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mardi 13 mars 2012

Depuis vendredi Israël a tué au moins 20 terroristes

Halach Hu Akhbar* met à jour l'identification des morts à Gaza depuis l'intensification des attaques terroristes sur le sud d’Israël :

 Muhammad Thaher et Bassam al-Ajlal 
Mahdi Abu Shawish 
         

                               







Les responsables égyptiens disent qu'un accord de cessez-le-feu entre Israël et les terroristes basés dans la bande de Gaza est entré en vigueur à 1h du matin. Depuis vendredi, les terroristes d'une variété de groupes ont tiré plus de 200 roquettes sur Israël . En réponse aux tirs de roquettes, Israël a visé un certain nombre de cibles dans la bande de Gaza, y compris les sites d'entraînement terroristes, des installations de fabrication et de stockage des armes ainsi que des terroristes qui tentaient de tirer des roquettes.

Comme on pouvait s'y attendre, des personnes ont trouvé la mort, cependant, il est important de noter qu'une nette majorité des 25 personnes mortes sont des terroristes. Voici la liste des personnes tuées dans la bande de Gaza depuis vendredi, au moins 20 d'entre eux sont des terroristes.

: 

Comités de résistance populaires :
Muatasim Hajjaj
Ahmed Hanani

 Jihad Islamique :

Civils

Il semble que les Hassoni ont servi de bouclier humain ainsi qu'Adel Al Issi

Incertain
Nayif Shaaban Qarmout
voici quelques autres portraits :

Ahmad Hajjaj
Hazim Qureiqi
Fayiq Saad
Mahmoud Najim
Muhammad Hararah
Muhammad Maghari
Shadi Sayqali


Pour rappel cette vidéo de 2009 montrant les terroristes qui font entrer des boucliers humains après avoir tiré un missile du toit.


*Challah est une brioche traditionnelle juive.

ONU : 670 exécutions en 2011 en Iran dont 20 pour blasphème

Mis à jour le 12.03.12 à 20 h 52
Six cent soixante-dix personnes ont été exécutées en Iran l'année dernière, la plupart d'entre elles pour des délits liés à la drogue qui, au regard du droit international, ne méritaient pas la peine de mort, a déclaré ce lundi un enquêteur des Nations Unies.
Ahmed Shaheed, qui est un ancien ministre des Affaires étrangères des Maldives, a fait état également d'un large spectre de violations des droits de l'homme en Iran, allant des atteintes aux minorités à la persécution des homosexuels et des syndicalistes. Shaheed présentait son premier rapport devant le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU sur la situation des droits en Iran depuis sa nomination l'année dernière. Téhéran a parlé à cet égard de "compilation d'allégations sans fondement".
Selon les chiffres présentés dans le rapport, au 31 décembre, 421 exécutions avaient été annoncées et 249 autres tenues secrètes et signalées à Shaheed par des sources en Iran et en dehors de ce pays. Plus de 20 exécutions ont eu lieu pour des délits de blasphème et autres offenses envers l'islam, a-t-il déclaré.

Les missiles ne sont pas inoffensifs

Le Jihad Islamique a publié une vidéo des missiles tirés sur les civils israéliens.
A tous ceux qui trouvent qu'il ne s'agit que d’inoffensives armes rudimentaires, je leur laisse imaginer les conséquences de la chute d'un de ces missiles sur leur maison.
L'objectif des terroristes n'est pas de faire la guerre mais de terroriser un maximum de gens, un million d’israéliens vivent dans le rayon d'action des engins palestiniens.




Et ici des israéliens qui courent se mettre à l'abri à Ashdod lorsque la sirène donne l'alarme. A la fin de la séquence, le petit nuage rond est ce qui reste d'un missile palestinien détruit par Iron Dome.

lundi 12 mars 2012

Israël fournit des armes à Al Qaeda selon la Syrie

Nouvel Obs GENEVE (AP) — L'ambassadeur de Syrie auprès de la mission de l'ONU à Genève, Fayçal al-Hamoui, a accusé lundi Israël de fournir des armes aux rebelles qui luttent pour renverser le gouvernement du président Bachar el-Assad.
Lors d'une réunion du Conseil des droits de l'Homme, Fayçal al-Hamoui a affirmé que des armes israéliennes avaient été livrées à des mouvements d'opposition et des combattants étrangers liés à Al-Qaïda.

Plus un mensonge est gros, plus il peut passer ! Quoique... 

Quelles villes sont menacées par les missiles de Gaza ?

La carte montre les villes du sud d’Israël sous la menace des missiles de Gaza : 1 million d’Israéliens vivent dans ce rayon d'action.

Rayon d'action des différents missiles à Gaza

Destruction de dépôts de munitions à Gaza : vidéos

Dépôt de munition du Hamas : on voit après la frappe initiale une énorme explosion secondaire




Ici un dépôt du Jihad Islamique est identifié et détruit en suivant un camion :

Officiel : Le HAMAS n'empêche pas le tir de missiles

Les défenseurs du HAMAS répètent à l'envi que les missiles sont tirés malgré les efforts du mouvement pour  maintenir la trêve. C'était le plus souvent vrai mais l'attaque actuelle avec déjà plus de 180 missiles tirés n'est nullement contrariée par le HAMAS.

Interview de Abou Mujahid, porte-parole des Comités de la Résistance Populaire (CRP) de Gaza
Al-Aqsa TV (chaîne officielle du HAMAS) 10 Mars 2012




Journaliste : La rue de Gaza est un peu soupçonneuse et se dit que le Gouvernement Palestinien (de Gaza) ne vous a pas donné la liberté d'agir, à vous de la résistance et ne vous a pas donné la liberté de répliquer. De fait, le Gouvernement Palestinien vous a-t-il laissé répliquer librement et laissé la totalité du front ?

 Abou Mujahid : Ce que je peux dire, c'est que le gouvernement de Gaza ne nous a pas empêché de faire quoi que ce soit en ce qui concerne l'activité de résistance. Personne ne peut empêcher cette activité. C'est le premier point. L'autre point est que le gouvernement de Gaza ne nous a vraiment pas empêché de répondre à cette agression.

Porte-parole des Orthodoxes Grecs : "Jérusalem n'est pas juive"

En préambule, l'agence iranienne ABNA se trompe : Mgr Theodosios Attalah n'est pas le chef des orthodoxes grecs de terre sainte, il est leur porte-parole (nommé par le défunt Patriarche  Diodoros)
Le Patriarche des Grecs Orthodoxes de Jérusalem est Théophilos III qui apparemment n'a pas la même opinion que son porte-parole comme le montre l'addendum en bas de l'article principal * .


Mgr Theodosios Hanna Atallah
Elder Of Ziyon, Jérusalem déclarée : "capitale de la Palestine, des Arabes et des musulmans".
Comme c'est original ! De agence iranienne ABNA :
Le Comité de Soutien à la Résistance en Palestine a organisé un forum sur Al-Qods (Jérusalem) dans  la salle Resalat  à Beyrouth, en présence des partis politiques et les factions nationales du Liban et de la Palestine.
Les discours à la tribune, sous le titre "Déclaration d'Al- Qods comme capitale de la Palestine, des Arabes et des musulmans", a souligné l'importance d'Al-Qods comme capitale inévitable de la Palestine face aux agressions sionistes et aux complots pour la judaïser.
Le forum Al-Qods a commencé par les hymnes nationaux libanais et palestiniens suivis par un discours prononcé par le secrétaire général du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah dans lequel il a mis en garde contre les tentatives de l'ennemi israélien de déclarer Al-Qods comme la capitale du peuple juif;  il a  indiqué que les changements régionaux démontrent la libération proche de Al-Qods.

Le chef de l'Eglise orthodoxe Mgr Hanna Atallah, à son tour, a salué les prises de position de Sayyed  Nasrallah et a dit aux participants au forum que les Palestiniens sont "forts grâce à votre solidarité avec nous parce que vous considérez que  la question d'Al Qods est la cause des musulmans, des chrétiens et des Arabes, car c'est la ville sainte qui abrite les plus importants sites saints de l'islam et du christianisme". [mais PAS du judaïsme !]
 "Notre ville sainte traverse des circonstances tragiques depuis son occupation en 1984 par l'affaiblissement de la présence palestinienne et arabe et la violation la Mosquée Al Aqsa et d'autres lieux saints. Cependant, ces tentatives sont vouées à l'échec", a déclaré l'archevêque Hanna dans une liaison vidéo en direct d'Al-Qods [Israël permet à un chef religieux de participer, de son territoire, à une réunion qui appelle à sa destruction !] en soulignant l'importance de l'unité entre les musulmans et les chrétiens pour la libération d'Al-Qods ".

*Voici un extrait des voeux du nouvel an adressés par le Patriarche des Grecs Orthodoxes Theophilos III , au Maire de Jérusalem. On y constate un esprit totalement opposé à celui de son porte-parole :
Sa Béatitude Théophilos III de Jérusalem


...nous exprimons nos meilleurs vœux à vous, Monsieur le Maire, et aux membres de l'Autorité municipale pour vos tâches importantes au service de notre Sainte ville bien-aimée.

...Jérusalem est considérée comme la capitale spéciale par le monde entier, et Jérusalem est la seule ville dans laquelle le dialogue inter-religieux est une réalité vécue et vivante. Voici les Juifs, chrétiens et musulmans ont vécu ensemble pendant des générations ; un fait qui nous pousse à surmonter les défis qui se dressent devant nous.

Nos différentes communautés religieuses, ethniques et culturelles font la saveur de Jérusalem. Ils sont ce qui donne à cette ville "sa vie"si particulière. Tout comme Jérusalem est une ville pour tous ; son bien-être est de la responsabilité de tous. Par conséquent, c'est l'obligation morale de tous ceux qui représentent des valeurs communes et les principes religieux d'unir leurs forces, si nous sommes sérieux dans notre recherche de la paix, la prospérité et la réconciliation pour tous.
...

Nous apprécions les efforts des autorités municipales pour assurer des conditions de vie de sécurité, d'ordre et la tranquillité pour tous, et pour aider à garantir la liberté de culte pour tous. L'inclusion dans ce domaine et tous les égards, et non pas l'exclusion, sous quelque forme, devrait être la maxime de notre ville.


Une fois de plus, nous tenons à vous adresser, Monsieur le Maire, à votre famille, à vos collègues et aux membres de l'Autorité municipale de Jérusalem, nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année, et de vous assurer de notre engagement à préserver l'idiosyncrasie de notre bien-aimée Jérusalem.
Hag Sameach et Chana Tova.
Merci.
Sa Béatitude
Theophilos III
Patriarche de Jérusalem

dimanche 11 mars 2012

Attaqué, Israël se défend en épargnant les civils

Suite à  l'élimination ciblée vendredi de Zouheir al-Qaïssi, le chef des Comités de résistance populaire (CRP) plus de 130 missiles de toutes sortes ont été tirés sur le Sud d'Israel menaçant près d'un million d'habitants. Le système israélien, Iron Dome, a fonctionné comme prévu  éliminant 25 missiles sur 27 visés.

Missiles tirés de Gaza  Nikola Solic / Reuters


Iron Dome en action (Ariel Schalit/AP/SIPA)



Malgré les missiles et les raids, le passage de camions d’Israël vers Gaza n'a pas été interrompu : selon le site palestinien palpress 200 semi-remorques dont 11 transportant du matériel de construction et 40 d'aide de l'UNRWA ainsi que des bouteilles de gaz de cuisine sont entrés à Gaza aujourd'hui via Keren Shalom (Rayon de Paix)  

Les CRP sont financés, armés et entraînés par le HAMAS tout en maintenant l'apparence d'une indépendance permettant au HAMAS de prétendre qu'ils ne sont pour rien dans la violence.

Les CRP ont commis de nombreux attentats dont un au Sinaï qui a fait 8 morts. Selon Tsahal, les CRP préparaient un gros attentat, ce qui a motivé l'élimination de leur chef par une attaque ciblée qui n'a fait aucune victime collatérale alors qu'il s'agissait d'une zone urbaine.

Elder of Ziyon écrivait samedi :

Israël a essuyé le tir de plus de 100 roquettes aujourd'hui, et l'armée israélienne a ciblé les lanceurs de roquettes ainsi que leurs dirigeants. Grâce à Hala Hu Akbar, nous voyons que chaque personne tuée par l'armée israélienne depuis vendredi était un terroriste : 

Voici l'identité des terroristes avec leur affiliation, chaque nom est un lien vers l'article où son affiliation est spécifiée.


Comité de résistance populaire:

Terroristes du Djihad islamique tués
Ahmed Hanani

Jihad islamique:
Mahmoud Najim 




Encore plus impressionnant, un grand nombre d'entre eux ont été tués dans les zones urbaines. C'est le genre de combat le plus difficile, et l'armée israélienne s'est avérée meilleure que n'importe quelle armée de l'air du monde à cibler les terroristes et à minimiser les victimes collatérales.
Ce soir, selon des sources palestiniennes qui sont malheureusement peu fiables comme l'ont démontré toutes les enquêtes ces dernières années : "Un homme de 60 ans, Adel Saleh al-Issi, a péri dans un nouveau raid dans le nord de la bande de Gaza, selon le porte-parole des services d'urgence de Gaza, Adham Abou Selmiya.
Plus tôt dans la matinée, un raid sur le nord du territoire palestinien avait tué un écolier de 12 ans, Ayoub Asaliya."

 Ce qui porterait le bilan à 16 terroristes avérés et deux civils, aucune autre armée ne fait autant attention à éviter les victimes collatérales.


Voici une vidéo diffusée par Tsahal montrant l’élimination d'un trio de terroristes qui tentait de tirer un missile :




Patriarche Maronite : La Syrie est la plus proche d’une démocratie !

 Le père Patrick Sabater tient un blog passionnant  (chrétiens d'orient) d'où est tiré l'article suivant avec mes commentaires sur une interview que le patriarche maronite Mgr Béchara Raï donne à Reuters et reprise par le journal libanais L'Orient le Jour du 5 mars 2012 (article désormais  réservé aux abonnés - hier il était en accès libre). Mgr Raï fait beaucoup de politique (d'apaisement et de soumission aux puissants) et peu de religion. Dommage !

Dans une interview accordée hier à l’Agence Reuters, le chef de l’Église maronite, Mgr Béchara Raï, a longuement commenté les bouleversements arabes, exposant les craintes qu’ils font naître chez lui, notamment au niveau du dossier syrien. Mgr Raï a dit "avoir peur pour tout le monde", précisant que "l’état de guerre, la violence, les problèmes de sécurité et la crise économique frappent aussi bien les musulmans que les chrétiens, sachant que ces derniers en sont davantage affectés parce qu’ils sont moins nombreux".

Bien sûr Mgr Raï feint d'ignorer que la haine de nombreux musulmans pour tous ceux qui n'ont pas la même religion qu'eux est la cause principale des persécutions subies par les chrétiens - et par toutes les autres minorités religieuses...
Un contre-exemple est flagrant : les Alaouites sont une minorité en Syrie (12% de la population ?) ;  ils ne sont pas "affectés d'avantage" que les Sunnites qu'ils massacrent.


En réponse à une question, il s’est interrogé sur "l’utilité de la démocratie si elle doit générer des meurtres et une instabilité", mais en précisant : "Nous nous exprimons d’un point de vue ecclésiastique pour dire que c’est l’être humain qui donne un sens à tout."

Là encore , la démocratie ne génère PAS des meurtres et l'instabilité, c'est la haine, l'absence de freins moreaux et de forces de police.
Mgr Raï ne dit pas UN mot du massacre perpétré par le gouvernement syrien.

La Syrie n’est pas la seule dictature dans la région.
Estimant que c’est le conflit israélo-palestinien qui est "la principale cause de toutes les crises du Moyen-Orient", ainsi que les obstacles "internationaux" à son règlement, le patriarche a déploré la politique de deux poids, deux mesures appliquée au niveau international en faveur d’Israël.
Voyons, le "conflit israélo-palestinien" (alias Israël) est responsable : du massacre des syriens par Bachar Al Assad, de la guerre larvée sunnites/chiites en Iraq, de la guerre civile au Yemen, de la violente oppression des Shiites au Bahrein, de la guerre larvée de la Turquie contre les Kurdes, de la persécution des chrétiens en Iraq, celle des Coptes en Égypte, des conflits sectaires au Liban. Le "conflit israelo-palestinien" (Israël) a bon dos !
 "La Syrie est la plus proche d’une démocratie", a-t-il affirmé, tout en insistant : "Je ne veux pas qu’on me comprenne comme si je soutenais le régime syrien."
COMMENT doit-on le comprendre ?!?

"Nous ne nous opposons à aucun régime et nous n’en soutenons aucun dans le monde. Au Liban, nous avons trop souffert à cause du régime de Damas. Nous ne le défendons pas. Nous sommes seulement consternés de voir que la Syrie, qui essaie de progresser, est le théâtre de violences, de destructions et d’hostilités", a soutenu Mgr Raï, qui a dit ne pas redouter l’islam modéré.
La Syrie (alias Bachar Al Assad) essaie de progresser - en tuant plus d'opposants ?

"Nous craignons en revanche les groupes extrémistes qui ont recours à la violence", a-t-il observé, en affirmant redouter plus particulièrement, "en Syrie, une période de transition qui pourrait constituer une menace pour les chrétiens d’Orient".
Mais Mgr Raï ne craint pas le groupe extrémiste au pouvoir de Bashar Al Assad qui a recours à la violence !

Faisant état de "plans destructeurs établis dans le cadre des politiques internationales", Mgr Raï a jugé que ce sont "des États et non pas les peuples qui soutiennent financièrement, militairement et politiquement les mouvements intégristes".
Ah, les "plans destructeurs" (alias "le complot" sioniste et impérialiste américain ou de son laquais l'Arabie Saoudite - rayez la mention inutile), il ne manquait que cette figure imposée du politiquement correct du monde arabe. Bien sûr, des centaines de milliers protestent chaque semaine depuis un an, en se faisant tirer comme des lapins, uniquement parce qu'ils seraient télécommandés comme des zombies par des mystérieux "plans destructeurs" ! Affligeant !

vendredi 9 mars 2012

Le Véritable Apartheid au Moyen-Orient

Par Ephraïm Karsh, professeur au King College de Londres, spécialisé dans les études du Moyen-Orient et de la Méditerranée, directeur du Middle East Forum (Philadelphia) et auteur d'un ouvrage récent, "la Palestine trahie"
Traduit par Albert Soued, écrivain http://soued.chez.com/ pour http://www.nuitdorient.com/  
 
Ceux qui aiment l'état Juif sont offusqués par l'organisation par des groupes occidentaux de la "Semaine de l'Apartheid" liée à Israël, mais ne sont pas d'accord entre eux sur la meilleure riposte à cette fête de la haine.
Cette campagne de dénigrement atteint des villes et des campus à travers le monde. Certains croient qu'Israël devrait plus insister sur ses efforts continus pour la paix, d'autres proposent de faire valoir son image en mettant en relief les réalisations dans de très nombreux domaines et les succès obtenus. D'autres enfin plaident en faveur d'un rappel de ce qu'est le "sionisme", un mouvement juif de libération nationale, et de ce qu'il n'est pas, du racisme. Toutes ces approches sont utiles, mais aucune d'elles ne résoudra le problème.
 
La recherche de la paix et de la prospérité n'est pas une preuve de bienveillance et de justice. Les régimes les plus oppressifs ont coexisté en paix avec leurs voisins, tout en réprimant leurs populations. Les sociétés les plus prospères ont rejeté leurs propres minorités. L’Afrique du Sud n'était pas un pays pauvre et arriéré technologiquement. La nation la plus riche et la plus avancée, les États-Unis, pratiquait récemment encore la ségrégation des noirs. L'accusation d'apartheid ne vise pas l'oubli de la vraie nature du sionisme, mais bien le rejet de l'existence même d'Israël. Aussitôt après que la poussière se fut déposée sur les camps nazis d'extermination, les Arabes et leurs alliés occidentaux se sont précipités pour reprendre le flambeau par la confusion entre les victimes avec leurs tortionnaires.
Une brochure de la Ligue Arabe de 1945 dit : "Pour les Arabes, en effet, le sionisme semble aussi hideux que tout ce que les nazis ont conçu d'expansion raciale aux dépens d'autrui". Une brochure publiée par l'OLP en 1964, aussitôt après sa création, dit : "Le concept sioniste de la solution finale en ce qui concerne le problème arabe en Palestine et le concept nazi de la solution finale appliqué au problème juif en Allemagne ont essentiellement les mêmes ingrédients de base, l'élimination de l'élément humain non désiré "
Pourtant, c'est bien cette organisation terroriste palestinienne qui a inventé le canard de l'apartheid vers le milieu des années 60, bien des années avant ladite "occupation" de la Cisjordanie et de Gaza. Bien entendu, cette accusation n'est pas seulement totalement fausse, mais elle est l'inverse de la vérité.
Si l'apartheid est un crime contre l'humanité, Israël est le seul pays au Moyen-Orient où cet apartheid est absent, puisque sa population arabe jouit d'une égalité totale devant la loi et de plus de prérogatives que n'importe quelle autre minorité dans le monde libre, depuis la désignation de l'arabe comme langue officielle, jusqu'à la reconnaissance des fêtes religieuses non juives comme fêtes légales chômées.
 
En contraste, l'apartheid est un état habituel faisant partie intégrante des mœurs du Moyen-Orient depuis un millénaire, et, aujourd'hui encore, les pays arabes et musulmans continuent à le pratiquer légalement, politiquement et socialement vis-à-vis de leurs minorités infortunées.
Alors comment se fait-il qu'Israël, un état sans apartheid, soit sous pression constante pour "se purifier", alors que les vrais coupables d'apartheid sont, non seulement absous et s'en sortent indemnes, mais de plus, l'Occident leur donne une plateforme mondiale pour blâmer les autres de leurs propres crimes ?
Au lieu de passer son temps à s'excuser et à protester de son innocence – par atavisme séculaire – Israël devrait adopter une stratégie dynamique, appeler un chat par son nom et dénoncer les vrais criminels de l'apartheid, les nations arabes et musulmanes du Moyen Orient. Cet apartheid prend des formes très variées selon les pays et certaines victimes en ont subi plus d'une forme.
 
L’Intolérance religieuse
 
Sur le plan historique, les Musulmans se sont considérés comme différents et supérieurs aux autres croyants qui vivaient sous leur joug, connus comme les "dhimmis". Aujourd'hui encore, ils ont préféré ne pas abandonner ce privilège. Les Chrétiens, les Juifs, les Bahaïs sont des citoyens de seconde zone à travers le monde arabo-musulman. De même, les groupes qui ne pratiquent pas le même Islam que celui des gouvernants sont partout opprimés, comme les chiites en Arabie ou les sunnites en Syrie, considérés comme des apostats dans un cas ou des ennemis dans l'autre.
 
L'injustice ethnique
 
L'héritage historique de l'intolérance s'étend au-delà de la sphère religieuse. Pendant longtemps les Arabes, les Turcs et les Perses ont été des maîtres impérialistes et ils continuent à traiter comme inférieures des populations, pourtant converties depuis longtemps à l'Islam, comme les kurdes et les berbères, qui ont voulu garder leur langue, leur culture et leurs coutumes sociales.
 
Le racisme
 
Le Moyen Orient est devenu le plus important diffuseur et incitateur de l'antisémitisme au monde, en utilisant aussi bien les diffamations moyenâgeuses (telles que l'usage du sang des enfants pour fabriquer la galette de Pâque) que des "canards" plus modernes (comme les Protocoles des Sages de Sion), décrivant les Juifs comme la source du Mal.
De même, les Africains d'ascendance subsaharienne sont traités avec un profond mépris, un vestige de l'histoire de cette région, épicentre de l'esclavage international mené par les marchands arabes.
 
La discrimination des sexes
 
La discrimination légale et sociale contre les femmes est envahissante à travers le monde arabo-islamique, allant de la violence endémique (la violence domestique et le viol de l'épouse ne sont pas considérés comme des crimes, par exemple) aux centaines d'exécutions chaque année, légales ou extra-légales (crimes d'honneur, par exemple).
La discrimination contre les homosexuels est encore pire.
 
Le refus de citoyenneté
 
Ne pas donner la citoyenneté ou les droits civils à un large segment d'une population pourtant née dans le pays est une situation habituelle. Les communautés palestiniennes dans les pays arabes offrent l'exemple le plus frappant de cette discrimination (ainsi au Liban, les Palestiniens ne peuvent pas posséder des biens, des professons leur sont interdites, ils ne peuvent pas circuler librement…). Les Bédouins dans les états du Golfe et des centaines de milliers de kurdes en Syrie ont subi des discriminations analogues.
 
L'inégalité devant le travail
 
La maltraitance des travailleurs étrangers, notamment les employés domestiques, allant des abus sexuels à l'emprisonnement de fait ou même le meurtre, est monnaie courante et largement tolérée partout au Moyen-Orient, notamment dans les états pétroliers où vit une population importante d'expatriés.
 
L’Esclavage
 
Les pays arabes demeurent le plus important refuge de l'esclavage dans le monde, depuis le trafic des enfants et des femmes en Arabie saoudite et dans les pays du Golfe jusqu'à l'esclavage endémique au Soudan et en Mauritanie. C'est pourquoi les islamistes arrivés au pouvoir aujourd'hui n'ont aucun scrupule à demander la légalisation de l'esclavage.
 
L'oppression politique
 
Nombre de régimes moyen-orientaux ont des systèmes de gouvernance plus que répressifs visant à perpétuer l'apartheid par une minorité dominante : alawites en Syrie, Tikritis dans l'Irak de Saddam Hussein, oligarchie saoudienne, dynastie hashémite en Jordanie, coterie militaire en Égypte, minorité sunnite à Bahrein…
 
 
Il s'agit probablement de l'anachronisme le plus saisissant de l'histoire, ces abus endémiques ont échappé jusqu'à ce jour à toute investigation et à toute condamnation !
Les gouvernements occidentaux hésitent sans doute à stigmatiser des alliés autoritaires pour ne pas éveiller leur hostilité et leurs élites les ont absous de leurs responsabilités, dans la pure tradition de condescendance de l'"homme blanc" vis-à-vis de ses anciens colonisés, les considérant comme des créatures abruties, incapables d'assumer leur destin.
Il est grands temps de dénoncer ces pratiques de discrimination et d'obliger ces régimes arabes à accepter de se soumettre aux principes de décence et de responsabilité. Cette volonté de recherche de la vérité du terrain mettra à nu la vacuité de la campagne pour délégitimer Israël et facilitera la paix et la stabilité régionale.
L'histoire a montré que la discrimination systématique et conséquente est une menace, non seulement pour les minorités opprimées, mais pour la santé politique des sociétés qui les opprime. Le jour où ces régimes autoritaires arabes et musulmans commenceront à considérer tous leurs citoyens comme égaux, alors ils pourront transcender leur malaise et regarder l'avenir comme un véritable printemps socio-politique.

jeudi 8 mars 2012

Ce n'est pas l'AIPAC mais l'électeur qui est influent aux USA

Comme tous les ans aux USA en février, l'institut Gallup mène une enquête d'opinion sur 20 pays. L'Iran est en bas du classement, l'Autorité Palestinienne est quelques places au-dessus et Israël est près du sommet du tableau (derrière la France !).

Ce qui est clair, c'est que ce n'est nullement le "lobby juif" personnifié par l'AIPAC qui influence les présidents des USA mais simplement L'OPINION PUBLIQUE AMÉRICAINE.


Gallup par Elizabeth Mendes le 2/3/2012
WASHINGTON, D.C. -- L'immense majorité des Américains continue d'avoir une opinion favorable d’Israël. Ils sont bien moins nombreux à avoir une opinion très favorable ou plutôt favorable de  l'Autorité Palestinienne ou de l'Iran.


Trends: Favorable Views Toward Israel, the Palestinian Authority, and Iran


Et l'opinion est massivement favorable à Israël aussi bien chez les Républicains, les Indépendants et les Démocrates comme le montre ce tableau :

Favorable Views Toward Israel, the Palestinian Authority, and Iran -- by Party, February 2012

Recent Trend in Americans' Favorability Toward Countries, 2011 vs. 2012

Israël : une yeshiva laïque accueille un prêtre catholique

Jérusalem et Religions    Le Père Joël, curé de la communauté catholique hébréophone de Beer Sheva, a étudié pendant quatre mois dans la première classe de la yeshiva laïque de Jérusalem. Il nous fait partager cette expérience.
...Pour moi c’est une très bonne expérience, non seulement parce que j’ai beaucoup appris, mais aussi parce que j’ai fait la connaissance de personnes intéressantes, intelligentes et chères. Les personnes de l’équipe administrative qui a proposé et mené ce projet (Avishai Wohl, Ariel Levinson and Nir Amit) m’ont accueilli à bras ouverts et m’ont invité, à chaque discussion, à donner le point de vue chrétien, ainsi d’ailleurs que les autres professeurs. Les étudiants m’ont posé de nombreuses questions et nous nous sommes côtoyés dans le respect et l’amitié.

En bref, ce temps d’étude a été une possibilité exceptionnelle d’apprendre de façon nouvelle au sujet du judaïsme et de ses origines, de regarder la société israélienne d’un autre œil, de rencontrer et connaître des personnes qui resteront dans mon cœur.

Pays musulmans à l'ONU : non aux droits de l'homme pour les homosexuels !

YAGG  Le rapport sur les violences et discriminations liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre publié par l'Onu en décembre dernier était hier, mercredi 7 mars, entre les mains des représentant-e-s des pays présents au Conseil des Droits de l'Homme, à Genève. Le Secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a déjà, à plusieurs reprises, fait part de sa volonté de lutter contre les discriminations à l'encontre des LGBT, notamment lors du sommet de l'Union africaine en janvier dernier. Il a de nouveau exprimé sa détermination : "Pendant trop longtemps, le Conseil a fermé les yeux sur ces violations. Il n'y a ni dignité, ni honneur dans la torture, la persécution et la discrimination. Il est temps pour le Conseil de remplir son devoir de promouvoir et de protéger les droits humains de tous", a-t-il déclaré avant de céder la place à la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme, Navi Pillay.
L'Organisation de coopération islamique (OCI, ex-Organisation de la conférence islamique) ainsi qu'une partie des pays africains se sont farouchement opposés à tout débat et ont quitté la salle.


"La promotion des comportements licencieux dans le cadre du concept de "l'orientation sexuelle" est contraire aux enseignements fondamentaux de diverses religions , y compris de l'Islam" et "Légitimer l'homosexualité et d'autres comportements individuels sous le nom d'orientation sexuelle est inacceptable pour l'OCI", a affirmé le porte-parole de l'organisation et ambassadeur du Pakistan (à partir de 00:53:00 dans la vidéo).
Les opposants à un débat sur les discriminations liées à l'orientation sexuelle et l'identité de genre mettent en avant que ces questions empêchent "de donner la priorité aux vrais problèmes", notamment les autres discriminations en raison de l'origine ou de la religion. "Nous espérons que ce genre de débat sera le dernier", a ainsi conclu le porte-parole des 56 États de l'OCI. Même son de cloche pour la représentante de la Mauritanie qui voit le débat comme "une attaque au pluralisme" (à partir de 01:00:35), ainsi que pour celui du Sénégal (à partir de 01:05:25). Pour ces différent-e-s membres du Conseil, l'orientation sexuelle n'entre pas dans les critères de définition des droits humains.



Tunisie : adieu, Laïcité !

Investir en Tunisie (via observatoire de l'islamisation)  -  L’Instance de la promotion de la vertu et la prévention du vice, plus connue sous le nom de "police religieuse" a obtenu, vendredi 17 février 2012, l'autorisation d'exercer son activité politique en Tunisie. Elle avait déposé une demande de visa auparavant.
Créée depuis 1940 en Arabie Saoudite, la formation est une police d'État qui a pour but d'appliquer à la lettre les règles et principes religieux en vigueur.
M. Adel El Almi, homme d’affaires et fondateur de l’association, a précisé à "Assabah Al Ousboui " que le nom de l’entité sera changé en "instance centrale de la sensibilisation et de la réforme", mais elle gardera les mêmes principes, connus partout dans le monde.
L’homme d’affaires a ajouté que d’importantes personnalités rejoindront sa formation.
L’instance organisera, également, des sessions de formation qui seront supervisées par M. Abdallah El Masayyaf, l’un des fondateurs de l’Instance.
Le site Rap125 publie une vidéo montrant ce que fera officiellement cette police religieuse sous le titre "Tunistan, province du Jendoubistène : les brigades de la promotion de la vertu et de la Répression du vice nettoient la ville des Derniers kouffars". On y voit la destruction d'un débit de boissons alcoolisées dans une atmosphère de Kristalnacht.

Iran : les députés protègent le mariage temporaire.

Turkish Weekly 5 mars 2012
L'agence de presse iranienne Fars News rapporte que le Majlis iranien (parlement) a rejeté une proposition visant à officialiser et enregistrer les mariages temporaires [autrement dit la prostitution].
Sattar Hedayat Khah, le représentant de Boyer-Ahmadand et un membre de la commission juridique et judiciaire du Majlis, a proposé l'enregistrement des mariages temporaires afin d’empêcher leur utilisation abusive et le préjudice potentiel qu'ils pourraient causer aux femmes.
Le Majlis a étudié l'amendement proposé à l'article 22 de la loi sur la protection de la famille.

La proposition de la commission était que les mariages temporaires seraient enregistrés dans trois circonstances : en cas de grossesse, si les parties ont voulu enregistrer le mariage et si l'enregistrement était une condition du mariage .

Les députés ont rejeté, par 59 voix contre 30, l'amendement au motif qu'il s'agirait d'une intrusion dans les affaires privées des familles.

Le mariage temporaire (sigheh) est sanctionné par l'islam chiite comme un moyen d’éviter des relations  religieusement illicites (haram) entre hommes et femmes. Un couple décide de la durée du mariage, après quoi il est annulé, néanmoins l'homme peut quitter le mariage avant le moment prévu par contrat.

mercredi 7 mars 2012

Quand les médias provoquent la violence

B. DAVIDSON-The Algemeiner
 Le 21 février, une  photo spectaculaire de l'Agence France-Presse a choqué des nombreux  lecteurs des sites d'info.
Il s'agissait d'une bande de jeunes palestiniens près d'Hébron, fracassant de gros rochers sur le pare-brise de la voiture d'une automobiliste israélienne, la forçant  par réflexe à baisser la tête en extrayant son 4x4 de la mêlée.

Mme Zehava Weiss subit un jet de blocs de pierre : AFP- Bayt Umar 
Et voici la vidéo de l'attaque :

Une des photos montrait un vidéaste de presse, debout directement derrière l'un des lanceurs de pierres, en train de filmer alors que  le roc explosait sur le pare-brise.
Le caméraman "cherchait le meilleur angle de vue pour capter de loin ce qui allait se passer".

"À ma gauche, il y avait au moins deux autres photographes, attendant l'action", a relaté aux médias locaux la conductrice Zahava Weiss de Carmei Tzur. Plusieurs Israéliens ont été tués et de nombreux autres ont été blessés dans ces salves de jets de pierres quasi-quotidiennes.

Dans l'incident du 21 février, la question immédiate pour beaucoup, était de savoir s'il s'agissait d'une mise en scène médiatique, et dans ce cas,  à quel degré le cameraman était activement ou passivement en collusion avec la bande qui jetait des pierres dans le but d'avoir "la photo qui rapporte" ?

Cette situation est révélatrice de ce qui est devenu un secret de polichinelle : il existe une relation symbiotique, professionnellement, éthiquement et moralement contestable entre photographes de presse et les Palestiniens. Les photographes ont besoin des images et vidéos chocs pour leurs agences et leurs clients, et les gangs veulent immortaliser leurs actes pour la postérité internationale. Mais, à l'étranger, le public ne voit jamais  comment les images ont été obtenues, et suppose que tout est spontané, et que la caméra passait par là, au bon moment, par hasard.

Ce phénomène, depuis surnommé "fauxtographie" est devenu évident pour moi en Décembre 2010, dans une affaire de squatters arabes et juifs à Jérusalem Est au quartier de Silwan/Siloé. Dans une ruelle, j'ai vu ce qui semblait personnifier ce paradigme : pendant un après-midi, les photographes et les lanceurs de pierres- étaient apparemment -en train de mettre en scène une bataille à coups de pierres et de roches sur la police.
Un de ces (nombreux) évènements qui ne se serait jamais produit en absence des caméras.

Comme je le fais souvent dans ce cas, j'ai apporté mon propre appareil photo afin d'illustrer, par la suite, les détails d'un article . À un moment donné, adossé contre le mur d'une ruelle avec plusieurs photographes arabes, un jeune a couru en face de nous et a armé son bras pour lancer une pierre sur la police, 50 mètres plus loin.

J'ai été choqué lorsque j'ai entendu un des photographes lui dire :  
"Yal-la ! Yal-la ! Harb, harb ! (Allez ! Allez ! [c'est la] Guerre, la Guerre !),"afin de galvaniser l'enfant. 

Retenez cette image : un adulte, photographe, patenté par une carte de presse incitait les enfants à jeter des pierres et des bouteilles sur une police anti-émeute lourdement armée, dans l'espoir d'obtenir de meilleures photos d'action, indifférent aux conséquences pour l'enfant, la police, les voisins et aux répercussions locales et internationales.

Un homme plus âgé derrière les jeunes criait "Allah Akbar !" pour stimuler la bande. Il était difficile de ne pas avoir l'impression que"l'organisateur", comme je vais l'appeler, était le metteur en scène en coulisses de l’évènement "spontané".

Les enfants lançaient les pierres à tour de rôle, puis retournaient, en se mettant à couvert, cachés par la presse de la vue des cinq ou six policiers qui s’avançaient. L'organisateur leur parlait en petit comité, tandis que les photographes avaient des belles et faciles photos d'action des charges de la police.

Situé entre les photographes et la police, l’organisateur a ensuite porté un enfant, qui, comme sur commande-agitait un petit poing rebelle, que les caméras immortalisaient au loin.
Donc l'angle obtenu était "un conflit inégal : un policier Israélien en uniforme noir "du GIGN" toise un bambin palestinien."

J'étais professionnellement et personnellement consterné par ce qui semblait être une coopération active et passive entre les Arabes et la presse : une machine huilée et efficace de relations publiques, pour la consommation des médias étrangers.

A la fois incrédule et dégoûté par ce qui semblait se mettre en place,  j'ai commencé à photographier de plus en plus les lanceurs de pierres "hors-scène", lorsqu'ils ramassaient des pierres et se concertaient avec l'organisateur. Certains essayaient de se couvrir le visage, faisaient des gestes et me criaient en arabe de ne pas les photographier.

À un moment donné, l'organisateur, qui agitait les bras en ma direction pour ne pas que je le photographie, a envoyé un groupe de cinq ou six jeunes gens menaçants qui m'ont entouré. Comme je ne répliquai pas lorsque l'un d'eux m'a poussé, l'organisateur m'a fait face, en colère, et a exigé que je cesse de photographier.

Pour calmer la tension, j'ai haussé négligemment les épaules et leur ai dit en anglais que je "fais juste mon travail", et ils m'ont laissé seul pendant que je continuais à photographier les évènements. A un moment surréaliste dans la mêlée, les photographes ont tous pris une pause-café, avec des tasses sur un plateau gracieusement offertes par un homme qui a quitté la maison de l'un des squatters arabes de l'affaire.

La police se trouvait à proximité, en tenue anti-émeute complète et à bout de souffle après la charge sur les lanceurs de pierres. On ne leur a pas offert de café.

dimanche 4 mars 2012

Afghanistan : l'incinération des Corans était accidentelle

Un responsable militaire américain familier avec l'enquête conjointe a décrit l’incinération des Corans comme une "tragédie", mais a rejeté toute suggestion selon laquelle elle avait été  intentionnelle. Il a dit que la commission mixte de trois hauts fonctionnaires de sécurité afghans et d'un officier militaire américain est convaincue que les militaires impliqués dans la prise de décision de se débarrasser des Corans et ceux qui ont effectué l'ordre n'avaient pas pour but de souiller le livre sacré musulman.
"Il n'y avait ni mauvaise intention, ni préméditation, ni manque de respect de l'islam intentionnel", a-t-il dit.
L'histoire commence environ une semaine avant l’incinération, lorsque les agents du centre de détention de Parwan se sont inquiétés après que les détenus ont communiqué en secret par des notes griffonnées dans les livres de la bibliothèque, peut-être pour une attaque.
"Il y avait une suspicion que cela a été utilisé comme un moyen de communiquer, dans la prison  avec l’extérieur", a déclaré le responsable militaire américain au courant de l'enquête, ajoutant que la crainte était que les détenus pourraient "s'organiser".
Deux  interprètes américains afghans ont dû passer au crible les livres de la bibliothèque et mettre de côté ceux qui portaient une note écrite qui pourrait constituer un risque pour la sécurité, a déclaré Maulavi Dad et d'autres membres de l'équipe Conseil des Oulémas qui a visité le centre de détention et ont été informés par les militaires.
Une fois le travail des  interprètes fini, 1652 livres ont été empilés sur le sol et les tables pour se faire retirer, y compris certains corans, de nombreux autres textes religieux ou scientifiques, et un certain nombre d'œuvres laïques, dont des romans et de la poésie.
Que les inscriptions posaient un risque pour la sécurité est un sujet de débat. Les membres du Conseil des Oulémas doutent que les écrits étaient autre chose que les notations personnelles, et les responsables militaires américains et les fonctionnaires de sécurité afghans n'étaient pas sûrs parce que les livres étaient nombreux et qu'ils n'avaient pas été en mesure de les examiner tous.
Le responsable militaire américain n'est pas entré dans les détails, mais a seulement indiqué que "nous devons trop compter ici sur les linguistes", le terme militaire pour les interprètes et les traducteurs. "Aucun des soldats américains n'est capable de lire ceci."
Mais les linguistes n'étaient responsables que du tri des livres, pas de la décision de les brûler.
Ceux qui étaient en charge ont décidé, au regard du manque de place pour stocker ce matériel sensible, de brûler ces livres. C'est la procédure habituelle dans ces cas. 

Les soldats américains chargés de l’incinération des 1652 livres n’étaient pas capables de savoir ce qu'ils brûlaient. Lorsque des afghans ont accouru pour les alerter, il était trop tard.

Dans les émeutes qui ont suivi cet incident 29 afghans et 6 américains sont morts.



Turquie : commémoration du drame du Struma

Struma photo armenews

Une  commémoration a eu lieu en Turquie en souvenir du naufrage du Struma en Mer Noire le 24 février 1942.
Ce navire vétuste avait quitté le port de Constanza en Roumanie le 12 décembre 1941 avec à son bord 769 Juifs qui tentaient de fuir le nazisme, en particulier le régime roumain dirigé par Ion Antonescu.  L’objectif était d’atteindre la Turquie et d’y obtenir un visa pour gagner la Palestine sous mandat britannique, cela malgré les restrictions à l’immigration des autorités britanniques.
Après un voyage qui dura quatre jours en raison d’avaries mécaniques, le navire fut mis en quarantaine à son arrivée en Turquie : les passagers ne furent pas autorisés à débarquer et se virent contraints de rester à bord. La Roumanie, pour sa part, n’autorisa pas le retour du Struma.
Struma - Denizhaber
Malgré l’intervention du capitaine auprès des autorités turques et britanniques et celle de l’Agence Juive auprès des Britanniques pour accueillir les réfugiés, la situation resta bloquée, les autorités turques refusant de lever la quarantaine.
Après des semaines de vaines négociations, le 23 février, les autorités turques firent remorquer  en dehors de leurs eaux territoriales le navire dont les moteurs étaient hors d’usage. Le lendemain, le navire coulait dans des conditions qui restent confuses, probablement torpillé par un sous-marin soviétique.
David Stoliar fut l’unique survivant de ce naufrage.
La Turquie ne fit qu’une seule déclaration sur cette tragédie indiquant qu’elle n’avait "aucune responsabilité dans cette catastrophe". 

Jusqu'à ce vendredi 24 février 2012, la Turquie n'avait jamais autorisé la tenue de commémorations officielles du naufrage du Struma sur son sol.



Commémoration du drame du Struma par euronews-fr

Libye : la profanation de tombes chrétiennes et juives condamnée par le gouvernement

20 minutes Le nouveau pouvoir libyen a présenté dimanche ses excuses après la profanation de quelque 200 tombes de soldats britanniques et italiens datant de la Seconde guerre mondiale.

Une vidéo amateur mise en ligne sur le réseau social Facebook montre des hommes armés de kalachnikovs renverser d'un coup de pied des stèles d'un cimetière militaire de Benghazi et détruire à coups de marteau une croix en métal et en pierre.

"Ce sont des chiens"
Un des vandales s'exclame : "c'est la tombe d'un chrétien" en déterrant une stèle. Une autre voix dit : "Ce sont des chiens".
La profanation s'est déroulée à Benghazi, point de départ du soulèvement libyen et théâtre de violents combats entre les Alliés et les forces germano-italiennes pendant la Seconde guerre mondiale.

Le Conseil national de transition (CNT) libyen a promis de punir les coupables. "Cet acte ne reflète pas le sentiment de l'opinion publique libyenne parce que l'islam appelle au respect des autres religions", a assuré le CNT dans un communiqué.

Les profanateurs ne sont pas connus mais les salafistes, partisans d'un islam radical, ont détruit les tombes de saints musulmans depuis la chute de Mouammar Kadhafi, estimant que leur culte relève du paganisme.

vendredi 2 mars 2012

Une Bible millénaire douteuse confirmerait l'Islam

24 Matins Euronews - Une bible de 1500 ans a été découverte en Turquie, elle annoncerait la venu du prophète Mohammed et nierait le fait que jésus fut une divinité.
La polémique enfle autour de cette Bible qui reprendrait  pour certain l’évangile de Barnabé, un texte dans lequel Jésus citerait la venue du prophète Mohammed. Ce texte se révélerait alors proche de la conception musulmane de l’existence de Jésus. 
Le ministre turc de la Culture et du Tourisme, Ertugrul Gunay, a confié au journal britannique : "Conformément à la croyance islamique, l'Évangile présente Jésus comme un être humain et non comme Dieu. Il rejette les idées de la Sainte Trinité, de la Crucifixion et révèle que Jésus a prévu l'arrivée du Prophète Mohammed."
Le journal britannique poursuit : "Dans une version de l’Évangile, on rapporte qu'il a dit à un prêtre : comment le Messie sera-t-il appelé ? Mohammed est son nom béni.  Et dans un autre, Jésus a nié être le Messie, prétendant qu'il ou elle serait Ishmaelite, le terme utilisé pour un Arabe". Les Musulmans revendiquent le texte, alors que d’autres assurent qu’il correspond à l'Évangile de Barnabé, un complément des évangiles originaux de Marc, Matthieu, Luc et Jean", explique le Daily Mail (traduit par OUMMA.COM) 

Voici la vidéo d'Euronews:





Et voici pourquoi il s'agit, selon des Assyriens (Peter BetBasoo et Assur Giwargis d'AINA), très probablement d'un FAUX :
  • A l'examen des photos publiées, on peut lire en assyrien (ou néo araméen)  : " b-shimmit maran Paish kteewa aha ktawa al idateh d-rabbaneh d-dera illaya b-ninweh b'sheeta d-alpa w-khamshamma d-maran". Ce qui donne : "Au nom de notre Seigneur, ce livre est écrit sur les mains des moines du monastère élevé dans Ninive, dans l'année [du] 1500ème anniversaire de notre Seigneur."
  •  Il y a de nombreuses fautes d’orthographe
  •  En Assyrien on n'appelle jamais la Bible : "livre" ; On utilise : "Ancien Testament", "Nouveau Testament" ou "Livre Sacré" .
  •  L'inscription sur le livre dit qu'il a été écrit en l'an du 1500ème anniversaire de notre Seigneur. Il n'aurait donc pas 1500 ans mais 512.
  •  Le titre est écrit en assyrien moderne qui date de 1840 ! Il aurait dû être écrit en Assyrien classique.

Eric Laurent : le Roi du Maroc accapare le pays

Une interview intéressante sur un livre dénonçant l'affairisme et le népotisme du  Roi

L'Express : Écrivain et grand reporter, auteur il y a quelques années d'un livre-interview avec Hassan II, Eric Laurent vient de publier aux éditions du Seuil, avec la journaliste Catherine Graciet, "Le roi prédateur". L'ouvrage dénonce l'affairisme de l'entourage du roi du Maroc et du souverain lui-même. 


L'Express : S'il est vrai que le roi Mohammed VI est aujourd'hui le premier investisseur de son pays et qu'il contrôle à travers ses sociétés holding plusieurs secteurs clé de l'économie marocaine, peut-on pour autant, comme vous le faites, parler de "hold up" ?

Eric Laurent : Avant de vous répondre, je voudrais préciser qu'à l'origine notre propos n'était pas du tout d'écrire un livre sur la fortune du roi. Nous voulions faire une sorte d'état des lieux de la monarchie marocaine à l'heure des printemps arabes, essayer de comprendre comment elle s'adaptait, quelle était sa marge de manœuvre et dans quelle mesure elle parvenait à conserver sa légitimité. C'est au fil de notre enquête, à travers les témoignages recueillis, que nous nous sommes rendus compte que le roi était à la tête d'une énorme fortune et surtout que celle-ci avait considérablement augmenté en l'espace de quelques années, alors même que les ressources et les revenus du pays sont assez faibles. Cela nous a surpris.