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dimanche 4 mai 2014

L'Iran emporte des postes convoités à des comités des droits de l'homme à l'ONU

Dépêche de UN Watch Numéro 487

L'Iran emporte des postes convoités à des comités des droits de l'homme à l'ONU 

Ont également été élus: la Russie, la Chine, le Soudan génocidaire, Cuba, le Pakistan, la Turquie, la Mauritanie esclavagiste

Les ONG protestent contre "un jour de deuil pour les droits de l'homme"



Un Iranien à la potence dans la ville septentrionale de Nowshahr le 15 Avril 2014. Il a été épargné à la dernière minute. Mais l'année dernière l'Iran a mis à mort au moins 369 personnes et probablement plusieurs centaines d'autres - à part la Chine, plus de personnes que n'importe quel pays dans le monde. Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a récemment réprimandé le président iranien Hassan Rouhani pour ne pas avoir amélioré les droits de l'homme dans son pays, et pour le nombre élevé d'exécutions.

GENÈVE, 25 Avril - L'Organisation des Nations Unies a élu la République islamique d'Iran en plus d'une douzaine d'autres régimes répressifs, dans des hauts comités chargés de protéger les droits des femmes et de superviser le travail des organisations des droits de l'homme.

Impact: L'Iran rejette des "accusations sans fondement" après que les États-Unis se sont joints
aux protestations d'UN Watch
• UN Watch a été le premier à protester le mercredi même de l'élection de l'Iran et d'autres tyrannies par l'ONU à des postes d'influence. UN Watch a également publié des vidéos du vote de l'ONU sur YouTube.
• L'ambassadeur des États-Unis Samantha Power a ensuite publié une déclaration critiquant en général l'élection de "régimes répressifs" et qualifiant la victoire sans opposition de l'Iran comme "particulièrement troublante."
 • L'Iran a fustigé les accusations américaines comme "sans fondement", et a affirmé que "des milliers d'ONG" travaillent librement en Iran. "Il est évident que la présence active de l'Iran dans les organes de l'ONU sera utile et servira la réalisation des objectifs de l'organisation non-gouvernementales."
• Les principaux groupes de défense des droits comme Amnesty International et Human Rights Watch, qui bénéficient d'un accès privilégié à de hauts responsables des Nations Unies, sont restés malheureusement silencieux.
• Ce n'est que grâce à la dénonciation rapide de UN Watch que c'est devenu une information internationale, rapportée par Reuters , AP, FOX News, obligeant l'Iran à aller sur la défensive.



 

UN Watch, un groupe de défense des droits de l'homme qui surveille le travail des Nations Unies, a publié une déclaration pour exprimer son indignation sur l'élection de l'Iran. "Aujourd'hui est un jour noir pour les droits de l'homme», a déclaré Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Watch."En donnant le pouvoir sur les victimes aux bourreaux , l'ONU nuit à la cause des droits de l'homme, trahit ses principes fondateurs, et sape sa propre crédibilité."

Le chef de l'ONU, Ban Ki-moon a récemment déclaré qu'en Iran, les femmes sont "soumises à la discrimination, ancrée dans la loi et dans la pratique" et que " les activistes des droits des femmes continuent de faire face à l'arrestation et la persécution » 

Malgré cette sévère condamnation de la situation des droits de l'homme en Iran, le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies à New York a élu l'Iran pour un mandat de quatre ans dans sa Commission de la condition de la Femme - forte de 45 pays -  le principal organisme intergouvernemental dédié à la protection des droits des femmes.

La Guinée équatoriale, avec d'autres dictatures, avait également été élue au groupe intergouvernemental chargé de l'égalité des sexes.

En outre, pendant ce temps, dans un autre vote, l'ONU a récompensé Iran en faisant de ce régime membre de son comité sur les ONG, composé par 19 nations. Un poste convoité, parce qu'il permet aux gouvernements de faire taire les critiques, en agissant comme gardien et surveillant de tous les groupes des droits de l'homme qui cherchent à travailler à l'intérieur de l'organisation mondiale.

D'autres graves contrevenants aux droits de l'homme sont élus à cet influent comité qui comprend l'Azerbaïdjan, la Chine, Cuba, la Mauritanie esclavagiste , la Russie et le Soudan dont le chef, le président Omar el-Béchir, est recherché par la CPI pour génocide. 
Tous ont été jugés «non libres» dans l'enquête annuelle 2014 de Freedom House.

Ont également été élus, Le Burundi, la Guinée, le Nicaragua, le Pakistan, la Turquie, le Venezuela , pays signalés par l'ONG Freedom House comme problématiques et seulement "partiellement libres".

L'impact des élections: Ce que cela signifie pour les ONG

Le Service International pour les Droits de l'Homme (SIDH) avait averti début avril, que l'échec des démocraties de se porter candidates signifierait que "la composition du Comité va considérablement se dégrader  au cours du prochain mandat" et 
que cela nuira gravement à la liberté des ONG.

Toutefois, le SIDH  a salué l'élection de la Grèce, d'Israël, de l'Afrique du Sud, de l'Uruguay,et des USA , pays classés comme «d'excellents candidats, très favorables aux ONG" mais qui ne constitueront dorénavant qu'une petite opposition .

Les ONG qui s'opposent frontalement au sein de l'ONU aux dictatures, sont de plus en plus menacées.


Le mois dernier, comme l'a relaté une série d'articles du New York Times, des agents de sécurité de l'ONU ont été amenés à protéger d'une tentative d'espionnage, une déléguée d'UN Watch, la fille du dissident chinois emprisonné Wang Bingzhang, et ce par un organisme soutenu par Pékin arborant un badge d’accréditation d'ONG.

Mais maintenant, ce même comité, qui est censé juger notre plainte contre cette ONG de façade, est pipé plus que jamais par la Chine communiste, la Russie de Vladimir Poutine et par leurs alliés non démocratiques, qui contrôlent environ 70 % des sièges.

Quand les juges sont les criminels, c'est une parodie de justice. Le rôle crucial de la société civile au sein de l'organisation mondiale est érodé, sa voix risque d'être réduite au silence.
Malheureusement, l'élection par l'ONU cette semaine des régimes comme l'Iran, le Soudan et la Mauritanie - des gouvernements pratiquant le viol et la torture des prisonniers politiques, l'asservissent des femmes, et qui commettent des crimes contre l'humanité allant de l'esclavage au génocide - envoie le message que le politique prend le pas sur les droits de l'homme.


En permettant aux incendiaires de devenir les chefs des pompiers, l'ONU laisse tomber des millions de victimes dans le monde entier qui cherchent dans l'organisation mondiale une protection qui leur est vitale.

jeudi 20 février 2014

Guide Suprême de l'Iran : l'Amérique est notre ennemi. L'assistance: Mort à l'Amérique !

MEMRI Clip 4154 
Adapté par ObservatoireduMoyenOrient
Le guide suprême de la République Islamique d'Iran, Ali Khamenei : je ne suis pas optimiste sur les négociations nucléaires; Les États-Unis continueront d'être un ennemi

Ce qui suit sont des extraits d'un discours prononcé par le chef suprême iranien Ali Khamenei, qui a été diffusé sur IRINN TV [Iran] le 17 Février 2014:



Ali Khamenei : Le message de la révolution, c'est que nous ne céderons pas à l'intimidation ni à l'extorsion. Nous ne céderons pas à l'ordre hégémonique.Un ordre hégémonique veut dire que quelques puissances contrôlent toutes les armes et l'argent, et qu'ils veulent gouverner le monde. [ndlr, parle t-il des juifs ? C'est ainsi que s'expriment les antisémites ]

Les États-Unis sont la manifestation actuelle de l'ordre hégémonique. La nation iranienne a affirmé pendant  la révolution et lors des événements qui ont suivi, la guerre Iran-Irak, et lors de la récente Fête de la Révolution, que nous ne céderons pas à l'intimidation et à l'extorsion de fonds américain.

Foule :
-Allah Akbar.
-Allah Akbar.
-Allah Akbar.
-Khamenei est notre Guide!
-Mort à ceux qui s'opposent à la règne du jurisprudent! [ndlr,  le chef suprême des chiites  est le meilleur des juristes de la loi islamique - c'est Ali Khamenei]
-Mort à l'Amérique!
-Mort à l'Angleterre!
-Mort aux hypocrites!
-Mort à Israël!!!


Ali Khamenei :
-Certaines personnes, qui tentent de cacher le vrai visage de l'Amérique, ne devraient pas le faire. Ils ne doivent pas cacher la laideur de l'Amérique, sa barbarie et sa violence contre notre nation. Ils essaient de dépeindre son gouvernement comme amical. Ils ne devraient pas le faire. C'est inutile.
[...]

Le président américain, avec une insolence extrême, a soutenu les personnes derrière les grèves à Téhéran [en 2009], et il les a soutenus encore récemment.
[...]

Le 21 Mars 2013, à Machhad, j'ai déclare que je n'avais rien à dire [à propos de la question nucléaire]. Certains fonctionnaires du gouvernement précédent, et certains du gouvernement actuel, estiment que le problème nucléaire peut être résolu par des négociations avec les États-Unis. J'ai dit: Si vous insistez sur la négociation avec eux en particulier sur ce sujet - bien. Mais dans le même discours, j'ai dit que je n'étais pas optimiste. Je ne suis pas contre, mais je ne suis pas optimiste.

Voyez, chaque fois, les Américains font des déclarations stupides. Un scandaleux sénateur américain prend l'argent des sionistes pour aller au Sénat et maudire la nation iranienne. Il utilise de véritables malédictions, pas seulement des insultes. Il maudit. Même leurs leaders ont insulté l'Iran, mais bien sûr, notre peuple leur ont mis des coups de poing au visage lors de la récente Fête de la Révolution. [...]

La question nucléaire n'est qu'un prétexte pour leur hostilité. Même si un jour, la question nucléaire était résolue conformément aux attentes des États-Unis - même si ce n'est pas impossible - ils chercheront quelque chose d'autre à la place. Notez comment les porte-parole américains ont parlé de droits de l'homme, des missiles, des armes, et ainsi de suite. Je suis surpris de voir comment les Américains n'ont pas honte de parler des droits de l'homme. [...]

L'Iran ne viole pas les conventions ni ses engagements, mais les Américains sont les ennemis de la Révolution islamique et de l'Iran. Ils sont les ennemis du drapeau que vous brandissez haut, et ces négociations [] ne mettront pas mettre un terme à cette inimitié. [...]

mercredi 12 février 2014

Rouhani sourit et exécute un poète



CNRI – Le Pen club International (association internationale d'écrivains, apolitique et non gouvernementale, fondée en 1921) a condamné l’exécution de Hachem Chaabani.

Hachem Chaabani, poète, et Hadi Rachedi, enseignant, ont été accusés par le régime des mollahs de « guerre contre le Dieu » » et ont été exécutés le 26 janvier 2014. Ils étaient tous les deux issus de la minorité arabe d’Iran qui vit principalement dans la province pétrolifère du Khouzistan (sud-ouest du pays).

Marian Botsford Fraser, présidente du comité de soutien aux écrivains emprisonnés a publié sur le site internet de l’association une lettre dans laquelle elle a vigoureusement condamné l’exécution de ce poète iranien. Elle a ajouté : « On craint que durant sa détention, Hachem Chaabani ait été soumis à la torture pour faire des aveux. Par conséquent, le procès qui a abouti à sa condamnation à mort a été totalement injuste. »

Hachem Chaabani avaient été arrêté en septembre 2012, avec trois autres habitants de la province de Khûzistân.

Selon Amnesty International, la Haute Cour de Justice du régime iranien a approuvé le 9 janvier 2013 les verdicts de condamnation à mort de ce groupe de prisonniers. Pour protester ils avaient entamé le 2 mars 2013 une grève de la faim « sèche ».

D’après le Pen Club, ces prisonniers ont été privé du droit de la défense et ils ont été maltraités et torturés durant leur détention.

mercredi 1 janvier 2014

L'Arabie Saoudite tente de changer les rapports de forces au Liban

Voici une info qui peut modifier la donne pour le Liban , la Syrie et l'Iran. Dans son combat contre l'Iran Chiite, l'Arabie Saoudite engage des fonds qui peuvent modifier les rapports de force contre le Hezbollah du Liban.
L'Arabie saoudite s'est engagée à octroyer trois milliards de dollars à l'armée libanaise, faiblement équipée, pour se procurer des armes de France, a annoncé dimanche le président de la République, Michel Sleimane.
"Il s'agit de l'aide la plus importante dans l'histoire du Liban et de l'armée libanaise", a-t-il précisé dans une allocution diffusée sur les télévisions libanaises. "Le roi saoudien a décidé d'octroyer une importante aide au Liban d'une valeur de trois milliards de dollars alloués à l'armée libanaise pour renforcer ses capacités", a indiqué M. Sleimane.
"Les armes seront achetées de l'Etat français dans les plus brefs délais vu les relations historiques qui le lient au Liban et à l'étroite coopération militaire entre les deux pays", a poursuivi le chef de l'Etat. Selon lui, cette aide "fera l'objet de discussions entre le roi saoudien Abdallah et le président français François Hollande", actuellement en visite officielle à Ryad. Le président n'a pas précisé quel type d'armes seront achetées à Paris. Cette aide "permettra à l'armée de mener à bien sa mission", a-t-il dit alors que l'institution militaire fait face à plusieurs défis sur le plan de la sécurité.

Psychologiquement , les choses semblent déjà changer , pour la première fois l'armée libanaise tire sur les avions syriens qui attaquent au sol des villages frontaliers libanais.
 Associated Press :
BEYROUTH — L’armée du Liban a ouvert le feu, hier, sur des avions syriens ayant violé l’espace aérien libanais.
C’était la première fois depuis le début du conflit en Syrie il y a près de trois ans que les forces libanaises intervenaient pour empêcher des avions syriens de pénétrer l’espace aérien de leur pays.

dimanche 24 novembre 2013

Guide Suprême de l'Iran : Israël est le sale chien enragé malfaisant de la région - déshumaniser avant de comettre un génocide

Voici l'extrait, qui a été négligé par les médias classiques, de la harangue du véritable chef de l'Iran, successeur de l'Ayatollah Khomeiny, l'Ayatollah  Ali Khamenei . Cet extrait a été sous titré en hebreu par la 2ème chaine Israélienne. Il affirme que les juifs qui gouvernent Israël ne sont pas des êtres humains. Le déni d'apprtenance à l'éspèce humaine est l'étape intellectuelle qui précede les génocides. Les nazis eux aussi ne se sont pas arrêtés à l'idée de l'infériorité des juifs. Il leur fallait nier leur humanité , les réduire à l'état de baciles , d'inféction à éradiquer.

5minutes 29 secondes La foule : Mort à Israël!

Ayatollah Khamenei, Guide Suprême de la Republique Islamique de l'Iran:

A cause du régime sioniste et en raison du réseau économique des sionistes, ils (les Européens) se sentent obligés de dire quelque chose, de lancer des phrases, et cela découle de leur faiblesse et de la colère.

En fait, le régime sioniste repose sur des fondations très fragiles.

Le régime sioniste est voué à l'extinction.

Ces créatures, qui ne sont pas dignes d'être appelés humains ... ceux qui contrôlent le régime sioniste sont des sauvages et ne doivent pas être considérés comme des êtres humains.



Le pire animal pour les Ayatollah est le chien, l'Ayatollah Khamenei a déclaré dans son discours ,selon Europe1 :les ennemis, notamment par la bouche sale et malveillante du chien enragé de la région, le régime sioniste..." Le journal anti-israélien Le Monde et d'autres prétendent qu'il ne s'agit que du Premier Ministre Netayahou, mais un tweet de Khamenei le confirme. a insulté Israël dans un tweet   "Israël est le Sale Chien enragé malfaisant de la région"

Pour être complet, la photo qui illustre le tweet montre en fait , contrairement au sous entendu, des soldats israéliens qui protegent une femme palestinienne d'un chien. La vidéo plus bas montre sans l'ombre d'un doute la nature de cet incident.
Voici la vidéo de l'attaque du chien sur la femme palestinienne , le titre est mensonger et la vidéo tronquée pour faire croire que ce sont eux qui ont laché ce chien sur cette femme...

Détail de l'accord avec l'Iran sur le nucléaire

Il semble que l'Iran garde le droit d'enrichir l'Uranium mais que ses capacités de le faire seront extrêmement reduites.

Voici les termes précis de  l'accord d'aprés le communiqué de la Maison Blanche :

A) l'Iran s'est engagé à mettre un terme à l'enrichissement supérieur à 5% :
· Mettre un terme à tout enrichissement supérieur à 5 % et de démanteler les installations techniques techniques nécessaires pour enrichir au dessus de 5 % .
B) L'Iran s'est engagé à neutraliser son stock de près de 20 % d'uranium - :
· Le diluer en dessous de 5 % ou de le convertir à une forme qui ne convient pas à un enrichissement ultérieur.Il s'agit de la quasi totalité de son stock de l'uranium enrichi à 20% et il faut que c'est soit réalisé  avant la fin de la phase initiale - 6 mois de delai .
C) L'Iran s'est engagé à arrêter d'augmenter sa capacité d'enrichissement :
· N'installer plus aucune centrifugeuses supplémentaire de n'importe quel type .
· Ne pas installer ni d'utiliser des centrifugeuses de nouvelle génération pour enrichir l'uranium .
· Rendre inutilisables environ la moitié des centrifugeuses installées à Natanz et les trois quarts des centrifugeuses installées à Fordow , de sorte qu'elles ne puissent plus être utilisés pour enrichir de l'uranium .
· Limiter sa production de centrifugeuse à celles nécessaires pour remplacer les machines endommagées , de sorte que l'Iran ne puisse pas utiliser les six mois pour augmenter la quantité des centrifugeuses .
· Ne pas construire des centres d'enrichissement supplémentaires .
D) L'Iran s'est engagé à arrêter la croissance de son stock d'uranium enrichi à 3,5% :
 
· Ne pas accroître son stock de 3,5% de l'uranium faiblement enrichi , de sorte qu'il reste à la fin des six mois  au niveau actuel , et que la totalité de l'uranium enrichi 3.5%, récemment enrichi, soit converti en oxyde .
E) Abandon de la voie dite du Plutonium par l'eau lourde

L'Iran s'est engagé à cesser tout autre progrès de ses activités à Arak et à arrêter le progrès sur sa piste de plutonium .Iran s'est engagé à :
· Ne pas mettre en route le réacteur d'Arak.
 
· Ne pas alimenter le réacteur d'Arak.
 
· Mettre un terme à la production de combustible pour le réacteur d'Arak.
 
· Cesser tout test supplémentaire de combustible pour le réacteur d'Arak.
 
· Ne pas installer des composants supplémentaires à Arak .
 
· Ne pas transférer le carburant et l'eau lourde sur le site du réacteur .
 
· Ne pas construire d'installation capable de retraitement. Sans retraitement, l'Iran ne peut pas séparer le plutonium du combustible usé .
F) Une transparence sans précédent et une surveillance intrusive du programme nucléaire de l'Iran
L'Iran s'est engagé à :Fournir un accès quotidien aux inspecteurs de l'AIEA à Natanz et à Fordow . Cet accès quotidien permettra aux inspecteurs d'examiner les enregistrements de la caméra de surveillance vidéo et d'assurer un suivi complet . Cet accès permettra même une plus grande transparence dans l'enrichissement de ces sites et de réduire le temps de détection de non-conformité .
· Donner à  l'AIEA l'accès à des installations d'assemblage de centrifugeuses .
· Donner à l'AIEA l'accès aux installations de la production de composants de rotor et aux lieux de stockage des centrifugeuses.
· Donner accés à l'AIEA aux mines d'uranium et aux usines d'extraction.
· Fournir des informations sur la conception du réacteur d'Arak. Cela fournira des informations essentielles sur le réacteur démandées depuis longtemps.
· Autoriser l'accès plus fréquent aux inspecteurs au réacteur d'Arak.





G) En ce qui concerne l' assouplissement des sanctions , c'est le tour des États-Unis :

Ne pas imposer de nouvelles sanctions liées au nucléaire pendant six mois , si l'Iran respecte ses engagements en vertu de cet accord , dans la mesure permise au sein de leurs systèmes politiques .
· Suspendre certaines sanctions sur l'or et les métaux précieux , le secteur de l'automobile de l'Iran , et les exportations de produits pétrochimiques iraniens , fournissant potentiellement à Iran environ 1,5 milliard de dollars de recettes .
Permetttre la fourniture de pièces détachées pour certaines compagnies aériennes
iraniennes .
· Permettre aux exportations 
de pétrole iranien de rester à leurs niveaux qui sont très réduits - 60 % de moins qu'il ya deux ans . $ 4,2 milliards de ces ventes seront autorisés à être transférés en versements si, et uniquement si l'Iran respecte ses engagements .
· Autoriser le transfert de 400 millions de dollars au titre de frais de scolarité de fonds gouvernementaux gelés.... Au cours des six prochains mois, nous allons déterminer si il ya une solution qui nous donne suffisamment de confiance que le programme iranien est pacifique . Si l'Iran ne peut pas répondre à nos préoccupations , nous sommes prêts à aggraver les sanctions et la pression .

jeudi 21 novembre 2013

Après la Pax Americana

Après la Pax Americana
par Jonathan Spyer 
PJ Media   9 novembre 2013
http://www.meforum.org/3669/after-pax-americana

samedi 26 octobre 2013

Arabie Saoudite-USA: la Rupture


Dispatches - Dépêches
Michael J. Totten  sur World Affairs a écrit cette analyse pertinente que j'ai adapté ici.
J'ai du mal à croire à un rapprochement publique arabo-isrélien sur la menace iranienne.



Arabie Saoudite-USA: la Rupture

23 Octobre 2013




L'alliance américano-saoudienne ménace de s'effondrer.

L'axe irano-syrien et le Hezbollah sont actuelement ,et de loin, la plus grande menace à la fois pour les intérêts saoudiens et américains au Moyen-Orient, mais l'administration Obama flirte avec Vladimir Poutine au sujet de la Syrie et se laisse duper par le nouveau président du régime iranien Hassan Rouhani.
 Peu importe le fait que Rouhani ne soit (évidemment) pas un modéré et qu'en tout cas ce n'est pas lui qui détient le véritable pouvoir de négocier les questions nucléaires. La Maison Blanche tient tellement à conclure un accord avec les ennemis de l'Amérique que le président Obama suivra toute piste, même ridicule.En conséquence, le gouvernement saoudien menace de dégrader de manière drastique la relation avec les USA.

«J'ai travaillé dans ce domaine pendant une longue période», explique l'expert du Brooking Institute, Mike Doran, au Telegraph de Londres , "et j'ai étudié l'histoire. Je ne connais pas de période analogue. Je n'ai jamais vu autant de désaccords entre les deux pays sur autant de questions cruciales à la fois. Et je n'ai jamais vu une telle volonté de la part des Saoudiens à exprimer publiquement leur frustration. L'Iran est le problème numéro un - l'unique problème pour les décideurs saoudiens. ” Lorsque vous regardez la carte de l'ensemble du Moyen-Orient - la Syrie, l'Irak, l'Iran - il semble aux Saoudiens que c'est comme si les Etats-Unis sacrifient leurs alliés sunnites en essayant de conclure un accord avec l'Iran et ses alliés ".

Le b.a-b.a de la politique étrangère vous apprend que vous devez récompenser vos amis et punir vos ennemis. Tenter l'angélisme et d'inverser cette régle de base conduit toujours à la catastrophe. Pourtant, Barack Obama pense que s'il est rude avec ses amis, ses ennemis seront un peu moins hostiles. Ce n'est pas comme ça que ça marche , mais les Saoudiens ont compris ce qu'Obama fait et ils agissent en conséquence.

«Ils [les Américains] seront vexés - nous pouvons vivre avec ça", a déclaré Mustafa Alani , un analyste de la politique étrangère saoudienne. " "Dorenavant c'est de nos ennemis que nous apprenons comment traiter avec les Etats-Unis."

Avant de commencer, clarifions un certain nombre de points. Le régime saoudien est au délà du répoussant. C'est une monarchie absolue adossée à une théocratie absolue. C'est pire que simplement médiéval. Les Droits de l'homme n'existent pas. Le régime et, franchement, la culture offensent toutes mes fibres morales et politiques. J'aimerais tant vivre dans un monde où annuler notre «amitié» avec Riyad serait le bon choix.

Mais les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite se situent- du moins jusqu'à récemment - sur la même carte géopolitique. Pendant des décennies, nous avons assuré la sécurité aux Saoudiens en échange du pétrole et de la stabilité, et nous les avons soutenus, eux et les autres Arabes du Golfe, contre nos ennemis communs, le régime de la République islamique de l'Iran et ses alliés.

Cette alliance est superficielle et circonstancielle. Ce n'est pas du tout comme l'alliance américaine avec des pays comme la Grande-Bretagne, Israël, le Canada et le Japon. Elle est basée uniquement  sur des intérêts, ce qui la rend temporaire. Si le régime iranien venait à être renversé et remplacé par une démocratie, même boiteuse, les chances sont bonnes que Washington pencherait plutôt vers Téhéran et qu'elle s'eloignerait de Riyad. Avec un Iran démocratique, nous pourrions conlure le même accord que nous avons avec les pays arabes du Golfe, seulement il ne serait pas aussi détéstable. Il serait tout à fait logique, et nous n'aurions pas à compromettre nos valeurs. Je n'aurais pas à me boucher le nez en tapant le mot «allié» dans la même phrase que le mot "Iran" si l'Iran avait été démocratique.

Mais actuelement, dans le monde imparfait dans lequel nous vivons, l'Arabie saoudite est alliée par interêt aux Etats-Unis. Ou du moins c'était le cas jusqu'à  la quasi capitulation de l'administration Obama devant l'axe Iran-Syrie-Hezbollah.

Alors , les Saoudiens sont inquiêts. Ils ont raison de l'être. Peut-être que la ménace d'une dégradation des relations donnera un éléctrochoc et ramenera Washington à la réalité. C'est ça l'idée, de toute façon.

De même, si les Saoudiens veulent aller au bout du raisonnement, il est temps pour eux de de respirer un grand coup et de normaliser les relations avec Israël pour la même raison qu'ils ont forgé une alliance avec les États-Unis. En ce moment,  les Israéliens et les Arabes du Golfe ont exactement les mêmes intérêts géopolitiques. Ils ont exactement la même liste d'ennemis. Qui se soucie que Riyad et Jérusalem ne peuvent personnellement  pas se sentir? Riyad et Washington ne peuvent personnellement pas, eux non plus, se sentir. Cela ne nous a pas empêché de travailler ensemble lorsque nos intérêts coïncidaient.

Bien sûr, une alliance avec Israël serait un peu plus délicat (pour dire le moins), tant que les Palestiniens resteront toujours apatrides, et alors? Le gouvernement jordanien l'a bien fait, résultat, il est en bien meilleure forme.

Le conflit israélo-arabe a toujours été stupide et inutile, et au bout de toutes ces décennies, il est devenu ridicule. C'est un vestige moisi d'une époque révolue, et il rend la progression difficile, voire impossible, pour à peu près tout le monde. Si les gouvernements arabes sunnites se donnaient la priorité de résoudre pacifiquement et raisonnablement le conflit israélo-palestinien, quelque chose pourrait vraiment en sortir.

C'est logique, n'est-ce pas? Pour les pays du Golfe, Israël ne présente aucune menace, et il n'en a jamais présenté. Israël ne présente pas de menace pour aucun pays arabe qui n'agit pas le premier avec agressivité. Les Jordaniens l'ont réalisé il y a longtemps. C'est aussi ce qu'a fait le gouvernement égyptien, même si la population de l'Egypte reste aussi ignorante que jamais. Les Tunisiens s'en sont rendu compte. Les Marocains s'entendent très bien avec Israël, sous la table.

Le secret de polichinelle qui court est que les Arabes du Golfe l'ont également réalisé même s'ils détestent l'admettre publiquement. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit qu'il travaillait actuelement pas si secrètement que ça , avec tous les Etats arabes dans la région du Golfe, sur ​​la base des intérêts communs (anti-iraniens).

Ne soyez pas surpris. Tous les gouvernements arabes sunnites existants, se sont désintéressés il y a déjà des décennies, du conflit israélo-arabe. Mis à part l'Autorité palestinienne au cours de la Seconde Intifada, seul le régime iranien et son réseau d'alliés et vassaux - la Syrie de Bachar Al-Assad, le Hezbollah et le Hamas - ont combattu Israël au cours des trente dernières années.  L'unique exception s'est produite lorsque Saddam Hussein a lancé quelques missiles SCUD sur Tel Aviv pendant la première guerre du golfe Persique dans une tentative de briser l'alliance arabo-occidentale , dirigée contre lui.

La majorité des citoyens arabes penseraient sûrement que mon analyse est un non-sens éhonté, mais à part le régime (non-sunnite) de Damas, les gouvernements arabes se comportent exactement conformément avec elle. Ils ont appris il y a assez longtemps qu'il est temps de laisser de côté le ridicule conflit israélo-palestinien pour faire face, pour changer,  à des menaces réelles. Au moins, ils ne l'ont pas remué avec un bâton.

Washington est à la dérive en ce moment, mais nous changeons administrations plus souvent que ne le fait le Moyen-Orient, et nous changeons de politique encore plus vite. Nous serons du même côté, tôt ou tard.

vendredi 18 octobre 2013

1978, première offensive de charme de l'Iran

Dore Gold, ancien ambassadeur d’Israël aux USA, nous rappelle la première offensive de charme iranienne de 1978 sur le site du JCPA.

Dore Gold
Photo : Wikipedia

J'ai adapté son excellent édito ici :

La récente visite à l'ONU du président iranien Hassan Rouhani n'était pas la première fois qu'un haut responsable iranien a réussi à tromper l'Occident et en particulier ses principaux journaux et médias. Juste avant son arrivée à Téhéran en 1979, l'ayatollah Ruhollah Khomeini a réussi à mener une campagne de tromperie réussie de son lieu d'exil à Neauphle-le-Château, prés de Paris. Il a complètement caché ses véritables intentions et de ce qu'il comptait vraiment faire une fois qu'il allait devenir le souverain de l'Iran.


Un comité de conseillers lui avaient recommandé de s'abstenir d'attaquer par la rhétorique les États-Unis ou de dire quoi que ce soit contre les droits des femmes. Il a envoyé son représentant personnel, Ibrahim Yazdi, qui avait la citoyenneté américaine et qui deviendra plus tard son ministre des Affaires étrangères, de rencontrer les responsables américains à Washington, ainsi que de nombreux universitaires influents. Il s'agissait de la première offensive de charme iranienne.


Les résultats de cet effort iranien ont été impressionnants. Ce fut le cas embarrassant du Professeur Richard Falk de l'Université de Princeton qui a écrit un éditorial dans le New York Times, intitulé «Faire confiance à Khomeini." Il a écrit que les gens autour de Khomeiny étaient «modérés» et même «progressiste». Il a même ajouté qu'ils avaient «une préoccupation notable des droits de l'homme." Des années plus tard il convient de le noter, Falk a adopté des positions extrémistes, accusant même le gouvernement américain en 2004 de complicité dans les attentats du 11/9. Malgré cela, en 2008, l'ONU l'a nommé  «rapporteur spécial» sur les droits humains palestiniens. En 1979, son article était typique de l'attitude  sur Khomeini, de beaucoup de membres de l'élite dans les universités et au gouvernement américain de l'époque .

En fait, les experts américains,avaient peu de connaissances de fond de Khomeiny, à l'exception des informations transmises par ses partisans. La seule exception à cette tendance fut le professeur Bernard Lewis, qui a servi dans le Service du Renseignement de l'Armée Britannique pendant la Seconde Guerre mondiale et qui est ensuite devenu l'un des historiens du Moyen-Orient les plus influents dans les universités britanniques et américaines. Un de ses assistants a trouvé un livre écrit par Khomeini dans la bibliothèque de l'Université Princeton qui contenait les conférences en arabe datant de 1970, alors qu'il vivait en exil à Najaf, la ville sainte chiite en Irak. Le livre était intitulé «Gouvernement Islamique».


Apparemment, la CIA, ainsi que d'autres parties du gouvernement américain,  n'étaient même pas au courant de l'existence de ce livre. Mais Lewis a étudié le texte, qui révélait  les positions extrémistes de Khomeiny. Il les a publié dans le Washington Post. Il s'agit notamment des appels au  «djihad armé» et la nécessité de «prendre de l'avance sur les autres musulmans." Le livre était clairement antisémite, suggérant que les Juifs cherchaient "à régner sur toute la planète."

Il y avait des universitaires américains qui ont été manipulés par les gens de Khomeiny et qui étaient prêts à suggérer que Lewis avait cité Khomeiny "hors contexte." Henry Precht, qui était à la tête du bureau Iran au Département d'Etat américain (ministère des affaires étrangères) , est allé encore plus loin et a rejeté les conclusions de Lewis . Il a même dit que le livre que Lewis a trouvé, était un faux. Il a critiqué le Washington Post pour avoir publié des extraits du livre. Precht, qui avait rencontré l'envoyé de Khomeini, a fait valoir lors de réunions internes à Washington qu'après la chute du Shah, le gouvernement de Khomeini laissera l'Iran plus stable.


Des années plus tard, Khomeiny a admis qu'il avait employé des techniques traditionnelles de tromperie, en se référant spécifiquement à la tactique de khod'eh, qui selon son biographe, Amir Taheri, signifiait « induire l'ennemi à se méprendre sur les intentions réelles." Ainsi, en 1978, Khomeiny a déclaré au quotidien britannique The Guardian, qu'il n'était pas intéressé à avoir «le pouvoir du gouvernement dans ma main." Beaucoup d'analystes pensaient qu'après son retour en Iran qu'il prendrait sa retraite dans des séminaires chiites de Qom. William Sullivan, l'ambassadeur américain à Téhéran, a écrit un câble en 1978, dans lequel il envisageait Khomeini aurait un "rôle comme Gandhi."


Parmi ses homologues britanniques, il y avait ceux qui ont prédit un  "règne islamique éclairé." Les services de renseignement français étaient un peu plus avertis car ils surveillaient attentivement les discours que Khomeini enregistrait et diffusait sur les cassettes, mais leurs recommandations ont été ignorées par les échelons politiques à Paris sous le la direction du président français Valéry Giscard d'Estaing. En bref, la campagne de tromperie de Khomeiny a marché.


Ce qui a suivi une fois le retour de Khomeini en Iran était l'exact opposé de ce qu'avaient prédit les experts occidentaux. Les Tribunaux Révolutionnaires ont été mis en place qui ont arrêté et exécuté toute personne soupçonnée de s'opposer au nouveau gouvernement arbitraire. Un bain de sang a suivi, des centaines ont été envoyés avant des pelotons d'exécution. Le régime de Khomeiny a été brutal. Sous la pression internationale, le Shah avait ordonné l'arrêt de l'utilisation de la torture dans les prisons iraniennes, une fois au pouvoir, Khomeini l'a réintroduit. Il n'a pas pris sa retraite à Qom, mais a plutôt promulgué une doctrine religieuse, connue sous le nom de Velayat-e-faqih (la règle du chef jurisprudent) qui en fait la source suprême de l'autorité en Iran.


Dans les affaires étrangères, la constitution de Khomeiny a appelé à "la poursuite de la Révolution dans le pays et à l'étranger." Un mois après la déclaration de la République islamique Iranienne en 1979, il a établi les Gardiens de la Révolution, qui protègent non seulement le régime contre les menaces intérieures, mais a également pris part dans l'exportation de la révolution islamique, en sapant la stabilité interne des pays arabes. Les pays alliés des États-Unis dans le monde arabe ont été rapidement ciblés. Par exemple, les soulèvements chiites dans la province orientale de l'Arabie saoudite en 1979 et 1980 ont été soutenus par Téhéran.


A cette époque, les Iraniens ont promu des révoltes populaires chiites à Bahreïn et en Irak. Ils ont déployé une unité expéditionnaire des gardiens de la révolution dans l'est du Liban, qui ont donné des ordres au Hezbollah après sa fondation au début des années 1980. Cela inclus les attentats en 1983 contre la caserne de Marines américains à Beyrouth et le quartier général des forces de maintien de la paix français là-bas. Des années plus tard, les politiciens chiites irakiens ont révélé que les Gardiens de la Révolution ont également dirigé une organisation connue sous le nom d'al-Dawa qui a entrepris des attaques en 1983 contre l'ambassade américaine au Koweït.


Alors que l'Iran a été envahi par l'Irak en 1980 et qu'il a récupéré tous ses territoires perdus en 1982, Khomeiny a tout de même poursuivi sa guerre contre Saddam Hussein pendant six ans. Les Iraniens ont même étendu leur guerre avec l'Irak aux eaux du golfe Persique, où ils ont attaqué les camions-citernes utilisés par les Etats arabes pour exporter leur pétrole. Au début des années 1990, les Gardiens de la Révolution ont également été stationnés au Soudan, où l'Iran a cherché des installations pour une future présence navale dans la mer Rouge. Aujourd'hui, grâce à la Force Qods des Gardiens de la Révolution, crée spécialement pour ces opérations à l'étranger, son commandant général Qassem Sulaimani est actif dans la promotion de l'hégémonie iranienne au Moyen-Orient, en intervenant dans des guerres locales avec des armes, des conseillers, et même des forces militaires .


Il est maintenant évident que la communauté des experts du Moyen-Orient - tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du gouvernement - n'avait absolument aucune idée en 1979 ce que signifierait l’avènement de l'ayatollah Khomeini pour l'avenir du Moyen-Orient. Ils ont été charmés en faisant croire que l'Iran, après la chute du Shah, adopterait un cours modéré. Les conséquences de leur erreur de calcul ont été désastreuses pour le peuple iranien et pour le monde entier.


La première offensive de charme iranienne avait besoin de deux partis pour réussir: les Iraniens qui ont habilement utilisé une campagne de tromperie, et des commentateurs crédules dans l'Ouest, qui ont cru sur parole tout ce que disaient les Iraniens. Il reste à espérer que cette fois, avec l'offensive de charme de Rouhani, cette combinaison dangereuse ne se reproduira pas, ce qui conduirait les Etats-Unis et ses alliés à répéter les erreurs dans l'interprétation des intentions iraniennes, erreurs qui ont été commis dans les premiers jours du règne de Khomeiny.



À propos de Dore Gold


L'Ambassadeur Dore Gold est le président du Centre de Jérusalem pour les Affaires publiques (JCPA). Il est l'auteur des best-sellers: The Fight for Jerusalem: Radical Islam, the West and The Future of the Holy City (Regnery, 2007), et de  The Rise of Nuclear Iran: How Tehran Defies the West (Regnery, 2009) - See more at:


jeudi 17 octobre 2013

Khomeiny a pris le pouvoir grâce à une offensive de charme tous azimuths

J'ai adopté une partie de l'article de Wikipedia (en anglais, il n'y hélas pas d'équivalent en français...)  , les références sont en bas de page

L'offensive de charme de Khomeiniy d'avant 1979

En direction de l'Iran

Khomeyni courtise l'opposition gauchiste et  laïque

Khomeiny et ses partisans (comme Sadegh Qotbzadeh et Ebrahim Yazdi - ce dernier a plus tard été exécuté et le premier emprisonné ) ont cherché à internationaliser la pression sur le Shah et à unifier l'oppsition .

Une partie importante de ce plan était de gagner la confiance des Etats-Unis et de l'ouest pour les révolutionnaires (ou au moins de leur faire prendre une posture neutre et de ne pas favoriser le Shah ) . Une « offensive de charme » par les révolutionnaires a commencé en Europe et aux États-Unis. Khomeini a temporairement mis en sourdine son antipathie envers les Etats- Unis et l'Occident afin d'obtenir leur neutralité ( voire même leur soutien ) . [ 22 ] [ 82 ] [ 83 ] [ 84 ] [ 85 ] [100 ]

Les partisans de Khomeiny ont lancé une campagne pour unifier l'opposition. Alors que Khomeiny avait prêché le concept de Velayat-e- Faqih , ses partisans généralement occulté ce concept aux autres composantes de l'opposition au Shah, laïque et de gauche, afin de les unifier . Beaucoup des propres déclarations de Khomeiny étaient très ambiguës, comme celle disant que l'Iran serait une démocratie (mais en ajoutant que ce serait une démocratie où les lois seront décidées par la religion ) , qui trompaient beaucoup de gens quant à ses véritables intentions. Il a été aidé, ironie du sort, par la propre politique de censure du Shah , qui a empêché de nombreux livres de Khomeiny d'être lus par le grand public, donc peu de gens connaissaient en profondeur son idéologie. Le résultat final est que Khomeiny a été dépeint comme un dirigeant modéré favorable à la «démocratie» , et que sa «république islamique» qu'il a si souvent prêchée, serait un régime démocratique . Il a souligné à plusieurs reprises que ni lui même, ni le clergé n'étaient intéressés par le pouvoir , mais qu'il espéraient seulement libérer les Iraniens de la «tyrannie» . [ 22 ] [ 82 ] [ 83 ] [ 84 ] [ 85 ] [100 ]

En utilisant cette idée, les partisans de Khomeiny ont effectivement unifié l' opposition laïque et de gauche derrière eux.

Les gauchistes

Les gauchistes avaient déjà été favorables aux fondamentalistes religieux , principalement en raison des travaux de Shariati qui jugeait que l'islam est «révolutionnaire» , «anti-impérialiste », et en faveur de la «justice sociale ». Fin 1978 , ses idées étaient devenues tellement répandues, qu'il était largement prêché parmi les gauchistes que «l'islam » et « le marxisme» étaient parfaitement compatibles ( en dépit de la haine des fondamentalistes pour les gauchistes. Haine qu'ils avaient cachée pour le moment ) .

Cela a également permis la politisation de la religion , ce qui auparavant n'avait jamais été vu dans l'histoire islamique chiite . Toutefois, sous l'effet de cette propagande , les dirigeants de gauche qui ont déjà eu moins de succès en s'opposant au Shah espéraient prendre le pouvoir en surfant sur le mouvement populaire de Khomeiny . [ 22 ] [ 82 ] [ 83 ] [ 84 ] [ 85 ] [100 ]

Les libéraux
Fin 1978 , Khomeiny et ses partisans ont courtisé de la même manière l'opposition démocratique et laïque , et ces derniers les ont rejoint eux aussi pour les mêmes raisons que les gauchistes . Aussitôt libéré de prison , le leader du Front National, Karim Sanjabi , a immédiatement pris l'avion pour Paris, et a rejoint Khomeiny à Neauphle -le- Château. Lui et Khomeiny ont émis une résolution en trois points qui visait le renversement du Shah, et ​​la création d'un gouvernement démocratique islamique. Un projet de constitution a été élaboré par Khomeiny et Sanjabi qui était " islamique et démocratique» (plus tard elle sera abandonnée pour être remplacée par un projet de constitution extrémiste ) .

L' union de l'opposition a donné au mouvement d'avantage de légitimité et de crédibilité démocratique , et a érodé la moindre chance du Shah de résoudre le conflit par la négociation, puisque maintenant l'opposition unifiée exigeait de concert son depart. [ 22 ] [ 82 ] [ 83 ] [ 84 ] [ 85 ] [100 ]


L'Occident

Les USA
Khomeini a également cherché à obtenir la neutralité (si ce n'est carrément le soutien ) des partisans traditionnels du Shah, les Etats- Unis et l'Occident. Alors que les Etats- Unis et l'Iran du Shah étaient des alliés loyaux , des frictions ont fait leur apparition dans cette relation autrefois positive. L'augmentation de l'autonomie financière , militaire et politique de l'Iran devenait inquiétant pour les Etats-Unis. Le rôle de l'Iran dans la crise pétrolière de 1973 avait aigri imperceptiblement les relations entre les deux pays , qui ont atteint un point où les Etats- Unis ont même tenté de saboter économiquement l'Iran ( ce qui a eu un rôle dans les problèmes d'inflation de l'Iran au cours de la fin des années 1970 et a exacerbé les tensions qui ont provoqué la révolution ) . [112] Avec l'élection du président Jimmy Carter qui était relativement inexpérimenté et préoccuppé quasi-exclusivement par  les droits de l'homme , les tensions n'ont fait qu'augmenter . Malgré le soutien vocal de Carter pour le Shah, son gouvernement avait fait pression sur le Shah pour réduire la censure et améliorer son bilan en matière de droits de l'homme , à la fois réel et exagéré Il a mis une pression extrême sur le Shah pour ne pas répondre par la force contre les démonstrations . [112] En conséquence, Khomeini y a vu une opportunité dans le but de manipuler l'Occident pour qu'il ne soutienne pas le Shah . [ 22 ] [ 82 ] [ 83 ] [ 84 ] [ 85 ] [100 ] [ 111 ]


L'Europe et les médias occidentaux

En France , Khomeiny et ses partisans avaient facilement accès aux médias occidentaux , qui avaient déjà une attitude défavorable envers le Shah en raison de l' activisme politique des étudiants iraniens à l'étranger et de la crise du pétrole. [112] Khomeiny et ses partisans ont lancé une " offensive de charme " dans les médias. Il se posait en un personnage historique de la stature de Gandhi et un " Mystique Oriental " qui n'avait aucun intérêt au pouvoir, mais qui ne cherchait qu'à renverser un «cruel» chef par des moyens « pacifiques» . Surtout, il s'est présenté comme un modéré .

Rapidement, les médias généralement critiques occidentales sont devenues un instrument docile entre les mains de Khomeiny . L' ayatollah Khomeiny est rapidement devenu un nom honorable fréquentable courant mainstream dans l'Ouest. L'utilisation massive par Khomeini des médias et la diffusion de la révolution a créé une pression intérieure aux États- Unis pour abandonner le Shah . Carter est devenu de plus en plus réticent à poursuivre son soutien au Shah face à des attaques incessantes des médias. L'idée d'un chef religieux «modéré» plaisait également à Carter , car un tel chef pourrait servir de rempart contre le communisme soviétique. [112] La révolution iranienne allait devenir l'une des premières révolutions dans l'histoire du monde à utiliser les médias comme un outil pour le changement politique . [ 22 ] [ 82 ] [ 83 ] [ 84 ] [ 85 ] [100 ] [ 111 ]

En outre, Khomeini a courtisé les médias qui ont joué un rôle important dans l'organisation et l'affrontement au Shah après son exil de Najaf en Iraq et de la répression lors de la loi martiale . Pratiquement toutes les déclarations de Khomeiny ont été intégralement diffusées de l'Occident vers l'Iran (traduites en farsi ). De plus, les appels à des manifestations ont été diffusées elles aussi. La BBC (en langue Farsi ) avait diligemment rapporté les propos de  Khomeini et les agissements du mouvement révolutionnaire et les médiatisé en Iran par la voie des ondes. Les résultats ont été étonnants . Alors que seulement 500 000 personnes avaient pris part à des manifestations avant la loi martiale, à la fin de 1978, les chiffres ont augmenté à 7-8 millions,  les gens avaient été largement mobilisés et organisés par l'exposition médiatique de Khomeiny ( Khomeini aurait même dit: "la BBC était ma voix " ) . [ 22 ] [ 82 ] [ 83 ] [ 84 ] [ 85 ] [100 ] [ 111 ]

L'utilisation par Khomeini des médias occidentaux a également joué un rôle déterminant dans les décisions du Shah . Le Shah était très sensible à la critique dans les milieux occidentaux ( au point où certains ont fait valoir qu'il était plus concerné par les opinions publiques occidentales que par l'opinion publique iranienne ) [83] [84] . En conséquence, le fustiger et faire connaître la révolution a renforcé sa propre réticence à utiliser la force. [111] Le Shah allait effectivement devenir indécis , ne voulant pas risquer les foudres des médias et de recourir à la force contre les manifestants. [111] pire encore, le soutien des médias à l'opposition a été  psychologiquement aussi dévastatrice pour ses partisans . Une fois que la BBC et les médias occidentaux ont commencé à agiter contre le Shah , il était largement admis parmi ses partisans qu'il avait été effectivement abandonné par l'Occident , et ils ont perdu presque tout ce qui restait comme confiance dans son gouvernement . Bientôt, les actions de l'administration Carter commenceront à confirmer ce soupçon . [ 22 ] [ 82 ] [ 83 ] [ 84 ] [ 85 ] [100 ] [ 111 ]



Pour compléter le tableau voici quelques citations illustrant cette offensive de charme de Khomeiny d'avant 1979 (la prise du pouvir) , elles proviennent du Courrier International :

"Il n'y aura pas d'oppression sous le régime islamique." (Entretien avec l'AFP, le 25 octobre 1978.)

"La République islamique sera fondée sur la liberté d'expression et luttera contre toute forme de censure." (Entretien avec Reuters, le 26 octobre 1978.)

"Dans la république islamique d'Iran, les médias sont libres de peindre les réalités du pays telles quelles." (Entretien avec le journal italien Paese Sera, le 2 novembre 1978.)

"Nous aimerions diriger le futur gouvernement islamique conformément aux fondements de l'islam pour que les gens découvrent la différence entre la démocratie islamique et les autres démocraties. Si les peuples du monde entier connaissent les bienfaits de l'islam, mon espoir est qu'ils se convertissent tous à l'islam." (Entretien accordé à un groupe de journalistes français, à Paris, le 9 novembre 1978.)

"Tout ce que vous avez entendu concernant la condition féminine dans la République islamique n'est qu'une propagande hostile. (Dans le futur gouvernement), les femmes seront complètement libres, dans leur éducation et dans tout ce qu'elles feront, tout comme les hommes." (Entretien accordé à un groupe de reporters allemands à Paris, le 12 novembre 1978.)

"Les femmes sont libres de choisir le mode vestimentaire qu'elles désirent." (Entretien avec The Guardian, le 6 novembre 1978.)



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Valéry Giscard d'Estaing parle de Khomeiny comme d'un modéré à qui il suffit de demander de ne pas faire des appels à la haine et la violence: