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lundi 19 mai 2014

Vol de terres chrétiennes par des musulmans dénoncé par une palestinienne

Voici la traduction de la deuxième partie de la conférence ( retranscrite par Witness Human Rights)
de cette palestinienne chrétienne de Bethléem, Christy Anastas, qui ose penser en dehors des sentiers battus de la société palestinienne et arabe et qui, fait encore plus rare, ose exprimer publiquement ses opinions , bravant ainsi la véritable Omerta qui règne dans son pays.
La première partie a été publiée ici.







Deuxième partie de la vidéo 
(en dehors d'une petite section où Mlle Christy devient un peu confuse sur les faits historiques des guerres d'Israël. Nous l'avons laissé de côté car cela ne contribue pas à comprendre ses idées.)

14:40
Ensuite la deuxième Intifada a pris fin et j'ai décidé d'étudier le droit
14:48
J'étudiais le droit international, la liberté d'expression et les droits de l'homme;  en même temps j'apprenais les bases de notre système juridique qui est une combinaison très intéressante. Elle est principalement basée sur le al-aourf, une combinaison de charia et de loi tribale. La loi tribale est basés sur les valeurs de la culture bédouine. On surnomme ces valeurs en anglais :  " les trois W".  [Women -les Femmes, Wealth- la Richesse, War- la Guerre]

15:23
Les Femmes, la Richesse, la Guerre.

15:28
Quand j'ai appris cela, je me suis arrêtée et je ma suis dit, je veux prendre un peu de recul et de regarder le tableau d'ensemble en tant qu'arabe.

15:43 Malheureusement (pour) mon peuple, et je suis dévastée d'avoir à le dire que, si vous regardez le régime maintenant
15h54 et que vous preniez le mot :  Femmes.

Les hommes peuvent prendre quatre épouses là-bas 

(le mot :) Richesse 

J'ai un gouvernement corrompu, qui prend un avantage financier de la situation, ils se gavent avec l'argent
tandis que mon peuple souffre.
16:12 Après avoir appris le montant d'argent que nous avons reçu, (j'ai compris que ) je devrais être riche (rires), chaque palestinien devrait être riche.


16:16  (le mot :) Guerre 
Si nous n'avons pas un ennemi (commun ) à combattre comme dans le conflit israélo-palestinien.
16:28 (comme par exemple ) en 2006 à Gaza, le Fatah et le Hamas se sont battus les uns contre les autres et se sont entre-tués. 
(alors) Nous nous battons les uns contre les autres,
16:36
Des Palestiniens tuent des Palestiniens.
(de même en : ) Tunisie, Algérie, Libye, Irak, Liban, Syrie, Egypte

16:50
Mon peuple a pris ces valeurs (de la guerre) , les a élargies et il s'est construit sur elles.

17:00
Notre constitution est là et elle est excellent, mais elle n'a jamais été appliqué parce que nous avons un gouvernement corrompu. 
Saeb Erekat, notre principal négociateur a dit:
17:10
"Nous avons (avions) tué des Palestiniens pour établir une seule autorité, une seule force armée et le règne d'une seule loi
17:20
Nous avons investi du temps et des efforts."
Ils l'ont très bien fait  (Christy sourit de son sarcasme),
17:28
pour tuer des Palestiniens, notre peuple (Christy rit) 
17:32
C'est dégoûtant

17:38
Malheureusement cela a affecté mon pays, ma culture. Il n'y a ni loi ni ordre
17:44

L'une des choses les plus (répugnantes) que nous devons affronter, ce sont les crimes d'honneur,
17:50 les femmes n'ont pas de droits

17:54
Voici la photo d'un marché. Une femme (WHR- Nancy Zaboun ), qui a été battue pendant 10 ans par son mari, et qui, après ces 10 ans, a eu le courage d'aller au tribunal et demander le divorce.
18:04
Après qu'elle a fait cela, son mari l'a attrapée sur ce marché et il l'a égorgée ( Christy fait un geste avec sa main comme s'il s'agit d'un couteau fendant sa gorge)

18:12
Les femmes sont traitées comme des choses. Les Femmes comme vous ne sont pas considérées la bas comme des êtres humains.
18:22

La bas, vous les femmes, vous  n'avez aucune liberté d'expression ni aucun des droits de l'homme.

18:30
Je peux vous raconter tellement de cas des jeunes femmes tuées par leurs propres familles dans des crimes d'honneur.

18:38
Le nombre de crimes d'honneur a augmenté en 2013 de 300%, en UNE année, 300%! L'année dernière !
18:52
Elles sont harcelées sexuellement dans les rues

Habituellement, je me faisais harceler sexuellement sur le chemin de l'université. J'allais à l'université et le me retournais avec un sentiment de dégoût. C'était presque comme marcher dans un zoo parmi les animaux.

19:07
(De même), assise dans un minibus  les hommes me touchaient.

19:17 Voilà les droits que nous avons, en tant que femmes, là-bas.

19h24 L'autre problème auquel nous sommes confrontés, est le vol des terres. Donc, le mur a pris beaucoup de terres, en particulier autour de la zone de Bethléem . [note: Bethléem n'est pas encerclée par le mur comme le montre cette carte : ]

via Elder of Zyion


Mais les Palestiniens sont en train de voler les terres d'autres Palestiniens, en particulier les terres chrétiennes.

19:35
Quatre de mes  oncles  se sont fait voler la moitié de leurs terres par des habitants d'Hébron.

Le juge était malheureusement d'Hébron (lui aussi).

Il leur a dit: Je suis impatient de vous voir tous les quatre, morts, dans les frigos.
Nos juges travaillent de 10 à 13 heures, cinq jours par semaine seulement, ils ont une très bonne carrière, 3 heures de travail par jour.

20:09
Maintenant, comment suis-je arrivé en Grande-Bretagne ? 

Je suis née dans une famille chrétienne, je n'avais pas beaucoup de foi.  Ce qui s'est passé après que j'ai grandi: je suis tombé sur ce verset, je n'ai lu que la Bible qu'une seule fois.

Et ce verset m'a profondément interpellée, et j'ai effectivement constaté qu'il est écrit aussi dans le Coran, je me suis dit que c'est vraiment bizarre. (Le verset dont elle est le Coran Sourate 17: 104. Et après lui, Nous dîmes aux Enfants d'Israël : "Habitez la terre". Puis, lorsque viendra la promesse de la (vie) dernière, Nous vous ferons venir en foule.).

Si Dieu existe, et si c'est vrai, j'en trouverai des preuves dans l'histoire) 

J'ai l'esprit d'un avocat.

21:07
Je me suis mise à étudier les guerres qui ont eu lieu contre Israël, et les dans lesquelles Israël a été impliqué.

.. La guerre du Kippour. Du point de vue militaire, si vous combattez sur plusieurs fronts, vous perdez ..... et Israël a gagné et a pris plus de terres
21:57 Ce n'étaient pas eux qui étaient des super-héros, c'était le plan de Dieu. [Il faut pardonner à Christy sa méconnaissance de l'histoire d’Israël - ses parents et la société dans laquelle elle est née et a été éduquée l'ont saturée de mensonges sur Israël. Sa soif de connaître la vérité la guidera]

22:08

Après avoir appris cela j'ai décidé que j'ai la liberté d'expression, j'ai les droits de l'homme, je veux
les  exercer  et partager mes convictions. Et ce qui s'est passé?

Eh bien j'ai commencé à partager mes convictions avec un petit groupe.
Je crois que Dieu a donné cette terre aux Juifs comme une alliance éternelle. Ils sont là, nous sommes ici, ayons deux états et allons de l'avant.

Et si vous ne voulez pas vous baser sur mes croyances.Eh bien,  combien y a t-il de pays chrétien dans le monde, combien y a t-il  de pays musulmans, pourquoi les Juifs ne pourraient ils pas avoir un seul pays ?

23:00
Un fait  très simple.
Vingt quatre heures après que j'ai eu la première réunion, j'ai eu un appel téléphonique de l'un des membres de ma famille, il a demandé à me rencontrer.

La première chose qu'il a dit quand il m'a rencontré:

c'est seulement une balle, je vais te la mettre dans la tête et terminer ta vie. Tu joues  avec le feu ici, Tu brûleras ta famille avant de te brûler toi même. Et j'ai été envoyé pour t'arrêter.

23:40 Ainsi j'étais menacée de mort pour avoir partagé mes croyances et opinions.
23:50 Eh bien Israël ne nous tue pas ni ne nous nous menace lorsque nous exprimons nos opinions.Les Palestiniens le font !

J'ai été choquée, j'étais furieuse, j'étais en colère.
24:13
et puis ce qui s'est passé, est que je ne pouvais pas m'arrêter, je continuais d'exprimer mon point de vue, je suis un être humain,

Je suis même allé à Yad Vashem,  le musée de l'Holocauste pour mieux comprendre ce qui est arrivé aux juifs. Quand je me suis mise à leur place, j'ai pu  comprendre, pas justifier, comprendre pourquoi ils agissent de manière agressive, pourquoi ils ont agi de cette façon, c'est à cause de ce qui s'est passé, il ya toujours une raison pour laquelle les gens agissent.
24:53
Ils se  surprotègent  vous comprenez soudainement pourquoi
25:00
Ensuite j'ai été persécutée, on m'a accusée  d'être un traître.Il est devenu dangereux pour moi de rester là, j'ai dû quitter mon pays et je suis allé en Grande-Bretagne où on m'a accordé l'asile politique en 3 jours, car il s'agissait d'un cas clair et flagrant.
25:30
Maintenant après avoir regardé les deux vidéos, et que vous avez pris connaissance de mon point de vue sur la situation actuelle dans les territoires palestiniens, je pense que vous serez intéressés  de savoir que je suis menacée  d'être tuée  ici en Angleterre . Merci.

dimanche 11 mai 2014

Népotisme à l'ONU dénoncé par UN Watch

UN Watch 


Dépêche Numéro 488


Les États-Unis et le Canada ont violemment critiqué aujourd'hui la nomination par l'ONU de l'épouse de Richard Falk, citant "des propos tendancieux et incendiaires", "une opinion lamentable"   


Christine Chinkin, Co-Auteur du Rapport Goldstone, candidate pour le poste de rapporteur sur la Palestine, perd en faveur d'un Diplomate indonésien 


Aujourd'hui, alors qu'est arrivé à son terme le mandat de 6 ans du controversé rapporteur sur les droits de l'homme,  Richard Falk,  l'ONU a attribué à sa femme et partenaire universitaire, Hilal Elver Falk, son propre mandat de 6 ans, de rapporteur sur les droits de l'homme. 
Le couple co-dirige un institut de recherche .


GENÈVE, le 8 mai 2014 - UN Watch a condamné une décision de l'ONU de ce jour.  Qualifiée de "bizarre, népotique, et motivée par des considérations politiques ", il s'agit de la nomination à un poste clé sur les droits de l'homme, de l'épouse et partenaire académique controversée de Richard Falk, fonctionnaire discrédité de l'organisation. Cette désignation intervient le jour même où est arrivé à terme son mandat de 6 ans de rapporteur de l'ONU sur les violations israéliennes des droits de l'homme.

Malgré la présentation d'un dossier de candidature criblé de réponses qui la disqualifient, d'incohérences et de plus de 20 fautes d'orthographe, Hilal Elver (également connue  sous le nom Hilal Elver Falk ) a été nommée Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation, un poste crée à l'initiative de Cuba et qu'a occupé en premier Jean Ziegler, fondateur et récipiendaire du Prix Mouammar Kadhafi des droits de l'homme.

«Les décisions de ce genre risquent de transformer l'ONU en une plaisanterie", a déclaré le directeur exécutif d'UN Watch, Hillel Neuer.

"Falk était ouvertement un admirateur de théoriciens du complot du onze septembre, ainsi qu'un apologiste de groupes terroristes, son mandat était enfin terminé, alors maintenant l'ONU a installé son plus proche collaborateur professionnel - sa femme."

Elver et son mari Falk enseignent , donnent des conférences et publient ensemble. Ils co-dirigent également un institut de recherche.

Falk a été condamné à plusieurs reprises au cours de son mandat par le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et par le Canada pour la promotion de théories du complot du Onze Septembre et pour son approbation d'un livre antisémite.

Dans le même temps, UN Watch a salué les fortes objections exprimées par les États-Unis et le Canada , qui ont suivi une campagne de protestation, qui a duré un mois, du groupe de défense des droits de l'homme de Genève.


Les USA dénoncent les "Propos tendancieux et incendiaires" d'Elver

Aujourd'hui les USA ont déclaré, "Les Etats-Unis expriment à nouveau leur préoccupation", en citant "le manque d'expérience pertinente» et en mettant en question "l'aptitude pour ce mandat" d'Elver.

En outre, les États-Unis ont souligné les «Propos tendancieux et incendiaires" d'Elver sur les États-Unis et Israël, qu'ils affirment  "contraires au professionnalisme et à l'impartialité,  essentiels au travail d'un rapporteur spécial."

Les États-Unis ont déclaré que cette nomination "pourrait avoir un impact négatif sur les autres mandats de procédures spéciales du Conseil, dont la plupart font un travail crucial qui souligne, met en avant et protège les droits de l'homme partout dans le monde."


Le ministre des Affaires Etrangères du Canada condamne les "Opinions lamentables»  d'Elver

«Ses interventions publiques montrent clairement des opinions lamentables, ainsi que des associations avec des groupes sociaux», a déclaré le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird dans une lettre adressée à Baudelaire Ndong Ella, une diplomate du Gabon, actuelle présidente du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU (CDH).

Elver fait partie des 19 universitaires et anciens diplomates nommés aujourd'hui en tant qu'experts indépendants du Conseil des droits de l'homme fort de 47 pays.

"En dehors d'Elver, beaucoup de personnes excellentes ont été choisies aujourd'hui, et nous sommes impatients de travailler avec eux pour faire progresser les droits des victimes dans le monde entier", a déclaré Hillel Neuer, directeur exécutif d'UN Watch .

"C'est vraiment dommage que la plupart des experts indépendants qui sont les joyaux de la couronne du système des droits de l'homme des Nations Unies devraient voir leur travail terni par des nominations indéfendables de l'ONU. Elles sont  exclusivement motivées par des considérations politiques et une idéologie anti-occidentale et anti-Israëlienne."

UN Watch a envoyé une lettre dénonçant l'incapacité d'Elver de satisfaire aux critères officiels de l'ONU pour ce poste, aux États-Unis, l'Autriche, la République tchèque, l'Estonie, la France, l'Allemagne, l'Irlande, l'Italie, le Japon, la Roumanie et le Royaume-Uni, qui sont tous des membres votants de la CDH, et au Canada, membre observateur.

Elver s'est joint à de nombreuses reprises à son mari, pour soutenir le travail de théoriciens du complot du Onze Septembre, et pour accuser l'Occident et Israël d'islamophobie et de «génocide».

"Hilal Elver n'est pas seulement la femme de Richard Falk, son employée et principal collaboratrice, mais elle reflète sa vision post-coloniale vulgaire et simpliste, qui diabolise l'Amérique, l'Occident et Israël, tout en se félicitant des dictateurs comme Erdogan et les livres des théoriciens du complot du Onze Septembre ", a déclaré Neuer.



Un co-auteur du rapport Goldstone échoue dans sa tentative de succéder à Falk; Un diplomate indonésien est nommé à la place

Dans un retournement pour le professeur du London School of Economics, madame Christine Chinkin, co-auteur du rapport Goldstone de l'ONU, le Conseil a écarté sa candidature comme  le remplacement prévu de Falk, pour nommer à sa place l'ancien diplomate indonésien, Makarim Wibisono.

C'est la deuxième fois que Chinkin soumet sa candidature mais échoue à obtenir ce poste. En 2006, elle a été battue par Falk.

"Alors que UN Watch a été le premier à exprimer ses préoccupations sur plusieurs de ses anciennes déclarations, au nom de l'Indonésie, à l'ONU ", a déclaré Neuer,« J'ai rencontré et dialogué avec l'Ambassadeur Wibisono en 2005 quand il était Président de l'ancienne Commission des droits de l'homme, une fonction qu'il remplissait avec équité et professionnalisme ".

"En dépit du biais inhérent à ce mandat inique de l'ONU, qui ne scrute qu'Israël et qui présume sa culpabilité à l'avance, j'espère que M. Wibisono entamera une nouvelle page pour ce poste de l'ONU."

"Les 6 années du mandat de Falk ont été marquées par des condamnations sans fondement et incendiaires d'Israël qui n'ont causé que de la division, menaçant d'aggraver l'antagonisme."


"Maintenant nous avons besoin de quelqu'un qui respectera les normes universelles, qui protégera véritablement les droits de l'homme de tous les citoyens, et qui respectera l'objectif de de l'ONU qui est de rapprocher les peuples."

lundi 5 mai 2014

Chrétiens palestiniens, pourquoi disparaissent-ils ?

Via Witnesshr

Christy Anastas est une chrétienne palestinienne dont l'oncle a été exécuté par des «combattants de la liberté» à Bethléem parce qu'il a refusé de payer l'impôt de capitation, la jizya payable aux musulmans par les chrétiens. Il a refusé de les payer parce que, "Ils ont régulièrement utilisé les abords de maisons chrétiennes, pour tirer et lancer des roquettes sur Israël puis ils s’enfuyaient sachant que la réplique visera principalement ​​les maisons chrétiennes."


La famille Anastas ( le nom d'une antique - deuxième siècle avant JC- famille noble de la ville italienne de Ravenne ) est une famille anti-israélienne très engagée, Christy a protesté publiquement aux côtés de sa mère contre Israël. Le cheminement qu'elle a accompli est d'autant plus remarquable.

Elle a osé dire à des amis que Dieu a donné la terre sainte aux juifs et qu'il fallait cesser de les combattre et accepter leur présence en Israël. Immédiatement elle a reçu des menaces de mort de sa propre famille, elle s'est aussitôt réfugiée en Grande Bretagne. Elle relate que la société palestinienne est régie par la Charia et par les valeurs tribales Bédouines, les "3 W "(en Anglais) :"Wealth, Women, War", soit La Richesse , les Femmes et la Guerre.

Richesse

Elle affirme que les leaders palestiniens sont des mafieux qui s'approprient les milliards d'aide occidentale et que les palestiniens devraient être riches.Elle a remarqué qu'en Palestine il n'y a pas de liberté d'opinion ni d'expression alors qu'en Israël elle pouvait s'exprimer librement.

Femmes

Etudiante en droit elle s'est rendu compte qu'en tant que femme, elle n'avait pas de droits dans la société palestinienne. Les femmes sont victimes de meurtres pour préserver l'honneur de la famille, elle en a été témoin à de nombreuses reprises. Les palestiniennes sont harcelées sexuellement tous les jours, elle même le subissait tous les jours, des hommes ne cessaient pas de la toucher dans le bus qui l'emmenait à l'université. Elle avait l'impression de vivre dans un zoo.

Guerre

Lorsqu'ils ne combattent pas un ennemi commun les arabes se battent entre eux : FATAH contre HAMAS, Chiites contre Sunnites en Iraq, guerre civile en Syrie, Islamistes contre dictateurs en Lybie, Algérie, Egypte...






Voici quelques extraits de la conférence de Christy à l'Université d'Uppsala :


03:30

En raison de l'emplacement de ma maison, juste en face d'un lieu saint Juif, mon peuple, les Palestiniens ont commencé à l'attaquer de jour et de nuit. Ils ont pris pour habitude de lancer des pierres et des engins incendiaires le jour, la nuit, ils tiraient, sachant que des civils palestiniens vivaient aussi dans cet quartier.

A ce moment là nous avons remarqué que des enfants jetaient des pierres et participaient aux combats aux côtés des adultes.

04:10

Donc nous avions des enfants utilisés comme combattants.

04:40

Les familles les ont utilisé pour obtenir des avantages par la suite. Par exemple Saddam Hussein a donné 10.000 dollars pour chaque famille qui avait un martyr, et 20.000 dollars pour une famille qui avait un kamikaze.

Et récemment, mon gouvernement, l'Autorité palestinienne, a donné 74 millions de dollars aux familles des martyrs.  N'est-ce pas perpétuer la violence ?

05:40 Ce sont là les raisons pour lesquelles les enfants se mettent dans la ligne de feu et meurent.

Et il y a un autre groupe parmi eux, ils croient vraiment, qu'ils trouveront 72 vierges. Je ne connais pas le nombre exact, je ne sais pas s'ils seront en mesure de s'en occuper. Je ne sais pas s'ils vont trouver 72 vierges après leur mort, j'espère que oui parce que ce sera une très grosse perte quand ils découvriront que ce n'est pas le cas.

08:00
Sheikh Abu Ala al Mawdudi Mon oncle a dû payer la jizya (du précepte coranique de l'argent de protection, un impôt de capitation payé aux musulmans par les peuples «inférieurs» du Livre, juifs et chrétiens - sous peine de mort)

Mon oncle était un de ces chrétiens à Bethléem de la communauté chrétienne qui a dû payer cet argent, mais malheureusement après un certain temps, lui et d'autres ont commencé à voir clair dans le comportement de ceux qui se disaient combattants de la liberté;  je les appellerais des mafieux. 

Ils ont régulièrement utilisé les abords de maisons chrétiennes, pour tirer et lancer des roquettes sur Israël puis ils s’enfuyaient sachant que la réplique visera principalement ​​les maisons chrétiennes. Donc, mon oncle a décidé de cesser de leur donner de l'argent. Ils l'ont accusé d'être un traître. Ils l'ont jeté en prison, ils n'avaient aucune preuve contre lui. Ils ont dû le laisser sortir de prison, mais après quelques jours, ils lui ont tiré une balle dans le cœur et ils l'ont tué.

Des Palestiniens tuant d'autres Palestiniens, quelle jungle !.

A l'enterrement de mon oncle, un autre riche chrétien  qui leur payait de l'argent,  se leva et dit quelques mots en colère contre eux. Quelques jours après, ils lui ont tiré une balle dans la tête. Il a été envoyé dans un hôpital israélien et a été sauvé, mais reste aveugle pour le reste de sa vie.

Aucune de ces histoires ni d'autres n'ont été diffusés par mon peuple dans le monde.


Malheureusement, dés le début de l'Intifada le nombre de chrétiens a commencé à diminuer massivement. Vous en avez probablement entendu parler parce que beaucoup de gens vous diront que le principal facteur est l'occupation israélienne. Eh bien, je crois que dans les faits, et les statistiques. Si l'on regarde le nombre de chrétiens à Bethléem il était de 81% et après l'Occupation, il est monté à 85%. Il a en fait augmenté !Il a diminué après les deux Intifada et les affrontements entre  l'OLP et le groupe radical Hamas.

10:40 Si le principal facteur et la raison de la diminution du nombre des chrétiens est l'occupation israélienne, pourquoi n'affecte-elle que les chrétiens, sachant que le taux de croissance globale de notre population est de 2,2% par an ?

Ramallah était chrétienne à 90% et maintenant elle est à 95% musulmane.Bethléem l'était à 81% puis 85% [sous l'occupation israélienne] et maintenant elle ne l'est qu'a 7%. Et ça chute de plus en plus.

11:20 Les choses devenaient pire lors de l'Intifada. Et une série d'attentats suicides meurtriers ont été malheureusement commis par mon peuple contre des civils israéliens, et a même tué des Palestiniens ....
C'était horrible, et ce qui s'est passé ensuite en 2002, c'était la Pâque juive, un attentat suicide qui s'est passé et tué tant de juifs, et c'est après qu'Israël a décidé de construire le mur. 

J'étais jeune à l'époque et je me souviens aller à l'école et en un jour trouver ma maison entourée sur trois côtés, ce qui en fait une maison unique en Cisjordanie et à Gaza avec notre situation particulière. Nous avons perdu nos entreprises, notre vie a été détruite, ayant un mur en face de vous, autour de votre maison, la rendant isolée.
Ma maison est tout entouré.

Le mur est construit sur 8,5% des terres palestiniennes, particulièrement autour de la zone de Bethléem, et il a pris beaucoup de terre, chrétiennes pour la plupart. J'ai une tante qui a perdu beaucoup de terres.

Mais si vous me posez une question simple maintenant, si vous étiez le premier ministre d'Israël mettriez-vous le mur, ma réponse serait oui, en gardant à l'esprit que je suis l'une des personnes les plus touchées par ce mur. C'est parce qu'il a empêché mon peuple se faire sauter en premier lieu, et parce que je me soucie des humains, pas du béton.


dimanche 4 mai 2014

L'Iran emporte des postes convoités à des comités des droits de l'homme à l'ONU

Dépêche de UN Watch Numéro 487

L'Iran emporte des postes convoités à des comités des droits de l'homme à l'ONU 

Ont également été élus: la Russie, la Chine, le Soudan génocidaire, Cuba, le Pakistan, la Turquie, la Mauritanie esclavagiste

Les ONG protestent contre "un jour de deuil pour les droits de l'homme"



Un Iranien à la potence dans la ville septentrionale de Nowshahr le 15 Avril 2014. Il a été épargné à la dernière minute. Mais l'année dernière l'Iran a mis à mort au moins 369 personnes et probablement plusieurs centaines d'autres - à part la Chine, plus de personnes que n'importe quel pays dans le monde. Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a récemment réprimandé le président iranien Hassan Rouhani pour ne pas avoir amélioré les droits de l'homme dans son pays, et pour le nombre élevé d'exécutions.

GENÈVE, 25 Avril - L'Organisation des Nations Unies a élu la République islamique d'Iran en plus d'une douzaine d'autres régimes répressifs, dans des hauts comités chargés de protéger les droits des femmes et de superviser le travail des organisations des droits de l'homme.

Impact: L'Iran rejette des "accusations sans fondement" après que les États-Unis se sont joints
aux protestations d'UN Watch
• UN Watch a été le premier à protester le mercredi même de l'élection de l'Iran et d'autres tyrannies par l'ONU à des postes d'influence. UN Watch a également publié des vidéos du vote de l'ONU sur YouTube.
• L'ambassadeur des États-Unis Samantha Power a ensuite publié une déclaration critiquant en général l'élection de "régimes répressifs" et qualifiant la victoire sans opposition de l'Iran comme "particulièrement troublante."
 • L'Iran a fustigé les accusations américaines comme "sans fondement", et a affirmé que "des milliers d'ONG" travaillent librement en Iran. "Il est évident que la présence active de l'Iran dans les organes de l'ONU sera utile et servira la réalisation des objectifs de l'organisation non-gouvernementales."
• Les principaux groupes de défense des droits comme Amnesty International et Human Rights Watch, qui bénéficient d'un accès privilégié à de hauts responsables des Nations Unies, sont restés malheureusement silencieux.
• Ce n'est que grâce à la dénonciation rapide de UN Watch que c'est devenu une information internationale, rapportée par Reuters , AP, FOX News, obligeant l'Iran à aller sur la défensive.



 

UN Watch, un groupe de défense des droits de l'homme qui surveille le travail des Nations Unies, a publié une déclaration pour exprimer son indignation sur l'élection de l'Iran. "Aujourd'hui est un jour noir pour les droits de l'homme», a déclaré Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Watch."En donnant le pouvoir sur les victimes aux bourreaux , l'ONU nuit à la cause des droits de l'homme, trahit ses principes fondateurs, et sape sa propre crédibilité."

Le chef de l'ONU, Ban Ki-moon a récemment déclaré qu'en Iran, les femmes sont "soumises à la discrimination, ancrée dans la loi et dans la pratique" et que " les activistes des droits des femmes continuent de faire face à l'arrestation et la persécution » 

Malgré cette sévère condamnation de la situation des droits de l'homme en Iran, le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies à New York a élu l'Iran pour un mandat de quatre ans dans sa Commission de la condition de la Femme - forte de 45 pays -  le principal organisme intergouvernemental dédié à la protection des droits des femmes.

La Guinée équatoriale, avec d'autres dictatures, avait également été élue au groupe intergouvernemental chargé de l'égalité des sexes.

En outre, pendant ce temps, dans un autre vote, l'ONU a récompensé Iran en faisant de ce régime membre de son comité sur les ONG, composé par 19 nations. Un poste convoité, parce qu'il permet aux gouvernements de faire taire les critiques, en agissant comme gardien et surveillant de tous les groupes des droits de l'homme qui cherchent à travailler à l'intérieur de l'organisation mondiale.

D'autres graves contrevenants aux droits de l'homme sont élus à cet influent comité qui comprend l'Azerbaïdjan, la Chine, Cuba, la Mauritanie esclavagiste , la Russie et le Soudan dont le chef, le président Omar el-Béchir, est recherché par la CPI pour génocide. 
Tous ont été jugés «non libres» dans l'enquête annuelle 2014 de Freedom House.

Ont également été élus, Le Burundi, la Guinée, le Nicaragua, le Pakistan, la Turquie, le Venezuela , pays signalés par l'ONG Freedom House comme problématiques et seulement "partiellement libres".

L'impact des élections: Ce que cela signifie pour les ONG

Le Service International pour les Droits de l'Homme (SIDH) avait averti début avril, que l'échec des démocraties de se porter candidates signifierait que "la composition du Comité va considérablement se dégrader  au cours du prochain mandat" et 
que cela nuira gravement à la liberté des ONG.

Toutefois, le SIDH  a salué l'élection de la Grèce, d'Israël, de l'Afrique du Sud, de l'Uruguay,et des USA , pays classés comme «d'excellents candidats, très favorables aux ONG" mais qui ne constitueront dorénavant qu'une petite opposition .

Les ONG qui s'opposent frontalement au sein de l'ONU aux dictatures, sont de plus en plus menacées.


Le mois dernier, comme l'a relaté une série d'articles du New York Times, des agents de sécurité de l'ONU ont été amenés à protéger d'une tentative d'espionnage, une déléguée d'UN Watch, la fille du dissident chinois emprisonné Wang Bingzhang, et ce par un organisme soutenu par Pékin arborant un badge d’accréditation d'ONG.

Mais maintenant, ce même comité, qui est censé juger notre plainte contre cette ONG de façade, est pipé plus que jamais par la Chine communiste, la Russie de Vladimir Poutine et par leurs alliés non démocratiques, qui contrôlent environ 70 % des sièges.

Quand les juges sont les criminels, c'est une parodie de justice. Le rôle crucial de la société civile au sein de l'organisation mondiale est érodé, sa voix risque d'être réduite au silence.
Malheureusement, l'élection par l'ONU cette semaine des régimes comme l'Iran, le Soudan et la Mauritanie - des gouvernements pratiquant le viol et la torture des prisonniers politiques, l'asservissent des femmes, et qui commettent des crimes contre l'humanité allant de l'esclavage au génocide - envoie le message que le politique prend le pas sur les droits de l'homme.


En permettant aux incendiaires de devenir les chefs des pompiers, l'ONU laisse tomber des millions de victimes dans le monde entier qui cherchent dans l'organisation mondiale une protection qui leur est vitale.

jeudi 1 mai 2014

La Turquie envoie des chars et 300 soldats en Syrie

Voici une affaire gravissime à plusieurs égards : 

-La Turquie, important membre de l'OTAN, a conspiré contre la paix pour agresser la Syrie grâce à une mise en scène - une attaque "False Flag" contre la Turquie.  Une fois la mise en scène divulguée sur internet, elle finit par y envoyer (le 23 avril ) des chars, 300 soldats et du matériel . Il s'agit, au minimum, d'une provocation, car cette invasion limitée n'a pas été coordonnée, comme elle aurait d^,  avec les autorités syriennes.

-Une guerre Syro-Turque, toujours possible suite à une attaque réelle ou mise en scène contre cette garnison  peut entraîner l'OTAN malgré lui dans une aventure imprévue.

-Des discussion au sommet de l'Etat turc, dans des locaux ultra sécurisés, entre un ministre et le chef du service des renseignements , ont été enregistrés à leur insu et diffusés sur internet. Tout secret, que ce soit de l'OTAN ou de la diplomatie occidentale , qui aurait été confié dans ce pays est en risque d'avoir été divulgué à des forces ennemies.



Le Contexte
La Tombe de Souleyman Shah, grand père d'Osman I, fondateur de l’empire Ottoman se trouve à 25 km de la frontière, est sous la souveraineté Turque selon les accords du pacte Franco-Turc de 1921 (Tout comme la Province de Hatay (Damiette) , attribuée par la décision de la SDN à la Syrie qui a été cédée à la Turquie par la France, puissance mandataire de la Syrie  ...)
 


              


Tombe de Suleyman Shah
Photo (modifiée) : Hurryet























Tombeau de Suleyman Shah  - un autre angle
Photo Turkye






Le détail : 

IRIB (agence d'information iranienne ) - des centaines de soldats turcs ont débarqué ce jeudi dans le nord de la Syrie à bord des véhicules blindés et de camions et ce sous prétexte de protéger le tombeau de Suleiman Shah, sultan ottoman enterré en Syrie !
Une vidéo met en scène l'arrivée des dizaines de véhicules militaires , des équipements de guerre dans cette localité syrienne qu'Erdogan prétend appartenir à la Turquie. le plus ridicule ce sont les déclarations d'Erdogan, cité par la presse turque, qui  affirme avoir envoyé ces forces en Syrie pour qu'elles appuient " les soldats turcs chargés de protéger le tombeau" !    ...12 véhicules blindés, 6 chars, 300 soldats et un camion bourré de denrées alimentaires ont débarqué dans cette localité syrienne en franchissant la zone Aïn al Arab et le pont Ghara Ghoueaq .
L'information a été confirmée par le journal turc Hurryet . Le ministre des affaires étrangères Ahmet Davutoglu a présenté cette invasion limitée comme une "relève routinière de la garde", tandis que le Premier ministre Turc , Recep Tayyep Erdogan l'a qualifié "d'envoi d'aide à nos forces la bas, sans rapport avec les islamistes de l'Etat Islamique du Levant "

                                                           
Or depuis un mois une fuite démontrait la volonté des islamistes au pouvoir en Turquie de trouver un prétexte, un alibi, pour envoyer des chars et des munitions en Syrie. Il s'agit de l'enregistrement clandestin de conversations entre le ministre des Affaires étrangères , M. Davutoglu, son numéro 2 Feridun Sinirlioglu, le chef des services de renseignement (MIT) Hakan Fidan et un général de haut rang lors d'une réunion qui, selon la presse turque, s'est déroulée le 13 mars au ministère des Affaires étrangères à Ankara. Ils se proposaient de mettre en scène une provocation susceptible de justifier une riposte militaire turque en Syrie.

Sur cet enregistrement, la voix attribuée à M. Fidan propose d'envoyer "quatre hommes (en Syrie) pour lancer huit missiles dans un terrain vague" en Turquie. "Ce n'est pas un problème, une justification peut être fabriquée", ajoute le chef du MIT.  (La Dépêche du 28/3/2014)


Voici l'enregistrement :



Le réseau Voltaire a publié la traduction complète de l'enregistrement :

Ahmet Davutoğlu (ministre des Affaires étrangères) : Le Premier ministre a déclaré que, dans la conjoncture actuelle , cette attaque [de la tombe de Suleiman Shah] doit être considérée comme une opportunité pour nous.
Hakan Fidan (chef des services secrets) : Je vais envoyer quatre Syriens, si c’est ce qu’il faut. Je vais créer un casus belli en ordonnant une attaque de missiles contre la Turquie, nous pouvons également préparer une attaque sur la tombe de Suleiman Shah si nécessaire.
Feridun Sinirlioglu (secrétaire d’État aux Affaires étrangères) : Notre sécurité nationale est devenue un outil pratique et peu cher de politique interieure.
Yaşar Güler (chef d’état-major adjoint) : C’est un casus belli. Je veux dire, ce que nous allons faire, c’est de créer un casus belli.
Ahmet Davutoğlu : [...] Que doit faire notre ministère des Affaires étrangères exactement ? Je ne parle pas de la chose. Il y a d’autres choses que nous sommes censés faire. Si nous nous décidons sur ce sujet nous devons informer les Nations Unies, le consulat du régime syrien à Istanbul, non ?
Feridun Sinirlioglu : Mais si nous décidons d’une opération, il faut créer un effet choquant. Je veux dire, si nous allons le faire. Je ne sais pas ce que nous allons faire, mais peu importe ce que nous décidons, je ne pense pas qu’il serait approprié d’aviser quiconque au préalable.
Ahmet Davutoğlu : D’accord, mais nous allons devoir en quelque sorte préparer. Pour éviter les courts-circuits en ce qui concerne le droit international. Je venais juste de réaliser quand je parlais au président [Abdullah Gül], si les chars turcs vont là-bas, cela signifie que nous sommes là-bas, dans tous les cas, non ?
Yaşar Güler : Cela signifie que nous y sommes, oui.
Ahmet Davutoğlu : Oui, mais il y a une différence entre y aller avec des avions et y aller avec des chars…
Yaşar Güler : Peut-être que nous pouvons dire au consulat général syrien que l’État Islamique en Irak et au Levant travaille actuellement aux côtés du régime, et que ce lieu est une terre turque. Nous devrions certainement …
Ahmet Davutoğlu : Mais nous avons déjà dit cela et adressé plusieurs notes diplomatiques.
Yaşar Güler : Pour la Syrie …
Feridun Sinirlioglu : C’est exact.
Ahmet Davutoğlu : Oui, nous les avons envoyé de nombreuses fois. Par conséquent, je voudrais savoir quelles sont les attentes du chef d’état-major envers notre ministère.
Yaşar Güler : Peut-être que son intention était de dire que, je ne sais pas vraiment, il a rencontré Monsieur Fidan
Hakan Fidan : Eh bien, il a mentionné cette partie mais nous ne sommes pas allés dans le détail.
Yaşar Güler : Peut-être que c’était ce qu’il voulait dire … une note diplomatique vers la Syrie ?
Hakan Fidan : Peut-être que le ministère des Affaires étrangères est affecté à la coordination …
Ahmet Davutoğlu : Je veux dire, je peux coordonner la diplomatie mais la guerre civile, l’armée …
Feridun Sinirlioglu : C’est ce que j’ai abordé. D’une part, la situation est différente. Une opération sur l’ÉIIL a des bases solides en droit international. Nous allons le dépeindre comme étant Al-Qaïda, il n’y a pas d’inquiétude si c’est une question concernant Al-Qaida. Et s’il s’agit de défendre la tombe de Suleiman Shah, c’est une question de protection de notre terre.

Yaşar Güler : Nous n’avons pas de problèmes avec cela.
Hakan Fidan : Quand cela va arriver, cela va provoquer un grand émoi interne. La frontière n’est pas sous contrôle …
Feridun Sinirlioglu : Je veux dire, oui, des attentats vont se produire bien sûr. Mais je me souviens de notre conversation d’il y a 3 ans …
Yaşar Güler : M. Fidan devrait recevoir de toute urgence du soutien et nous devons l’aider à fournir des armes et des munitions aux rebelles. Nous devons parler avec le ministre. Notre ministre de l’Intérieur, notre ministre de la Défense Nous avons besoin de parler à ce sujet et de parvenir à une résolution monsieur.
Ahmet Davutoğlu : Comment étions-nous arrivés à mettre nos forces spéciales en action quand il y a eu une menace dans le nord de l’Irak ? Nous aurions du faire pareil là-bas aussi. Nous aurions du former ces gars et envoyer des hommes. Quoi qu’il en soit, nous ne pouvons pas le faire, nous ne pouvons faire uniquement ce que la diplomatie…
Feridun Sinirlioglu : Je vous l’ai dit à l’époque, pour l’amour de Dieu, en général, vous savez comment nous avons réussi à avoir ces tanks là-bas, vous y étiez.
Yaşar Güler : Quoi, vous voulez dire nos affaires ?
Feridun Sinirlioglu : Oui, comment pensez-vous que nous ayons réussi à envoyer nos chars en Irak ? Comment ? Comment avions nous réussi à impliquer des forces spéciales et des troupes ? J’ai été impliqué dans cela. Permettez-moi d’être clair, il n’y avait pas de décision du gouvernement à ce sujet, nous avions réussi cela avec un seul ordre.
Yaşar Güler : Eh bien, je suis d’accord avec vous. Pour une chose, nous n’avons pas à discuter de cela. Mais il y a différentes choses que la Syrie peut faire dès maintenant.
Ahmet Davutoğlu : Général, la raison pour laquelle nous disons non à cette opération est parce que nous connaissons la capacité de ces hommes.
Yaşar Güler : Regardez, Monsieur, MKE (Mechanical and Chemical Industry Corporation) n’est elle pas aux ordres du ministre ? Monsieur, je veux dire, le Qatar est à la recherche de munitions pour les acheter en cash. En liquide. Alors, pourquoi ne le faisons nous pas ? C’est sur ordre de Monsieur le ministre…
Ahmet Davutoğlu : Mais il y a l’endroit, nous ne pouvons pas agir de façon intégrée, nous ne pouvons pas coordonner.
Yaşar Güler : Alors, notre Premier ministre peut convoquer le ministre de la Défense et Monsieur le ministre au même moment. Ensuite, il peut leur parler directement.
Ahmet Davutoğlu : Nous, M. Siniroğlu et moi, avons littéralement supplié Monsieur le Premier ministre pour obtenir une réunion privée, nous avons dit que les choses n’allaient pas si bien que cela.
Yaşar Güler : En outre, il n’a pas à être surchargé de réunions. Vous-même, Monsieur le ministre de la Défense, Monsieur le ministre de l’Intérieur et notre chef d’état-major, quatre d’entre vous suffisent. Il n’est pas nécessaire d’être une foule. Parce que, Monsieur, la nécessité principale c’est qu’il y ait des armes à feu et des munitions. Pas même des armes, principalement des munitions. Nous venons juste de parler à ce sujet, Monsieur. Disons que nous mettons en place une armée là-bas, d’un millier d’hommes. Si nous les engageons dans cette guerre sans leur fournir un minimum de 6 mois de munitions alors ils vont revenir nous voir au bout de deux mois.
Ahmet Davutoğlu : Ils sont déjà de retour.
Yaşar Güler : Ils vont revenir vers nous, Monsieur
Ahmet Davutoğlu : Ils ont venir de … Comment c’était ? Çobanbey [checkpoint près de la ville turque d’Elbeyli]
Yaşar Güler : Oui, en effet, Monsieur. Cette question ne peut pas rester un fardeau sur les épaules du seul Monsieur Fidan comme elle l’est actuellement. C’est inacceptable. Je veux dire, nous ne pouvons pas comprendre cela. Pourquoi ?
***
Ahmet Davutoğlu : Ce soir là, nous avions atteint une résolution. Et je pensais que les choses prenaient un tour pour le bien. Le notre…
Feridun Sinirlioglu : Nous avions émis la résolution du MGK [Conseil national de sécurité] le lendemain. Ensuite, nous avons parlé avec le général …
Ahmet Davutoğlu : Et les autres forces faisaient vraiment un bon suivi de notre faiblesse. Vous dites que vous allez capturer cet endroit, et que les hommes là-bas constituent un facteur de risque. Vous les faites se retirer. Vous capturez la place. Vous renforcez et y envoyez vos troupes à nouveau.
Yaşar Güler : Exactement, Monsieur. Vous avez absolument raison.
Ahmet Davutoğlu : Vraiment ? C’est ainsi que je l’interprète. Mais, après l’évacuation, ce n’est pas une nécessité militaire. C’est une toute autre chose.
***
Feridun Siniroğlu : Il y a quelques changements sérieux dans la géopolitique mondiale et régionale. Cela peut maintenant se propager à d’autres endroits. Vous l’avez dit vous-même aujourd’hui, et d’autres sont d’accord… Nous nous dirigeons vers un jeu différent maintenant. Nous devrions être en mesure de les voir [les changements]. Que l’ÉIIL et tout ce cirque, toutes ces organisations sont extrêmement ouvertes à la manipulation. Avoir une région composée d’organisations de même nature constitue un risque de sécurité vital pour nous. Et quand nous sommes allés pour la première fois en Irak du Nord, il y avait toujours le risque que le PKK fasse exploser l’endroit. Si l’on considère attentivement les risques et appuyons cela… Comme le général vient de dire…
Yaşar Güler : Monsieur, lorsque vous étiez à l’intérieur il y a un moment, nous avons discuté de tout cela. Ouvertement. Je veux dire, les forces armées sont un « outil » nécessaire pour vous à chaque tour.
Ahmet Davutoğlu : Bien sûr. Je dis toujours cela au Premier ministre, en votre absence, la même chose dans un jargon universitaire, vous ne pouvez pas rester dans ces terres sans hard power. Sans hard power, il ne peut y avoir de soft power.
Yaşar Güler : Monsieur,
Feridun Sinirlioglu : La sécurité nationale a été politisée. Je ne me souviens de rien de ce genre dans l’histoire politique turque. Elle est devenue une question de politique intérieure. Tous les entretiens que nous avons faits sur la défense de nos terres, sur notre sécurité à la frontière, sur nos terres revendiquées là-bas, ils sont tous devenus un outil commode et pas cher de politique intérieure.
Yaşar Güler : Exactement
Feridun Siniroğlu : Cela n’est jamais arrivé avant. Malheureusement, mais…
Yaşar Güler : Je veux dire, n’y aurait-il pas au moins l’un des partis de l’opposition qui vous soutiendrait sur un tel point de haute sécurité nationale ? Monsieur, est-ce un sens justifiable de la sécurité nationale ?
Feridun Sinirlioglu : Je ne me souviens même pas d’une telle période.
Yaşar Güler : Dans quel domaine pouvons-nous être unis, si ce n’est par une question de sécurité nationale d’une telle ampleur. Aucun.
Ahmet Davutoğlu : [...] Si seulement nous avions pris des mesures sérieuses à l’époque, même à l’été 2012.
Feridun Sinirlioglu : Ils étaient à leur plus bas en 2012
Ahmet Davutoğlu : Sur le plan interne, ils étaient exactement comme la Libye. Qui entre et sort du pouvoir n’est d’aucune importance pour nous. Mais certaines choses…
Yaşar Güler : Monsieur, pour éviter toute confusion, notre besoin en 2011 c’était des fusils et des munitions. En 2012, en 2013, et même aujourd’hui, c’est toujours le cas. Nous sommes exactement au même point. Nous avons absolument besoin de trouver cela et de sécuriser cet endroit.
Ahmet Davutoğlu : Les fusils et les munitions ne sont pas d’un grand besoin pour cet endroit.Parce que nous n’avons pas pu mettre le facteur humain en ordre…
Seconde partie
Hakan Fidan : Nous avons envoyés environ 2 000 camions chargés d’équipements.
Yaşar Güler : Je pense que les armes ne sont pas nécessaires là-bas. C’est ma propre opinion. Les munitions sont nécessaires. Oui Monsieur. Monsieur Hakan [Fidan] est ici. nous pouvons fournir un général. Monsieur Fidan lui même a demandé cela en premier. Nous disions que nous pouvions. Nous avions désigné un général et le général y était allé.
Feridun Sinirlioğlu : Si nous voulons être pratique, le ministre de la Défense devrait signer pour le bien de la nation. Notre Premier ministre devrait donner l’ordre une fois de plus, clairement.
Ahmet Davutoğlu : En fait pour moi, cette nuit même…
Yaşar Güler : Monsieur, nous n’avons aucun problème pour ce soir.
Feridun Sinirlioğlu : L’ordre pour l’opération est déjà donné pour ce soir.
Yaşar Güler : Nous avons délivré l’ordre immédiat pour l’opération, peut être que Mr Fidan le sait aussi.
Ahmet Davutoğlu : Hakan, quelles sont les complications si nous décidons d’envoyer des chars ?
Hakan Fidan : Et bien, sans coordination, si nous considérons le rapport de force…
Yaşar Güler : C’est pourquoi nous demandons la coordination du MIT [services secrets] Monsieur le ministre.
Hakan Fidan : …sans la présence et la qualité d’hommes armés.
Yaşar Gülen : C’est pourquoi nous prenons la coordination du MIT pour un prérequis, Monsieur le ministre. À savoir, il n’y a rien cette nuit dont vous ayez à vous souciez Monsieur le ministre. Pas ce soir, pas plus tard. Mais nous devons régler ce problème à moyen terme.
Ahmet Davutoğlu : Je pense toujours optionnellement à cela, mais nous ne pouvons pas convaincre ces hommes. Nous les intégrerons, les renforceront avec des chars de l’intérieur. À partir de là, nous avons besoin de considérer les conditions de guerre —et entre cela et la déclaration de guerre—, nous faisons une opération.
Yaşar Güler : C’est un casus belli. Ce que nous ferons est une raison directe pour la guerre.
Hakan Fidan : Pas une raison pour faire la guerre avec la Syrie.
Yaşar Güler : Non, ces hommes…
Hakan Fidan : Là où je veux en venir c’est que nous savons que 2 + 2 = 4. Maintenant, si nous, là, cette chose-là ne signifie rien stratégiquement, si ce n’est l’image positive etc… Si nous voulons entrer en guerre, il faut le préparer et y aller. Je veux dire…
Yaşar Güler : C’est aussi ce que nous disons de puis le début.
Hakan Fidan : Ce que je ne peux pas accepter, c’est ça. Maintenant, nous considérons l’usage de la force, pour la tombe de Suleiman Shah, nous envisageons l’usage d’armes, ce qui veut dire, pour une portion de territoire de la taille de cette pièce, dix hectares de terrain, nous courrons le risque d’utiliser des armes, pour les 22 à 28 soldats là-bas. Bon, nous avons des milliers de kilomètres de frontières, et pourtant nous ne le risquons pas pour la vie de millions de personnes. Écoutez, ce n’est pas raisonnable. Laissez-moi dire cela. Si nous sommes sur le point d’utiliser des armes, laissez-nous le faire depuis le début. Si ces hommes sont une menace.
Feridun Sinirlioğlu : Bon, il y a une raison à cela…
Hakan Fidan : Utiliser cela comme une justification est une autre chose. L’autre est différente.
Yaşar Güler : Bien, notre ministre des Affaires étrangères ne pourra jamais trouver une raison à cette dernière, mais pour ça oui…
Hakan Fidan : Attendez, laissez moi vous dire ceci…
Ahmet Davutoğlu : Juste entre nous, le Premier ministre a dit que [attaquer la tombe] devrait aussi être considéré comme une opportunité dans cette conjoncture.
Hakan Fidan : Monsieur, regardez, si la justification —que nous pouvons— que je peux envoyer quatre hommes de l’autre côté et tirer huit missiles dans un territoire désert. Ce n’est pas un problème. Les justifications peuvent être créées. Le problème est qu’une telle volonté doit être invoquée. Nous formulons le souhait d’entrer dans une guerre, mais nous échouons dans le raisonnement.
Feridun Sinirlioğlu : Laissez-moi vous dire ceci, dix hectares de terrain. Dix hectares de terrain est une justification très valide concernant le droit international, de plus, en termes de légitimité, réaliser une telle opération contre l’ÉIIL, le monde entier sera derrière nous. Aucun doute la dessus.
Yaşar Güler : Non, nous n’avons aucun doute.
Feridun Sinirlioğlu : Non, je le dis à tout le monde. Sur ce point…
Yaşar Güler : Monsieur le ministre, nos forces sont prêtes depuis un an, en attente. Ce n’est pas une précaution que nous avons pris hier, ces hommes sont là depuis un an.
Hakan Fidan : Pourquoi sommes nous encore là à attendre pour la tombe de Suleyman Shah, je ne comprends pas.
Ahmet Davutoğlu : Nous avons fait, nous avons fait tout ce qui était diplomatiquement possible.
Feridun Sinirlioğlu : Nous avons besoin d’une justification, d’une bonne justification.
Hakan Fidan : Non, je peux fabriquer une justification, une justification n’est pas un problème.
Feridun Sinirlioğlu : Non, fabriquer une justification c’est autre chose, c’est une justification très solide.
Hakan Fidan : Si nécessaire nous pouvons aussi bien faire une attaque là-bas [sur la tombe], nous attaquons de manière préventive. Nous pouvons le faire, je veux dire, j’essaye de comprendre.
Feridun Sinirlioğlu : Nous aurions du faire cela avant, cela peut être fait bien sur. Nous pouvons le faire réaliser.
Hakan Fidan : Je veux dire, si nous sommes prêts à utiliser cela, en temps et lieu opportun, faisons le avec un but que nous déterminerons.
Ahmet Davutoğlu : Hakan, comme vous l’avez dit, si ce que vous entendez est un manque de stratégie dans la fabrication d’une justification, vous avez raison. Contre ces hommes…
un officier : Monsieur, sans que cela arrive…
Ahmet Davutoğlu : [...] Vous ne pouvez pas dire au secrétaire d’État américain : "Nous devons prendre des mesures fortes".
Hakan Fidan : Bien, Monsieur, ce que je veux dire c’est…
Ahmet Davutoğlu : Alors, il dira, vous n’avez jamais défendu votre propre terre. Nous avons eu beaucoup de conversation amicales, principalement avec Kerry et il me disait exactement cela, vous avez décidé de frapper et…
Yaşar Güler : Monsieur, nous l’avons fait, des centaines de fois, avec les États-Unis…
Feridun Sinirlioğlu : Bien, regardez, il y a trois jours, une chose s’est produite au bureau du chef d’état major, cette affaire a été soulevée et nous avons eu une rencontre de coordination. Je le vois pour la première fois. Les Américains…
Yaşar Güler : Non, nous l’avons fait régulièrement !
Feridun Sinirlioğlu : Non, non, les Américains durant cette rencontre ont distribué des plans pour la zone de non-survol. Pour la première fois. Tu savais cela ?
Hakan Fidan : Hmm, ce que je souligne c’est que, Monsieur, si nous sommes sur le point de prendre une telle décision pour une raison de cette sorte [la tombe], si nous sommes prêts à prendre cette décision.
Feridun Sinirlioğlu : Non, pas seulement Suleyman.
Hakan Fidan : J’affirme que, si nous somme prêts pour prendre cette décision, nous aurions déjà du la prendre. À cause de la menace et des avantages que nous avons. C’est pourquoi j’essaye de dire cela. [...]
Ahmet Davutoğlu : Oui, si nous avions pris cette décision sur une plus petite échelle, nous ne serions pas isolés comme aujourd’hui.
Yaşar Güler : Non attendez, nous avons pris cette décision.
Hakan Fidan : Mais elle n’a pas été mise en œuvre.
Yaşar Güler : Nous ne pouvons pas réaliser cette décision, nous sommes paralysés pour plusieurs raisons, c’est notre problème Monsieur le ministre. L’appareil de l’État ne fonctionne pas.
Ahmet Davutoğlu : Je n’accepte pas cela, laissez moi vous le dire clairement. [...], dans la tradition de l’État dans laquelle j’ai été élevé ; accepteriez-vous cela, dans le ministère des Affaires étrangères que des débats politiques causent des retards dans les processus… Actuellement, une telle chose ne serait pas légitime ! Tout le monde doit prendre ses responsabilités avec détermination. Si un ambassadeur déclare, Monsieur le ministre, on m’empêche de travailler, que faites vous ? Nous disons, prenez votre retraite et nous allons trouver quelqu’un d’autre pour faire cela, n’est ce pas ? C’est la manière dont je vois les choses. C’est comme ça que la démocratie fonctionne.
Yaşar Güler : Monsieur le ministre, vous avez totalement raison.
Ahmet Davutoğlu : Actuellement, l’État fonctionne uniquement à travers quelques agences et quelques personnes qui sont capables de prendre les bonnes décisions, ce que je fais.
Yaşar Güler : Non, nous n’allons pas reculer.
Ahmet Davutoğlu : Quoi qu’il en soit, passons de l’autre côté