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mercredi 9 juillet 2014

A l'ONU les dictatures tentent de faire taire les ONG gênantes

Dépêche UN Watch

 Numéro 495
A l'ONU les dictatures n'arrivent pas a empêcher la critique de l'inaction en faveur des droits de l'homme
Iran, Cuba ,  la Chine, le Pakistan, l'Egypte, le Venezuela exigent de réduire au silence UN Watch

Le Catalogue mondial 2014 de l'inaction de l'ONU contre les violations des droits de l'homme

Interpellation du Conseil des droits de l'homme, par le Directeur exécutif d'UN Watch, Hillel Neuer, le 19 Juin 2014, au cours du débat au titre du point 3 de l'ordre du jour, "Promotion et protection de tous les droits de l'homme» 



Je vous remercie, Monsieur le Président.

Les membres de ce Conseil ont été mandatés par la communauté internationale pour protéger les victimes de violations des droits de l'homme dans le monde. Ce Conseil remplit-il son mandat?

Prenons le plus fondamental de tous les droits humains, le droit à la vie, en examinant ce qui s'est passé au cours des 12 derniers mois dans le monde, :

Juillet 2013, la Turquie:  les médecins signalent que dans les manifestations parc Gezi, la police a tué 5 personnes, en a blessé 8163 et utilisé des armes anti-émeute chimiques contre plus de 10 000 personnes.

Août, Egypte:  Les autorités écrasent le sit-in organisé par des partisans du président déchu Morsi, tuant 
1 000 personnes.

Septembre, Iran:  Un mois après l'investiture du président Rouhani, au milieu des promesses de réformes des droits de l'homme, des responsables iraniens ignorent les appels de l'ONU, et pendent un nombre record de 50 personnes.

Le conseil a-t-il réagi par des résolutions, des débats d'urgence, ou des enquêtes pour déterminer les faits et demander des comptes aux responsables de ces crimes? Non Sa réponse fut le silence.

Octobre, Afghanistan:  Les terroristes font sauter un minibus et tuent 14 femmes et un enfant en route pour un mariage.

Novembre, Libye: La milice tue 31 personnes lors de manifestations à Tripoli et en blesse 235.

Décembre, Sud-Soudan:  la BBC rapporte des massacres à caractère ethnique, dont 200 personnes abattues par les forces de sécurité.

Janvier, Pakistan:  236 civils tués par des attaques terroristes.

La réponse de ce Conseil? Le silence.

Février, Ukraine:  la police tue 75 manifestants sur la Place de l'Indépendance de Kiev.

Mars, Chine:  le militant des droits de l'homme Cao Shunli, qui a été arrêté pour avoir tenté de se rendre à Genève et de participer ce Conseil, meurt mystérieusement en prison.

Avril, Irak:  750 Irakiens tués, 1541 blessés par le terrorisme et d'autres formes de violence.

Mai, Venezuela: les troupes arrêtent 243 étudiants manifestants et tue l'un des leurs, ce qui porte le nombre de morts à 42 depuis le début des manifestations de l'opposition.

Enfin, Juin - il y a quelques semaines - au Nigeria: Boko Haram massacre 200 civils tout en gardant les 276 filles enlevées en Avril dans leur école ...

Président:  S'il vous plaît, puis-je vous demander de vous interrompre ? Il y a un rappel au règlement du Venezuela ... 

Venezuela:  Je pense que cet intervenant est hors sujet et je lui demande de se limiter aux points de l'ordre du jour à l'examen. Il a également mentionné mon pays et je prendrai la parole plus tard...
France:  La France attache une grande importance à la voix de la société civile qui devrait être en mesure de s'exprimer librement pendant les sessions du Conseil et de contribuer à son travail ...
USA:  Dans la même veine que mon collègue de la France, nous croyons fermement que les ONG et la société civile doivent se faire entendre ... Ce que l'orateur a dit est cohérent avec le sujet de ce point à l'ordre du jour, nous vous recommandons à le laisser continuer.
Cuba:  Je lis l'ordre du jour, [et] si j'ai bien compris nous n'avons jamais parle des pays. Nous ne comprenons pas pourquoi l'ONG a passé la totalité de son temps à parler de la situation des pays. Ce n'est pas le point à l'ordre du jour pour cette ...

L'Irlande:  Nous pensons que l'orateur respectait l'ordre du jour en donnant des exemples concrets liés à ces thèmes et par conséquent nous demandons de bien vouloir l'autoriser à continuer.
Chine:   la Chine demande au président de prendre la décision de mettre fin à l'intervention de cette ONG. 
Canada:  le Canada, tout comme d'autres qui ont parlé avant nous, croit fermement que les ONG accréditées doivent être autorisés à prendre la parole au conseil ... Il est essentiel de respecter l'accent mis par le conseil sur un dialogue ouvert. C'est une question de liberté d'expression ... Les déclarations qui ont été faites étaient pertinentes par rapport à l'ordre du jour qui ont été discutées.
Norvège:  Cette déclaration ne doit pas être interrompue parce qu'une ONG mentionne des exemples concrets de violations des droits de l'homme, nous vous demandons donc de laisser l'orateur de poursuivre sa déclaration.
Iran:  Ma délégation voudrait appuyer la motion d'ordre présentée par la délégation du Venezuela.

Pakistan:  Ma délégation approuve également le rappel au Règlement soulevé par le Venezuela. Il est important de respecter et d'adhérer aux règles de procédure, il nous faut discuter des questions pertinentes à l'ordre du jour.
Royaume-Uni:  Le Royaume-Uni soutient le droit des ONG accréditées à parler au Conseil des droits de l'homme ... Nous demandons au Président autorise l'intervenant à terminer sa déclaration.
Egypte:  Nous voulons juste ajouter aussi notre voix à celle d'autres orateurs qui ont insisté sur la nécessité de parler en adéquation avec le point de l'ordre du jour. Nous ne croyons pas que ce qui a été mentionné dans la déclaration de l'ONG ici concerne notre discussion .. ce Conseil a certaines règles et règlements, nous devons tous les respecter.
Président:   Ce que je peux dire, c'est que déjà j'ai remarqué que vous êtes d'accord que les ONG ont le droit de parler. Les questions relatives aux droits de l'homme n'ont pas lieu dans un contexte abstrait ... Si un orateur devait se référer à des questions relatives aux droits de l'homme au titre du point à l'ordre du jour, il est possible que le représentant donne des exemples ou des illustrations provenant d'exemples précis tirés de situations particulières ... Je rends la parole à l'orateur.
UN Watch (Hillel Neuer):  Je vous remercie. 

Monsieur le Président, si parler de la nécessité, urgente, de prendre des mesures en faveur des victimes de violations des droits de l'homme dans le monde est "inapproprié" , alors,  pourquoi sommes-nous ici ?

dimanche 4 mai 2014

L'Iran emporte des postes convoités à des comités des droits de l'homme à l'ONU

Dépêche de UN Watch Numéro 487

L'Iran emporte des postes convoités à des comités des droits de l'homme à l'ONU 

Ont également été élus: la Russie, la Chine, le Soudan génocidaire, Cuba, le Pakistan, la Turquie, la Mauritanie esclavagiste

Les ONG protestent contre "un jour de deuil pour les droits de l'homme"



Un Iranien à la potence dans la ville septentrionale de Nowshahr le 15 Avril 2014. Il a été épargné à la dernière minute. Mais l'année dernière l'Iran a mis à mort au moins 369 personnes et probablement plusieurs centaines d'autres - à part la Chine, plus de personnes que n'importe quel pays dans le monde. Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a récemment réprimandé le président iranien Hassan Rouhani pour ne pas avoir amélioré les droits de l'homme dans son pays, et pour le nombre élevé d'exécutions.

GENÈVE, 25 Avril - L'Organisation des Nations Unies a élu la République islamique d'Iran en plus d'une douzaine d'autres régimes répressifs, dans des hauts comités chargés de protéger les droits des femmes et de superviser le travail des organisations des droits de l'homme.

Impact: L'Iran rejette des "accusations sans fondement" après que les États-Unis se sont joints
aux protestations d'UN Watch
• UN Watch a été le premier à protester le mercredi même de l'élection de l'Iran et d'autres tyrannies par l'ONU à des postes d'influence. UN Watch a également publié des vidéos du vote de l'ONU sur YouTube.
• L'ambassadeur des États-Unis Samantha Power a ensuite publié une déclaration critiquant en général l'élection de "régimes répressifs" et qualifiant la victoire sans opposition de l'Iran comme "particulièrement troublante."
 • L'Iran a fustigé les accusations américaines comme "sans fondement", et a affirmé que "des milliers d'ONG" travaillent librement en Iran. "Il est évident que la présence active de l'Iran dans les organes de l'ONU sera utile et servira la réalisation des objectifs de l'organisation non-gouvernementales."
• Les principaux groupes de défense des droits comme Amnesty International et Human Rights Watch, qui bénéficient d'un accès privilégié à de hauts responsables des Nations Unies, sont restés malheureusement silencieux.
• Ce n'est que grâce à la dénonciation rapide de UN Watch que c'est devenu une information internationale, rapportée par Reuters , AP, FOX News, obligeant l'Iran à aller sur la défensive.



 

UN Watch, un groupe de défense des droits de l'homme qui surveille le travail des Nations Unies, a publié une déclaration pour exprimer son indignation sur l'élection de l'Iran. "Aujourd'hui est un jour noir pour les droits de l'homme», a déclaré Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Watch."En donnant le pouvoir sur les victimes aux bourreaux , l'ONU nuit à la cause des droits de l'homme, trahit ses principes fondateurs, et sape sa propre crédibilité."

Le chef de l'ONU, Ban Ki-moon a récemment déclaré qu'en Iran, les femmes sont "soumises à la discrimination, ancrée dans la loi et dans la pratique" et que " les activistes des droits des femmes continuent de faire face à l'arrestation et la persécution » 

Malgré cette sévère condamnation de la situation des droits de l'homme en Iran, le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies à New York a élu l'Iran pour un mandat de quatre ans dans sa Commission de la condition de la Femme - forte de 45 pays -  le principal organisme intergouvernemental dédié à la protection des droits des femmes.

La Guinée équatoriale, avec d'autres dictatures, avait également été élue au groupe intergouvernemental chargé de l'égalité des sexes.

En outre, pendant ce temps, dans un autre vote, l'ONU a récompensé Iran en faisant de ce régime membre de son comité sur les ONG, composé par 19 nations. Un poste convoité, parce qu'il permet aux gouvernements de faire taire les critiques, en agissant comme gardien et surveillant de tous les groupes des droits de l'homme qui cherchent à travailler à l'intérieur de l'organisation mondiale.

D'autres graves contrevenants aux droits de l'homme sont élus à cet influent comité qui comprend l'Azerbaïdjan, la Chine, Cuba, la Mauritanie esclavagiste , la Russie et le Soudan dont le chef, le président Omar el-Béchir, est recherché par la CPI pour génocide. 
Tous ont été jugés «non libres» dans l'enquête annuelle 2014 de Freedom House.

Ont également été élus, Le Burundi, la Guinée, le Nicaragua, le Pakistan, la Turquie, le Venezuela , pays signalés par l'ONG Freedom House comme problématiques et seulement "partiellement libres".

L'impact des élections: Ce que cela signifie pour les ONG

Le Service International pour les Droits de l'Homme (SIDH) avait averti début avril, que l'échec des démocraties de se porter candidates signifierait que "la composition du Comité va considérablement se dégrader  au cours du prochain mandat" et 
que cela nuira gravement à la liberté des ONG.

Toutefois, le SIDH  a salué l'élection de la Grèce, d'Israël, de l'Afrique du Sud, de l'Uruguay,et des USA , pays classés comme «d'excellents candidats, très favorables aux ONG" mais qui ne constitueront dorénavant qu'une petite opposition .

Les ONG qui s'opposent frontalement au sein de l'ONU aux dictatures, sont de plus en plus menacées.


Le mois dernier, comme l'a relaté une série d'articles du New York Times, des agents de sécurité de l'ONU ont été amenés à protéger d'une tentative d'espionnage, une déléguée d'UN Watch, la fille du dissident chinois emprisonné Wang Bingzhang, et ce par un organisme soutenu par Pékin arborant un badge d’accréditation d'ONG.

Mais maintenant, ce même comité, qui est censé juger notre plainte contre cette ONG de façade, est pipé plus que jamais par la Chine communiste, la Russie de Vladimir Poutine et par leurs alliés non démocratiques, qui contrôlent environ 70 % des sièges.

Quand les juges sont les criminels, c'est une parodie de justice. Le rôle crucial de la société civile au sein de l'organisation mondiale est érodé, sa voix risque d'être réduite au silence.
Malheureusement, l'élection par l'ONU cette semaine des régimes comme l'Iran, le Soudan et la Mauritanie - des gouvernements pratiquant le viol et la torture des prisonniers politiques, l'asservissent des femmes, et qui commettent des crimes contre l'humanité allant de l'esclavage au génocide - envoie le message que le politique prend le pas sur les droits de l'homme.


En permettant aux incendiaires de devenir les chefs des pompiers, l'ONU laisse tomber des millions de victimes dans le monde entier qui cherchent dans l'organisation mondiale une protection qui leur est vitale.

mercredi 14 novembre 2012

UN Watch dénonce l'éléction du Venezuela au Conseil des droits de l'homme de l'ONU


14 NOV. 2012

Article du New York Times sur la conférence d'UN Watch ** Les Etats-Unis gagnent un siège, mais Chavez aussi







Etats-Unis élus avec 131 votes; Hugo Chavez élu avec 154 votes 
New York, 12 Nov. - Malgré les appels internationaux de UN Watch pour une réforme, l'Assemblée générale des Nations Unies a voté ce matin pour ajouter encore plus de non-démocraties au Conseil des droits de l'homme, à savoir: le Pakistan, le Venezuela, le Kazakhstan, la Côte d’Ivoire, l'Ethiopie, le Gabon, et les Emirats arabes unis. Les membres du Conseil incluent déjà la Chine, Cuba, la Russie, l'Arabie saoudite et l'esclavagiste Mauritanie.
Marcel Granier, journaliste venezuelien persécuté par le régime de Chavez, parlait à la 5e conférence annuelle d'UN Watch le 9 novembre 2012, organisée en collaboration avec la Human Rights Foundation.
























Elgio Cedeno, le prisionnier politique le pluscélèbre du Venezuela avant sa fuite aux Etats-Unis en 2009

Igor Vinyavsky, journaliste kazakh persecuté par le régime de Nazarbayev
 

Sajid Christopher, activiste chrétien pour le droit des minorités au Pakistan.
 

Le régime soudanais du dictateur Al-Bashir, recherché pour génocide par la Cour pénale internationale, a été élu la semaine passée à un comité-clé des droits de l'homme de l'ONU. Triste que les Etats-Unis et l'UE restent dans le silence. Seule UN Watch a dénoncé cela
Traduit du site du THE NEW YORK TIMES
12 novembre 2012

Le vote sur le Conseil des droits de l'homme met l'accent sur les dossiers des Etats membres

Par ELIAS E. LOPEZ

Ceux qui reprochent aux Nations Unies d’être une organisation inefficace et dysfonctionnelle font souvent référence aux membres du Conseil des droits de l'homme pour en apporter la preuve.

La Chine, Cuba, l'Arabie Saoudite et la Russie y détiennent maintenant des sièges. L’organisme a été un virulent et régulier critique d'Israël, mais a toujours été indulgent envers des pays comme le Sri Lanka, le Soudan et le Zimbabwe.

Même les États-Unis avaient refusé de participer au Conseil, jusqu'à ce que l'administration Obama inverse la politique de l'ère Bush, et sollicite avec succès un siège en 2009. Lundi, les Etats-Unis ont été réélu pour un nouveau mandat de trois ans.

Lors des élections de lundi, 18 États ont remporté des sièges, bien que les jours précédents, des militants aient dénoncé les violations des droits de l'homme de chaque membre potentiel. « Nous avons besoin de meilleurs ingrédients, pour faire une bonne soupe », a déclaré Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Watch, lors d'une manifestation, vendredi, au siège des Nations Unies à New York, quand des questions au sujet de plusieurs candidats ont été soulevées.

Vendredi, UN Watch et la Human Rights Fondation ont invité les militants du Venezuela, du Pakistan et du Kazakhstan à parler des violations des droits de l'homme. Ces trois pays sont devenus membres du Conseil, ce lundi, bien que les deux ONG les ont jugés « non qualifiés » pour servir, suite à l’examen de leurs façons de protéger les droits nationaux, et leurs historiques de vote à l'ONU.

« Il serait immoral de laisser le Venezuela devenir membre s’il n'améliore pas son comportement », a déclaré l'homme d'affaires vénézuélien Eligio Cedeño, qui a soutenu l'opposition avant d'être arrêté et accusé de contourner les contrôles de change.

Comme mon collègue Simon Romero en a rendu compte en 2010, une juge, María Lourdes Afiuni, a libéré M. Cedeño après qu'un comité juridique de l'ONU a déclaré que sa détention préventive avait dépassé les limites fixées par la loi vénézuélienne. La décision rendue par la juge Afiuni a irrité le président Hugo Chávez, qui, tout en soutenant à la télévision nationale qu’en d’autres temps elle aurait été conduite devant un peloton d'exécution, a envoyé sa police secrète l'arrêter. Elle a été condamnée à 30 ans de prison et est actuellement en résidence surveillée. Mr Cedeño s’est lui enfui aux États-Unis.
UN Watch et la Fondation des droits de l’homme ont également critiqué le Pakistan de ne pas « remplir les normes minimales d'une démocratie libre ». Un point important de l’attention et de la condamnation internationale a été la loi pakistanaise sur le blasphème.

Sajid Christopher, un militant chrétien, a dénoncé la loi comme un instrument d'intimidation contre les minorités religieuses. « La loi ne demande ni de montrer ses intentions, ni d’apporter les preuves des allégations, et ne comporte aucune sanctions en cas de fausses déclarations », a déclaré M. Christopher, le fondateur d'un groupe appelé Human Friends International.

Sajid Christopher, un militant chrétien, a dénoncé la loi comme un instrument d'intimidation contre les minorités religieuses. « La loi ne demande ni de montrer ses intentions, ni d’apporter les preuves des allégations, et ne comporte aucune sanctions en cas de fausses déclarations », a déclaré M. Christopher, le fondateur d'un groupe appelé Human Friends International.

Il a mentionné le cas de Rimsha Masih. "Mes collègues, Declan Walsh et Salman Masood ont rapporté en août dernier que Rimshah, un jeune chrétienne de 14 ans qui vit en dehors d'Islamabad, a été détenue pendant plusieurs semaines après avoir été accusée d’avoir brûlé les pages d'un livre religieux. Selon certains rapports, il a été dit qu'elle trisomique. Son cas a déclenché un tollé public qui a montré la profonde polarisation du public pakistanais autour de la loi sur le blasphème."

Igor Vinyavsky, l’éditeur d’un journal du Kazakhstan, a dénoncé le harcèlement et les persécutions contre les médias indépendants. Dans son dernier indice sur la liberté de la presse, Reporters sans Frontières a classé le Kazakhstan 154 ème sur 179 pays. M. Vinyavsky a été arrêté en janvier et détenu pendant deux mois, après avoir été accusé d'avoir distribué des tracts appelant à l’insurrection, une accusation qu'il a contesté. Il a été arrêté après un raid au siège de son journal basé à Almaty, Vzglyad, et les forces de sécurité ont confisqué tout l'équipement de reportage, selon le témoignage du Comité pour la protection des journalistes.

«Elire le Kazakhstan serait un acte incompréhensible et honteux», a déclaré M. Vinyavsky par la voix d’un traducteur vendredi.

A chaque intervention, les frustrations à propose de l’adhésion du Venezuela, du Pakistan et du Kazakhstan au Conseil des droits de l'homme devenaient plus palpables. Mais certains, comme Thor Halvorssen, le président de la Fondation des droits de l’homme, basée à New York, continue à espérer que le système puisse être réformé. « Il appartient aux médias et aux groupes de la société civile de souligner les contradictions au sein du Conseil des droits de l’homme », a déclaré M. Halvorssen.


Mais certains pensent que la réforme est une cause perdue.

Les détracteurs du Conseil pensent que le mode de candidature est faussé, car il donne les mêmes droits à la parole, à tous les pays membres de l'Assemblée générale, indépendamment de leur historique. « C'est là que se situe le problème d’utiliser l'ONU pour traiter des questions des droits de l’homme », écrit Joel Brinkley, un professeur de journalisme à Stanford, et ancien correspondant étranger pour le Times, dans un éditorial de Juillet dernier. « Chaque Etat du monde, même les plus répréhensibles, est membre à part entière. »

Une fois qu'ils deviennent membres, les Etats répressifs utilisent le Conseil pour faire passer des résolutions orwellienne qui protègent leur politique (répressive) sous le prétexte de protéger leur souveraineté nationale, et du respect international. « Le conseil est irrémédiable », écrivait Brinkley. « Il est temps que les États-Unis l’abandonnent. »

M. Halvorssen, cependant, continue d'essayer. Il a fondé la Fondation après que sa mère a été tuée lors d'une manifestation en 2004 au Venezuela. En Juin, il a été interrompu par la délégation de Cuba, à Genève, alors qu’il délivrait un discours enflammé contre le Venezuela en matière de droits de l'homme.

Parmi les intervenants de vendredi se trouvait Marcel Granier, le président de RCTV, une des plus anciennes stations de télévision du Venezuela, et un opposant fréquent au gouvernement. La station a cessé d'émettre après avoir perdu sa licence en 2007, dans un geste largement considéré comme des représailles politiques. M. Chavez a accusé RCTV et d'autres stations privées de soutenir le coup d'Etat qui l'a brièvement évincé en 2002.

M. Granier vit au Venezuela et considère que s’exprimer est la seule façon d'avancer. « Je reçois des menaces de mort presque tous les jours », dit-il d'un ton neutre pendant que les participants au déjeuner admiraient la vue sur l'Est River tout en dégustant leurs desserts au chocolat. « J’y suis habitué ».



Traduit par Dreuz

mercredi 26 septembre 2012

UN Watch : pour être légitime, l'ONU doit appliquer ses propres normes


Témoignage devant  l'ONU
La légitimité du Conseil est en jeu.

Témoignage de UN Watch, à la 21ème Session du Conseil des droits de l'homme 
prononcé le 11 septembre 2012, par Mme Mascha Kosky-Sachs lors de la discussion du 2ème point de l'ordre du jour.




Je vous remercie, Madame la Présidente. 

Nous remercions Madame la Haute Commissaire pour son rapport. 

Et nous remercions le Secrétaire général pour l'éloge de la suspension par ce conseil de la Libye du colonel Kadhafi, qui a suivi la campagne menée par UN Watch, qui a duré un an et qui a été soutenue par 70 ONG des droits de l'homme. 

La suspension est intervenue après la défection des représentants de la Libye. 

À cet égard, nous nous félicitons de la défection du représentant d'un pays qui commet actuellement un massacre à grande échelle, il a tué environ 26 000 de ses propres citoyens. Et nous encourageons tous les autres qui se trouvent du côté du meurtrier de passer du côté des victimes. 

UN Watch réitère son appel à l'UNESCO pour qu'elle revienne sur l'élection de Novembre de ce pays à un comité des droits humains - une décision qui reste incompréhensible.

Le Secrétaire général a déclaré: « L'application des normes de ce Conseil engage les membres - et les candidats - à honorer leurs obligations. C'est essentiel pour la légitimité du Conseil. "


Laissez-nous appliquer cela à deux pays cités par la Haute Commissaire. 

Selon un rapport publié récemment par The Guardian, 800.000 Africains noirs vivent en esclavage en Mauritanie. 
Si le racisme est vraiment important pour ce Conseil, pourquoi tolère- t-il la Mauritanie comme membre? Pourquoi n'y a t-il pas de commissions d'enquête? 

Au Pakistan, Asya Bibi, une chrétienne, mère de cinq enfants, est assise dans le couloir de la mort pour le délit de blasphème. Une jeune fille handicapée, chrétienne de 14 ans, est poursuivie pour les mêmes faits. Si la persécution des minorités est un véritable souci de ce conseil, pourquoi le Pakistan est-il sur le point d'y obtenir un siège? 

Quarante ONG de défense des droits de l'homme et des parlementaires - de toutes les régions du monde - soutiennent la campagne de UN Watch pour le rejet de la candidature du Pakistan. 

Enfin, la Haute commissaire a omis de demander des comptes aux autres membres du conseil qui commettent à grande échelle, des violations des droits de l'homme, notamment la Chine, la Russie, Cuba et le pays candidat - le Venezuela. 

La légitimité du Conseil est en jeu. Je vous remercie, Madame la Présidente.

mardi 4 septembre 2012

Victoire : humilié, le Soudan se retire suite à la campagne d'UN Watch

Communiqué  de  UN Watch ( en anglais)

Victoire : humilié, le Soudan se retire suite à la campagne d'UN Watch

GENEVE, le 2 septembre - Dans ce qui constitue une rare victoire de la décence au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, le Soudan vient de retirer sa candidature pour une position d'influence au sein de cet organisme mondial.

Comme l'ont relaté le Foreign Policy Magazine ainsi que l'agence Associated Press, le retrait du Soudan fait suite à la grande campagne de protestation présidée par Mia Farrow et organisée par UN Watch.

L'offensive d'UN Watch a consisté en un dépôt d'objection juridique, l'obtention du soutien de 30 organisations pour les droits de l'Homme, l'envoi de lettres à neuf ministres des Affaires étrangères et aux 193 missions de l'ONU, une campagne internet de 3000 messages à l'envoyé de l'ONU au Soudan, et à l'ambassadeur américain Susan Rice, qui à son tour ont fait pression sur le régime de Khartoum.

Il y a un mois, UN Watch a été le premier à alerter et à dénoncer la candidature du Soudan , ce qui a déclenché la couverture médiatique par la chaine FOX News, l'Agence France Presse et le National Post du Canada.

UN Watch a félicité Mia Farrow et le gouvernement américain pour leur rôle dans la persuasion du Soudan qu'aggraver l'humiliation du régime, et la perspective de perdre, face à la candidature concurrente du Kenya, n'en valaient pas la peine.

Malheureusement, le conseil qui est en proie à l'hypocrisie inclut déjà des pays qui violent systématiquement les droits de l'homme comme la Chine, Cuba, la Russie et l'Arabie saoudite.

La Mauritanie qui selon un récent article du Guardian laisse vivre 800 000 personnes dans l'esclavage moderne, est un autre membre votant.


Le Venezuela et le Pakistan devraient être élus par des majorités écrasantes ce 12 novembre.

UN Watch mène la lutte contre ces deux candidatures. Les États-Unis et d'autres démocraties ne se sont pas encore prononcées.