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vendredi 28 février 2014

Esclaves enterrés vivants en Arabie Saoudite


Arab News

adapté par observatoire du moyen orient





Ce mercredi, d'après les médias locaux., trois hommes ont avoué à la Cour générale de Qatif  des actes de barbarie sur cinq travailleurs asiatiques. Les tortures ont duré pendant des heures. Pour finir ils les ont enterrés vivants.

Les corps en décomposition de cinq travailleurs asiatiques, qu'on pense être des ressortissants indiens, ont été trouvés dans une ferme à Safwa , canton de Qatif, début février. Ils ont été tués en 2010.
La police de la Province de l'Est a arrêté 25 personnes dans le cadre du meurtre des cinq travailleurs asiatiques.

Les suspects sont des expatriés et des citoyens saoudiens. Ils sont détenus au poste de police de Safwa.
Un homme, décrivant les événements d'il y a quatre ans, a dit qu'il était au volant avec un ami sous l'emprise de drogues et d'alcool quand il a reçu un appel d'un autre ami vers 22 heures qui a demandé à le voir tout de suite dans une ferme.

«Nous avons emmené de l'alcool avec nous en arrivant à la ferme», dit-il.
«Nous avons vu cinq travailleurs, les mains attachées dans le coin du salon. Lorsque mon ami moi a demandé pourquoi ils étaient attachés, notre hôte a dit que l'un d'eux avait harcelé sexuellement la fille de son commanditaire et d'autres femmes, «déclara l'homme à la cour.
«J'ai vu que les cinq travailleurs indiens ont été attachés et qu'ils étaient inconscients et nous sommes allés dans une autre pièce pour boire de l'alcool et fumer du haschich. Alors que nous buvions, j'ai entendu l'un d'eux criert alors je suis sorti et l'ai giflé au visage, ".
"Plus tard, l'ami qui est venu avec moi a quitté la salle avec un bâton et a frappé le travailleur jusqu'à ce qu'il saigne. Nous les avons ensuite tous mis dans une autre pièce, ".
"Les trois d'entre nous avons continué à frapper les travailleurs sur les différentes parties de leur corps tout en continuant à boire et à fumer," .
"Nous avons continué à boire, fumer et les battre, »dit-il.

«Notre hôte nous a suggéré de les enterrer vivant dans un trou derrière la porte d'entrée de la ferme," at-il dit.

"Nous les avons renoué avec des cordes et du ruban adhésif afin qu'ils ne puissent pas se déplacer», dit-il.
L'homme a dit que leur hôte a rapproché sa camionnette et que les trois ont chargé les travailleurs. Ils les ont ensuite jetés dans un trou de 2,5 mètres de profondeur, at-il dit.
"Nous les avons enterrés vivants avec toutes leurs cartes d'identité. À l'heure de la prière de l'aube, mon ami et moi avons quitté la ferme, tandis que notre hôte est resté seul. "

La police a conclu que les cinq personnes ont été tuées en 2010, selon la même source.
La découverte des restes humains est arrivé par hasard. Un homme, Ali Habib, qui avait loué la terre à son propriétaire, une dame agée, creusait pour commencer l'agriculture quand il a fait la macabre découverte. La femme avait loué la terre à une autre personne avant Habib.
enquêteurs alors trouvé une bague en or gravée et cartes de séjour qui leur ont permis d'identifier certaines des victimes et plusieurs suspects.
Les corps décomposés ont été trouvés avec des cordes autour de leurs bras et les jambes, la bouche remplie avec du coton et couverte avec du ruban adhésif.

dimanche 29 septembre 2013

L'Occident découvre l'esclavage de fait pratiqué dans la penisule arabe à l'occasion du futur championnat de foot ball

Le Monde
D'après des documents confiés par l'ambassade du Népal à Doha au journal britannique The Guardian, au moins 44 ouvriers népalais employés sur des chantiers de construction des sites de la Coupe du monde 2022 au Qatar sont morts entre le 4 juin et le 8 août. Jeunes pour la plupart, ils ont été victimes d'attaques et insuffisances cardiaques ainsi que d'accidents sur leur lieu de travail. Tous exerçaient dans des conditions d'exploitation qui s'apparentent à de l'esclavage moderne.

...



L'enquête du Guardian évoque des éléments qui démontrent une vaste exploitation des ouvriers étrangers, du travail forcé – parfois par 50 °C –, un refus d'accès à l'eau potable – pourtant gratuite – et des violations multiples des normes internationales en matière de droit des travailleurs. Dans des conditions sanitaires alarmantes, certains de ces ouvriers étrangers dorment à douze dans une chambre d'hôtel insalubre, en proie aux maladies.

Le voyage depuis le plateau himalayen jusqu'aux déserts de la péninsule arabique coûte une fortune aux migrants, obligés de s'endetter pour payer les agences qui prennent en charge leur transfert. Les taux d'intérêt de leurs emprunts sont exorbitants – le journal parle de 36 %. Sur place, ils sont souvent payés avec plusieurs mois de retard, et leurs salaires retenus pour les empêcher de fuir. Certains ont vu leurs passeport ou pièces d'identité confisqués

mardi 16 avril 2013

Liban: une esclave de plus meurt suite à une "chute"





C'est le journal Libanais L'Orient le Jour qui l'annonce :

« Les larmes de Maria » : la jeune Philippine est décédée après 5 mois de calvaire



Une Philippine de 25 ans, qui travaillait comme employée de maison au Liban, est décédée lundi soir, cinq mois après son admission à l’hôpital gouvernemental Rafic Hariri, à Beyrouth. Alexandra Prangala, alias « Maria » comme elle avait été nommée dans un article paru le mois dernier dans L’Orient-Le Jour pour préserver son anonymat, avait été hospitalisée après une « chute » du 7e étage du domicile de son employeur, un officier influent. Elle est décédée des suites d’une insuffisance respiratoire et de problèmes cardiaques dus à deux bactéries qu’elle avait contractées durant son hospitalisation, rapporte une source médicale à L’Orient-Le Jour.

Transportée dans un premier temps dans un hôpital privé après cette « chute grave », Alexandra bénéficiait, nous confie son premier médecin, « d’une assurance médicale dont la couverture était amplement suffisante pour payer les frais de l’opération dont elle avait besoin et pour échapper à une paralysie partielle provoquée par sa chute ».


En dépit des trois vertèbres brisées, d’une blessure aux poumons due à une côte également fêlée, Alexandra avait toutes les chances de s’en sortir et de retourner auprès de son bébé, dont elle s'était résolue à ce séparer pour travailler au Liban et faire vivre sa famille.
Mais le sort que lui réservaient ce pays et son employeur devait être tout autre que celui dont elle avait rêvé en acceptant de tenter l’aventure libanaise.

Au troisième jour de son hospitalisation, son employeur, dit également « sponsor » ou « garant », débarque en pleine nuit pour arracher la jeune employée des mains de son médecin traitant, avant de la « larguer » dans un hôpital public. Un mois et demi plus tard, « la jeune malade au corps brisé, transférée aux soins intensifs, n’avait toujours pas été opérée, nous révèle le premier médecin. « Pire, elle a contracté une bactérie dangereuse et extrêmement résistante (la klebsiella) responsable d’une pneumonie nosocomiale », relève le médecin qui va jusqu’à affirmer qu’il s’agit d’une véritable « opération d’euthanasie ».

On ne saura jamais quelles ont été les circonstances réelles qui ont entouré sa « chute » ni les raisons pour lesquelles le sponsor a voulu à tout prix la transférer dans un autre hôpital avec une prise en charge extrêmement précaire sur le plan financier.

Aux enquêteurs, le « garant » a affirmé qu'Alexandra était tombée du septième étage de son appartement luxueux alors qu’elle en nettoyait les vitres (l’argument qu’avancent d’ailleurs la plupart des employeurs dès qu’il s’agit d’un cas de suicide ou de meurtre). Il prétend également qu’il l’a transférée dans un hôpital gouvernemental « faute de moyens ».

Alexandra, elle, avait confié à L’Orient-Le Jour avoir tenté de se suicider, à la suite d’une histoire passionnelle avec une tierce personne à laquelle son employeur voulait mettre fin, par peur du scandale. On apprendra également que l’éminent officier l’avait menacée de son arme, enfermée et battue.

Des affirmations que nous n’avons pu corroborer par une seconde source, le supérieur hiérarchique de l’officier en cause nous ayant interdit de le rencontrer pour un complément d’enquête.Le drame d’Alexandra, rapporté dans les colonnes de L’Orient-Le Jour en mars denier, avait poussé un groupe de lecteurs à adresser une lettre ouverte aux ministres de la Justice et du Travail pour protester contre les souffrances et humiliations infligées à la jeune Philippine, l’insulte faite au Liban, et mettre en garde contre l’impunité dont pourrait bénéficier l’agresseur.

Cet appel serait-il voué à rester lettre morte…

jeudi 6 octobre 2011

Jordanie: Human Rights Watch rend un rapport accablant sur la situation des employées de maison

Ce rapport, basé sur des recherches menées en Jordanie en 2009 et 2010, rend compte des abus subis par une grande partie des 88 000 employées de maison  indonésiennes (40 000), sri-lankaises (30 000)  et  philippines (28 000)  qui sont les trois groupes les plus importants des employées de maison en Jordanie.

Il en ressort que systématiquement, leurs passeports sont confisqués par les employeurs dés l'arrivée en Jordanie .

La grande majorité des employées sont confinées dans les maisons 24h/24 et 7jours/7. De plus la LOI jordanienne interdit à une employée de quitter la maison sans la permission de son employeur. HRW estime qu'environ 50 000 femmes sont de ce fait prisonnières ce qui équivaut à la totalité des places de prison du royame.

Elles travaillent entre 16 et 20 heures par jour 7jours/7 sans aucun congé.

Elles sont souvent battues maltraitées , mal nourries, privées de l'accés aux soins.

Elles n'ont aucune intimité - elles dorment dans la cuisine, le salon, un couloir ou sur le balcon.

Leur salaire est d'environ 200 $ par mois.

Souvent elles ne sont pas payées et forcées de travailler aprés l'expiration de leur contrat de deux ans.


Le nombre des cas de malatraitance est grand : brutalité , coups, brulures avec le fer à repasser, coups , agressions sexuelles et est sous estimé car comme elles n'ont pas le droit de quitter la maison sans permission donc elles ne peuvent se plaindre.
De plus lorsqu'elles s'evadent elles sont souvent arretées par la police et renvoyées chez leur bourreaux. C'est aussi souvent le cas lorsqu'elles cherchent refuge auprés des ambassades de leurs pays.

jeudi 29 septembre 2011

Arabie Saoudite : la tortionnaire de l'employée définitivement acquittée

Sumiati binti Mustapa Salan
L'Arabie Saoudite siège à la commission des droits de la femme de l'ONU 

Voici l'atroce histoire de Sumiati binti Mustapa Salan.
Saudi Gazette
Arrivée en Arabie Saoudite en juillet 2010 pour travailler comme employée de maison (en réalité esclave) Sumiati binti Mustapa Salan ,une indonésienne de23 ans a fui en Novembre et s'est présenté à l’hôpital de Medine mutilée de la lèvre supérieure et des sourcils , d'une partie de la peau de la tête, des brûlures sur tout le corps et une fracture d'un doigt

Un Saoudien ,Z.S., a témoigné que c'est sa mère, Um Muhammad , 53 ans, qui a  torturé la femme de ménage indonésienne,

Le fils, ZS, a déclaré aux policiers que sa mère, qui est dans la cinquantaine, avait torturé la jeune femme. Il a également dit que sa mère a essayé de tromper la police en qu'elle avait tenté de se suicider.
Sur la base du témoignage de son fils la police a arrêté la femme, qui est veuve.
La source a déclaré qu'elle a déclaré aux officiers que la servante a essayé de se suicider et qu'elle l'avait empêchée de le faire.
La mère avait aussi affirmé que la jeune femme avait des blessures à son visage, car elle était tombée sur le sol.
La femme de chambre, cependant, a témoigné qu'elle était torturée par son employeur.

Elle était «dans un état ​​très grave", a déclaré Mirlina, qui travaille à l'hôpital du roi Fahd. "Son corps a été brûlé à de nombreux endroits, les deux jambes étaient presque immobiles, certaines parties de sa peau sur la tête ont été enlevés et des marques fortes de vieilles blessures sur son corps ont été notamment la perte de peau sur les lèvres et la tête, un doigt fracturé et une plaie près de l'oeil. Son corps montre à quel point elle a été traitée. "

Mustapa, affirme  que la mère et la fille de son "parrain" (les employeurs sont les "parrains" de leurs salariés étrangers dans tous les pays du golfe)  l'a traitée très mal, que la mère fréquemment battue sévèrement et l'a brûlée avec un fer chaud.
Un médecin de l'hôpital du roi Fahd a déclaré Mustapa "a été blessé de la tête aux pieds quand elle a été admise. Elle était inconsciente. "

La femme de chambre va récupérer, le médecin a dit, mais il faudra au moins deux semaines pour elle de guérir et qu'elle devra subir une chirurgie plastique.
Mirlina a dit à Saudi Gazette que l'état Mustapa, qui a été très mal quand elle a été admis, s'est amélioré et elle est sur ​​la voie de la guérison.
Quand elle est arrivée, son taux d'hémoglobine était  de 6g/l, la normale est de12g/l.

La femme n'a été condamnée qu'a 3 ans de prison le 10 Janvier 2011.

Puis en appel,  en mai ,la cour a ANNULE de la condamnation, déclarant l'employeur non coupable: celle ci affirme que Mustapa s'est mutilée elle même et qu'elle a comploté pour la mettre en prison elle réclame des dommages et intérêts pour avoir été injustement incarcérée pendant 5 mois!

Mustapa a fait appel de cette décision: elle a été déboutée le 28/9/11 . Le tribunal a statué qu'il manque de preuves indiquant que c'est bien l'employeur , Mme Um Muhammad,  qui l'a torturé et qu'étant donné qu'elle ne s'est présentée à l’hôpital qu'au bout d'une semaine de fougue il existe trop de doutes sur la véracité des accusations.

Les représentants de l'Indonésie sont furieux : l'année dernière une employée violée et maltraité avait tué son "parrain"  et avait été décapitée par la justice Saoudienne et maintenant la tortionnaire d'une employée est acquittée!

jeudi 28 avril 2011

L'ambassadeur du Liban accusé de maltraiter l'employée de maison philippine, un cas classique dans son pays

L'Orient le Jour
L’ambassadeur libanais aux Etats-Unis, Antoine Chedid, est poursuivi en justice par son ancienne employée de maison, Aracli Montuya. La domestique philippine affirme avoir été insultée et maltraitée par la famille Chedid. Aracli Montuya accuse également l'ambassadeur de ne pas lui avoir verser de salaire minimum.

Aracli Montuya, une mère de dix enfants, a travaillé au sein de la famille de l’ambassadeur entre aout 2007 et septembre 2009, date à laquelle son contrat a été rompu sans préavis ni indemnités.

Selon son témoignage, elle travaillait 16 heures par jour, six jours par semaine pour un salaire de trois dollars de l'heure. Chedid lui aurait par ailleurs interdit de sortir de la résidence familiale à l’exception des dimanches.

Son contrat de travail spécifiait pourtant qu'elle bénéficiait de deux jours de repos par semaine. Une compensation pour les heures supplémentaires effectuées était également prévue ainsi qu’un mois de congé après deux ans de travail, des détails tous négligés par la famille

lundi 4 avril 2011

Esclavage des temps modernes : deux bonnes indonesiennes mortes en Arabie Saoudite une troisieme gravement défigurée

Sumiati Binti Salan Mustapa avant et aprés la maltraitance....
La justice saoudienne a acquitté une saoudienne de 54 ans ("proprietaire" ) des accusations de torture (coups et brulures) de sa bonne indonesienne.

En premiere instance la cour avait condamné la femme à 3 ans de prison. La bonne Sumiati Binti Salan Mustapa n'a pas voulou temoigner sous serment ce qui a motivé l'acquitement de l'accusée qui nie les faits et qui affirme que la bonne s'est defigurée elle même.
Deux autres Saoudiennes sont arretées pour brutalité torture et MEURTRE d'une bonne indonesienne, Darwasih Udin 37 ans,  tandis qu'une autre bonne indonesienne avait été trouvée PENDUE dans la salle des bains de ses patrons à la Mekke. La police penche pour le...suicide



jeudi 31 mars 2011

Le Liban organise le traffic d'employées de maison

L'Orient le Jour

« Le système du garant, le processus de recrutement, l'absence de protection légale et les pratiques qui régissent les conditions de travail des employées de maison migrantes au Liban placent ces travailleuses dans une situation de grande vulnérabilité, car elles sont à la merci de leur garant, souligne Kathleen Hamill. Cette situation est discriminatoire à l'égard des employées de maison et entraîne la mise en place d'un trafic. » Selon l'analyse légale de l'avocate, on assiste à un véritable trafic des employées de maison étrangères au Liban.
Cette militante se base sur la définition internationale du trafic humain, qui parle de recrutement, de transfert et de réception de personnes en vue de les soumettre au travail forcé et de les exploiter professionnellement ou sexuellement. « L'exploitation de cette main-d'œuvre vulnérable peut rapidement se transformer en travail forcé, en servitude, voire en esclavage, constate Mme Hamill.

Confiner une employée domestique à la maison, la priver de liberté, ne pas lui donner de jour de congé, confisquer son passeport, ne pas lui payer son salaire, l'abuser physiquement ou sexuellement sont considérés comme étant des situations de travail forcé », ajoute-t-elle.

« Souvent aussi, l'employée de maison est déçue par ses conditions de travail. Lors de son recrutement, on lui avait promis d'autres conditions », explique-t-elle. « Par ailleurs, 65 % des femmes interrogées durant l'enquête ont avoué avoir travaillé dans des situations proches de l'esclavage », fait-elle remarquer. Mme Hamill dénonce également les mesures prises par la Sûreté générale à l'aéroport de Beyrouth, qui privent les employées de maison migrantes de liberté de mouvement. « Le Liban a pourtant ratifié la Convention internationale contre le trafic humain en 2005 », observe-t-elle.

Face à cette situation, quatre pays, les Philippines, l'Éthiopie, le Népal et Madagascar, ont interdit à leurs ressortissantes de venir travailler au Liban. « Mais les autorités libanaises ne reconnaissent pas l'interdiction », déplore-t-elle.

« Frapper la bonne, une normalité »
Le professeur Ray Jureidini se demande, pour sa part, pourquoi ces abus au quotidien envers les employées de maison au Liban. « Pourquoi la violence, les agressions, les heures de travail exagérées, l'interdiction de repos, le harcèlement contre ces femmes migrantes ? » s'interroge-t-il, estimant que cela n'est « ni normal ni culturel ». « Car on ne peut généraliser », tient-il à affirmer, constatant qu'il existe d'excellentes relations entre les employées de maison et leurs employeurs. Et de se demander « pourquoi certaines employeuses maltraitent leurs employées de maison et d'autres pas ». « Peut-être faudrait-il offrir des services psychologiques à celles qui maltraitent leurs employées de maison », estime-t-il.

Analysant les raisons qui pourraient être à l'origine de la maltraitance par les employeuses de leurs employées de maison, le professeur Jureidini évoque « une colère ou une expérience négative durant l'enfance, qui pourrait avoir été mal intériorisée ». « Cela pourrait aussi être une mauvaise relation à la mère, de la haine à l'égard de personnes du même genre, une paranoïa envers la main-d'œuvre domestique ou un état pathologique, note-t-il.

L'employeuse peut également ressentir de la jalousie à l'égard de son employée de maison, craignant que celle-ci ne prenne sa place auprès de son mari et de ses enfants », ajoute-t-il.
Ray Jureidini va plus loin. « Au Liban, frapper la bonne est une normalité », dit-il. Il déplore l'impunité à l'égard des employeurs violents, constatant qu'il est difficile d'intervenir dans les affaires privées, et donc dans les foyers.
« Seule une réforme structurelle fondamentale, qui abolirait le système du garant, pourrait faire changer les choses », souligne-t-il. Sans oublier, bien entendu, la mise en place d'une loi du travail juste, qui garantirait les droits de la main-d'œuvre étrangère. Les deux chercheurs sont formels à ce niveau. Mais encore faudrait-il que les autorités réalisent l'urgence de la situation.

lundi 14 février 2011

Plus de 600 jeunes Malgaches dans l’enfer libanais

Clicanoo

Depuis 2007, dix-sept jeunes filles malgaches ont perdu la vie au Liban, victimes de conditions de travail dures au service de riches familles libanaises. Ces jeunes filles pensaient trouver l’Eldorado, elles ont vécu l’esclavage moderne. Aujourd’hui, pour 650 d’entre elles qui attendent un hypothétique rapatriement, l’espoir renaît avec cette rumeur : les autorités Malgaches prévoiraient d’envoyer un avion spécial. Mais hélas, pour l’heure, ce n’est qu’une rumeur.

Ces derniers jours, elles ont défilé à l’entrée du consulat de Madagascar au Liban. Par centaines. Bagages en main, elles ont fui leurs employeurs pour trouver refuge, croyant que les autorités malgaches étaient sur le point d’affréter un avion spécial pour les rapatrier. Dans l’édition de mercredi du journal francophone libanais L’Orient le jour, le consul honoraire de Madagascar, Marcel Abi Chedid, dément. Il veut que cette rumeur qui court depuis plusieurs mois cesse. Pourtant, si cette rumeur précisant qu’un avion serait envoyé en mars à Beyrouth pour prendre en charge les filles maltraitées est née, c’est qu’il y a un soupçon de vérité. Car des négociations en cours. L’ONG Syndicat des professionnels diplômés en travail social (SPDTS) espère en effet pouvoir venir en aide aux 650 jeunes filles qui se sont fait connaître et qui seraient actuellement victimes de maltraitances au Liban.

Selon L'Orient le Jour le gouvernement malgache va rapatrier 50 de ces femmes en détresse.