Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est corruption. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est corruption. Afficher tous les articles

vendredi 28 février 2014

Des enregistrements téléphoniques impliquent le Premier Ministre turc dans la corruption massive

EXPLOSIF ! Le journal turc ZAMAN lié à l'Imam Fetullah Gulen vient de publier les transcriptions des conversations entre le premier ministre Erdogan et son fils qui l'impliquent dans la corruption:


 Alors que la Turquie est actuellement secouée par des affaires d'écoutes de conversations téléphoniques entre le Premier ministre Erdogan et son fils, Zaman présente la version française de la retranscription audio des cinq conversations enregistrées.

Les enregistrements dateraient du 17 décembre 2013, jour où une importante enquête anticorruption a été lancée. On y entend une voix, censée être celle d'Erdogan, disant à son fils sur cinq enregistrements, de se débarrasser d'importantes sommes d'argent cachées aux domiciles de plusieurs proches.
Le Premier ministre, au début de la conversation, qui aurait été enregistrée sur ligne cryptée, parle à son fils, Bilal, de l'enquête et lui demande d'«écouler» l'argent en le distribuant à plusieurs hommes d'affaires.
L'authenticité de ces enregistrements n'a pas encore été vérifiée. Vers la fin, Bilal Erdogan dit à son père que lui et les autres ont «terminé ce qu'il leur avait demandé de faire», insinuant que la somme totale a été «écoulée».
Reza Zarrab et Ali Agaoglu sont deux importants hommes d'affaires en Turquie qui ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête anticorruption du 17 décembre dernier. Agaoglu et Zarrab ont été remis en liberté. Erdogan Bayraktari, Zafer Çaglayan et Muammer Güler sont trois ministres dont les fils ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête. Ils ont tous démissionné environ une semaine après l'enquête anticorruption. Sümeyye est la fille d'Erdogan. Faruk Kalyoncu et Mehmet Gür sont aussi des hommes d'affaires connus pour avoir des liens proches avec le Premier ministre.
Première conversation, 17 décembre 2013, 08h02
Recep Tayyip Erdogan  (RTE) : Tu es chez toi ?
Bilal Erdogan (fils) : Oui, papa.
RTE : Ce matin, [ils ont] lancé une enquête. Ali Agaoglu, Reza Zerrab, le fils d'Erdogan [Bayraktar, ancien ministre], le fils de Zafer [Çaglayan, ancien ministre], le fils de Muammer [Güler, ancien ministre], etc – leurs maisons sont en train d'être fouillées.
BE : Que dites-vous, papa ?
RTE : Je te dis que le fils de Muammer, le fils de Zafer, le fils d'Erdogan, Ali Agaoglu, Reza Zerrab, etc – ils sont en train de fouiller les maisons de 18 personnes pour une grosse histoire de corruption.
BE : D'accord.
RTE : OK ? Alors écoute-moi bien, tu dois te débarrasser de tout ce que tu as chez toi. OK ?
BE : De quoi dois-je me débarrasser papa ? [Je n'ai pas d'argent à moi.] C'est votre argent qu'il y a dans le coffre-fort.
RTE : C'est ce que je te dis. Je vais t'envoyer ta sœur (Sümeyye Erdogan). OK ?
BE : Vous allez envoyer qui ?
RTE : Ta sœur, je te dis.
BE : Ah ? OK.
RTE : Ensuite... Elle sait, OK. Parles-en à ton grand frère.
BE : Oui.
RTE : Fais ça… Parles-en avec ton oncle aussi. Il doit aussi s'en débarrasser... Parles-en avec ton oncle [maternel], il doit aussi...
BE : Qu'est-ce qu'on fait avec cet [argent], papa ? On le met où ?
RTE : Dans certains endroits spécifiques... Fais-le.
(On entend une voix de femme derrière lui qui dit «Berat»).
BE : Berat aussi en a -
RTE : C'est ce que je te dis. Maintenant, rassemblez-vous, va chercher ton oncle. Je ne sais pas si oncle Ziya en a également ? Parles-en aussi immédiatement à ton frère Burak.
BE : OK, papa. Vous voulez dire, Sümeyye, je parle de l'argent. Sümeyye me dira où mettre l'[argent] ?
RTE : Oui, c'est ça. Allez, fais-le, réfléchissez à ce que vous pouvez faire avec ton oncle.
BE : Sur ce qu'il faut faire ?
RTE : Oui, oui, on se rappelle bientôt, avant 10 heures. Parce que la question est...
BE : OK, papa.
RTE : OK ? Tiens-moi au courant.
BE : OK, papa.

Deuxième conversation, 11h17
BE : Papa, on s'est vus avec Hasan [frère], etc. Berat [frère], mon oncle, on est ensemble et on réfléchit à ce qu'on va faire. Berat a une autre idée. Il propose d'en donner une partie à Faruk [Kalyoncu] pour le faire fructifier comme vous en aviez discuté. On devrait faire ça ? C'est le seul moyen qu'on a pour régler ce problème.
RTE : C'est possible.
BE : OK. Pour l'autre partie, on a pensé qu'avec notre partenariat avec Mehmet Gür, on pourrait lui donner en lui disant «Garde-le, quand les projets se présenteront, tu peux utiliser cet [argent]». Comme ça, on pourra faire diminuer la somme pour la garder à un autre endroit.
RTE : OK, très bien, tant que c'est fait...
BE : OK.
RTE : Est-ce que Sümeyye est arrivée ?
BE : Elle est arrivée chez elle, elle va venir. OK, papa, on va régler ça aujourd'hui, si Dieu le veut. Vous avez autre chose à me dire ?
RTE : Ce serait bien si tu... si tu pouvais tout écouler.
BE : Oui, on va écouler [tout l'argent], si Dieu le veut.

Troisième conversation, 15h39
RTE : Tu as fait tout ce que je t'avais dit de faire ?
BE : On va finir ça dans la soirée. On a presque tout réglé. On a réglé la partie avec Berat, maintenant on va régler la partie avec Mehmet Gür et on fera le reste quand il fera nuit.
RTE :….
BE : Si Dieu le veut.
RTE : Qu'est-ce qu'a fait Sümeyye ?
BE : Elle a pris l'argent avec elle, on a parlé etc.
RTE : Est-ce qu'elle a réglé les deux affaires ?
BE : Je pense que oui, papa. Elle a dit qu'elle avait vidé les deux.
RTE : Les deux, tu dis ?
BE : Oui, elle a dit les deux, mais tu veux dire les deux choses, pas vrai ?
RTE : Peu importe. Ok, très bien.
BE : A quelle heure arrivez-vous ?
RTE : Vers minuit.
BE : Bon voyage.
RTE : Ne parlez pas par téléphone.

Quatrième conversation, 23h15
BE : Bonjour papa, je vous appelle pour... On a fait une grande partie du travail. Hmm, vous m'avez appelé, papa ?
RTE : Non. C'est toi qui m'as appelé.
BE : Il y a un numéro masqué qui m'a appelé.
RTE : Quand tu dis une 'grande partie du travail', ça veut dire que tu as tout réglé ?
BE : On ne s'est pas débarrassé de tout, papa. Je vais vous expliquer. On a encore 30 millions d'euros dont on n'a pas réussi à se débarrasser. Berat a pensé à quelque chose. Il y a encore 25 millions de dollars qu'Ahmet Çalik devrait recevoir. Ils disent de lui donner ça maintenant. Quand l'argent arrivera, on fera quelque chose, ils disent. Et avec le reste, on peut acheter un appartement à Sehrizar, il dit. Qu'en dis-tu, papa ?
RTE : ….
(Bruit de fond : Aïïïe.)
BE : Papa ?
RTE : Sümeyye est avec toi ?
BE : Oui. Vous voulez que je l'appelle ?
RTE : Non, j'ai entendu un bruit, c'est pour ça que je te demande.
BE : Hum, ce je veux dire, c'est qu'on peut transférer 25 millions de dollars à Çalik et acheter un appartement à Sehrizar avec l'argent qui reste.
RTE : Peu importe. Mais réglez ça.
BE : Est-ce qu'on devrait faire ça comme ça ?
RTE : OK, faites-le.
BE : Est-ce que vous voulez que tout l'argent disparaisse ou vous voulez en garder un peu pour vous ?
RTE : Non, ça ne peut pas rester là. Tu pourrais transférer le reste à l'autre endroit, avec Mehmet, tu pourrais le transférer là-bas..
BE : Oui, on leur a donné. On leur en a donné 20.
RTE : Pour l'amour de Dieu. D'abord, tu aurais dû le transférer. Ensuite tu aurais pu...
BE : On a pu leur donner ce montant pour l'instant, c'est déjà difficile, ça prend trop de place. On est en train d'en mettre une partie ailleurs. On en a donné une partie à Tunç, puis…
RTE : Est-ce que tu as tout transféré à Tunç ?
BE : (Sümeyye, tu peux venir ?) Où ça, papa ?
RTE : A Tunç, j'ai dit, est-ce que tu as tout transféré à Tunç ?
BE : Ils ont demandé, j'imagine, ils ont dit qu'ils pouvaient prendre 10 millions d'euros.
RTE : Peu importe. N'en parle pas comme ça.
BE : OK, on va régler ça comme ça.
RTE : OK, fais ça. Je ne pourrai pas venir ce soir, on va rester à Ankara.
BE : OK, on est en train de tout régler. Ne vous inquiétez pas.

Cinquième conversation, 18 décembre, 10h58
RTE : Je me demandais si tout allais bien, donc je t'ai appelé.
BE : Non, il n'y a aucun problème. On a fini ce que vous nous aviez dit de faire.
RTE : Tu t'es débarrassé de tout ?
BE : Complètement, je veux dire, comment dire ? J'avais l'argent de Samandira et de Maltepe [l'argent dans ses villas de Samandira et Maltepe], 730.000 dollars et 300.000 livres turques. Je vais m'occuper de ça aussi. On doit 1 million de livres turques à Faruk Isik [député AKP] ; Je vais lui donner ça et lui dire de transférer le reste à l'académie [peu clair.]
RTE : Ne parle pas ouvertement.
BE : Je ne devrais pas parler ?
RTE : Ne parle pas, OK ?
BE : OK, papa.
RTE : Je veux dire, ne garde rien sur toi, quoi que ce soit, Samandira ou autre... Envoie-le là où il doit être. Où est-ce que tu le gardes ?
BE : OK, papa, mais je pense qu'on est en train d'être surveillés.
RTE : Qu'est-ce que je te dis depuis le début !
BE : Mais est-ce que c'est l'équipe des gardes du corps ? Qui nous surveille, papa ?
RTE : Mon fils, tu es en train d'être enregistré.
BE : Mais il semblerait qu'ils surveillent aussi par vidéo.
RTE : C'est vrai. On a fait des choses au sein des services de sécurité d'Istanbul.


mardi 7 mai 2013

Fraude massive au conseil des droits de l'Homme, l'exemple de Cuba


UN Watch en français  7 MAI 2013

Cuba falsifie son rapport sur la situation des droits de l'homme dans le cadre du rapport périodique de l'ONU en utilisant 454 ONG ''de façade''

La Syrie, l'Iran et la Corée du Nord chantent les louanges de La Havane

Pour accéder à l'article paru dans le Miami Herald (en anglais) sur le rapport d'UN Watch, cliquez ici.

Le rapport de l'ONU sur la situation des droits de l'homme à Cuba qui a abouti le 3 mai est entaché d'une "fraude massive" : le régime cubain a utilisé un nombre record de 454 "groupes de façade" afin d'enregistrer officiellement 93 déclarations vantant la politique et les pratiques de La Havane, comme le révèle exclusivement UN Watch dans un nouveau rapport intitulé "Comment Cuba a détourné son Examen Périodique Universel".


Les derniers Examens Périodiques Universels (EPU) des pays ont révélé 23 rapports d'ONG sur l'Allemagne, 32 sur la Russie et 48 sur le Canada, soit le nombre le plus élevé. Pour Cuba cependant, ils s'élèvent au nombre incroyable de 454. Il s'agit d'une fraude commise à une échelle massive : Cuba a truqué le système des droits de l'homme de l'ONU, l'avalanche de déclarations d'organisations contrôlées par l'Etat altère le résumé officiel de l'ONU servant de base pour procéder à l'examen de Cuba. 
En outre, le rapport de UN Watch a sérieusement remis en doute la crédibilité des conclusions élogieuses par l'équipe des Nations unies pour Cuba ainsi que celles de l'UNESCO : seuls trois paragraphes de ces deux observations ont critiqué la situation des droits de l'homme du régime cubain.
UN Watch a enfin condamné le recours de Cuba à des pays ouverts à la tyrannie et à des régimes non-démocratiques qui ont pris la parole cette semaine pour chanter de fausses louanges concernant le bilan déplorable de La Havane. L'ONU ne devrait pas être une institution qui accueille les louanges mutuels des pires régimes mondiaux.
Quelques déclarations provenant de la session du Conseil des droits de l'homme de cette semaine: 


Slovénie : "Nous restons préoccupés du fait que les libertés d'expression, de réunion et d'association à Cuba continuent d'être sévèrement limitées et nous recommandons à Cuba de [...] libérer tous les prisonniers politiques."

Suède : "La Suède est préoccupée par les restrictions à la liberté d'expression en raison d'un contrôle gouvernemental des médias [...], par les rapports relatant l'augmentation des détentions arbitraires à Cuba, ainsi que par les intimidations d'opposants par des actes de répudiation".
Pays-Bas : "Les Pays-Bas sont préoccupés par le nombre croissant de détentions arbitraires, l'intimidation, la violence, les mauvais traitements, le harcèlement et recommande de mettre un terme à ces pratiques ainsi que de protéger toutes les personnes qui sont victimes d'intimidation et de violence".


-   -   -   -   -   -   -   -   -   -   

Syrie : "Nous tenons à saluer les importantes réalisations que Cuba a fait dans le domaine des droits de l'homme en dépit des sanctions illégales, injustes et inhumaines imposées par les Etats-Unis. Nous recommandons à Cuba de promouvoir les efforts pour assurer la meilleure administration possible de la justice et de continuer à promouvoir et à protéger les les droits de l'homme, ainsi que la sûreté et la sécurité des citoyens".


Corée du Nord : "Encourage Cuba à poursuivre ses efforts positifs".


Iran : "Nous félicitons Cuba pour son engagement dans la promotion et la protection des droits de l'homme".

Cliquez ici pour accéder au rapport complet en anglais d'UN Watch.

samedi 14 juillet 2012

Hamas : un régime corrompu ?

Ouest-France

Le nombre de passages autorisés entre Gaza et l'Égypte a presque doublé depuis l'arrivée des islamistes égyptiens au pouvoir atteignant le chiffre de 800 par jour.

Malgré cela, les Gazouis se heurtent à de nombreuses difficultés pour quitter le territoire, difficultés liées principalement aux autorités. En effet, pour quitter Gaza en juillet, il faut effectuer la demande au mois de mars auprès du Hamas, sans pour autant avoir la certitude de pouvoir sortir à la date indiquée.


Les voyageurs sont convoqués le jour de leur départ à 5 h du matin, dans un stade de Khan Younès, et convoyés en bus jusqu'à Rafah. « Taxes et bus coûtent 22 € au total dont 18 € vont au Hamas. Là, les proches du Hamas ont la priorité. Les autres attendent leur tour, sans savoir s'ils passeront ».

Les plus riches n'hésitent pas à payer 500 € pour être inscrits sur une prétendue liste prioritaire mise en place par les Égyptiens. « Du racket, en réalité. Une partie va aux Égyptiens, une autre aux officiels du Hamas », assure un habitant de Khan Younès.

dimanche 10 juin 2012

L'argent destiné à la Palestine profite à Abbas et sa clique

Sur son site Aish,  le Rabbin Shraga Simmons a publié un billet sur le détournement des aides internationales (venant majoritairement du monde libre) par l'Autorité Palestinienne. Tout contribuable devrait se révolter contre un tel gaspillage criminel de son argent. Voici la version française :


Le trou sans fin des finances palestiniennes

Cette semaine à Ramallah, un tribunal palestinien a condamné Mohammed Rashid, l'argentier occulte de Yasser Arafat, à 15 ans de prison après l'avoir reconnu coupable d'avoir detourné 33,5 millions de dollars de dons de l'étranger.

Ces dernières années, les Palestiniens ont reçu des milliards de dollars d'aide - en provenance des États-Unis, de l'Union européenne, des Nations Unies (et parfois un cadeau occasionnel d'un pays arabe). Pourtant, où est parti tout cet argent ? Où sont les hôpitaux palestiniens, les écoles, les routes et les ponts ?

La réponse est que l'Autorité palestinienne a pris des milliards de dollars d'aide internationale et les a gaspillé sur des canons, bombes et missiles, tout en garnissant les poches d'un réseau de fonctionnaires corrompus. En effet, Yasser Arafat atteint l'ignoble distinction en figurant sur la liste Forbes des "rois, reines et despotes" les plus riches au monde (sixième, juste derrière la reine Elisabeth II)  - en détournant des finances palestiniennes des centaines de millions de dollars d'aide internationale. (La veuve d'Arafat, Suha, reçoit toujours et à vie, une indemnité annuelle de 22 millions de dollars de l'Autorité palestinienne.)

Ce n'est même pas un problème spécifique à Arafat. Le président Mahmoud Abbas de l'Autorité palestinienne a détourné environ 100 millions. Yasser, le fils d'Abbas - surprise ! - Jouit d'un monopole (via sa societé Falcon Tobacco) sur la vente de cigarettes fabriquées aux États-Unis dans les zones palestiniennes, et possède une société d'ingénierie qui a été payée 1,89 million de dollars par des fonds des contribuables américains pour construire un système d'égouts dans la ville d'Hébron en Cisjordanie.

Mais d'autres fonds américains sont encore consacrés au financement des activités terroristes. Selon Abu Yousuf, un haut responsable palestinien de la sécurité, le programme American de la formation des forces de sécurité palestiniennes ont joué un rôle déterminant dans la "réussite" des attaques terroristes : "Je ne pense pas que les opérations de la résistance palestinienne auraient eu tel succès : tué plus d'un millier d'Israéliens depuis 2000, et défait les Israéliens dans la bande de Gaza, sans ces formations [américaines]", a-t-il dit.

Ileana Ros-Lehtinen - Présidente de la Commission de la Chambre des Affaires étrangères - a essayé de bloquer 150 millions de dollars d'aide américaine aux Palestiniens jusqu'à ce qu'un minimum d'information comptable soit fourni quant à l'utilisation de l'argent : "Au cours des cinq dernières années seulement, les États-Unis ont donné 3 milliards de dollars d'aide aux Palestiniens, qu'en ont-ils fait ? " dit-elle. "Maintenant, l'administration en envoie encore d'avantage. Où est la responsabilité pour cette dépense de l'argent du contribuable américain ?"

vendredi 2 mars 2012

Eric Laurent : le Roi du Maroc accapare le pays

Une interview intéressante sur un livre dénonçant l'affairisme et le népotisme du  Roi

L'Express : Écrivain et grand reporter, auteur il y a quelques années d'un livre-interview avec Hassan II, Eric Laurent vient de publier aux éditions du Seuil, avec la journaliste Catherine Graciet, "Le roi prédateur". L'ouvrage dénonce l'affairisme de l'entourage du roi du Maroc et du souverain lui-même. 


L'Express : S'il est vrai que le roi Mohammed VI est aujourd'hui le premier investisseur de son pays et qu'il contrôle à travers ses sociétés holding plusieurs secteurs clé de l'économie marocaine, peut-on pour autant, comme vous le faites, parler de "hold up" ?

Eric Laurent : Avant de vous répondre, je voudrais préciser qu'à l'origine notre propos n'était pas du tout d'écrire un livre sur la fortune du roi. Nous voulions faire une sorte d'état des lieux de la monarchie marocaine à l'heure des printemps arabes, essayer de comprendre comment elle s'adaptait, quelle était sa marge de manœuvre et dans quelle mesure elle parvenait à conserver sa légitimité. C'est au fil de notre enquête, à travers les témoignages recueillis, que nous nous sommes rendus compte que le roi était à la tête d'une énorme fortune et surtout que celle-ci avait considérablement augmenté en l'espace de quelques années, alors même que les ressources et les revenus du pays sont assez faibles. Cela nous a surpris.

dimanche 1 janvier 2012

L'Égypte est une cleptocratie militaire

Voici de larges extraits d'un article paru dans Egypte Solidarité que je vous invite à lire in extenso :



Les produits alimentaires et " militaires " Safi

Jusqu’à aujourd’hui, le rôle de l’armée dans l’économie égyptienne reste un des tabous majeurs dans le pays. Durant les trente dernières années, l’armée s’est appliquée à dissimuler toutes informations concernant ses énormes intérêts dans l’économie nationale. Les Forces armées égyptiennes possèdent un pan entier de l’économie. De 25 à 45 %, selon certaines estimations. Des généraux de l’armée et des colonels gèrent des compagnies, malgré leur manque d’expérience, de formation et de qualifications nécessaires.

Les intérêts économiques de l’armée englobent une panoplie d’activités diversifiées et rentables, allant de la vente et l’achat dans l’immobilier pour le compte du gouvernement, aux services de nettoyage, des cafétérias à la gestion de stations-service, de l’élevage de bétail aux produits alimentaires, en passant par la fabrication de sets de table en plastique… Toute information concernant ces activités est déjà disponible sur les sites Web de ces sociétés et de ces usines, qui, publiquement, divulguent fièrement qu’elles appartiennent à l’armée. Pourtant, l’institution militaire insiste pour déclarer illégale toute mention publique de ces activités.

Toute tentative d’énoncer ce type d’activités en public aboutirait à des poursuites militaires et à des procès. Car cela est considéré comme des informations "secrets sécurité nationale" que tout rival ou ennemi de l’Égypte, comme Israël [je croyais qu'un traité de paix avait été conclu entre l’Égypte et Israël il y a quelques décennies....], ne doit pas connaitre !

Quand les programmes de privatisation entre 2004 et 2011 se sont accélérés sous la férule de Gamal Moubarak et son cabinet d’hommes d’affaires, les sociétés relevant des militaires n’ont pas été touchées. En fait, les officiers de haut rang de l’armée ont reçu leur part des bénéfices d’une privatisation marquée par la corruption, notamment sous la forme de nominations à des postes prestigieux dans les entreprises du secteur public récemment privatisées.

En réalité, l’armée réussit à vendre ses produits, non en raison de leur qualité supérieure, mais plutôt par des pratiques draconiennes. Par exemple, l’armée force des soldats listés à dépenser leurs maigres salaires pour des produits alimentaires de l’armée, dans les cantines militaires de régions éloignées où les autres produits ne sont pas disponibles. Dans d’autres cas, l’armée fait distribuer ses produits par des revendeurs civils en échange de "faveurs" et de dessous de table.

De plus, l’armée est lourdement impliquée dans des expropriations de terrains suite à une loi qui permet de saisir n’importe quelle parcelle de terre publique sous le prétexte de "défense de la nation". En pratique, les militaires utilisent cette loi pour s’approprier des parcelles publiques pour des investissements commerciaux. Une agence connue comme "les Projets immobiliers des Forces armées" s’est spécialisée, comme son nom le suggère, dans le lancement de projets sur des terrains contrôlés par les Forces armées. Les propriétés appartenant à cette agence incluent des terrains situés dans la Cité Nasr dans laquelle des complexes résidentiels sont actuellement en construction. Sur la côte nord, l’armée utilise ces terrains saisis pour construire des stations de vacances touristiques et des hôtels, comme à Sidi Krir...

L’"Usine Militaire 99" est devenue célèbre pour la répression de ses ouvriers, les employés n’ont pas de syndicat et ne sont pas soumis aux lois gouvernementales régissant le code du travail. En août 2010, les ouvriers ont lancé un mouvement de protestation après la mort d’un de leurs collègues suite à une explosion. Le directeur de l’usine, lui aussi un général, avait introduit un certain nombre de bouteilles de gaz de butane pour les tester, bien que les ouvriers n’aient pas été formés à cela. Quand plusieurs bouteilles ont éclaté, il a déclaré aux ouvriers qu’il importait peu si un ou deux d’entre eux mourraient. Pour avoir ensuite envahi son bureau, l’avoir battu et organisé un sit-in, les leaders ouvriers ont été jugés par des cours militaires, accusés de trahison pour avoir révélé "des secrets militaires", en l’occurrence pour avoir parlé publiquement de ces bouteilles de gaz !

Ceci nous amène à la question du traitement répressif des ouvriers dans les exploitations agricoles gérant le bétail appartenant aux militaires. Ces ouvriers sont d’habitude de pauvres conscrits qui travaillent sans être payés. L’histoire typique se déroule comme suit. Les soldats issus de zones rurales ou de villes pauvres sont enrôlés en principe pour répondre à leur devoir de citoyen mais finissent très vite par se retrouver à travailler de force dans une de ces fermes à bétail de l’armée, qui s’étendent généralement sur des centaines de milliers d’acres. Ce sont des situations très humiliantes pour ces enrôlés à qui l’on demande de garder des bovins, ramasser des œufs ou gérer des batteries de poulets. Là, ils perdent tout sentiment de dignité nationale, que l’armée devrait normalement leur inculquer. En cas de conflit armé, il ne faudra rien espérer de ces militaires exploités, humiliés et peu formés au combat.

Magasin militaire égyptien
Égypte solidarité a repris et adapté un article
par Mohamed Al-Khalsan, Article original en arabe et en anglais Source : http://www.jadaliyya.com

Pour améliorer la situation économique , le Hamas licencie des militants, braque des banques et augmente les impôts

Haaretz Avi Issacharoff

En effet, la situation financière du Hamas ces derniers mois est devenue de plus en plus désastreuse : Téhéran a réduit les paiements en espèces à Gaza et les revenus des activités de contrebande par les tunnels de la bande ont chuté, en raison de la levée du siège israélien de Gaza. Le changement de situation économique a contraint le Hamas à prendre un certain nombre de mesures drastiques, telles que la mise au chômage de plusieurs centaines de membres de l'appareil de sécurité de l'organisation dans la bande de Gaza. (Les responsables du Hamas ont déclaré que 150 membres des forces de sécurité ont été licenciés en raison de "problèmes moraux.") En outre, les forces du Hamas ont pris le contrôle d'agences bancaires de plusieurs banques (allant de la Banque de Palestine à la Banque islamique palestinienne) à Gaza et procédé à "des retraits de liquide par la force" [des braquages, non ?]. La troisième mesure prise pour garder les coffres du Hamas remplis est l'augmentation des impôts.

L'image d'un Hamas ostensiblement  "propre" n'est plus non plus ce qu'elle était autrefois : de plus en plus  de hauts responsables du mouvement sont mêlés dans des scandales de corruption, mais cela est rarement rapporté dans les médias. La personne la plus importante mise en cause est Ayman Taha, un des leaders du Hamas dans la bande, exilé au Caire en raison de son implication dans un scandale et qui continue de fonctionner à partir de là.

Dernièrement, des personnalités moins importantes du Hamas - dont certains étaient soupçonnés de corruption et d'autres qui avaient tenté de dénoncer ces affaires - ont subi des accidents particuliers. Par exemple, Ahmed al-Mamelouks a été tué il y a deux semaines, selon le Hamas, "en effectuant une mission de djihad". Sa famille affirme qu'il était censé rencontrer un haut fonctionnaire du Hamas pour discuter d'un certain nombre de cas de corruption. De semblables "accidents" se sont abattus sur Ali Nayef al-Haj, tué dans une "explosion interne" en Novembre, sur Mohammed Zaki al-Hams, décédé dans un accident de la route au début de Novembre, sur Mohammed al-Mahamoum décédé fin Juin par électrocution dans un avant-poste du Hamas et sur Ashraf Abou Faraj Hana noyé dans une piscine fin  Mars. Le Hamas affirme que ce n'est qu'une série d'accidents, mais les familles ont des versions radicalement différentes.

samedi 27 août 2011

Diego Maradona , riche entraîneur à Dubaï, dit poliment "vive la palestine"

Diego Maradona vient de signer dans le club Al-Wasl de Dubaï. El Pibe de Oro aurait reçu un virement d’un millions d’euros pour entrainer le club. Ce salaire serait mensuel pour une durée de 2 ans.
Ami de Chavez et de Castro il a exprimé son admiration pour l'Iran et Ahmadinejab.




L'attirance pour les dictateurs et la vénalité  donnent-ils des convictions fortes? Je n'ai pas trop l'impression. On lui aurait demandé de dire "viva adidas" qu'il en aurait d'avantage.


mercredi 24 août 2011

Corruption et football en Turquie : Fenerbahçe exclu de la Ligue des Champions!

Football Turc infos

L'UEFA menaçait d'exclure l'équipe nationale turque de l'Euro 2012 si la Fédération Turque de Football ne prenait pas les sanctions nécessaires.
Craignant que l'UEFA ne mette ses menaces à exécution, prise de panique, la Fédération Turque a préféré prendre les devants en excluant d'elle-même Fenerbahçe, au dernier moment.
Comment justifier une telle décision, alors qu'une semaine la même Fédération prétendait ne pas disposer des preuves nécessaires ?
On ne pourra qu'être choqué par le décalage entre le discours rassurant du Président Aydınlar la semaine derniere et la décision d'exclure Fenerbahçe de la Ligue des Champions ce soir.

mercredi 8 septembre 2010

Liban: les coupures du courant sont endemiques, les vols d'electricité et les impayés par des fonctionnaires et politiciens se montent à 6.5 millions

Naharnet

Comme la majorité des Libanais qui ne peuvent se permettre un générateur de garder les choses comme les réfrigérateurs en marche pendant les coupures de courant quotidiennes, qui, dans certains quartiers peut durer presque toute la journée, le rythme de vie de Zeinab est fixé par le nombre d'heures qu'elle a de l'électricité.

«La nuit, pendant l'été je ne parviens pas à dormir beaucoup, parce que je n'ai pas de climatisation et je suffoque de la chaleur, dit-elle.

Même si elle avait l'air conditionné ne serait pas faire beaucoup de bien à son domicile dans la banlieue sud de Beyrouth, où les coupures de courant durent parfois 14 heures par jour.

Enceinte, elle attend parfois des heures pour pouvoir prendre l'ascenseur à son sixième etage

«Je ne comprends pas pourquoi, après 20 ans depuis la guerre (1975-1990) civile, nous n'avons toujours pas d'électricité 24 heures par jour», a déclaré le designer d'intérieur Liliane Khalifa 46 ans .

"C'est au-delà de ma compréhension,.

"Quand j'étais petit, j'ai fait mes tâches à la chandelle. Aujourd'hui, je suis marié, j'ai des enfants, et nous avons encore besoin d'un générateur pour survivre à des coupures d'électricité de 10 heures», déplore le résident de Jounieh, au nord d'une ville chrétienne de la capital.

Mais contrairement à Zeinab, qui ne peut pas payer les 50 - à 100 dollars des frais mensuels pour le raccorder à un générateur, Khalifa a de la chance.

Au Liban, les nantis et les démunis sont définis selon qu'ils ont les moyens financiers de le raccorder à un générateur - une pratique courante dans tout le pays.

La nation tout entière fonctionne apparemment sur des générateurs qui, pour une certaine somme alimentent les bâtiments voire des quartiers.

Joseph Akiki, propriétaire du salon de coiffure pour dames, dépense plus de 600 dollars par mois sur les quatre projets de loi séparée d'électricité: deux pour l'Etat prestataire Electricité Du Liban, l'une pour un abonnement à un générateur de son salon, et une autre pour son domicile .

«C'est ma plus grosse dépense, dit-il.

Les démunis vivent chaque soir à la chandelle.

Les frustrations sur les coupures d'électricité ont explosé le mois dernier lors de manifestations, principalement dans le nord du pays pauvres et les banlieues sud de la capitale.

L'électricité est une préoccupation constante pour le gouvernement de Beyrouth, qui attribue la tranche troisième de son budget, après service de la dette et les salaires, à l'alimentation.

Cet été, a déclaré le ministre de l'énergie et de l'eau Gibran Bassil, le gouvernement a été en mesure de fournir 1700 mégawatts d'électricité, tandis que la demande était plus proche de 2.500 mégawatts.

"C'est un miracle que nous sommes encore en mesure de continuer à produire de l'électricité", a déclaré Bassil, dont l'infrastructure du pays a également été durement touchées par la guerre de 2006 entre Israël et les Libanais chiites groupe militant Hezbollah.

"Les gouvernements successifs n'ont pas investi en construisant, par exemple, de nouvelles centrales pour répondre à la demande», qui n'a cessé d'augmenter, dit Violette Balaa, chef de la section économie au journal An-Nahar.

Elle a dit qu'en grande partie responsable des malheurs de l'électricité était la mafia dans tous les domaines qui refusent toute réforme de ce secteur."

La plupart des propriétaires de grands générateurs travailler main dans la main avec des politiciens, pour qui la situation actuelle est lucrative et qui préfèrent ne pas trouver des solutions, dit-elle.

En outre, dans de nombreuses régions pauvres, où le gouvernement n'a pas les pleins pouvoirs, l'électricité est souvent volés par des résidents qui se connectent illégalement à un poteau électrique, sans un compteur.

Mais quand il s'agit de ne pas payer les factures, les politiciens semblent figurer parmi les principaux coupables.

Dernière Juin, Bassil a annoncé que le total de l'eau et les factures d'électricité impayées par les fonctionnaires et les politiciens au fil des ans s'élève à huit millions de dollars (6,5 millions d'euros).

Il a averti qu'il serait désormais l'extinction des feux pour quiconque fait plus de 3.300 dollars. "Oui, nous avons coupé l'alimentation électrique des ménages certains personnages influents", a dit le ministre.

Après l'Électricité du Liban a envoyé son avertissement glisse, seulement un sur quatre politiciens, fonctionnaires et hommes d'affaires haut intensifié à la plaque et payé leur cotisation.

"Certains continuent à prétendre qu'ils ne dois pas tant que ça, et puis il ya ceux qui pour une raison quelconque, ne se sentent tout simplement pas capables de payer", a ajouté Bassil.

"Non seulement ils paient pas leurs factures domestiques, mais aussi ceux des entreprises ou des usines qu'ils possèdent», selon Balaa, le journaliste.

Le gouvernement a finalement approuvé un programme de réformes pour garantir l'électricité 24 heures d'ici à 2015, la fin des pertes économiques dues à des coupures d'électricité, estimée à 4,5 milliards de dollars par an.

«C'est une chimère», s'est moqué Balaa. (AFP)