux regimes communistes de l'impitoyable bloc soviétique et le rôle central dans le massacre de Munich en 1972.

En 1989, le démantèlement de l'URSS et la chute du mur de Berlin a déclenché un printemps d'espoir des Nations Unies et le concept d'un Nouvel Ordre Mondial  qui a été rapidement transformé en un nouveau désordre mondial. Alors que le printemps des Nations a introduit la démocratie en Europe de l'Est, il ne pouvait pas avancer la cause de la liberté dans les pays arabes. Quelques 1.400 années de la tyrannie arabo-musulmane, guidée par une religion impérialiste, intolérante et violente, qui englobe le terrorisme et tolère la «circoncision féminine» (mutilations génitales), constitue un obstacle trop élevé pour le printemps des nations.



L'Empire britannique a tenté de démocratiser les pays arabes - mais a échoué, en raison du manque d'infrastructures essentielles des valeurs démocratiques et de l'éducation dans les pays arabes.



La crise en Tunisie, l'Egypte, la Libye, le Yémen, Bahreïn, Oman et la Syrie (et vous n'avez rien vu encore ...), couplé avec l'évacuation américaine imminente de l'Irak et l'Afghanistan, la menace iranienne et la non-fiabilité inhérente du droit international et de garanties de l'Ouest et de ses forces n'aboutiront pas à un  printemps, ils ne inaugurent des tornades géo-politiques mortelles et les inondations, qui exigent la conservation - et non pas l'abandon en cadeau- des éléments cruciaux de la sécurité israélienne.

mercredi 20 avril 2011

Syrie , les fusibles sautent, la contestation continue.

AMMAN (Reuters) - Le chef de la police de Banias, ville côtière du nord-ouest de la Syrie, a été arrêté après la mort de cinq civils dans la répression de manifestations pour la démocratie qui s'y étaient déroulées la semaine dernière, a rapporté mercredi un mouvement de défense des droits de l'homme.
L'observatoire syrien des droits de l'homme, qui cite des sources à Damas, identifie le responsable sous le nom d'Amjad Abbas. Le week-end dernier, les forces de sécurité avaient bouclé la ville après des manifestations contre le président Bachar al Assad et une attaque d'éléments pro-Assad contre un groupe qui gardait une mosquée.

Bachar Al Assad a donné l'ordre lui même de faire couler le sang des contestataires pacifiques. Il fait mine de se dissocier du crime. Les syriens ne sont pas dupes.

vendredi 8 avril 2011

Deraa , Syrie tirs à balles réelles sur des manifestants au moins 27 morts.

AMMAN (Reuters) - Trois manifestants au moins ont été tués vendredi par les forces syriennes de sécurité qui ont ouvert le feu à balles réelles sur des opposants réunis à Deraa, épicentre de la contestation contre le régime de Bachar al Assad, rapportent des témoins.

"J'ai vu des flaques de sang et trois corps sur la rue ont été emportés par des proches dans le secteur de Mahatta", a dit un des témoins.

Onze ans après son accession au pouvoir, Bachar al Assad est confronté depuis la mi-mars à un mouvement de contestation sans précédent dans l'histoire moderne de la Syrie, où l'état d'urgence est en vigueur depuis le coup d'Etat du parti Baasiste en 1963.

L'Union Euopéene suspend les négociations avec la Syrie et réclame une enquête de l'ONU sur les exactions.

mcs info
Face aux violentes répressions des manifestations au Bahreïn, en Syrie et au Yémen, Strasbourg veut revoir les relations bilatérales de l’Union Européenne avec ces trois pays. Ainsi, l’accord d’association avec la Syrie devrait être suspendu. L’objectif : faire pression sur ces gouvernements liberticides.

Les mains se sont majoritairement levées, jeudi 7 avril, dans l'hémicycle pour adopter la résolution commune des groupes politiques PPE, S&D, ADLE, Verts/ALE et ECR sur la situation en Syrie, au Bahreïn et au Yémen. La révision des relations bilatérales est le moyen de pression défendu par les députés.

Négociations suspendues

Les députés demandent à la Haute Représentante de l’Union Européenne, Catherine Ahston, qui recevra la résolution des mains de Jerzy Buzek, de suspendre les négociations actuelles de l’Union Européenne sur l’accord d’association avec la Syrie. Pour les députés, la conclusion de cet accord dépendra des réformes démocratiques, demandées par les manifestants que mèneront les autorités syriennes. La démission du gouvernement le 29 mars n’est pas un acte “suffisant”. S’il veut que les discussions reprennent Bachar el-Assad doit “mettre fin à la politique de répression à l'égard de l'opposition politique et des défenseurs des droits de l'homme”.

Le Parlement demande à Catherine Ahston d’utiliser les nombreux instruments à sa disposition pour décourager les répressions menées par les autorités syriennes, yéménites et bahreinniennes. Les avoirs des leaders des trois pays pourraient-être gelés, et une interdiction de voyager sur le sol européen être prononcée à leur encontre.

Enquêter sur les exactions

Au Bahreïn, la présence des troupes du Conseil de coopération du Golfe, menée par l’Arabie Saoudite, préoccupe les députés. Pour le Parlement, elles ne doivent pas recourir à la force mais agir en tant que médiateur. Le Conseil de Coopération du Golfe doit être un intermédiaire contribuant aux réformes pacifiques du Bahreïn.

L’Union Européenne et les Etats membres sont invités à favoriser la réalisation d’enquête sur les exactions commises dans ces trois pays. Les députés soutiennent la réalisation d’ investigations par les Nations Unis et la Cour Pénale Internationale sur les attaques commises le 18 mars au Yémen. Lors d’une manifestation à Sanaa, 54 personnes ont été tuées et 300 autres ont été blessées.

Les euro-députés souhaitent que l’Union Européenne convoque une réunion extraordinaire du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. A Genève, la communauté internationale se pencherait sur les exactions commises dans le cadre de la répression contre les manifestations dans les trois pays en question.
Jerzy Buzek remettra une copie de la résolution aux gouvernements et parlements des Etats membres, du Yémen, du Bahreïn et de la Syrie.

Les Turcs Chypriotes manifestent contre la Turquie

Le Figaro
Environ 3.000 Chypriotes-turcs ont manifesté aujourd'hui à Nicosie-nord pour dénoncer un plan d'austérité imposé par la Turquie à l'entité turque de Chypre, qui dépend économiquement d'Ankara, selon un journaliste de l'AFP.

Réunis à l'appel de syndicats et des partis d'opposition, les manifestants ont scandé des slogans dénonçant les mesures visant à assainir le budget de la République turque de Chypre du nord (RTCN, reconnue seulement par la Turquie). Certains manifestants ont agité des banderoles hostiles à la Turquie sur lesquelles on pouvait lire "Non au fascisme", "Armée turque d'occupation, hors de Chypre" ou encore "Turquie, bas les pattes".

jeudi 7 avril 2011

Jordanie: un homme s'immole par le feu devant les bureaux du Premier ministre

AMMAN, Jordanie (AP) — Un Jordanien s'est immolé par le feu jeudi à Amman devant les bureaux du Premier ministre. Il s'agit du premier acte de ce type depuis le début du mouvement de contestation antigouvernementale, en janvier.

Mohammed Abdul-Karim se trouvait dans un état critique, souffrant de brûlures au troisième degré au niveau du visage et sur une grande partie de son corps, a annoncé un médecin de l'hôpital Bachir.

C'est un acte similaire d'immolation par le feu d'un pauvre vendeur ambulant en Tunisie, en décembre, qui avait déclenché la vague de protestations ayant fait tomber les régimes autocratiques de Ben Ali et de Moubarak, et qui menace aujourd'hui les régimes d'autres pays du monde arabe. AP

lundi 4 avril 2011

Le religieux au secours du Roi d'Arabia Saoudite: une fatwa contre la contestation

Gulf News

Le Grand Mufti d'Arabie a fait distribuer sa fatwa contre toute manifestation à 1.5 millions d'exemplaires dans le royaume où la loi EST le Coran.

Turquie: un livre, "L’Armée de l’Imam"- "Imamin Ordusu ", interdit mis sur le net

Le Figaro et Hurryet

Istanbul: un manifestant tient une imitation du livre
Un livre interdit par la justice turque, traitant des réseaux d’influence supposés de la puissante communauté religieuse de Fethullah Gülen, proche du gouvernement, a été mis en ligne jeudi et relayé par le site de microblogs Twitter, rapporte la presse. L’ouvrage, en turc, est intitulé “Dokunan Yarar” et non “Imamin Ordusu” (L’Armée de l’Imam) et peut être téléchargé gratuitement sur ce lien .

Selon le journal Radikal, des centaines de milliers d'internautes disposent maintenant d'une copie de l'ouvrage mis anonymement sur l'internet. Le parquet d'Istanbul a lancé une enquête sur cette affaire qui concerne le livre-enquête de 298 pages d'Ahmet Sik, un journaliste écroué depuis mars accusé de complot présumé contre le gouvernement islamo-conservateur.

Les épreuves de "L'armée de l'imam" avaient été saisies avant sa publication par la police après l'incarcération de son auteur avec d'autres journalistes. Le procureur concerné avait ordonné la destruction de toutes les copies du manuscrit. L'arrêt judiciaire précisait que "ceux qui en détiennent une copie et refusent de la livrer aux autorités seront poursuivis pour avoir aidé l’organisation terroriste Ergenekon", un réseau soupçonné d'avoir voulu renverser le régime en semant le chaos dans le pays.
"J'ai commencé à lire le livre et je ne me sens pas lié à une activité terroriste", écrit vendredi un éditorialiste du journal à gros tirage Hürriyet.

Les arrestations de journalistes et la saisie d'un ouvrage non-publié ont été dénoncées avec véhémence, en Turquie et à l'étranger. Fethullah Gülen, un ancien prédicateur vit en exil depuis 1999 aux Etats-Unis. Sa confrérie qui prône un islam modéré, gère des banques, des entreprises, des écoles et des médias et aurait infiltré l’appareil d’État, notamment la police et une partie de la justice.

La contestation s'etend aux Kurdes en Syrie

L'Orient le Jour

Des dizaines de milliers de personnes ont accompagné hier les dépouilles mortelles des manifestants tués vendredi à Douma, près de Damas. « Huit morts de Douma ont été enterrés. Il y a trois autres manifestants tués mais qui sont des villages voisins d'Arbine et Sbinah », a déclaré Mazen Darwiche, directeur du Centre national de l'information et de la libre expression, fermé depuis 2009, qui était présent aux funérailles. Selon lui, « les participants aux obsèques ont scandé des slogans en hommage aux martyrs, réclamé la liberté et s'en sont pris à la presse officielle ». « Où sont les gangs », proclamaient des pancartes pour tourner en dérision la version officielle accusant des « bandes armées d'avoir ouvert le feu vendredi à partir des toits ».
Les obsèques sont parties de la grande mosquée de Douma vers le cimetière en passant par les rues de la ville. Il n'y avait aucune présence visible des forces de sécurité.

Pour sa part, Mountaha al-Atrache, porte-parole de l'organisation syrienne des droits de l'homme Sawasiyah, qui a aussi participé aux obsèques, a assuré que « les manifestations se poursuivront. Le peuple ne gardera plus le silence car la barrière de la peur est tombée ». « Douma est en ébullition. La Syrie en tant que nation ne doit pas rester inerte et laisser passer cette chance historique de liberté », a plaidé un militant.
Les protestataires ont annoncé de nouvelles manifestations cette semaine alors qu'Internet a été coupé plus de six heures et que les communications par le téléphone portable étaient très difficiles en raison, officiellement, d'une « congestion » du réseau.

Les contestataires appellent à une « semaine des martyrs » avec une journée de protestation mardi, au « boycottage » mercredi des téléphones portables qui ont offert une heure gratuite à la population pour avoir soutenu le régime, et à des rassemblements jeudi devant les sièges du parti Baas à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de ce parti en 1947.
Ils ont également demandé à leurs partisans de défiler vendredi dans toute la Syrie pour montrer « le mécontentement du peuple ». Il s'agira du quatrième vendredi où les Syriens sont appelés à descendre dans la rue pour afficher leur mécontentement face à l'absence de libéralisation du régime.
« La contestation est limitée dans son ampleur mais elle s'enracine », a affirmé à l'AFP un homme d'affaires syrien qui a tenu à garder l'anonymat. Et si le nombre des manifestants est resté limité, la contestation s'est élargie sur le plan géographique. Vendredi, des manifestations se sont ainsi déroulées pour la première fois dans le nord du pays, à majorité kurde.

vendredi 25 mars 2011

L'Iran envoie des renforts en Syrie. Les manifestants crient "Ni Iran , Ni Hezbollah !"

La dernière semaine le site BeirutObserver a rapporté que deux avions transportant des troupes de  la milice iranienne Basij ont atterri à Damas, samedi dernier.(L'histoire a été reprise par Kol Israël en arabe.)

Le but était de protéger le régime d'Assad des manifestations dans tout le pays.

le sites de nouvelles en arabe a également mentionné une vidéo YouTube montrant un enterrement d'une  des personnes tuées à Daraa cette semaine, les manifestants syriens scandant "Ni l'Iran ni le Hezbollah ... pour être un musulman qui a peur de Dieu."

100 Syriens ont protesté devant l'ambassade de Syrie à Dubaï hier, en disant qu '«Israël est plus clément que le régime syrien, elle [Israël] n'a pas fait ce qu'il [Assad] nous à fait» ils ont accusé la Syrie d'importer des combattants du Hezbollah pour mater les manifestations, eux aussi scandaient:  «Ni l'Iran ni le Hezbollah ..."


Voici une vidéo (attention images choquantes!) de l'oppression à balles réelles de manifestants désarmés en Syrie:

mardi 15 mars 2011

Maroc-Une manifestation dégénère devant l'Office des phosphates

Atlas info

Une manifestation de chômeurs a dégénéré mardi devant le siège de l'Office chérifien des phosphates à Khourigba, dans le centre du Maroc, rapporte mardi l'agence de presse officielle Map qui fait état d'une dizaine de blessés parmi les forces de l'ordre. Les sans-emploi ont occupé les bureaux de l'OCP et endommagé la façade à coups de jets de pierre. Onze véhicules et des dossiers de l'OCP ont été détruits.

D'après la Map, plusieurs sit-in de protestation ont eu lieu depuis le 21 février sous les fenêtres de l'OCP pour réclamer des emplois.

L'agence précise que les incidents de mardi se sont produits à l'instigation d'"individus n'ayant aucun rapport avec ces revendications" et évoque des actes de violence et de vandalisme.

Le Maroc détient les plus importantes réserves mondiales de phosphates.

Des Syriens manifestent pour la liberté

Europe1   voici une vidéo de Damas du 15/3/2011:

Des dizaines de Syriens, encouragés par les soulèvements populaires dans la région, ont manifesté mardi à Damas pour la liberté, bravant l'interdiction en vigueur, au moment où un ministre annonçait que la Syrie allait engager des réformes "cette année". "Dieu, Syrie, liberté", "Syriens, où êtes-vous?", "marche pacifique", scandaient des hommes et des femmes participant à cette protestation qui s'est déroulée dans les souks historiques de Hamidiyeh et Hariqa au coeur de la capitale syrienne, selon une vidéo postée par des sites de l'opposition.

voici une vidéo d'une manif du 17/2/2011

L’armée saoudienne est entrée à Bahreïn

OPEX 14 mars 2011 – 17:16 et DEBKA

En dépit des propositions faites par le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, le mouvement de contestation se poursuit dans ce riche royaume du Golfe persique. Ainsi, le 13 mars, des milliers de manifestants ont bloqué le quartier financier de Manama, la capitale, pendant que la police tentait de disperser, sans succès, d’autres contestataires ayant pris position sur la place de la Perle, à 3 km de là. Le même jour, un appel à la grève générale a été lancé.

Contrairement aux événèments de Tunisie, d’Egypte et de Libye, cette contestation est en grande partie le fait de la population chiite, qui, majoritaire à Bahreïn, s’estime victime de discrimination par la dynastie sunnite, l’autre grand courant de l’Islam, au pouvoir dans le pays.

Pour les Etats-Unis, le risque est de voir Téhéran s’impliquer dans les affaires de Bahrein dans le cas où cette crise se prolongerait indéfiniment. « J’ai déclaré que nous n’avions aucune preuve suggérant que l’Iran ait initié l’une ou l’autre des révolutions populaires ou des manifestations dans la région » a déclaré, le 13 mars, Robert Gates, le secrétaire américain à la Défense, à l’issue d’un entretien avec le roi al-Khalifa. « Mais il y a des preuvces tangibles que si la crise se prolonge, et tout particulièrement à Bahreïn, les Iraniens cherchent des moyens de l’exploiter et de créer des problèmes » a-t-il ajouté.

Le royaume de Bahrein abrite le quartier général de la Ve Flotte de l’US Navy, en charge notamment de surveiller le stratégique détroit d’Ormuz, par où transite une grosse partie du trafic pétrolier mondial. Aussi, une main-mise de l’Iran chiite sur Manama se serait pas sans conséquences sur la présence militaire américaine dans la région.

Quant aux autres pays du golfe Persique, dont les populations sont composées de minorités chiites relativement importantes, il ne s’agit pas que le mouvement de contestation né à Bahreïn fasse tâche d’huile.

Aussi, l’Arabie Saoudite a envoyé un millier de soldat à Bahreïn afin de répondre favorablement à une demande de Manama adressée aux pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) pour l’aider à faire face à la contestation. A priori, les troupes saoudiennes n’auront pas à s’impliquer dans la répression des manifestants mais à protéger les sites sensibles, comme les infrastructures pétrolières et électriques ainsi que les établissements financiers.

Depuis 1984, le CCG a mis en place une force commune, appelée « Bouclier de la Péninsule », formée par des effectifs militaires fournis par l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, le Koweït, le sultanat d’Oman et Bahrein.

Pour l’opposition bahreïnie, cette intervention militaire saoudienne est considéré comme une « déclaration de guerre » et qu’elle constitue une « occupation ».

Selon les sources de DEBKA ce sont 3500 hommes et une brigade de chars Saoudiens qui sont à Bahrein.

vendredi 4 mars 2011

Les manifestations se poursuivent au Yémen


Euronews
lls ne veulent entendre parler ni d’un plan, ni d’un compromis, ils veulent tout simplement que le président quitte le pouvoir. Nous sommes à Sanaa au Yémen. Des milliers de personnes ont poursuivi ce jeudi leur manifestation contre Ali Abdallah Saleh. “Pars”, disent-ils. Le président tient les rênes du pays depuis 32 ans.

Chypre du Nord se dresse contre le «protecteur» turc

Le Figaro

Ce mercredi, 20.000 personnes ont manifesté à Nicosie contre les mesures économiques prises par Ankara.

Le vent de révolte qui souffle sur le pourtour méditerranéen a atteint la partie de Chypre sous domination turque depuis 1974. Mercredi, plus de 20.000 Chypriotes-turcs, soit un sur sept, ont manifesté dans le nord de Nicosie contre les mesures d'austérité imposées par la mère-patrie et pour se débarrasser de sa tutelle. «Ce pays est à nous, nous voulons le diriger», «Retirez votre paquet ou tirez-vous», «Ankara, lâche-nous», pouvait-on lire sur de nombreuses pancartes hostiles à la mainmise turque. De rares drapeaux chypriotes flottaient dans la manifestation, la police les ayant violemment confisqués, tout comme les pancartes dénonçant «l'occupation».

mardi 1 mars 2011

La parole se libère en Arabie Saoudite, premières manifestations

Le Figaro

Ces défis socio-économiques s'inscrivent dans un climat de grande déception face à la lenteur des réformes entreprises dans un royaume, qui ne dispose ni de parlement élu, ni de partis politiques, et où les manifestations sont interdites. Or récemment à Djeddah, la cité portuaire sur la mer Rouge, de petits groupes de Saoudiens sont descendus dans les rues pour protester contre l'impéritie du gouvernement face aux inondations, qui ont endommagé plus de 20.000 maisons. Le très conservateur prince Nayef, ministre de l'Intérieur, a même menacé de punir les responsables de la débâcle. Lundi, «la parole se libère», rapporte un homme d'affaires français de retour de Riyad, la capitale. «À la salle de gym de mon hôtel ou même à l'aéroport, des Saoudiens m'ont ouvertement parlé des révoltes en Tunisie et en Égypte. Et la corruption n'est plus un sujet tabou», ajoute-t-il.

Le Parisien
Une centaine d'intellectuels saoudiens lancent un appel pour des réformes politiques, économiques et sociales, réclamant notamment l'instauration d'une «monarchie constitutionnelle», «la séparation des pouvoirs» et l'adoption d'une Constitution.

Les signataires, dont le nombre était parvenu à 132 en milieu de journée, réclament également «l'adoption de mesures permettant d'accorder aux femmes le droit au travail, à l'éducation, à la propriété et à la participation à la vie publique» et réclame d'interdire «toute discrimination confessionnelle, tribale, régionale ou raciale».

mercredi 16 février 2011

Libye : manifestations à Benghazi

BBC

Certains rapports font état de violentes manifestations dans la ville libyenne de Benghazi.
Selon des témoins oculaires, les troubles auraient été déclenchés par l'arrestation d'un avocat connu pour être un critique virulent du gouvernement.
Plus tard, l'avocat a déclaré avoir été relâché, mais les manifestations se seraient poursuivies.
Toujours selon des témoins, certains manifestants ont commencé à chanter des slogans anti-gouvernementaux et la foule a repris ces chants.
Mais des accrochages auraient eu lieu avec des sympathisants du pouvoir. Les forces de sécurité ont dispersé les foules à l’aide de canons à eau.
Des manifestations en faveur de plus de liberté et de démocratie ont agité plusieurs pays arabes ces dernières semaines, obligeant les présidents de la Tunisie et de l'Egypte à quitter le pouvoir.

Radio Canada 

Appel à une « journée de la colère » en Lybie

Des opposants au régime lybien ont lancé un appel à une manifestation sur Facebook. L'événement est prévu pour jeudi. Le groupe se nomme « Faisons du 17 février 2011 la journée de la colère en Lybie ». Le groupe a réuni en ligne mardi plus de 9000 personnes.

En Lybie, la date du 17 février correspond à celle de la mort de 14 manifestants en 2006, lors d'un mouvement contre la publication des caricatures de Mahomet. La police avait alors chargé la foule devant le Consulat d'Italie à Benghazi, dans le nord-est de la Libye.

lundi 14 février 2011

Les puissantes tribus Jordaniennes brisent un tabou en critiquant la Reine Rania

AFP


AMMAN - Le mécontentement populaire en Jordanie a pris une nouvelle tournure avec la critique publique sans précédent de l'épouse du roi Abdallah II, la reine Rania, qui est accusé de "corruption" par grandes tribus.
"Nous appelons le roi pour retourner à la terre du Trésor  les fermes donnée à la famille Yassin (de la reine). La terre appartient au peuple jordanien," ont déclaré les 36 chefs tribaux cette semaine dans une déclaration commune.
Ce faisant, ils ont brisé un tabou dans le royaume du désert, où la critique de la famille royale est punissable d'une peine d'emprisonnement de trois ans.
Le palais n'a pas été disponible pour commenter l'accusation.
"Les événements en Tunisie et l'Egypte ont donné du courage aux Jordaniens de dire publiquement ce qu'ils ont chuchoté pendant un certain temps," selon un analyste politique à l'AFP sous couvert d'anonymat.
«Les peuples arabes avaient l’habitude de craindre leurs régimes autoritaires. Les choses ont changé et maintenant les dirigeants arabes craignent leurs peuples."
Un membre d'une grande tribu a dit que les autorités jordaniennes avaient «exercé des pressions sur certaines tribus pendant plusieurs jours et leur ont dit d'être prudent dans ce qu'ils disent à la presse internationale."
«Nous avons encore de la loyauté envers le trône hachémite, mais nous croyons que le roi Abdallah devrait faire cesser les abus de sa femme et de sa famille. Sinon, le trône pourrait être en danger, dit-il, aussi, sans vouloir être nommé.
Les chefs tribaux ont averti que la Jordanie souffre d'une "crise de l'autorité», et l'influence croissante des «hommes d'affaires corrompus dans l'entourage du pouvoir exécutif, qui affectent les décisions politiques et en ignorant l'intérêt national."
Ils ont exhorté le procès "de la corruption qui ont pillé les fonds de pays et du public, peu importe qui ils sont et quelle que soit leur rang et leur importance.
"La Jordanie sera tôt ou tard être la cible d'un soulèvement semblable à ceux de la Tunisie et l'Egypte en raison de la suppression des libertés et de pillage des fonds publics», le groupe a mis en garde.
Le mécontentement public en Jordanie a donné lieu à plusieurs manifestations, inspiré par les révoltes qui a évincé de la Tunisie fort Zine El Abidine Ben Ali et qui menace le régime de Hosni Moubarak le président égyptien.
Ils ont mis en garde contre «l'ingérence dans les décisions de l'exécutif par ceux qui n'ont pas de pouvoirs constitutionnels," dans une référence claire à la reine.
"La reine se construit des bases pour renforcer son pouvoir et de servir ses intérêts, contre la volonté des Jordaniens et des Hachémites," ont indiqué les dirigeants, la comparant à la femme de Ben Ali.
Les tribus représentent près de 40 pour cent de la population de la Jordanie, et ils jouent un rôle essentiel dans sa politique et de la stabilité. Leur fidélité à la famille régnante hachémite a joué un rôle crucial en temps de crises au cours du siècle passé.
La déclaration fait également référence à des informations non confirmées que le bureau de la reine a aidé 78.000 Palestiniens à obtenir  la nationalité jordanienne entre 2005 et 2010.
Un grand nombre des  6,3 million d'habitants  de la Jordanie de sont d'origine palestinienne et les Jordaniens craignent que l'ajout de plus de Palestiniens pourrait faciliter les plans israéliens visant à faire de la Jordanie une patrie de substitution pour les Palestiniens.
La Reine Rania est elle-même d'origine palestinienne, est né au Koweït. Sa famille a fui le pays du Golfe après l'invasion irakienne de 1990 et s'est installée en Jordanie, où elle épousa Abdullah en 1993 quand il était un prince.
La reine est une figure très populaire sur la scène internationale où elle a le statut de célébrité, et elle a souvent été citée comme l'une des personnes les plus influentes du monde.
Mais son style de vie a également souvent l'objet de critiques sur le front intérieur.
En Septembre, elle a célébré son 40e anniversaire dans le désert renommé du Wadi Rum  du sud de la Jordanie, après que les tribus se sont plaint du «coût colossal de la fête ... au détriment de la trésorerie et les pauvres."
"Ils n'aiment pas de style de vie de la reine et sa surexposition, en particulier sur les nominations politiques locales», a déclaré militant des droits humains Labib Qamhawi, qui est aussi d'origine palestinienne.
«Les critiques contre la reine ne sont pas motivés par son origine palestinienne", selon Qamhawi