dimanche 8 juin 2014

Que dit la loi sur les colonies israéliennes ?

Voici une vidéo ( sous titrée en français) sur ce que dit la loi sur les "territoires" suivie des documents fondamentaux sur la loi internationale quant à la légalité des implantations israéliennes.






On entend souvent l'expression "la frontière de 67" pour affirmer qu'Israël occupe illégalement la Judée et la Samarie. Or cette "ligne verte" (elle avait été dessinée avec un crayon vert) ne date pas de 1967 et ce n'est pas une frontière.

Il s'agit de la ligne de démarcation de l'armistice de 1949 et elle ne correspond à aucune réalité historique, géographique, politique, ethnique ni administrative. C'est la ligne jusqu'où les israéliens ont réussi à repousser les envahisseurs  égyptiens, jordaniens (sous les ordres d'officiers britanniques...), syriens , irakiens, libanais et saoudiens

Je vous traduis les articles pertinents des accords d'armistice entre Israël , la Jordanie et l'Egypte. A l'insistance expresse des arabes il est stipulé dans les deux textes que la ligne n'est définie que par les faits d'arme sur le terrain et qu'elle n'est pas une frontière politique ni territoriale:


Le texte intégral des accords est hébergé par l'université Yale.
Accord Israélo-égyptien d'armistice général du 24 Février 1949

Article V
...
2. La ligne de démarcation de l'armistice ne doit être interprété d'aucune façon comme une frontière politique ou territoriale, et est délimitée, sans préjudice aux droits, revendications et positions de chaque partie de l'armistice en ce qui concerne le règlement final de la question palestinienne.



Accord Jordano-israélien d'armistice général du 3 Avril 1949

Article II

Ayant en  vue spécifiquement la mise en œuvre de la résolution du Conseil de sécurité du 16 Novembre 1948, les objectifs et principes suivants sont confirmés:

1. Est reconnu le principe selon lequel aucun avantage militaire ou politique ne devrait être acquis pendant la trêve ordonnée par le Conseil de sécurité;

2. Il est également reconnu, les dispositions du présent accord étant dictées exclusivement par des considérations militaires, qu'aucune disposition du présent Accord ne porte en rien atteinte aux droits, revendications et positions de l'une ni de l'autre Partie dans le règlement pacifique et final de la question palestinienne.



Il n'a jamais existé de pays, de royaume ni province de Palestine. Il n'a jamais existé non plus d’entité administrative exclusive à ce territoire. Pendant les siècles de l'impérialisme Ottoman,  la future zone mandataire britannique de Palestine était partagée entre les Vilayets (sorte de préfectures) de Damas et de Beyrouth ainsi que la province (Mutasarrifate) de Jérusalem, sous l'autorité directe du Sultan. Depuis l'age du Bronze, c'était le pays des Juifs. Les Arabes sont arrivés au 7eme siècle. 


Les Vilayets de Damas , Beyrouth et la Province de Jérusalem
Vers 1900-Wikipedia
Suite à l'effondrement de l'Empire Ottoman, la SDN a donné le mandat à la Grande Bretagne, pour y établir l'Etat du peuple juif. Plus de vingt autres mandats ont été confiés le même jour pour établir d'autres Etats. L'Iraq, la Syrie, le Sudan par exemple. Leurs frontières ont été définies par la SDN, elles sont toujours d'actualité. Voire la résolution de la SDN  de San Rémo, reprise par la conférence de Sèvres de 1920 dans la section VII.


L'ONU a stipulé dans sa charte qu'elle s'interdit d'annuler les traités conclus avant son existence. 
...aucune disposition du présent Chapitre ne sera interprétée comme modifiant directement ou indirectement en aucune manière les droits quelconques d'aucun État ou d'aucun peuple ou les dispositions d'actes internationaux en vigueur auxquels des Membres de l'Organisation peuvent être parties.

La résolution de San Remo de la SDN a donc toujours force de loi au plan international.


Voici les frontières du futur Etat du peuple juif:
La Palestine mandataire - wikipedia
Notez bien qu'elle comprend l'actuelle Jordanie
La SDN prévoyait TOUT cela pour la création du futur état du peuple juif

Notez que le Golan fait partie de la zone mandataire
pour le futur Etat du peuple Juif
En 1922 , la Grande Bretagne à détaché et crée le Royaume Hachemite de Transjordanie de la Palestine (77% de la Palestine originelle)  pour le réserver aux arabes. 

Le représentant des arabes, l’Émir Fayçal asigné un accord avec le représentant des sionistes Haïm Weitzman où il s’engageait à favoriser l’installation des juifs dans leur patrie historique. Il est revenu sur sa parole prétendant avoir été spolié par les britanniques...

En 1947 la proposition des Nations Unies de partage de la partie située à l'ouest du Jourdain du mandat Britannique de Palestine a été rejetée par tous les pays arabes. Puisque cette proposition a été rejetée par les arabes , elle est caduque. Cette proposition n'était que cela, une proposition sans force de loi. Les frontières proposées ne sont donc pas les frontières légales internationales d'Israël. .

Mai 48: les armées arabes traversent
la frontière internationale et
envahissent Israël









En 1948, le lendemain de la déclaration de son indépendance, les pays arabes (Syrie, Jordanie, Egypte, Iraq et des volontaires du Soudan , du Pakistan, d'Arabie Saoudite et du Yémen ) ont envahi Israël.





























Notez l’annexion du Golan par la Syrie...






L'armée israélienne a réussi à les repousser jusqu’à la ligne de cessez-le-feu appelée par les arabes, "frontière de 1967" ou - pour leur usage interne, " ligne verte" (c'était sa couleur sur la carte d'origine). Cette ligne de cessez-le-feu ne saurait être d'aucune façon une frontière, d'ailleurs les égyptiens et la jordaniens l'ont bien fait marquer dans leurs accords respectifs de cessez-le-feu.

Entre 1948 et 1967, soit pendant 18 ans, les "territoires" étaient aux mains de la Jordanie et le Golan capturé par la Syrie. Alors qu'ils le pouvaient, les arabes n'ont pas crée d'Etat Palestinien. Au contraire. Il n'y avait plus aucun juif , aucune colonie. A Jérusalem 58 synagogues ont été détruites par la Jordanie et tous les juifs chassés. Les "territoires", étaient ethniquement nettoyés des juifs - "Judenrein". Mais il n'y avait pas de paix . Les "colonies" ne sont pas le véritable obstacle à la paix. 
L’accès aux lieux saint n'a été permis qu'aux musulmans et aux chrétiens. Sans certificat de Baptême ou toute autre preuve qu'on n'était pas juif personne ne pouvait entrer en Jordanie, donc à Jérusalem.

En 1950, la Jordanie a annexé la Cis-Jordanie, donné à Jérusalem le titre de "deuxième capitale de la Jordanie", interdit le mot "Palestine" et imposé la nationalité jordanienne à tous les arabes des "territoires". Les palestiniens d'alors ne se sont pas révoltés contre cette occupation. La première charte de l'OLP de 1964 stipule explicitement que le peuple palestinien n'a aucune prétention sur la Cis-Jordanie, Jérusalem-Est ni la bande de Gaza: "article 24 - Cette orga­ni­sation n’exerce aucune sou­ve­raineté régionale sur la rive occi­dentale du royaume hachémite de Jor­danie, sur la bande de Gaza ou sur la région de Himmah." Le but de l'OLP était : la destruction d'Israël. Il n'y avait pas de colonies.

L'Egypte a imposé une loi martiale pendant 18 ans dans la bande de Gaza.

En 1967 lors de la guerre défensive des 6 jours, suite à l'attaque par la Jordanie (alors que les dirigeants israéliens suppliaient le Roi Hussein de ne pas participer à la guerre), Israël a capturé Jérusalem - Est et la Cis-Jordanie. Le mont du temple , où se trouvent les mosquées, a été  confié aux musulmans  Il est interdit aux juifs, et aux juifs seuls, d'y prier et c'est la Police Israélienne qui y veille!

Les accords d'Oslo signés par Yasser Arafat stipulent que la frontière séparant Israël de la future Palestine reste à négocier. Les "territoires" sont des territoires contestés et le resteront jusqu'a ce qu'un accord soit signé par les deux (trois? - avec le Hamas) parties.

La question de l'article 49 qui est systématiquement évoqué par les anti-israéliens :
a) L'article  49,6 de la IVe Convention de Genève stipule :  "Les transferts forcés, en masse ou individuels, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé dans le territoire de la Puissance occupante ou dans celui de tout autre État, occupé ou non, sont interdits, quel qu'en soit le motif."

Or, les Israéliens qui s'installent dans la vallée du Jourdain ne sont ni des déportés ni des transférés. Ils s'installent de leur propre volonté.

a) Cet article, invoqué par les ennemis d'Israël qui dominent l'ONU, a été écrit dans les suites de la deuxième guerre mondiale où des Puissances Occupantes (Allemagne Hitlérienne, URSS Stalinienne et Japon Impérial) ont procédé à des déportations de peuples entiers et au transfert de leur propres sujets vers des territoires qui ont été vidés par la déportation. Israël n'a déporté personne. Israël n'a forcé et ne force personne à s'installer dans la vallée du Jourdain, en Judée et en Samarie. L'invocation de l'article 49 contre Israël est totalement fallacieuse.

b) En 1950, le Royaume Hachémite de Trans-Jordanie a annexé la vallée du Jourdain. Cette annexion n'a été reconnue que par deux pays : le Royaume Uni et le Pakistan. La vallée du Jourdain n'appartenait donc à aucun État lorsque Israël l'a conquis lors d'une guerre défensive en 1967. Ipso facto, Israël n’occupe pas le territoire d'un autre État mais occupe un territoire contesté.

Nota Bene : l'ONU n'a voté aucune résolution contre l'annexion de Jérusalem et de la Cisjordanie par le royaume Hachemite de Trans-Jordanie.



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