vendredi 23 octobre 2015

Le Mufti Haj Amin al Husseini a collaboré à l'extermination des juifs d'Europe

Certes Netanyahou s'est trompé en affirmant qu'Hitler ne voulait qu'expulser les juifs et que c'est le mufti qui l'a inspiré à les brûler. Mais il n'avait pas tort sur le fait que Haj Amin Al Husseini était animé d'une haine génocidaire des juifs et qu'il a joué le mouche du coche pour que cette extermination soit la plus complete possible. De plus il y a bien eu un épisode où Eichman a émis l'idée d'échanger des milliers d'enfants juifs contre des soldats allemands prisonniers des britanniques. C'est le mufti qui en a dissuadé les nazis arguant que ces enfants arriveraient en Palestine. Les enfants ont tous été exterminés.
Plus largement , en agitant le monde arabe, le Mufti a réussi à faire interdire la Palestine par la Grande Bretagne aux juifs qui auraient pu s'y réfugier.

Dire que le mufti était un personnage "controversé" et qu'il n'avait comme but que d'empêcher la création d'Israël est mensonger. Sa haine des juifs valait celle d'Hitler, la seule différence, c’était qu'il n'avait pas les moyens de les exterminer. Il les haïssait partout sur terre. Plus récemment, un autre prédicateur , Muhammad Hussein Yaqub a résumé la position idéologique des djihadistes comme Haj Amin Al-Husseini:
Si les Juifs nous laissaient la Palestine, est ce qu'on commencerait à les aimer ? Bien sûr que non. … Ils sont nos ennemis, pas parce qu'ils occupent la Palestine. Ils auraient été des ennemis même s'ils n'occupaient rien… Notre combat avec les Juifs est éternel, et il durera jusqu'à la bataille finale... jusqu'à ce qu'il ne reste aucun juif sur la surface de la terre.[12]

par David Patterson
Middle East Quarterly Eté 2011, pp. 73-83 (voir le document PDF)

http://www.meforum.org/3022/anti-Semitism-prevents-Peace adapté par l'Observatoire du Moyen Orient
L'entrée de Haj Amin al Husseini dans la politique du djihad s'est produite à la suite de la signature de l'accord Fayçal-Weizmann  de janvier 1919, dont les articles III et IV garantissaient aux Juifs une patrie en Palestine.[15] 

Après avoir incité à des émeutes à Jérusalem en 1920 aux cris de "tuez les Juifs. Il n'y a pas de punition pour avoir tué des Juifs »[16] . Husseini a fui le pays et a été condamné par contumace à dix ans de prison. Lors des élections pour choisir un nouveau mufti en avril 1921, le haut commissaire britannique pour la Palestine, Sir Herbert Samuel, a contourné le processus officiel et a nommé Husseini à ce poste afin de garantir la paix intérieure. Cela a eu l'effet inverse : un des premiers actes de Husseini comme mufti, était de déclarer un djihad contre les britanniques et les Juifs.[17] 

En août 1929, en réponse au cri du mufti, : « A celui qui tue un juif, une place est assurée dans l'autre monde » les arabes ont commis un carnage dans toute la Palestine, laissant 133 Juifs morts et 339 blessés.[18] Le 19 avril 1936, encore une fois à l'incitation de Husseini, les émeutes contre les Juifs ont éclaté à Jaffa en ce qui s'est mué en une révolte arabe durant trois ans, mais pas avant que le mufti n'ait commencé à construire son alliance avec les Nazis.

En mars 1933, Husseini avait eu sa première rencontre avec le Consul Général Nazi, Heinrich Wolff, à Jérusalem, après avoir établi plus tôt, des connexions avec les frères musulmans. Husseini a obtenu que la confrérie reçoive l'aide des Nazis dans les decenies 1930 et 1940. Plus tard il a indiqué que l'aide des Allemands lui a permis d'orchestrer la révolte arabe de 1936-39.[19] Le 2 octobre 1937, il rencontre Adolf Eichmann et Herbert Hagen, un des collègues d'Eichmann au département des affaires juives de la Gestapo :
Eichmann a décrit avec enthousiasme « la conscience nationale et raciale » qu'il a  observé pendant son séjour parmi les arabes. Il a indiqué que « les drapeaux Nazis flottent en Palestine et qu'ils décorent leurs maisons avec des croix gammées et des portraits d'Hitler ».[20]
La réunion a eu lieu au cours de la "revolte arabe ", quelques mois après le rapport de la Commission Peel du 7 juillet 1937, qui, face aux tensions entre Juifs de Palestine et Arabes, a recommandé une solution de deux États. Ce n'était pas la solution que voulait Husseini, et Eichmann le savait.

Quelques jours plus tard, le 13 octobre, à nouveau, le mufti a fui la Palestine pour le Liban pour éviter l'arrestation et la possible expulsion pour incitation à la violence contre le gouvernement du mandat britannique. Deux ans plus tard, il a mis en place sa base d'opérations à Bagdad et a rejoint Rashid Ali al-Gaylani, pour mener le 1er avril 1941, avec l'aide des Nazis, la prise du pouvoir en Irak. Le 31 mai, les britanniques avaient réussi à faire échouer le coup d'État, mais pas avant que Husseini n'ait émis une fatwa (un décret religieux) annonçant un djihad contre la Grande-Bretagne et les Juifs. 

Quelques mois plus tard, le 28 novembre 1941, le mufti, consideré maintenant par les Nazis comme le "champion de la libération arabe", était assis face à Adolf Hitler, qui lui a assuré que les Nazis et les Arabes étaient engagés dans le même combat, à savoir l'extermination des Juifs.[21] Ce qui fût consigné dans un protocole secret.

A la fin de l'année, Husseini avait rencontré à nouveau Eichmann, qui était maintenant chargé de l'exécution de la « Solution finale » ; son adjoint Dieter Wisliceny a témoigné plus tard qu'Eichmann avait informé le mufti « du plan concernant la « Solution finale de la Question juive en Europe ». »[22] . L'adjoint d'Eichmann a affirmé également que "le mufti a été l'un des initiateurs de l'extermination systématique des Juifs européens et avait été un collaborateur et conseiller d'Eichmann et de Himmler dans l'exécution de ce plan".[23] 

Les auteurs David Dalin et John Rothman ont soutenu que "de tous les principaux dirigeants nazis, c'est avec Heinrich Himmler qu'al-Husseini a collaboré le plus activement et le plus constamment... L'un des objectifs communs partagés par al-Husseini et Himmler, qui était l'architecte de la 'Solution finale' des Nazis, a été l'extermination des Juifs. »[24] En effet, dans ses mémoires, le mufti n'avait aucune retenue pour se vanter de son amitié intime avec Himmler.[25]

Husseini avait à sa disposition six stations de radio, d'où il assurait des émissions régulières en langue arabe exhortant les musulmans à tuer des Juifs partout dans le monde au service de Dieu. Le 11 décembre 1942, il a appelé les musulmans au "martyre" comme des alliés de l'Allemagne contre les anglais et les Juifs. « Le sang déversé par les martyrs, » cria t-il, "est l'eau de la vie ».[26] 
Une semaine plus tard, lors d'une réunion de l'Islamische Zentral-Institut, il récite les versets du Coran et enseigne que les Juifs étaient les "plus implacables ennemis des musulmans".[27] Le 2 novembre 1943, il a déclaré lors d'un rassemblement dans le Hall de la Luftwaffe à Berlin, "les Allemands savent comment se débarrasser des Juifs... Ils ont définitivement résolu le problème juif. Notre amitié avec l'Allemagne [n'est] pas une amitié provisoire, qui dépendend des circonstances, mais une amitié permanente et durable. »[28]

Les actions du mufti étaient aussi meurtrières que ses mots. Dès le mois de janvier 1942, Husseini avait commencé à recruter des musulmans pour servir dans les unités de la Waffen SS, dont la plus tristement célèbre était la Division de montagne Handschar, forte de 21 065 hommes.[29] Les autres unités d'extermination SS musulmanes comprenaient la Division Skanderberg en Albanie et l'Arabisches Freiheitskorps en Macédoine. Ces unités musulmanes meurtrières ont  joué un rôle important en rendant les Balkans Judenrein (sans Juifs) pendant l'hiver de 1943-44. Alors que ces unités faisaient leur travail, le mufti a pris d'autres mesures pour accélérer le massacre des Juifs. Selon Wisliceny et le dirigeant juif  hongrois Rudolf Kastner, Husseini écrivit des lettres aux gouvernements de la Bulgarie (6 mai 1943), de Italie (10 juin 1943), de la Roumanie et de la Hongrie (28 juin 1943) exigeant que les Juifs soient exterminés sans délai.[30]

Dans une émission diffusée le 21 janvier 1944, Husseini a continué à mélanger le nazisme avec le djihadisme, affirmant que "le Coran dit :"Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants. " (Sourate 5 verset 82 ) et "Il existe également des similitudes considérables entre les principes islamiques et ceux du national-socialisme. »[31] 

En fait, il a énuméré sept points que les Nazis et les musulmans avaient en commun: 
"(1) Le monothéisme — l'unité de direction, le principe du chef (Führerprinzip") ; 
(2) Le sens de l'obéissance et la discipline ; 
(3) La guerre et l'honneur de mourir au combat ; 
(4) L'importance de la communauté, suivant le principe : le collectif au-dessus de l'individu ; 
(5) La haute estime pour la maternité et l'interdiction de l'avortement ; 
(6) La glorification du travail et de la créativité: « l'Islam protège et valorise le travail productif, de quelque nature soit-il » ; 
(7) L'attitude envers les Juifs — "dans la lutte contre le judaïsme, l'Islam et le nazisme sont très proches." »[32]

Deux mois plus tard, Husseini a harangué ainsi ses partisans : "tuez les Juifs partout où que vous les trouviez. Cela plaît à Dieu, à l'histoire et à la religion. »[33] 

Si le "jihad islamique mêle religion et nationalisme dans ses efforts pour anéantir Israël", comme le dit Ziad Abu-Amr[34],  cette déclaration, non seulement fait écho à son incitation des émeutes anti-juives des arabes de 1920 à 1929, mais aussi, elle illustre la tournure d'esprit djihadiste de Al-Husseini.
Comme les combats de cette année (1944) avaient traîné en longueur, Husseini a eu peur que la guerre pourrait se terminer avant que l'objectif primordial de l'extermination des Juifs n'aboutisse. Par deux fois, il écrivit à Himmler, lui demandant d'utiliser tous les moyens possibles pour achever l'extermination des Juifs.[35]

À la fin de la guerre, Husseini a été qualifié officiellement de criminel de guerre Nazi. Il a néanmoins reçu un accueil triomphal en Egypte le 20 juin 1946 lors de sa réapparition, accomplie grâce à l'assistance des autorités françaises. Dix jours plus tard, le journal des frères musulmans, al-Ikhwan al-Muslimin a annoncé:  "le héros des arabes et le symbole de la lutte, de la patience et du al-jihad est ici en Egypte".[36] 
Ce parangon du jihad a aussitôt rencontré Al-Banna et Qutb pour poursuivre "la même lutte que Hitler et l'Allemagne — et que Al-Husseini lui-même — avaient mène durant la guerre," selon l'universitaire américain Jeffrey Herf.[37] 

Avec en tête les objectifs Nazies d'extermination des juifs  , il prit sous son aile un jeune homme prometteur : Yasser Arafat.



[1] Coran Sourate 17 versets 103-104
[2] Hassan al-Banna, Five Tracts of Hassan al-Banna: A Selection from the Majmuat Rasail al-Imam al-Shahid Hassan al-Banna, trans. Charles Wendell (Berkeley: University of California Press, 1978), pp. 45-6.
[3] Adolf Hitler, Mein Kampf, trans. Ralph Manheim (Boston: Houghton Mifflin, 1971), p. 232.
[4] Ibid.
[5] See Bernard Lewis, Semites and Anti-Semites: An Inquiry into Conflict and Prejudice (New York: W. W. Norton, 1999), pp. 265-6.
[6] Adolf Hitler, speech before the Reichstag, Jan. 30, 1939, Speeches and Proclamations, vol. 3, trans. Chris Wilcox (Würzburg: Domarus Verlag, 1996), pp. 1443-54.
[7] Mahmoud Abbas, Al-Wajh al-Akhar: al-Alaqat as-Sirriya bayna an-Naziya wa-l-Sihyuniya (Amman: Dar Ibn Rushd, 1984), quoted in Holocaust Denial in the Middle East: The Latest Anti-Israel Propaganda Theme (New York: Anti-Defamation League, 2001), pp. 5-6.
[8] Alfred Rosenberg, Race and Race History and Other Essays, ed. Robert Pais (New York: Harper and Row, 1974), pp. 131-2.
[9] Quoted in Ronald L. Nettler, Past Trials and Present Tribulations: A Muslim Fundamentalist's View of the Jews (Oxford, Eng.: Pergamon, 1987), p. 35.
[10] Ibid., p. 44.
[11] Matthias Küntzel, Jihad and Jew-Hatred: Islamism, Nazism, and the Roots of 9/11, trans. Colin Meade (New York: Telos Press, 2007), p. 149.
[12] Muhammad Hussein Yaqoub, "We Will Fight, Defeat, and Annihilate Them," al-Rahma TV, Jan. 17, 2009, Middle East Media Research Institute, Washington, D.C., Special Dispatch No. 2278, Mar. 12, 2009.
[13] "Hamas Covenant 1988," Yale Law School Avalon Project, accessed Mar. 14, 2011; "The Charter of Allah: The Platform of the Islamic Resistance Movement (Hamas), 1988," Palestine Center, accessed Mar. 14, 2011. En français traduit par J.F. LEGRAIN du CNRS
[14] Lewis, Semites and Anti-Semites, p. 13.
[15] Weizmann-Faisal agreement, Jan. 1919, Jewish Virtual Library, accessed Mar. 14, 2011.
[16] David G. Dalin and John F. Rothman, Icon of Evil: Hitler's Mufti and the Rise of Radical Islam (New York: Random House, 2008), p. 13.
[17] Ibid., p. 131.
[18] Ibid., p. 30.
[19] Küntzel, Jihad and Jew-Hatred, p. 31.
[20] Chuck Morse, The Nazi Connection to Islamic Terrorism (New York: iUniverse, 2003), p. 46. It should be noted that, according to Klaus Gensicke, Eichmann and Hagen were unable to set up a meeting with Husseini. See Klaus Gensicke, Der Mufti von Jerusalem: Amin el-Husseini und die Nationalsozialialisten (Frankfurt am Main: Verlag Peter Lang, 1988), p. 52.
[21] Joseph B. Schechtman, The Mufti and the Fuehrer: The Rise and Fall of Haj Amin el-Husseini (New York: Thomas Yoseloff, 1965), pp. 110, 121, 306.
[22] Gensicke, Der Mufti von Jerusalem, p. 165.
[23] Schechtman, The Mufti and the Fuehrer, p. 160.
[24] Dalin and Rothman, Icon of Evil, p. 50.
[25] Efraim Karsh, Palestine Betrayed (New Haven: Yale University Press, 2010), pp. 66-7.
[26] Jeffrey Herf, The Jewish Enemy: Nazi Propaganda during World War II and the Holocaust (Cambridge: Harvard University Press, 2006), p. 173.
[27] Gensicke, Der Mufti von Jerusalem, pp. 135-8.
[28] Quoted in Morse, The Nazi Connection to Islamic Terrorism, p. 60.
[29] Dalin and Rothman, Icon of Evil, p. 55.
[30] Lukasz Hirszowicz, The Third Reich and the Arab East (London: Routledge and Kegan Paul, 1966), p. 312.
[31] Schechtman, The Mufti and the Fuehrer, p. 139.
[32] Küntzel, Jihad and Jew Hatred, pp. 34-5.
[33] Quoted in Morse, The Nazi Connection to Islamic Terrorism, p. 62.
[34] Ziad Abu-Amr, Islamic Fundamentalism in the West Bank and Gaza: Muslim Brotherhood and Islamic Jihad (Bloomington: Indiana University Press, 1994), p. 103.
[35] Serge Trifkovic, The Sword of the Prophet, Islam: History, Theology, Impact on the World (Boston: Regina Orthodox Press, 2002), p. 187.
[36] Jeffrey Herf, Nazi Propaganda for the Arab World (New Haven: Yale University Press, 2009), p. 242.
[37] Ibid., p. 244.
[38] Al-Quds (Jerusalem), Aug. 2, 2002; Shlomo Ben-Ami, Scars of War, Wounds of Peace: The Israeli-Arab Tragedy (Oxford: Oxford University Press, 2007), p. 214.
[39] Küntzel, Jihad and Jew-Hatred, p. 114.
[40] Leila S. Kadi, ed., Basic Political Documents of the Armed Palestinian Resistance Movement (Beirut: Palestine Research Centre, Dec. 1969), pp. 137-141, accessed Mar. 14, 2011, on Israel Ministry of Foreign Affairs website, Jerusalem.
[41] Efraim Karsh, Arafat's War: The Man and His Battle for Israeli Conquest (New York: Grove Press, 2003), pp. 23, 36; Palestinian National Charter of 1964, Permanent Observer Mission of Palestine to the United Nations, accessed Mar. 14, 2011.
[42] Kadi, Basic Political Documents of the Armed Palestinian Resistance Movement.
[43] Munich Pact, Sept. 29, 1938, Yale Law School Avalon Project, accessed Mar. 14, 2011.
[44] "Political Program for the Present Stage Drawn up by the 12th PNC, Cairo, June 9, 1974," Journal of Palestine Studies, Summer 1974, pp. 224-5.
[45] Efraim Karsh, "Arafat's Grand Strategy," Middle East Quarterly, Spring 2004, p. 3.
[46] Laurent Murawiec, The Mind of Jihad (Cambridge: Cambridge University Press, 2008), pp. 34, 41.
[47] "Question of Palestine," U.N. General Assembly res. 3236, Nov. 22, 1974.
[48] "Observer status for the Palestine Liberation Organization," U.N. General Assembly res. 3237, Nov. 22, 1974.
[49] Quoted in Barry Rubin, Revolution until Victory? The Politics and History of the PLO (Cambridge: Harvard University Press, 1994), p. 47.
[50] Said K. Aburish, Arafat: From Defender to Dictator (London: Bloomsbury, 1999), p. 164.
[51] Murawiec, The Mind of Jihad, p. 318.
[52] Rubin, Revolution until Victory? p. 66.
[53] Ibid., p. 180.
[54] Karsh, Arafat's War, p. 247.
[55] Ibid., p. 62.
[56] Ibid., pp. 57, 103-5.
[57] "Fatah's Sixth General Conference Resolutions: Pursuing Peace Options without Relinquishing Resistance or Right to Armed Struggle," The Middle East Research Institute (MEMRI), Aug. 13, 2009.
[58] "Hamas Covenant 1988"; Yonah Alexander, Palestinian Religious Terrorism: Hamas and Islamic Jihad (Ardsley, N.Y.: Transnational Publishers, 2002), pp. 47-69.
[59] Dalin and Rothman, Icon of Evil, p. 139.
[60] "PA TV Broadcasts Call for Killing Jews and Americans," MEMRI, Special Dispatch, no. 138, Oct. 13, 2000.
[61] Abu-Amr, Islamic Fundamentalism in the West Bank and Gaza, p. 26.
[62] Beverley Milton-Edwards, Islamic Politics in Palestine (London: I.B. Tauris, 1999), p. 188.
[63] Sayyid Qutb, Basic Principles of the Islamic Worldview, trans. Rami David (North Haledon, N.J.: Islamic Publications International, 2006), p. 25.
[64] Sayyid Qutb, "Our Struggle with the Jews," in Ronald L. Nettler, Past Trials and Present Tribulations: A Muslim Fundamentalist's View of the Jews (Oxford: Pergamon, 1987), p. 81.
[65] Ibid., p. 78.
[66] Sayyid Qutb, Maalim fi al-Tariq (Damascus: Dar Al-Ilm, 2006), p. 111.
[67] "Hamas Covenant 1988."
[68] Quoted in David Aaron, In Their Own Words: Voices of Jihad (Santa Monica: Rand Corporation, 2008), p. 117.
[69] Banna, Five Tracts of Hassan al-Banna, pp. 46-7.
[70] Ibid., p. 57.
[71] "Hamas Covenant 1988," art. 13.
[72] Alexander, Palestinian Religious Terrorism, p. 57.
[73] Hitler, Mein Kampf, p. 103.
[74] "Hamas Covenant 1988," art. 18.
[75] Hitler, Mein Kampf, p. 493.

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