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jeudi 21 juin 2012

ONU : la présidente du conseil des droits de l'homme attaque les USA et le Canada

UN WATCH du 18 JUIN 2012

La responsable des droits de l'homme à l'ONU accable les États-Unis et le Canada dans son discours d'ouverture au Conseil des droits de l'homme

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui comprend 47 nations, a ouvert hier sa session de trois semaines. Selon le calendrier officiel, la semaine prochaine, le 27 juin, le Conseil a prévu un débat de 90 minutes sur la Syrie avec l’éventuelle participation de Kofi Annan. La semaine suivante, le 2 juillet, le Conseil a programmé une journée entière consacrée aux violations présumées ayant lieu dans le « territoire palestinien occupé (OPT) », avec la participation de Richard Falk, l'expert sur la Palestine auprès du Conseil, désapprouvé l'année dernière par Ban Ki Moon, pour sa promotion de la théorie de la conspiration des attentats du 11 septembre.



UN Watch prendra la parole à plusieurs reprises au cours de la session au nom des victimes des régimes les plus iniques et pour veiller à ce que l'ONU se conforme aux principes de sa charte. 

Critiques de l'Amérique : la Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, a utilisé son discours majeur devant le conseil pour exprimer « sa grave préoccupation » au sujet des attaques de drones au Pakistan et pour demander l'ouverture d'enquêtes, reprenant ce qu'elle avait déjà dit lors de sa récente visite dans ce pays. Ces remarques ont déclenché dans la salle une agitation frénétique de la part de certains des pires régimes du monde dont Cuba, le Pakistan et l'Iran qui se sont empressés de citer ses propos dans leurs propres discours en séance plénière. Lire la suite
Plainte à l'encontre du Canada : Mme Pillay a singularisé le Canada en citant une loi québécoise sur les manifestations publiques comme l'exemple alarmant d'un processus de restrictions de la liberté de réunion qui a cours dans de nombreuses parties du monde. Ces commentaires --qui passaient sous silence la Chine, Cuba, l'Iran ou l'Arabie Saoudite-- ont provoqué une réponse cinglante du Canada.
La réponse d'UN Watch : UN Watch a été la seule ONG dans le débat à prendre la parole et à contester la critique déséquilibrée de Pillay concernant les États-Unis et le Canada, constatant comment son discours encourageait les coups de propagande des régimes répressifs du Pakistan et du Zimbabwe. Cliquez ici pour voir l'intervention de UN Watch.
Exploitation par la Syrie de la remarque de Pillay contre le Canada : la critique disproportionnée du Canada par Pillay a été immédiatement exploitée par des régimes antidémocratiques pour détourner l'attention de leurs propres crimes.
La Syrie, qui fait face à une condamnation mondiale sur ses tueries de masse, a pris la parole en jubilant sur le fait que « la Haut-Commissaire a dit dans son rapport que la répression existe au Canada ».
Puis ce fut le tour du Sri Lanka, sur la défensive pour avoir refusé d'enquêter en 2009 sur la mort de 40 000 civils, qui a déclaré « qu'il était surpris par le Canada ».
Enfin, la Corée du Nord, accusée de graves atrocités a réprouvé le « comportement hypocrite du Canada » en déclarant qu'Ottawa « serait bien avisé de s'occuper de ses propres affaires ». Faisant écho aux remarques de Pillay presque mot à mot, la Corée du Nord a appelé le Canada à régler ce problème de « suppression de la liberté d'association et de la liberté de manifestations pacifiques ».
Résolutions, bonnes et mauvaises : dans cette session du Conseil, les démocraties prévoient d'introduire une résolution sur la liberté d’Internet, une résolution sur la Syrie et une résolution visant à rétablir le poste d'observateur des violations de la Biélorussie, l'un des deux mandats sur des pays --l'autre étant sur Cuba--, mandats qui ont pris fin sur la requête de certains régimes répressifs, dans le cadre de la « réforme » de 2007. Pourtant personne n'essaye de rétablir un mandat sur Cuba. On ne sait pas encore si le Conseil obtiendra suffisamment de voix pour renouveler la résolution de l'année dernière condamnant la violence contre les homosexuels.
Parallèlement, des régimes antidémocratiques vont présenter plusieurs de leurs résolutions y compris :
  • Une nouvelle résolution sur Israël et la flottille : le Conseil prendra connaissance d'un rapport spécial de la Haut Commissaire Pillay sur l'incident de la flottille en 2010, il y aura peut-être encore une nouvelle résolution pour condamner Israël, ce qui maintiendra cette question à l'ordre du jour de l'ONU.
  • Une résolution pour légitimer le terrorisme : le gouvernement de Cuba programme d'introduire des résolutions anti-occidentales sur « les droits culturels » et « la dette étrangère ». En outre, une résolution cubaine sur « le droit à la paix » est liée à un récent rapport de l'ONU qui notifie que « tous les peuples et les individus ont le droit de résister et de s'opposer à une occupation étrangère coloniale répressive ou à une domination dictatoriale ». Des experts redoutent que cela soit interprété comme une légitimation du terrorisme contre l'Amérique et contre Israël.
Traduit par Danilette

lundi 20 février 2012

Radio Canada : "notre journaliste est anti-israélienne, de bonne foi..."

L'ONG Honest Reporting Canada s'est plaint auprès de Radio - Canada au sujet de la manière de présenter les évènements du conflit Palestino-Israélien par la journaliste Ginette Lamarche dans une série d'émissions en décembre 2010.

Le Médiateur (Ombudsman) de Radio Canada  a donné raison à Honest Reporting Canada et invite la direction de la chaîne à en discuter avec la journaliste pour aboutir à une information impartiale sur ce sujet.
La question de l’équilibre ne peut être envisagée sans considérer également celle de l’impartialité. S’il n’y a pas équilibre des points de vues, si un seul point de vue est proposé, et si ce point de vue n’est pas contesté, discuté, confronté aux faits, à des points de vue et à des arguments contraires par le reporter ou l’interviewer qui les traite, alors il n’y a pas impartialité non plus. Voici ce que disent les NPJ sur la valeur d’impartialité :
« Impartialité
Notre jugement professionnel se fonde sur des faits et sur l’expertise. Nous ne défendons pas un point de vue particulier dans les questions qui font l’objet d’un débat public. »

Les quatre reportages montés qui font l’objet de la plainte ne proposent que des points de vue palestiniens ; aucune opinion divergente pertinente, qu’elle soit israélienne ou autre, n’y a été offerte, et la journaliste n’a pas pu vérifier les données qu’on lui présentait comme des faits ; elle n’a pas contesté non plus les arguments qu’on lui soumettait. À quelques occasions, elle a repris à son compte les prétentions des personnes qu’elle interviewait. Pour ces raisons, ces reportages présentent au moins une apparence de partialité.


Conclusion

Les cinq reportages qui font l’objet de la plainte ne respectent pas l’une ou l’autre des valeurs d’exactitude, d’équilibre et d’impartialité des Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada. Compte tenu de la portée de cette révision, j’émets le vœu que la direction de l’Information et sa journaliste aient une discussion de fond sur ses arguments et constats.
J’ai déjà eu l’occasion tout au long de cette révision de démontrer qu’il aurait fallu peu de chose pour que les reportages discutés ici soient conformes aux NPJ : un texte plus précis, des commentaires plus prudents, des affirmations attribuées, quelques points de vue contraires portés par d’autres intervenants ou, à défaut, par la journaliste elle-même. Je reconnais aussi les difficultés auxquelles sont souvent confrontés les reporters sur le terrain, particulièrement en zones de conflits : déplacements difficiles et longs, porte-paroles non disponibles, faits invérifiables, barrière de la langue qui nous met à la merci des interprètes et des guides, heures de tombée réduites, etc. Aussi, je n’entretiens aucun doute sur la bonne foi de la journaliste et suis certain que les infractions aux NPJ que j’ai relevées dans cette révision sont involontaires et « accidentelles ». J’en suis d’autant plus convaincu – je tiens à le souligner ici par soucis de transparence – que je siégeais au comité de sélection de trois personnes qui a choisi en 2010 Mme Ginette Lamarche pour le poste de correspondante au Moyen-Orient. J’étais alors responsable des journalistes de nouvelles au service de l’Information à titre de premier directeur, Contenus, Nouvelles et Actualités. Sur la base de cette expérience, je suis tout aussi persuadé que la direction de l’Information fait tout en son pouvoir pour assurer une couverture impartiale et équilibrée de l’actualité en général, des relations israélo-palestiniennes en particulier.

samedi 13 novembre 2010

L’antisémitisme des institutions internationales denoncées par le Premier Ministre du Canada , Stephen Harper. Le Canada n'est pas élu au Conseil de sécurité.

Le Premier ministre canadien Stephen Harper a dénoncé lundi l’antisémitisme qui "gagne du terrain dans les universités", et a affirmé "avoir payé le prix" de son soutien à Israël, dans une allusion à l’échec de son pays à l’élection au Conseil de sécurité de l’ONU.
Intervenant à Ottawa lors d’une conférence sur la lutte contre l’antisémitisme, M. Harper a estimé que ce dernier avait évolué : "S’il est en substance aussi brutal que jamais, ses méthodes sont aujourd’hui plus sophistiquées". "En exploitant les idéologies antisémites, antiaméricaines et antioccidentales, il vise le peuple juif en désignant sa patrie, Israël, comme la source de l’injustice et des conflits mondiaux, et utilise pour ce faire et de manière perverse, le langage des droits de la personne", a dit M. Harper.
"Comme tout autre pays, Israël peut, bien sûr, faire l’objet de critiques justes. Et comme tout pays libre, Israël peut lui-même se soumettre aux critiques que suscite un débat démocratique sain et nécessaire", a poursuivi le Premier ministre conservateur. Mais, "il est de notre devoir à nous tous de nous élever contre la diabolisation, les « deux poids deux mesures » et l’atteinte à sa légitimité dont il fait l’objet".
M.Harper a dit le savoir "pour en avoir payé le prix". "Que ce soit à l’Organisation des Nations Unies, ou au sein de toute autre instance internationale, il est facile de suivre ces discours anti-israéliens, sous prétexte d’impartialité et en se targuant d’être un « courtier honnête ». Après tout, cela rapporte beaucoup plus de votes d’être anti-israélien que de prendre position", a-t-il relevé.
"Mais, tant que je serai Premier ministre, que ce soit à l’ONU ou dans la Francophonie ou n’importe où ailleurs, le Canada prendra cette position, quel qu’en soit le coût", a conclu M. Harper.
De l’avis général, le soutien inflexible du gouvernement d’Ottawa à Israël a coûté au Canada de nombreuses voix lors du vote du 12 octobre dernier, où il s’est fait battre par le Portugal dans la course à un siège de membre non-permanent du Conseil de sécurité.